2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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jeudi 25 janvier 2018

Les « crimes de guerre » du Maroc au Sahara occidental







L’association Action des chrétiens pour l’abolition de la torture remet le 27 janvier son prix des droits de l’homme à Naâma Asfari, militant sahraoui emprisonné au Maroc.

Naâma Asfari en novembre 2010 au camp de Gdeim Izik quelques jours avant son arrestation


ZOOM
Naâma Asfari en novembre 2010 au camp de Gdeim Izik quelques jours avant son arrestation / Anthony Jean

L’association Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) ne veut plus tourner autour du pot et cautionner les dérives sémantiques. Le Sahara occidental qualifié de « provinces du Sud » par le Maroc est bel et bien un territoire illégalement occupé depuis plus de quarante ans. « Le Maroc y mène une intense politique de colonisation, de marocanisationde la société sahraouie et de pillage des ressources, misant sur une politique du point de non-retour », fait valoir Hélène Legeay, de l’Acat, bilan des rapports de force en présence à l’appui.
Le Maroc y a encouragé l’installation de 200 000 à 300 000 Marocains en sus des 100 000 à 150 000 militaires et policiers, pour moins de 100 000 Sahraouis natifs du Sahara occidental recensés en 2010 par la Minurso, la mission de l’ONU, dont une bonne partie vivent dans le camp de réfugiés de Tindouf sur le sol algérien.

Un conflit méconnu et oublié

« Le droit de la guerre régi par les conventions de Genève s’applique, les violations des droits humains commises sur ce territoire sont des crimes de guerre », poursuit Hélène Legeay. Mais ces crimes de guerre perpétrés en plein désert adviennent dans un conflit aussi méconnu qu’oublié.

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L’association a décidé de décerner le 27 janvier son prix Engel-du Tertre des droits de l’homme 2017 à Naâma Asfari, 48 ans, emprisonné depuis novembre 2010, à l’instar de 24 autres Sahraouis. À lui seul, il incarne les exactions et violations dont sont victimes les Sahraouis qui militent pour leur droit à l’autodétermination (tenue d’un référendum prévu depuis 1991), une ligne rouge pour le royaume chérifien.