2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 22 janvier 2021

Le Maroc pénètre dans le mur par la brèche illégale de Guerguerat. C'est une déclaration de guerre

Le 13 novembre 2020 
 Le Maroc pénètre dans le mur par la brèche illégale de Guerguerat. 
C'est une déclaration de guerre
 
Par MJF, solidmar 

Le mur, construit à l’initiative du Maroc, contourne par le sud les « territoires occupés » par le Maroc de façon à rendre impossible tout accès à la mer aux Sahraouis vivant dans les « territoires libérés » par le Front Polisario. Mais il n’avait pas pour mission d’y bloquer vers les pays du sud les produits du pillage du Sahara Occidental. Le Maroc y a donc aménagé une large brèche. Cette région de Guerguerat constitue de ce fait un constant risque de départ de guerre, dont le dernier en date est la tension qui monte en octobre 2020.

« Nous avons appris ce matin, déclare le Front Polisario, que des militaires marocains déguisés en civils avaient pénétré par la brèche de Guerguerat dans la zone tampon où des dizaines de civils sahraouis manifestaient pacifiquement depuis trois semaines pour bloquer le trafic de camions et de voitures entre le Sahara Occidental occupé par le Maroc, et la Mauritanie. Il faut savoir que la « zone tampon », large de cinq kilomètres, est située dans la partie du Sahara Occidental libérée [par le Front Polisario], au sud du mur militaire marocain. Elle est sous la supervision de la MINURSO, les armées marocaines n’ont pas le droit d’y pénétrer, selon l’Accord militaire n°1 signé par les deux parties avec la MINURSO, en 1997 par le Front Polisario et en 1998 par le Maroc.

Il s’agit donc d’une violation flagrante de cet Accord militaire, partie intégrante du cessez-le-feu, d’autant que les mêmes forces armées marocaines ont encore creusé trois brèches pour encercler la zone de protestation des civils sahraouis. Le Front Polisario dénonce fortement cette violation comme une véritable déclaration de guerre. »

Le 8 novembre il alerte sur les risques que l’attitude marocaine fait encore une fois courir au peuple sahraoui, à la paix et la sécurité dans toute la région. Cette alerte s’adresse « à la communauté internationale, à l’ONU en particulier qui n’a pas su, depuis vingt-neuf ans qu’elle s’y était engagée, n’a pas su, organiser le référendum d’autodétermination, seule solution de paix pour les Sahraouis. Nous suivons attentivement les conséquences de cette action hostile » écrit l’Association des amis de la RASD.

Devant cette tension qui monte, plusieurs associations européennes appellent l’ONU à fermer la brèche illégale. La MINURSO doit se conformer au mandat qui lui a été confié, à savoir l’organisation du référendum sur l’autodétermination, et lle respect du cessez-le-feu, mais elle ne doit jamais empêcher les civils sahraouis de manifester pacifiquement contre l’occupation marocaine de son pays et le pillage de ses ressources naturelles. Les ONG ont critiqué « le comportement de certains membres de la MINURSO, agissant en tant que police de la circulation dans la brèche illégale, pour faciliter le transit et le commerce. Elles ont rappelé au Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, que la tâche principale de la MINURSO est de faire respecter l’accord de cessez-le-feu et d’organiser le référendum sur l’autodétermination, comme établi dans la résolution 690 du Conseil de sécurité par lequel cette mission est créée en 1991. La MINURSO doit exiger la fermeture immédiate de ce passage illégal. »

Depuis plus de trois semaines des Sahraouis civils (hommes et femmes) représentant notamment des associations de jeunesse, de femmes, de travailleurs et d’organisations de défense des droits de l’Homme et plusieurs ONG opérant dans le domaine socioculturel, observent des sit-in à différents endroits le long du mur de sable érigé par l’occupant Amnesty International a informé que les affrontements entre le Maroc et le Front Polisario s’intensifient, et des militants sahraouis des droits humains et les partisans de l’autodétermination « subissent une pression accrue » des autorités d’occupation. Des descentes contre des maisons ont lieu, ainsi qu’une surveillance accrue et des arrestations, dont une adolescente de douze ans qui a été torturée.

Dès le deuxième jour de la guerre, des manifestations sahraouies ont lieu dans les rues d’El Ayoun et d’autres villes sahraouies, malgré les mesures restrictives et l’augmentation du nombre des forces militaires et policières marocaines mobilisées où les civils sahraouis sont maintenant terrorisés.

Selon la présidente de Western Sahara Resource Watch, Sylvia Valentin , la brèche illégale d’El-Guerguerat incarne l’impunité permettant au Maroc de continuer de piller les richesses du Sahara occidental, et de violer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Elle précise que dès le début (20 octobre) les manifestations pacifiques des Sahraouis ont réclamé la fermeture définitive de la brèche de ce point de passage illégal et ont bloqué pour cela les camions en attente , tout en laissant passer les détenteurs de passeports mauritaniens. La présidente de WSRW regrette que la mission onusienne, présence sur le territoire depuis le traité de paix (1991), n’a pas encore rempli sa tâche, à savoir d’organiser un référendum permettant aux Sahraouis de choisir le statut de leur territoire et de ses ressources, «qualifiant l’exploitation par le Maroc des ressources du Sahara occidental d’infraction à l’État de droit et à l’esprit des accords de paix ».

Quelques sources

Lire les nombreux témoignages effrayants sur www.tlaxcala-lnt-org/upload/telechargements/372.pdf

 http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=30234

https://minurso.unmissions.org/

Chahid El Hafedh (SPS) extraitsCommuniqué de l’Association des amis de la RASD, http://www.association-des-amis-de-la-rasd.org/actualites/

 

dimanche 17 mai 2020

Sahara Occidental : sur l’un des postes de surveillance du mur de défense érigé par le Maroc


Je regardais un vieux documentaire de la télévision française datant de 1985 et portant sur la guerre du Sahara. Perché sur l’un des postes de surveillance du mur de défense érigé par le Maroc, un soldat marocain d’environ trente ans, cigarette en main et fusil mitrailleur dans l’autre répond prudemment aux questions du journaliste français:
-«Jusqu’à quand pourrez-vous tenir comme ça sur ce mur ?»
-«Jusqu’àààààà la fin !» répond le militaire.
Trente cinq ans plus tard, qu’est devenu ce garçon ? J’en ai croisé un à Casablanca, il y a quelques années il m’a raconté la misère qui est la sienne abandonné après avoir été blessé. D’autres compagnons d’armes qui manifestaient dans les rues de la capitale ont été tabassés parce qu’ils dénonçaient leur misère et leurs privations !
Est-ce à cette fin-là, indigne, à laquelle faisait allusion le soldat sur son poste d’observation ?
 « Des fusils face au mur » Témoignage | SaharaDoc

vendredi 17 novembre 2017

Drôle de titre pour un ouvrage consacré au peuple du Sahara occidental et à la répression qu’il subit de la part de l’armée et de la police marocaines

Centre d’Information

 Inter-Peuples Grenoble



Drôle d’occupation pour une grand-mère... Histoires de prisonniers politiques saharaouis, petite histoire du conflit

Publié le : , par  Marc Ollivier
Marie-Jo Fressard vient de publier un ouvrage [1] aux éditions APSO qui nous fournit une riche documentation tout en nous restituant sans détours ses sentiments personnels sur les histoires qu’elle a recueillies. On pourrait aussi trouver que c’est un drôle de titre pour un ouvrage consacré au peuple du Sahara occidental et à la répression qu’il subit de la part de l’armée et de la police marocaines depuis plus de quarante ans.
Son autrice, Marie-Jo Fressard, est connue pour avoir déjà publié un livre aux éditions Antidote, stigmatisant la politique répressive du régime marocain contre sa propre population. Intitulé "Marraine des deux plus anciens détenus politiques marocains", il raconte tout ce qu’elle a vécu et appris en décidant de proposer son marrainage à deux détenus politiques marocains pendant les cinq dernières années de leurs 25 ans d’emprisonnement.
Après la libération de ses deux "filleuls" marocains, Marie-Jo a décidé d’adopter la même démarche pour dénoncer le comportement de la monarchie marocaine et de ses protecteurs (en particulier la France républicaine…) vis à vis du Sahara occidental, cette ancienne colonie espagnole que le roi Hassan II a décidé d’occuper en 1975.

C’est pourquoi elle se retrouve aujourd’hui marraine de trois Sahraouis

Deux prisonniers politiques et un sportif de haut niveau qui a dû s’expatrier pour échapper à la police marocaine. Et dans cette nouvelle publication avec son drôle de titre, elle s’appuie sur les aventures et les souffrances de ses filleuls sahraouis et de leurs familles pour raconter comment leur peuple s’est vu spolié de son droit à l’autodétermination, de sa terre et de ses richesses naturelles, et de toute possibilité (jusqu’à aujourd’hui) de construire lui-même son destin.

Un des intérêts majeurs du livre de Marie-Jo Fressard est son chapitre préliminaire consacré à l’histoire récente du territoire.
Au cours d’une vingtaine de pages sont rappelés les jalons essentiels du conflit, depuis l’époque précoloniale jusqu’à nos jours, ce qui est très utile pour les lecteurs francophones, car comme l’écrit Marie-Jo : "Il y a une vingtaine d’années, après avoir lu quelques articles qui salissaient les Sahraouis, leur pays, leur république, j’ai commencé à avoir des doutes. Des mensonges sont propagés, mais pourquoi ? Et pourquoi de si rares informations ? Pourquoi on n’en parle pas dans nos médias ?". 


Lire la suite :  < http://www.ciip.fr/spip.php?article1425 >.

vendredi 3 novembre 2017

Dans un camp de réfugiés sahraouis, le rêve d’une terre si proche et si lointaine



  • by wsadmin


Camp de Boujdour – « Nos terres sont belles », assure rêveuse Selembouha Dadi en évoquant le Sahara occidental qu’elle n’a pourtant jamais vu, elle qui est née et a grandi dans les camps de réfugiés sahraouis de l’ouest algérien.

Ces terres, une étendue désertique de 266.000 km2 bordant la côte atlantique entre Mauritanie et Maroc, commencent pourtant à une cinquantaine de km de là à peine, de l’autre côté de la frontière algérienne et d’un « mur de défense » érigé dans les années 1980 par Rabat.

Coupant le Sahara occidental sur 2.700 km du nord au sud, ce « mur » de sable sépare la majorité du territoire sahraoui sous contrôle marocain des 20 % gérés par les indépendantistes du Polisario.

« On m’a dit que c’était beau… J’ai vu des photos aussi », explique la jeune femme, dans la maisonnette en ciment du camp de Boujdour, dans la région algérienne de Tindouf (1.800 km d’Alger) où elle vit avec son père, sa mère, un de ses cinq frères de 16 ans et sa soeur de 12 ans.

Son père, Moulay, a tout abandonné il y a 42 ans, fuyant l’arrivée au « Sahara espagnol » des troupes marocaines, le Maroc et la Mauritanie se partageant alors le territoire aux termes d’un accord avec le colonisateur.

En 1979, Nouakchott a renoncé à ses revendications sur le Sahara occidental, laissant Rabat prendre le contrôle de la quasi-totalité du territoire.

Après avoir proclamé une République arabe sahraouie (RASD), le Front polisario a lui, continué de combattre les troupes marocaines, jusqu’à un cessez-le-feu en 1991 sous l’égide de l’ONU.

« Nous avions des animaux (…), nous nous déplacions » dans le désert, se souvient Moulay Dadi, 72 ans, en servant le thé sous une vaste tente traditionnelle plus fraîche que la maisonnette familiale attenante et son toit en zinc.

A l’arrivée des Marocains, « nous nous sommes enfuis et nous avons tout laissé derrière nous, nos animaux, nos biens, les maisons, tout », poursuit celui qui était un jeune homme de 30 ans quand il est arrivé à Tindouf avec son épouse et ses parents, depuis décédés.

‘Quoi qu’on y trouve’

Issus d’une mosaïque de tribus nomades, arpentant depuis des siècles les immensités sableuses du Sahara avec leurs dromadaires, environ 100.000 Sahraouis sont coincés depuis quatre décennies dans les camps autour de Tindouf.

Celui de Boujdour –qui porte comme les autres camps le nom d’une localité sahraouie contrôlée par le Maroc– est parsemé de maisonnettes aux murs bruns ayant pris la couleur du sable d’un des déserts les plus inhospitaliers au monde.

Celle de la famille Dadi se compose d’une vaste pièce servant de salon, d’une petite salle à manger et d’une cuisine. La douche et les toilettes sont dans une construction à l’extérieur.

Il y a de l’électricité par intermittence et pas d’eau courante. Des camions passent régulièrement remplir une grande outre blanche dans laquelle se sert la famille.

Comme Moulay Dadi, de nombreux Sahraouis ont monté une tente traditionnelle à côté de leur maison.

Les activités sont rares. Après la prière du matin, Selembouha Dadi et sa mère, la soixantaine, s’occupent des tâches ménagères. La cadette Mellah, 12 ans, part à l’école.

Parmi ses quatre frères ayant quitté le foyer, certains travaillent sur des chantiers, les autres sont dans l’armée de la RASD.

Les réfugiés vivent de l’aide internationale –notamment 10 millions d’euros par an de l’Union européenne, malgré des accusations de détournement contre le Polisario ces dernières années– et de l’argent de parents exilés en Europe.

Certains ont monté des petits commerces dans les camps. D’autres sont fonctionnaires de la RASD, dont l’administration siège dans le camp de Rabouni, près de Tindouf.

Un référendum d’autodétermination prévu par l’accord de cessez-le-feu de 1991 n’a jamais été mis en œuvre. Pour tenter de sortir les négociations de l’impasse, un nouvel émissaire de l’ONU, l’ancien président allemand Horst Koehler, a été nommé en mai. Il a effectué sa première tournée dans la région le mois dernier.

Isolés depuis des décennies, loin des regards de l’opinion internationale, de nombreux Sahraouis comme Selem Bouha Dadi veulent continuer de croire qu’ils retrouveront un jour les terres de leurs ancêtres.

« Nous prions tous les matins pour revenir sur nos terres, nous voulons être indépendants, dit-elle. Nous voulons nos terres, quoi qu’on y trouve là-bas. »

Surce AFP: Link


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