2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 22 décembre 2025

Yalla, Yalla, Abya Yala*
L’Amérique latine à la rencontre de la Palestine en temps de génocide**

María Landi est une journaliste, traductrice, activiste des droits humains et féministe uruguayenne. Elle est engagée dans la cause palestinienne et participe au mouvement BDS en Abya Yala. Elle a été volontaire internationale en Cisjordanie pendant plusieurs périodes. Elle écrit et publie sur la Palestine dans divers médias indépendants d’Amérique latine et de l’État espagnol, notamment l’hebdomadaire Brecha.

Original : Yalla, Yalla, Abya Yala: América Latina al encuentro de Palestina en tiempos de genocidio

English version: Yalla, Yalla, Abya Yala: Reaching out to Palestine from Latin America in times of genocide

Versão portuguesa: Yalla, Yalla, Abya Yala: América Latina ao encontro da Palestina em tempos de genocídio

Traduit et édité par Tlaxcala

Illustrations de Fourate Chahal El Rekaby pour tni

* « Yalla » est une expression très courante en arabe qui signifie « allons-y », « courage » ou « dépêche-toi », et qui est utilisée dans tous les dialectes arabes. J'utilise le nom indigène Abya Yala à la place d’« Amérique latine » pour prendre position en faveur de la décolonisation de la langue, qui fait partie intégrante de la décolonisation de ces territoires.

** L'auteure remercie Gabriel Sivinian pour ses commentaires et contributions à cet article.

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Table des matières

I.       Introduction   4

II.     Entre ambiguïté et contradictions  5

III.    Le fantôme israélien rôdant entre guérillas, dictatures et transitions  9

IV.    Le désastre d’Oslo : un autre monde est-il possible ?  14

V.     Dans quelle mesure le génocide nous a-t-il changé·es ?  21

VI.    Défis en suspens (et urgents)  26

Sortir du piège épistémique  27

La Palestine dans l’éducation formelle et populaire   28

Surmonter la malédiction de Babel 29

Mettre les pieds sur la terre (palestinienne)  30

Mieux connaître la politique palestinienne pour mieux la comprendre  31

Reconnaître la « sainteté » de la Terre   32

S’engager dans la voie du boycott, du désinvestissement et des sanctions

  34

VII.  L’histoire n’est pas finie   35

Qassam Muaddi (journaliste et écrivain, Ramallah)  36

Israa Mansour (écrivaine et étudiante, Gaza)  36

mardi 7 octobre 2025

Le peuple sans carte : diaspora, conscience et reconnaissance palestinienne

Deux ans après le déclenchement du génocide à Gaza, l’État s’efface, mais le peuple demeure. Partout dans le monde, la diaspora palestinienne incarne une conscience qui refuse l’effacement.

François Vadrot, 7/10/2025 

Silhouette de Gaza, vide au cœur d’un ciel saturé d’étoiles. Autour du noir, la lumière : celle des vivants dispersés.

Le 7 octobre 2023, ce qui fut d’abord présenté comme une nouvelle « guerre » entre Israël et le Hamas marquait en réalité l’un des épisodes les plus violents d’un processus engagé depuis 1947 : celui de la destruction progressive du peuple palestinien. Deux ans plus tard, la fiction militaire s’est dissipée. Ce n’était pas une guerre, mais un anéantissement.

Et pourtant, au-delà des ruines, la Palestine demeure à travers sa diaspora : un peuple sans carte, mais non sans mémoire. C’est cette reconnaissance, celle du Peuple palestinien au même rang que le Peuple juif, qui dessine désormais la ligne de fracture morale du siècle.

Gaza, la destruction et le retour du réel

Deux ans après le 7 octobre 2023, la réalité ne peut plus être contournée : Gaza n’a pas connu une guerre, mais un génocide. Le rapport de la Commission internationale d’enquête indépendante des Nations unies, publié le 16 septembre 2025, conclut formellement qu’Israël a commis et continue de commettre des actes constitutifs de génocide au sens de la Convention de 1948. Les experts y documentent, preuves à l’appui, les quatre critères légaux : « tuer les membres du groupe, infliger des atteintes graves physiques ou mentales, infliger des conditions de vie destinées à entraîner sa destruction, empêcher les naissances », avec l’intention de détruire, en tout ou en partie, le peuple palestinien de Gaza.

Le rapport balaie la fiction d’une « guerre » : il ne s’agit pas d’« opérations disproportionnées », mais d’une entreprise de destruction systématique. La population civile fut la cible : bombardements sur les zones d’évacuation, exécutions dans les abris, hôpitaux et écoles rasés, infrastructures hydrauliques et électriques anéanties, usage de la faim comme arme (blocus du lait pour nourrissons, coupures de carburant et d’eau). Le document détaille aussi le ciblage d’enfants (« y compris des tout-petits, atteints à la tête et à la poitrine »), la destruction du seul centre de fécondation in vitro et l’usage répété de la violence sexuelle comme instrument de domination. Même les symboles de continuité, mosquées, églises, cimetières, universités, ont été délibérément pulvérisés.

Les chiffres dépassent tout ce que le langage peut contenir : plus de 50 000 morts, dont 83 % de civils, 200 000 logements détruits, un million et demi de personnes déplacées dans une enclave rendue inhabitable. Un expert militaire cité par l’ONU note qu’Israël « a largué en une semaine plus de bombes que les États-Unis en une année en Afghanistan ». Le rapport conclut : « Il n’y avait aucune nécessité militaire pour justifier ce schéma de conduite. Le peuple de Gaza, dans son ensemble, était la cible. »

Ce n’est donc pas seulement la mort, mais la condition de vie elle-même qui a été détruite. Ce qui s’effondre sous les ruines n’est pas une entité politique : c’est la possibilité d’habiter le monde.

Mais c’est justement dans cette négation absolue qu’apparaît la trace d’une survie : là où la terre est détruite, la mémoire s’étend.

Une diaspora mondiale, miroir de l’effacement

Depuis la Nakba de 1948, la Palestine se disperse et se recompose dans l’exil. Sur près de quinze millions de Palestiniens, plus de la moitié vivent hors de la terre d’origine. Six millions sont enregistrés comme réfugiés auprès de l’UNRWA : un peuple déraciné dont la condition d’exilé est devenue héréditaire.

samedi 14 juin 2025

Abdellatif Laâbi : « Il m’est arrivé de reconnaître mon humanité dans celle des autres »

Pour son édition 2025, le Marché de la poésie, qui a lieu du 18 au 22 juin 2025 met à l’honneur la voix des Palestiniens, à l’initiative du poète, écrivain et traducteur marocain Abdellatif Laâbi. Dans cet entretien avec Nada Yafi, ce dernier revient sur la centralité de la question palestinienne et de « l’intimité » qu’il entretient avec ses textes.

lundi 7 octobre 2024

Gideon Levy, revient, pour l’Humanité, sur les massacres perpétrés le 7 octobre 2023 et la guerre menée par Israël à Gaza, en Cisjordanie et au Liban.


Le journaliste israélien à la renommée internationale, Gideon Levy, revient, pour l’Humanité, sur les massacres perpétrés le 7 octobre 2023 et la guerre menée par Israël à Gaza, en Cisjordanie et au Liban.
Pierre Barbancey

Au quotidien Haaretz depuis 1982, Gideon Levy est devenu une conscience rare, se rendant régulièrement dans les territoires palestiniens occupés. À longueur de colonnes, il dénonce l’occupation et l’apartheid. Lui, dont les grands-parents sont morts dans un camp de concentration nazi, ne craint pas de critiquer la politique de l’État d’Israël.

Qu’aviez-vous en tête lorsque vous avez appris ce qui s’est passé le 7 octobre ?

Je vais être franc. D’abord, j’ai entendu que des Palestiniens avaient franchi la clôture et je me suis dit : « Oh, le mur de Berlin est en train de tomber. » J’ai vraiment ressenti ça, et même un certain bonheur. Je pense que Gaza ne peut pas vivre dans une cage avec des barrières éternelles. J’ai cru que nous assistions peut-être à une protestation qui allait mener à une forme de liberté.

Durant les premières heures, je devais écrire ma chronique. Mon rédacteur en chef m’a appelé et m’a informé – ce que je ne savais pas – qu’il y avait des centaines d’Israéliens tués. J’ai compris qu’il ne s’agissait pas du mur de Berlin, et j’ai changé d’avis.

À la fin de la journée, il était clair que des choses terribles s’étaient produites, ce 7 octobre. Il faut néanmoins rappeler que ce qui s’est passé ce jour-là s’inscrit dans un contexte. Il y a une raison à tout ; cela ne veut pas dire que je justifie tout.

Mais, pensez-vous vraiment que 2,3 millions de personnes vivraient pendant dix-huit ans dans la plus grande prison au monde et l’accepteraient pour toujours ? Le 7 octobre est arrivé de la manière la plus brutale, mais après dix-huit ans en prison, les gens peuvent devenir fous.

Netanyahou revendique le droit d’Israël à se défendre. Après 41 000 morts à Gaza, peut-on parler de « défense » ?

Il y a eu un choc et un traumatisme. Je suis allé dans les kibboutz et les villages attaqués, deux jours plus tard ; j’ai vu des scènes terribles. Je ne minimise rien. Mais, dorénavant, tout se passe comme si nous pouvions faire ce que nous voulons.

Nous pouvons tuer 41 000 personnes sans que quiconque n’ait le droit de nous dire que c’est criminel, illégal et génocidaire ? Nous pouvons tuer 17 000 enfants et dire que c’est de l’autodéfense ? Non. Israël a le droit de se défendre, mais pas de commettre un génocide. Le 7 octobre ne donne pas à Israël la liberté de se comporter en sauvage.

Pourquoi le peuple israélien dans sa majorité accepte-t-il cette façon de penser ?

La société israélienne se trouve dans l’un des pires moments de son histoire. Depuis le 7 octobre, les gens croient que la seule chose à faire est de se venger.

Ils sont choqués par ce qui s’est passé et pensent qu’il n’y a ni place pour l’empathie envers les Palestiniens ni limite à notre agression. C’est ce qui explique l’incroyable soutien de presque tous les Israéliens à la guerre menée à la fois à Gaza et au Liban.

L’expression d’une certaine empathie envers les Palestiniens est quasiment considérée comme criminelle. Des enseignants ont perdu leur emploi, des Palestiniens israéliens ont été arrêtés pour cela. La société israélienne a beaucoup changé, le 7 octobre, et pas en mieux.

Mais l’extrême droite était déjà élue…

Exact. Mais tout est sorti de la boîte après le 7 octobre. Le racisme, la haine des Palestiniens, la soif de sang, l’avidité primitive de se venger, de punir : tout est devenu légitime.

Le 7 octobre a aussi tué la soi-disant gauche israélienne. Les manifestations que vous voyez ici sont très impressionnantes, mais ce n’est pas contre la guerre. Ne vous méprenez pas : c’est contre Netanyahou, pour la libération des otages, mais pas contre le massacre, ni la famine à Gaza. Il ne s’agit pas non plus de ce que nous faisons au Liban.

Comment la société israélienne peut-elle continuer ?

Il est très difficile d’attendre un changement de la société israélienne. Elle est désormais totalement aveugle. Elle a subi un lavage de cerveau. Personne ne parle de paix, de solidarité avec les Palestiniens, de leurs souffrances.

Israël a perdu son humanité dans cette guerre, et la société israélienne également. Israël peut faire ce qu’il veut, personne dans le pays ne s’en souciera. Les gens ont perdu l’empathie. Ils ne voient pas les Palestiniens comme des êtres humains. Pour eux, tous les habitants de Gaza ont tué, le 7 octobre.

Le peuple israélien sait-il exactement ce qui se passe à Gaza ?

Non, il ne le sait pas parce que les médias israéliens évitent de lui montrer la réalité. Savoir qu’il y a 41 000 morts, c’est une chose. Voir les images des enfants affamés et mourant sur le sol des hôpitaux, c’est autre chose. Les citoyens français ont vu plus d’images de Gaza que n’importe quel Israélien qui vit pourtant à une heure de Gaza.

Comment est-ce possible à l’heure des réseaux sociaux ?

Grâce à la collaboration des médias libres, qui se comportent comme les médias russes. Pas à cause de la pression du gouvernement ou de la censure. À cause de considérations commerciales. Nous savons ce que les gens attendent de nous : ils ne veulent pas voir, ils ne veulent pas savoir.

Nous ne les montrerons donc pas, à part à Haaretz. Nous sommes au XXIe siècle, il y a Internet, il y a les réseaux sociaux, mais il faut vouloir voir. Il faut choisir de voir. Si vous n’êtes pas intéressé, vous ne voyez rien. La plupart des Israéliens, sinon tous, ne veulent pas savoir.

Comment réparer ce qui a été cassé ?

Je ne suis pas sûr que tout puisse être réparé. Je ne vois pas comment nous pouvons nous en sortir quand les Israéliens ont perdu tout espoir dans un quelconque type de règlement, de coexistence ; quand la plupart des Israéliens croient que tous les Palestiniens sont le Hamas et tous les Palestiniens sont la Nukhba – les forces spéciales du Hamas qui ont commis les meurtres le 7 octobre.

Je ne vois pas comment quand il n’y a ni médias ni dirigeants en Israël qui essaient de changer les choses. Je ne vois pas de solution, sauf si la communauté internationale commence à agir, comme elle l’a fait avec la Russie après l’invasion de l’Ukraine ou envers l’Afrique du Sud, avec l’apartheid. La Russie a envahi l’Ukraine en quelques semaines. Israël a envahi Gaza et, maintenant, le Liban. Qui parle de sanctions contre Israël ? Personne.

En Europe et en France, critiquer Israël revient à se voir accusé d’antisémitisme…

Ignorez cela. C’est une manipulation cynique de la propagande israélienne. Il y a de l’antisémitisme, et il faut le combattre. Mais tous ceux qui critiquent Israël ne sont pas des antisémites, pour l’amour de Dieu ! La plupart d’entre eux ne le sont pas car ce sont des gens de conscience. Quand un citoyen français voit le massacre d’enfants et crie « Arrêtez ça ! », il crie à son gouvernement de faire quelque chose. Qu’est-ce que cela a à voir avec l’antisémitisme ?

« Personne n’ose dire un mot sur Israël. Ne tombez pas dans ce piège : vous n’avez pas seulement le droit de critiquer Israël, vous en avez le devoir. »

Cette manipulation est très efficace parce que l’Europe est paralysée. Personne n’ose dire un mot sur Israël. Ne tombez pas dans ce piège : vous n’avez pas seulement le droit de critiquer Israël, vous en avez le devoir. Le contexte est l’occupation et la colonisation depuis cinquante ans, et vous en voyez les résultats.

Les Palestiniens n’accepteront jamais l’occupation. Connaissez-vous un peuple prêt à vivre sans citoyenneté ? Tout dissident russe a la citoyenneté russe. Tout combattant africain de la liberté a une citoyenneté ; Nelson Mandela avait une citoyenneté.

Lorsque la Cour internationale de justice parle d’un possible génocide à Gaza, la réponse israélienne consiste à réfuter cette possibilité du fait de la Shoah. Que répondez-vous à cela ?

Est-ce que cela vous convainc ? Non. Ça ne me convainc pas non plus. Les victimes du plus grand génocide de l’histoire devraient être encore plus sensibles lorsqu’il s’agit du génocide d’autres peuples. Les Israéliens font le contraire.

Ils estiment qu’après la Shoah, nous avons le droit de faire ce que nous voulons. Que personne n’a à nous dire ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas, ce qui est moral et ce qui ne l’est pas.


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dimanche 25 août 2024

Conférence Débat Palestine , à GAP , AFPS05

Conférence Débat Palestine , à GAP ,

AFPS05


Bonjour,
Le mercredi 11 septembre à 18h nous aurons le plaisir d'accueillir Sabri Giroud dans les locaux de la Nouvelle-Librairie, 6 cours Victor Hugo 05000 Gap.

Sabri Giroud, archéologue Franco-Palestinien vit à Jérusalem Est.

 

Auteur du guide de voyage « Palestine et Palestiniens » il décrit une terre qui n’est pas « sans peuple » contrairement à la formule de propagande israélienne utilisée au début du XX ième siècle. « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre. »  

En 2008 Sabri Giroud crée à Ramallah Diwan Voyage, une entreprise palestinienne de tourisme responsable. 

« La Palestine en 50 portraits » de la préhistoire à nos jours, trace une histoire effacée de la carte des nations. Le livre est le résultat d’un travail collectif de spécialistes pluri disciplinés, historiens, archéologues, anthropologues, chercheurs, journalistes…coordonné et dirigé par Sabri Giroud.


En pièce jointe vous trouverez une affiche présentant cette soirée.
Pour le succès de cette soirée, chacun se charge de faire circuler cette information dans ses réseaux.

Claude et Marylène
--
AFPS 05

Centre Social Centre Ville

Rue Pasteur prolongée

05000 GAP

Asociation France Palestine Solidarité 05 AFPS05

Pièces jointesjeu. 22 août 09:33 (il y a 3 jours)


 

lundi 29 avril 2024

Palestine chérie

Palestine chérie,


Je ne te connais pas mais je t’aime.

Je t’aime d’un amour inconnu.

Je t’aime autant que j’aime les forêts et les rivières du monde, je t’aime aussi fort que l’immensité des océans.

Et voilà que maintenant je te pleure mon aimée, je pleure ta fin que je sens si proche. Je pleure tes enfants disparus, ces visages d’hommes et de femmes s’estompant, comme balayés par les vents du désert.


Je ne te connaitrai sans doute jamais, mais je pleure tes souffrances et ta lente agonie. Je crie à l’ignominie !

Je vois les fils d’Abraham se haïr et se maudire. Et je te vois Palestine, trembler et défaillir, avalée et engloutie par les monstres.

Ils ne sont pas Golem mais monstres tout de même ; je les vois dans leurs costumes donnant l’ordre à leurs soldats de vous faire disparaitre par le feu et par la faim.

Le quatrième Empire a bâti ses fondations en terre d’Israël et les képis ont été remplacés par les kipas.


Un jour, si rien n'est fait, notre terre sera orpheline de la Palestine disparue, les nouvelles cartes seront dessinées, les nouvelles frontières tracées, à l'intérieur desquelles, une absence douloureuse nous rappellera notre inertie.

Mon cœur bat pour l’opprimé et l’indigent, mes larmes coulent pour le plus faible et ma colère gronde contre le silence de ce monde, qui assiste les bras ballants à l’extinction d’un peuple.


Faut-il être sourd pour ne pas entendre les hurlements des bombes qui frappent, le rugissement des soldats, le chaos de la guerre, les gémissements et les pleurs ?

Quel sortilège nous empêche de sauver un peuple en détresse ? Avons-nous été pétrifiés par quelque mauvais génie pour ne point agir ainsi ?

Les palestiniens sont comme les icebergs, ils disparaissent lentement devant le monde entier.


Un peuple qui disparait emporte avec lui un bout d'histoire de la terre.

Un peuple qui disparait emporte avec lui ses racines, son passé mais aussi son avenir et nous porterons pour toujours l’incommensurable poids de la honte.


Jérôme Garnier



 

vendredi 26 avril 2024

« Changeons tout ! » : l’appel de la résistance palestinienne

« Changeons tout ! » : l’appel de la résistance palestinienne

 

Nous les voyons. Nous l’entendons depuis plus d’un mois. Le bruit du silence des 11 000 Palestiniens tués dont 4 500 enfants. Le docteur Mads Gilbert, spécialiste norvégien en anesthésiologie et chef d’un département de médecine d'urgence, a travaillé pendant seize ans à Gaza jusqu’à ce qu’Israël lui en interdise l’accès. Lui, il nous fait entendre le bruit des blessés (ils sont 27 490 !) dans un enregistrement vidéo. « Vous les entendez ? », lance-t-il en s’adressant à Biden, Blinken et les gouvernements européens, « Vous êtes tous complices ! ». Les cris des enfants brûlés et mutilés qui sortent des décombres et les hurlements lors des amputations sans anesthésie dans les hôpitaux bombardés, sans électricité, carburant ou médicaments, devenus les premières cibles de l’invasion israélienne. 

Il y a le chagrin insoutenable des mamans et des pères qui ont perdu un, deux, trois, parfois quatre enfants ou plus. L’image indescriptible d’un paysage lunaire où 70 % des 2,3 millions d’habitants de Gaza sont déplacés de force. 

Ces images apocalyptiques suscitent une solidarité sans précédent dans le monde entier. Mais elles servent aussi à créer un sentiment d’impuissance face à la toute-puissance de l’armée israélienne. Et cette armée, une des plus fortes au monde, où en est-elle en fait avec l’objectif officiel de l’opération Epées de fer, à savoir exterminer la résistance à Gaza jusqu’au dernier homme ? Tout ce que cette grandiose machine de guerre a réussi à faire en quarante jours de combats, c’est raser des quartiers, rendre Gaza inhabitable, massacrer 4 630 enfants, 3 130 femmes et 678 personnes âgées, chasser les survivants en direction du Sud et du désert du Sinaï.  

Vous l’aurez remarqué : des journalistes sont interdits d’accès à Gaza, et ceux et celles qui s’y trouvent encore sont tués au rythme d’un journaliste par jour – le 13 novembre Ahmad Fatima était le 48ème journaliste palestinien à être tué -. 

À part les communiqués et quelques images de l’armée israélienne, il n’y a pas ou très peu d’informations sur le champ de bataille et encore moins sur la résistance palestinienne. Une des formes les plus efficaces de la propagande est le silence. Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, en prison à Belmarsh pour avoir rendus publics des crimes de guerre américains, en sait quelque chose : il l’a payé de sa liberté. 


La résistance

Voyons où en est la résistance de ceux et celles qui subissent un déluge de bombes depuis 40 jours. Il y a d’abord la résistance de tout un peuple dans un enfer sur terre. Dans les reportages sur les destructions, les gens parlent de leur chagrin, de leur peine, de leur rage, mais pas de capitulation. Il y a ensuite l’esprit de résistance et de sacrifice extraordinaire du personnel médical et soignant dans les hôpitaux, qui reste sur place pour soigner les blessés contre vents et marrées. Enfin, au front, le combat est inégal, mais la résistance armée continue à se battre. Contrairement aux communiqués de victoire d’Israël, les communications de la résistance sont modestes et précises  « Au total, nous avons détruit 160 engins militaires israéliens depuis le début de l’agression terrestre sur la bande de Gaza, dont 25 en l'espace de deux jours » a déclaré Abou Obeida, le porte-parole de la branche militaire du Hamas, le 11 novembre, images à l’appui. Quatre jours après : « Les Brigades Izz al-Din al-Qassam, avec les Brigades Al-Quds et les Brigades Al-Nasser, ont visé deux chars israéliens avec des obus au sud-ouest de la ville de Gaza ». Tout comme la résistance vietnamienne il y a soixante ans, la résistance est mobile, insaisissable, elle sort des tunnels et attaque l’ennemi par surprise, lui infligeant de grosses pertes en hommes et en matériel. 

La propagande israélienne essaie de monter l’opinion publique contre ces « tunnels qui se trouvent partout » et sur le fait que le Hamas utilise « la population comme bouclier humain ». Pour justifier la destruction des hôpitaux et l’invasion militaire de l’hôpital Al Shifa, le plus grand et le plus moderne de Gaza, afin de le mettre définitivement hors service, un mensonge vieux de 2014 est ressorti : « Le Quartier général du Hamas se trouve en-dessous de l’hôpital ». Propagande de guerre reprise par Biden et rejetée par le Hamas et par le personnel médical, comme une accusation absurde. Déjà, installer un QG fixe est contraire aux règles de la guérilla qui a besoin de mobilité et de pouvoir se déplacer à tout moment. En plus, elle ne l’installerait jamais en-dessous d’un hôpital. La preuve, il n’y a rien : pas de QG, pas de prisonniers israéliens non plus. Tout ce que l’armée israélienne a trouvé, c’est un ordinateur, quelques sacs avec une mitraillette et des uniformes, qui, dit le Hamas, y ont été placés par l’armée israélienne elle-même. « Les médias israéliens, écrit le site libanais Al Manar, ont rapporté que la propagande et l’assaut israéliens contre l’hôpital Al-Shifa ont provoqué la déception chez les colons israéliens, qui pensaient qu’Israël éliminerait le Hamas pendant cette opération ». (1)

(photo, tunnel du Vietcong)
 Oui, tout comme la résistance vietnamienne contre la France et les États-Unis, la résistance n’a pas d’autre choix que de creuser des tunnels. Au Vietnam, les résistants du Viêt-Cong en avaient creusé « des dizaines de milliers de km de tunnels » (2) , de véritables villes souterraines en dessous et autour des grandes villes. C’était pour eux la seule manière de rester avec le peuple, de survivre aux bombardements massifs et à un armement supérieur, et de contrattaquer l’ennemi. 

Quant à la libération des otages, la résistance continue à proposer ce qu’elle a proposé dès le début de la guerre : un échange entre prisonniers. Abou Obeida : « Des médiateurs qataris ont proposé un échange de prisonniers tenus par nous, y compris des femmes et des enfants, en échange de la libération de 200 enfants palestiniens et de 75 femmes palestiniennes, le nombre total de femmes et d'enfants détenus par l'ennemi à la date du 11 novembre. L'ennemi a demandé la libération de cent femmes et enfants que nous détenons à Gaza. Nous avons informé les médiateurs que dans le cadre d'une trêve de cinq jours, nous serions capables de libérer 50 des femmes et des enfants détenus à Gaza, nombre qui pourrait atteindre 70, compte tenu de la complexité de la détention de ces prisonniers par de multiples factions. La trêve comprendrait également un cessez-le-feu et autoriserait l'entrée des secours et de l'aide humanitaire à tous nos concitoyens dans la bande de Gaza. Notre proposition a été rejetée par l’ennemi. » 

« À tous les peuples libres du monde, conclut-il, nous observons vos actions. Nous voyons leur grand impact et la confusion qu'elles provoquent chez les agresseurs sionistes ». 

Un message encourageant de la résistance pour maintenir les manifestations de solidarité et pour casser l’interdiction de soutenir la résistance jusqu’à la victoire. 

Nous voulons tout changer !

En lançant la Tempête Al-Aqsa, les organisations politiques et la résistance armée palestinienne ont fait le choix de sacrifier tout. Elles auraient pu choisir de continuer à gérer tant bien que mal le ghetto, ce bout de terre exténué qui s’appelle Gaza. Elles ont choisi de jeter tout dans la balance, de risquer le tout pour le tout, leurs propres vies et celles de leurs familles, lançant en même temps un message de libération au monde. 

« Nous avons voulu changer toute la situation actuelle, pas juste avoir une énième confrontation avec Israël. Nous avons réussi à remettre la question de la Palestine sur la table et dans toute la région le calme a disparu », a déclaré Khalil al-Hayya, un des responsables du Hamas, dans une interview dans le New York Times.(3) 

« Changer tout !» est un appel à l’insurrection à tous les opprimés, à tous les damnés de la terre. Ne nous contentons plus d’une petite réforme ici et là, ni des miettes qu’on nous jette. C’est un rappel à une catégorie d’ONG-professionnels-pro-palestiniens pour leur dire : arrêtez de nous traiter comme des mendiants et des pauvres malheureux. Nous résistons, nous existons. C’est une gifle à la gauche occidentale qui a oublié ce que veut dire le mot résistance. C’est un rappel à ceux et celles qui jurent par les textes juridiques, par des motions qui condamnent Israël pour la énième fois depuis des décennies, que rien n’a changé et que seule la résistance peut changer les choses.        

C’est la résistance palestinienne qui a mis le feu aux poudres et une véritable marée de manifestations portant le drapeau palestinien a inondé le monde. Les peuples du monde ont entendu l’appel. Le peuple manifeste dans toutes les capitales, il est de toutes les couleurs, de toutes les convictions. Il est dans les rues, les stades de foot, les universités et les écoles. Dans les pays du Sud, mais dans nos pays aussi, sous la direction des populations issues de l’immigration, la solidarité est des plus larges. Elles effacent la reconnaissance d’Israël, les accords économiques et militaires avec ce pays, les drapeaux israéliens aux bâtiments, les déclarations de soutien inconditionnel à Israël… montrant à nouveau la rupture totale entre la classe politique occidentale et les peuples. Un soutien populaire à Israël est tout simplement inexistant.

La résistance a réveillé des dizaines de gouvernements des pays du Sud qui à leur tour ont rappelé le monde occidental à la raison sur la question palestinienne. Comme les gouvernements du Pakistan, de la Malaisie, de l’Indonésie, de l’Afghanistan, du Bangladesh, du Yémen, de l’Algérie, de l’Afrique du Sud, du Soudan, de la Tunisie, du Tchad… qui se sont rangés du côté de la Palestine et de Gaza. En se faisant leurs porte-parole, des présidents latino-américains ne mâchent pas leurs mots. « Les racistes et suprémacistes contemporains, les sionistes, veulent détruire le peuple palestinien », a souligné le président vénézuélien Maduro, « les horreurs de l'Holocauste juif sont appliquées au peuple palestinien. Il s'agit du même plan d'extermination qu'Adolf Hitler a mis en œuvre contre le peuple juif et qui a été condamné par l'ensemble de l'humanité ». (4)   La voix du président colombien Gustavo Petro rejoint celle de Maduro : « C’est le siège de Gaza par Israël qui est du nazisme. Aucun démocrate au monde ne peut accepter que Gaza soit transformée en camp de concentration », a-t-il déclaré.(5) Le 9 octobre, Gustavo Petro écrivait : « J’ai visité le camp de concentration d’Auschwitz, et aujourd’hui c’est sa réplique que je vois à Gaza. » En réaction à la déclaration du ministre israélien de la Défense Yoav Gallant qui annonçait un siège complet de Gaza contre des « animaux », Gustavo Petro a répliqué : « C'est ce que les nazis disaient des juifs. C’est un discours de haine qui, s'il est maintenu, aboutira à un Holocauste. Les peuples démocratiques ne peuvent pas permettre au nazisme de se réinstaller dans la politique internationale ».

Au niveau de l’ONU aussi, la question de la Palestine a secoué l’ensemble du monde, mettant à nouveau en exergue la fracture entre deux mondes et en même temps l’impuissance et l’incapacité de cet organe à représenter le monde tel qu’il est aujourd’hui. Le 27 octobre, après 20 jours de massacres israéliens, une résolution (non contraignante) de l'Assemblée générale des Nations unies, proposée par la Jordanie avec le soutien de 50 autres pays, appelle à une trêve humanitaire immédiate. Sous le nom « Protection des civils et respect des obligations juridiques et humanitaires », sur les 193 pays membres, la résolution a été adoptée par 121 voix pour (deux tiers de toute l’assemblée !), 14 contre, 44 abstentions, 14 non-votants. Parmi les votes contre ce simple appel humanitaire : Israël, les États-Unis, Fidji, le Guatemala, les Îles Marshall, la Micronésie, Nauru, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Paraguay et les Tonga. C’est-à-dire seulement Israël et les États-Unis, et une poignée d’îles dans le Pacifique auxquels les États-Unis ont promis des milliards d'euros d'aide. Parmi les abstentions figurent l'Australie, l'Inde, le Royaume-Uni, le Canada, l’Ukraine, et pas moins de 15 pays européens : l'Allemagne, l'Italie, la Grèce, les Pays-Bas, la Pologne, la Bulgarie, l'administration chypriote grecque, le Danemark, l'Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Suède. 

Ce vote de l’assemblée vient après que le Conseil de sécurité des Nations unies a échoué à quatre reprises à parvenir à une résolution (contraignante). Deux d'entre elles ont fait l'objet d'un veto et les deux autres n'ont pas obtenu le minimum de neuf « oui » requis pour être approuvées. La première fut introduite par les États-Unis pour condamner le Hamas, exiger la libération inconditionnelle de tous les otages et des pauses humanitaires. Rejetée par la Russie, la Chine et les Émirats Arabes Unis. Puis, trois propositions de résolution venant de la Russie (annuler immédiatement l’ordre d'évacuation du nord de la bande de Gaza), du Brésil (des pauses humanitaires pour permettre une aide complète et sans entrave à Gaza, condamnation de la violence contre tous les civils, annulation de l'ordre d'évacuation par Israël) et encore de la Russie ( cessez-le-feu humanitaire à Gaza, la libération de toutes les personnes retenues en captivité depuis le 7 octobre, l'accès à l'aide et l'évacuation en toute sécurité des civils) ont été rejetées, à chaque fois sous la direction des États-Unis et de la Grande-Bretagne.  

En fait, dans ce monde capitaliste qui porte dans ses gènes l‘inégalité, l’exploitation et l’oppression, rien n’a changé. Les votes actuels « contre » et les abstentions nous rappellent les temps de l’Apartheid sud-africain. En novembre 1963, les Nations Unies ont voté un embargo sur le pétrole pour obliger l'Afrique du Sud à se conformer aux droits de l'homme et la forcer à abandonner sa politique raciste. Les seuls pays à avoir voté contre cette résolution, étaient l'Afrique du Sud, la Grande-Bretagne (le plus grand investisseur en Afrique du Sud), les États-Unis (deuxième investisseur), la France (troisième investisseur) et l'Espagne et le Portugal, deux dictatures fascistes qui possédaient encore des colonies en Afrique. 

Si nous voulons rompre définitivement avec cette politique occidentale coloniale et impérialiste, si nous voulons changer tout, rendons à la résistance la reconnaissance qu’elle mérite. Obligeons nos gouvernements d’en  finir avec les listes antiterroristes en vigueur depuis 2001, de sortir la résistance palestinienne de ces listes et de faire reconnaître la résistance palestinienne comme des mouvements de libération légitimes. Ce faisant nous pourront aussi reconquérir l’espace perdu des libertés d’expression et d’action. 

Notes

[1]https://french.almanartv.com.lb/2781033

[2]https://www.history.com/topics/vietnam-war/cu-chi-tunnels

[3]https://www.nytimes.com/2023/11/08/world/middleeast/hamas-israel-gaza-war.html

[4]https://www.telesurenglish.net/news/Venezuela-Demands-to-Stop-the-Genocide-Against-the-Palestinians-20231031-0004.html

[5]https://www.france24.com/en/live-news/20231009-colombia-s-petro-compares-gaza-siege-to-nazism

 

mercredi 3 avril 2024

Hautes Alpes Manifestations Palestine samedi 6 avril

1 sur 31 402

Manifestations samedi 6 avril

Boîte de réception

Association France Palestine Solidarité 05 AFPS05

Pièces jointes17:00 (il y a 3 minutes)


À cci : mariejof05
Bonjour,
Pour la 24ème fois nous manifesterons dans les Hautes Alpes à Gap et Briançon, samedi matin 6 avril, à 11h.
       A Gap Esplanade de la Paix
       À Briançon Place de l'Europe.
Ne pas oublier la rencontre avec Pierre Stambul ce vendredi 5 avril  à 18 h à la Cinémathèque des Images de Montagne à Gap.
Marylène

--
AFPS 05

Centre Social Centre Ville

Rue Pasteur prolongée

05000 GAP

 
2 pièces jointes • Analyse effectuée par Gmail

 

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Bonjour,
Pour la 24ème fois nous manifesterons dans les Hautes Alpes à Gap et Briançon, samedi matin 6 avril, à 11h.
       A Gap Esplanade de la Paix
       À Briançon Place de l'Europe.
Ne pas oublier la rencontre avec Pierre Stambul ce vendredi 5 avril  à 18 h à la Cinémathèque des Images de Montagne à Gap.
Marylène

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