2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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jeudi 8 mars 2018

La lutte contre le racisme passe par la lutte contre la guerre : la plate-forme du 24 mars me laisse sur ma faim

Nadine Rosa-Rosso - L'air du temps, 6/3/2018 
Le 24 mars 2018, nous serons sûrement nombreux dans les rues de Bruxelles à manifester contre le racisme. Quatre jours plus tôt, le 20 mars 2018, il y aura exactement quinze ans que les États-Unis lançaient leur seconde guerre contre l’Irak. Une guerre qu’ils n’ont à ce jour pas gagnée. Tout comme ils ont perdu la première guerre contre ce pays, lancée dix-sept ans plus tôt.
Les États-Unis ont perdu la guerre contre la Corée en 1953, ils ont perdu la guerre contre le Vietnam en 1975 ; ils ont perdu la guerre contre l’Afghanistan, dans lequel ils sont toujours empêtrés depuis dix-sept ans.
Mais pour ceux qui lancent toutes ces guerres, l’important n’est pas de gagner. L’important est qu’il y ait des guerres, des guerres ouvertes, des guerres rampantes, des guerres à l’extérieur, des guerres à l’intérieur. Des états de guerre permanente dans les ghettos noirs, où la police peut tirer à vue, où les gangs se mènent des batailles sanglantes.
https://www.nouvelobs.com/monde/20130320.OBS2530/guerre-d-irak-10-ans-et-des-centaines-de-milliers-de-morts
Un état de guerre permanent: seuls les pauvres paient
Peu importe à ceux qui en décident : ce sont quand même toujours les pauvres qui paient le prix, ce sont eux qui meurent, qui vivent dans la peur, qui subissent les famines et les épidémies liées aux embargos et à la démolition des infrastructures essentielles ; ce sont eux qui sont handicapés, mutilés à vie, qui n’ont plus d’écoles ni d’eau potable et qui attendent les quelques heures de « couloir humanitaire » ou de ravitaillement tombé du ciel, entre les tapis de bombes. Ce sont les paysans qui sautent sur les mines en cultivant leur champ ou leurs enfants qui naissent encore toujours déformés au Vietnam, plus de quarante ans après la fin de la guerre, des suites de l’agent orange.
Cet état de guerre permanent n’est pas la réponse au terrorisme de quelques milliers d’individus,  c’est au contraire la cause et l’origine de ce terrorisme « d’en bas ». L’état de guerre est strictement indispensable à ce système mondial où l’ordre, il faudrait dire le désordre, est défini par et pour une poignée de milliardaires. Ce désordre mondial dans lequel « la vie urbaine et économique des pays du Nord (la nôtre, donc !) est fondamentalement dépendante des pays du Sud postcolonial (et parfois néocolonial).»[1].

La guerre : un terrorisme cynique, planifié, sur grande échelle, et qui rapporte

Les guerres n’ont pas pour seule mission de préserver l’accès du Nord riche aux matières premières du Sud. Il ne s’agit pas seulement de guerres « pour le pétrole ». Les guerres fournissent un débouché de premier ordre au complexe militaro-industriel : la guerre du Golfe de 1991 a permis d’écouler le gigantesque armement prévu pour combattre l’Union soviétique, entre-temps disparue. Elles sont aussi un immense « salon des inventions » grandeur nature, où les multinationales testent et prouvent sur le terrain l’efficacité de leurs produits. Savez-vous que le GPS a pour la première fois été utilisé pendant la première guerre du Golfe [2]? Toutes les technologies liées à Internet ont connu un essor fabuleux suite à cette guerre. Quelle plus belle publicité pour la technologie qu’une guerre bien destructrice, avec peu de pertes humaines du côté de l’agresseur ? Et détruire signifie reconstruire : de nouveaux contrats juteux en perspective, cette fois pour  les lobbys de la construction, de l’appareillage médical etc. Et avec la garantie que les États s’engageront dans les financements… Profits maximaux garantis. Et puis la guerre permet de développer en permanence l’idéologie de superpuissance, de lutte « contre les barbares ».