2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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jeudi 6 juin 2019

BRIANÇONNAIS Trois militants de Génération Identitaire convoqués devant le tribuna


Le 21 avril 2018, les militants de Génération Identitaire avaient passé deux jours et une nuit dans le col de l’Echelle pour empêcher le passage des migrants par la montagne. Puis, jusqu’à l’été 2018, des patrouilles avaient continué ce travail de surveillance de la frontière dans le Briançonnais.

Le jeudi 11 juillet, à 14 heures, trois militants de Génération Identitaire seront poursuivis devant le tribunal correctionnel de Gap pour leurs opérations de surveillance de la frontière franco-italienne menées dans le Briançonnais au printemps 2018.

Le procureur de la République de Gap a tranché. Et Raphaël Balland a décidé de convoquer à la barre du tribunal correctionnel trois activistes du mouvement politique d’extrême-droite Génération Identitaire. L’audience est programmée le jeudi 11 juillet, à 14 heures. Le président, le porte-parole et un autre membre de Génération Identitaire sont ainsi poursuivis du chef « d’activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique » (article 433-13 du code pénal, prévoyant notamment les peines maximales d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende) au terme d’une enquête conduite par la compagnie de gendarmerie de Briançon. Ces poursuites judiciaires sont en lien avec l’opération collective menée dans le Briançonnais entre le 22 avril et le 29 juin 2018 par une centaine de membres de Génération Identitaire.

Une opération baptisée « Mission Alpes » qui visait notamment à « surveiller la frontière franco-italienne, à rechercher et appréhender des étrangers entrant illégalement en France, et à diligenter des investigations cherchant à démontrer l’implication d’associations d’aide aux migrants dans la commission d’infractions pénales ». Les convocations en justice ont été directement délivrées aux quatre prévenus par officier de police judiciaire les 14 et 15 mai 2019 », précise le parquet dans un communiqué. « En revanche, le délit d’immixtion dans une fonction publique (article 433-12 du code pénal) était insuffisamment caractérisé au regard des investigations et des critères stricts fixés par la loi et la jurisprudence de la Cour de cassation pour pouvoir retenir ce délit », conclut le procureur.
En janvier 2019, des cadres de Génération Identitaire avaient été placés en garde à vue dans le cadre de cette enquête.
Le 21 avril 2018, le groupuscule avait monté une opération de grande envergure dans le col de l’Echelle à Névache en déployant un grillage dans la montagne et en survolant la frontière avec l’appui de deux hélicoptères. Des patrouilles de surveillance étaient ensuite restées dans le Briançonnais jusqu’au début de l’été pour empêcher l’entrée des migrants et pour empêcher aussi l’aide apportée aux migrants.

lundi 4 février 2019

Des membres de Génération identitaire en garde à vue pour des « patrouilles antimigrants » dans les Alpes


Le procureur de Gap avait ouvert une enquête préliminaire contre le groupe d’extrême droite, au motif d’immixtion dans une fonction publique.
Le Monde avec AFP Publié e 29/1/2019
Des militants de Génération Identitaire, le 21 avril 2018 à Briançon. Des militants de Génération Identitaire, le 21 avril 2018 à Briançon. ROMAIN LAFABREGUE / AFP
 
Plusieurs membres du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire ont été placés en garde à vue, mardi 29 janvier, en lien avec leurs opérations antimigrants menées dans les Alpes au printemps dernier. Parmi ces quatre personnes, trois hommes et une femme, figure notamment Romain Espino, porte-parole du groupe.
Au printemps dernier, des militants identitaires avaient multiplié les démonstrations d’hostilité aux migrants, participant au contrôle de la frontière aux côtés des forces de l’ordre, sous la bannière de « Defend Europe ». Ils avaient mené notamment des « patrouilles antimigrants » au col de l’Echelle, près de Briançon. Ce col, qui culmine à 1 762 mètres, est situé à six kilomètres de la frontière italienne.

« Avec un petit peu de volonté »

C’est un « point stratégique de passage des clandestins » depuis l’Italie, faisait alors valoir Romain Espino, en dénonçant « un manque de courage des pouvoirs publics ». « Avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l’immigration et les frontières », affirmait-il. 

mardi 1 mai 2018

Communiqué : Le comité départemental du Mouvement de la Paix dénonce les agissements de groupes xénophobes venus semer le trouble au Col de l’Échelle


Communiqué :

Le comité départemental 05 du Mouvement de la Paix dénonce les agissements provocateurs de groupes sectaires et xénophobes venus semer le trouble au Col de l’Échelle pour une chasse aux migrant.

Les Hautes-Alpes ne sont pas un terrain d'action pour des individus qui utilisent la souffrance humaine pour justifier des actes de violences. Comment ont-ils pu arriver jusqu'ici sans encombres depuis les quatre coins de l'Europe ?
Nous demandons à la préfecture de tout mettre en œuvre pour protéger les personnes vulnérables qui n'ont d'autre choix que de traverser la frontière au péril de leur vie. Nous demandons la protection des bénévoles. 

La réponse intelligente à ces provocations est de participer massivement à la Marche de l'Hospitalité ce samedi 28 avril à partir de 10h30 à la Gare SNCF à Gap.

Les milices d’extrême droite ne sont pas plus bienvenues aujourd'hui au Col de l’Échelle qu'elles ne l'ont été à Salérans en juillet 2016.

Pierre Villard 06.82.92.29.46


mardi 16 janvier 2018

Il y a un mois : Rencontre avec Moussa au col de l'Echelle

Il y a un mois : Rencontre avec Moussa au col de l'Echelle

ALP'TERNATIVES, 17/12/2018




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Etienne Trautmann  propose à Alp'ternatives en exclusivité le son de sa rencontre avec Moussa qu’il est allé rencontrer hier à l’hôpital et une vidéo du sauvetage dans le col de l’échelle. (voir l’article du DL)
OLYMPUS DIGITAL CAMERAEn « visite aux urgences de Briançon hier après-midi pour avoir des nouvelles de Moussa. Il va plutôt bien malgré des gelures de niveau 2 au pied gauche, c’est un miraculé, il était bloqué dans un couloir d’avalanche juste sous le col, pied nu, dans une pente à 35°. Grand merci au PGHM, ce détachement de la gendarmerie de secours en Montagne de Briançon, c’est à eux que reviennent les honneurs. Sans ce coup de fil, hier matin, Moussa serait ce matin mort congelé. Sur son parcours de l’enfer, après la Libye, la Méditerranée, voici que c’est dans nos montagnes hautes-alpines que son cauchemar se prolonge. Cela m’est insupportable, j’ai essayé de la rassurer, en lui disant notamment que tout allait bien maintenant, il était sauvé… mais je savais que je mentais, l’accueil ne serait qu’éphémère. »


Etienne Trautmann

mardi 2 janvier 2018

L' auteur de "Migrants : Lettre ouverte au Président de la République" réagit après le discours de Macron



L'absence de propositions nouvelles concernant l'accueil des étrangers dans le discours du Président à l'occasion des voeux pour 2018 est plus qu'inquétante.
 Au pied des cols dans la Clarée, à Névache, il faudra continuer d'accueillir avec les moyens du bord, en contournant une police qui ne respecte pas la législation. 
Et pourtant, au lendemain de Noël, nous avons connu deux miracles en accueillant une jeune mère qui avait traversé le col avec deux enfants, 3 ans et 6 mois, des heures dans la neige. Elle avait dû abandonner son mari pour sauver ses enfants. Second miracle. On a retrouvé le lendemain son mari, température interne 30°, évacué à l'hôpital de Briançon qui le sauvera !
Rappel , la pétition à signer si ce n'est déjà fait : 

dimanche 31 décembre 2017

Migrants : Lettre ouverte au Président de la République

Pourquoi c'est important

Monsieur le Président,

À Névache, dans les Hautes‐Alpes, la neige tombe depuis plusieurs jours, la Lombarde est parfois brutale ! Les températures nocturnes passent maintenant entre 10 et 15 degrés sous zéro, mais les migrants venant d'Italie continuent d'arriver…
Jeunes, souvent mineurs, ils tentent le passage du Col de l'Échelle (1 700 mètres) pour rejoindre ensuite la ville de Briançon ; 20 kilomètres à pieds si aucun automobiliste ne veut ou ne peut les prendre en charge. À moins qu’un fourgon de gendarmerie ne les intercepte pour les reconduire à la frontière, de jour comme de nuit, sans tenir compte de la réglementation concernant les mineurs isolés ou les demandeurs d’asile. Ils ont des ordres, disent‐ils ! Des ordres pour ne pas respecter la réglementation ?
Ces migrants, d'Afrique subsaharienne et le plus souvent francophones, sont pourtant prêts à tout pour rejoindre notre pays et y rester pour reconstruire dignement leur vie en travaillant. Nous devrions en être fiers.
Dans les conditions actuelles, nous les accueillons comme des terroristes en leur appliquant une législation antiterroriste qui n'a pas été faite pour eux ! La lecture du code Schengen des frontières est, à cet égard, très claire.
Vous avez, nous dit‐on, découvert récemment, à la suite d'un reportage de CNN, l'horreur des marchés aux esclaves de Tripoli.
Quelques contacts directs avec les Névachais ou les Briançonnais vous en auraient appris bien davantage, depuis deux ans au moins.


Ancien officier formé à Saint‐Cyr, je m'interroge sur ce que pouvaient bien faire nos services de renseignement !?
Pourtant, mais vous n'avez pas abordé cette question en nous parlant des marchés de Tripoli, l'Union Européenne (dont l'Italie et la France) paît les gardes‐côtes libyens pour récupérer en mer un maximum de migrants et les renvoyer en Libye ; où ils les revendent peut‐être, une deuxième fois ?
L'Union Européenne et notre pays (qui revendiquent leurs racines chrétiennes quand cela les arrange) contribuent ainsi au bon fonctionnement d'un commerce que l'on croyait à jamais disparu.

Bilan de ce long voyage : lorsqu'il parvient sur notre territoire, un migrant a souvent perdu le tiers de ses compagnons de route entre le Sahara, la Libye, la Mer Méditerranée et la France.
Aujourd’hui, l’hôpital de Briançon en ampute certains qui ont « pris froid » dans la montagne au péril de leur vie. Devons nous attendre des morts pour que nos institutions réagissent humainement ?
On comprend que, pensant arriver dans la commune de Névache au terme d'un voyage qui aura souvent duré deux ans, rien ne les empêchera de s'engager dans la traversée du Col de l'Échelle, quelles que soient les conditions.
Pour nous, Névachais, l'impératif humanitaire s'impose même si les forces de l'ordre s'efforcent de nous en dissuader. Il faut les retrouver si possible, les recevoir, les remettre en forme, les soigner puis les conduire à Briançon où ils pourront commencer à traiter leurs problèmes administratifs avec les associations en charge de ces questions.
Au cours du mois de décembre, nous avons dû, à six reprises au moins, faire appel au « Secours en Montagne » pour leur éviter la mort, non sans éviter gelures et traumatisme divers.
Pas encore de morts reconnus, mais cela viendra, Monsieur le Président.
Et tout cela avec des bénévoles non seulement sans aide de l'État mais au contraire sous la menace des forces de maintien de l'ordre. À vouloir faire œuvre humanitaire, nous Névachais et Briançonnais, sommes traités comme des délinquants ! On nous interdit de prendre un Africain en stop, quelles que soit la température et l'heure !
Depuis quand l'automobiliste devrait‐il refuser un passager au seul vu de sa couleur ?
Dans la Clarée, Monsieur le Président, nous refusons l'apartheid !
Quelles que soient les menaces, nous ne pouvons refuser l'action humanitaire, à commencer par le secours à personnes en danger, lorsque les pouvoirs publics abandonnent cette mission. Les ordres reçus ne sont pas de pratiquer une action dignement humaine mais de renvoyer en Italie un maximum de migrants au mépris de leurs droits.
Où est la solidarité européenne, Monsieur le Président ?
Monsieur le Président, je sais que nous ne sommes pas les seuls français dans cette situation. Vous vous trouvez dans une position qui durera aussi longtemps que l'on ne prendra pas le mal à ses sources, réchauffement climatique, sous développement de nos anciennes « colonies » et autres.
Vous savez vendre des avions, pour tuer ! Pouvez‐vous prendre en considération la misère de ces migrants, comme le Pape François y invite nos contemporains ?
Les Névachais et les Briançonnais, respectueux de la loi, sont prêts à travailler avec les services de l'État pour trouver des solutions, à condition que l'État accepte de les entendre, ce qui n'a pas encore été le cas, et de les entendre sans vouloir en faire des auxiliaires de police ! Nous pourrons alors retrouver la fierté de nos cimes et redonner à notre pays l'honneur qu'il est en train de perdre et que nous perdons tous avec lui.
Souvenons‐nous de ces milliers d'Africains morts pour la France au cours des deux dernières guerres mondiales. Ce sont leurs petits‐enfants que nous devrions laisser mourir dans la neige ?
Pour l'ancien Saint‐Cyrien que je suis, dont la promotion porte le nom d'un colonel Géorgien mort au combat, de telles perspectives sont insupportables, Monsieur le Président. Nous comptons encore sur vous mais le temps presse.
Bernard Liger – citoyen de Névache (05100)
eMail : bernardliger05@gmail.com
Tél. 06 08 99 62 56

Quelques liens récents :
Libération : http://www.liberation.fr/france/2017/12/17/migrants‐les‐sommets‐de‐la‐honte_1617322
RTBF : https://www.rtbf.be/auvio/detail_france‐sauvetage‐en‐montagne‐de‐migrants?id=2290812
Radio Nova : https://twitter.com/laRadioNova/status/932499508767977472?s=09
Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/actualite‐france/2017/02/10/01016‐20170210ARTFIG00157‐raphael‐krafft‐le‐journaliste‐qui‐a‐aide‐des‐migrants‐a‐passer‐la‐frontiere.php
France Culture : https://www.franceculture.fr/emissions/le‐magazine‐de‐la‐redaction/quand‐les‐mineurs‐africains‐sont‐abandonnes‐dans‐la‐montagne
France Info : https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/col‐de‐l‐echelle‐la‐traversee‐a‐hauts‐risque‐des‐migrants_2512131.html
Le Temps : https://www.letemps.ch/monde/2017/11/17/col‐lechelle‐jeunes‐migrants‐pieges‐froid‐renvoyes‐france?utm_source=facebook&utm_medium=share&utm_campaign=article
Torino Corriere : http://torino.corriere.it/cronaca/17_dicembre_11/val‐susa‐migranti‐tentano‐passaggio‐francia‐neve‐finiscono‐congelati‐617165fa‐de6e‐11e7‐b187‐5e2bcfb79ac2.shtml
Ou encore :
Change.org : https://www.change.org/p/alertons‐sur‐les‐pratiques‐%C3%A9tatiques‐vis‐%C3%A0‐vis‐des‐migrants‐%C3%A0‐la‐fronti%C3%A8re‐franco‐italienne‐et‐en‐france/fbog/211745316?recruiter=211745316&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=autopublish&utm_term=share_petition
Bestmedia : https://www.facebook.com/ruben.bansimbavi/videos/1302753259762175/
Cette pétition sera remise à:

mardi 19 décembre 2017

Rappel urgent : Tous migrants !

 

Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait à signer notre lettre ouverte/pétition dénonçant les pratiques de l’Etat vis à vis des migrants à la frontière franco italienne ! https://www.change.org/p/alertons-sur-les-pratiques-%C3%A9t…


Le col de l’Échelle maintenant très enneigé et très dangereux de nuit !
En mars dernier, un malien de 27 ans s'est perdu dans la montagne sur la frontière franco-italienne. Avec le froid, ses pieds ont gelé, il a dû être amputé. Depuis cet événement, de nombreux habitants de la région ont décidé contre la loi, de porter assistance à ces personnes en situation irrégulière.(ARTE, la vallée des migrants))
Alertons sur les pratiques étatiques vis-à-vis des migrants à la frontière franco-italienne et en France !
change.org

 

 

 

https://www.change.org/p/alertons-sur-les-pratiques-%C3%A9tatiques-vis-%C3%A0-vis-des-migrants-%C3%A0-la-fronti%C3%A8re-franco-italienne-et-en-france?recruiter=32511267&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

lundi 18 décembre 2017

Cordée solidaire pour les migrants : "On ne peut pas accepter qu'il y ait des gens qui meurent dans nos montagnes"

Parce qu'ils ne veulent pas laisser des personnes mourir de froid en traversant la frontière franco-italienne, collectifs et associations, dont "Tous Migrants", ont organisé ce week-end une cordée solidaire

Lors de cette cordée symbolique, ils ont secouru un jeune homme transi de froid, bloqué dans un couloir d'avalanche. Etienne Trautmann, qui a appelé les secours et filmé l'hélitreuillage raconte à "l'Obs" comment il a réussi porter secours à Moussa, 22 ans. Tout en insistant : "Je ne me sens pas le héros de ce secours, pour moi le vrai héros c'est Moussa, qui a bravé tous les dangers pour trouver une terre d'accueil plus hospitalière". Voici son témoignage.


http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/vlz5k3.DGT/cordee-solidaire-pour-les-migrants-on-ne-peut-pas-accepter-qu-il-y-ait-des-gens-qui-meurent-dans-nos-montagnes.html
 par NouvelObs Reportage

dimanche 17 décembre 2017

SOS Alpes solidaires, pour « ne pas laisser les migrants mourir dans les cols »



Société 

Ce sont des professionnels de la montagne (des guides, des accompagnateurs, des moniteurs de ski, des pisteurs, des maitres-chiens d’avalanche) qui invitent les élus et les journalistes à « s’encorder » ce dimanche au col de l’Échelle. Objectif : alerter les pouvoirs publics sur les dangers encourus par les migrants au passage des cols, particulièrement en hiver. Sur le modèle de SOS Méditerranée, ils lancent un SOS Alpes solidaires.
« On pensait qu’avec l’arrivée de la neige, il y aurait moins de jeunes gens franchissant les cols. Mais ça ne s’est pas arrêté, il y en a toujours autant. »
Fredi Meignan, président des associations de refuge d’Isère et vice-président du syndicat national, fait partie des signataires de la pétition intitulée « grande cordée solidaire ». Elle est destinée à montrer la mobilisation des professionnels de la montagne.
« La montagne est magnifique et elle est hostile. Il y existe comme un serment moral, d’aider quiconque se trouve en difficulté. C’est un principe de base. C’est simplement humain, il n’y a pas besoin de le théoriser davantage », explique-t-il.

« On ne veut pas laisser un cadavre au col de l’Échelle »

lire la suite : http://www.rue89lyon.fr/2017/12/15/sos-alpes-les-professionnels-de-la-montagne-ne-veulent-pas-laisser-les-migrants-mourir-dans-les-cols/

SOS Alpes solidaires n’a pas de visée politique ? Fredi Meignan laisse peu de place aux tergiversations :
« Bien sûr qu’il s’agit de questions complexes de développement économique, de géo-politique et de flux migratoires. Il faut que toutes les personnes concernées, et nous, nous les abordions. Mais d’abord, notre façon de gérer cet état du monde, c’est de dire qu’il y a des choses que l’on ne peut pas laisser faire. On ne laisse pas mourir quelqu’un comme ça, on ne veut pas laisser un cadavre au col de l’Échelle. »
Il s’agit de migrants, très souvent de jeunes hommes, plus rarement des jeunes femmes, parfois enceintes, ils et elles arrivent d’Afrique subsaharienne, et sont passées par la frontière italienne, se retrouvant à franchir les difficiles cols de montagne dans des conditions inadaptées.

Les professionnels de la montagne espèrent obtenir une démobilisation des forces de l’ordre, au niveau des cols, car leur présence peut accentuer la prise de risques des migrants. Jean Gaboriau est guide haute montagne.
Il vit à Puy-Saint-André et il se rend régulièrement en tant que soutien à Briançon, où sont hébergés plusieurs des migrants passés par les Hautes-Alpes (voir la vidéo ci-après avec les propos du maire de Briançon, félicitant son conseil municipal pour son soutien aux migrants).

Plus d’1,5 mètre de neige tombée cette semaine

« En tant que professionnels de la montagne, on connaît parfaitement les risques encourus lorsqu’on la traverse. Pour les migrants, ils sont décuplés car ils ont en plus la pression liée à la présence des policiers », raconte Jean Gaboriau.
C’est donc une « action symbolique », selon ses termes, qui s’organise ce dimanche à 10 heures au pied du col de l’Échelle, sous la forme d’une cordée.
Jean Gaboriau raconte le pied en partie amputé d’un jeune homme, qui a été pris trop longtemps dans la neige. La chute de 40 mètres de deux autres migrants, qui ont voulu échapper à la police en pleine montagne.
La neige est tombée ces derniers jours, plus d’1,5 mètre, notent ceux qui vivent là.
« Pour le moment il n’y pas eu de mort à déplorer dans les Hautes-Alpes, à notre connaissance. Mais comment le savoir ? On aura peut-être de mauvaises surprises au printemps, au moment de la fonte de la neige », craint Fredi Meignan.
Un reportage de FranceTVInfo à voir ci-après, « avec les migrants qui tentent de franchir le col de l’Échelle, une traversée à haut risque ».