2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 9 février 2024

L’Afrique du Sud, un allié inconditionnel du Polisario

L’initiative de l’Afrique du Sud et la démarche de Staffan de Mistura pourraient intensifier les tensions avec le Maroc, étant donné que Pretoria a, à maintes reprises, exprimé son soutien à la thèse séparatiste défendue par le Front Polisario. Malgré les liens politiques et économiques entre le Maroc et l’Afrique du Sud, qui ont connu des développements positifs ces dernières années, en particulier depuis la reprise des relations en 2016, le désaccord sur la question du Sahara demeure un obstacle majeur à une relation complète.

Bien que l’Afrique du Sud ne soit pas directement impliquée dans ce différend régional, elle maintient une position favorable aux séparatistes et se range du côté de l’Algérie. Cette position est justifiée par l’histoire du pays, fondée sur la défense du droit des peuples à l’autodétermination. Cependant, la question du Sahara marocain diffère historiquement et géographiquement des autres conflits de décolonisation ayant affecté l’Afrique au cours des décennies passées.

De nombreux documents historiques et sources confirment que le Sahara a toujours été une partie intégrante du Maroc, relevant des structures politiques et administratives qui ont gouverné le pays. Par conséquent, l’intégration du Sahara par le Maroc après le départ du colonialisme espagnol représente un acte de récupération d’un territoire lié historiquement et géographiquement au Maroc au fil des siècles.

Certains analystes estiment que les actions de l’Afrique du Sud dans ce dossier sont dictées par l’Algérie. Les relations entre les deux pays se concentrent toujours sur l’unité de la voix sur cette question. Les deux pays se tiennent aux côtés de la thèse séparatiste, une position qui s’inscrit dans leur alliance stratégique.

À quoi joue Staffan de Mistura ?

Diplomate chevronné jouissant de la confiance totale d’António Guterres, il est peu probable que Staffan de Mistura n’ait pas eu le recul nécessaire pour décliner l’invitation de l’Afrique du Sud. Au mois de mars 2023, une série de consultations informelles avait été lancée à New York à l’invitation de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara. Les protagonistes clés de la question, à savoir le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, ainsi que les membres du Groupe des amis du Sahara, avaient été conviés à participer à ces réunions. L’objectif central de ces rencontres résidait dans l’examen des leçons tirées du processus politique antérieur. Cette initiative visait également à approfondir la discussion sur les positions en jeu et à maintenir la recherche active de solutions mutuellement acceptables pour faire progresser le processus politique. Staffan de Mistura avait aussi effectué une tournée en deux temps dans la région. Alors pourquoi l’émissaire onusien a-t-il décidé d’agir autrement et de ne pas s’entretenir directement avec les parties concernées, que ce soit à New York ou sur le terrain ?

Lors du point de presse quotidien du porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, les journalistes l’ont interpellé sur cette visite très particulière. Les explications fournies ne semblent pas convaincantes. Selon Dujarric, Staffan de Mistura, bien que «hors de vue», reste actif dans ses missions. Le porte-parole a indiqué que l’envoyé onusien avait probablement rencontré la ministre des Affaires étrangères sud-africaine, Nalini Pandor, à Pretoria. «Son mandat consiste également à parler à ceux à qui il pense devoir s’adresser, aux États membres et à d’autres, afin de faire avancer le processus, simplement parce que, − et je ne parle pas spécifiquement de l’Afrique du Sud −, le fait que quelqu’un ne puisse pas être d’accord avec sa propre position ou celle de l’ONU ne veut pas dire que nous ne devrions pas leur parler», a commenté Dujarric. Une explication qu’on ne peut qualifier que de «farfelue» et une position qui rappelle celle d’un certain ex-envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross. Ce dernier avait été discrédité après avoir affiché un soutien clair aux séparatistes en adoptant une approche loin de toute neutralité d’un émissaire onusien.

Lire aussi : Différend autour du Sahara : voici les points clés du rapport du SG de l’ONU


Lire aussi : Staffan de Mistura en visite au Maroc : discrétion et réserve

La diplomatie marocaine devrait condamner ce déplacement de Staffan de Mistura à Pretoria. Dorénavant, les représentants du Royaume doivent être sur leurs gardes quant aux agissements d’un envoyé personnel du Guteress qui semble s’écarter de l’impartialité qu’on lui a reconnue quand il était émissaire de l’ONU pour la Syrie entre 2014 et 2018.

 

jeudi 17 mars 2022

Le soutien réaffirmé de la CE au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination est très important

Publié le : mardi, 15 mars 2022
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Le soutien réaffirmé de la CE au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination est très important

BRUXELLES - Le représentant du Front Polisario en Europe et auprès de l'Union européenne (UE), Oubi Bouchraya Bachir, a affirmé, mardi, que le soutien réaffirmé de la Commission européenne au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination "est très important" sur les plans politique et juridique, notamment en ce qui concerne la question du "pillage systématique des ressources du peuple sahraoui".

La Commission européenne avait affirmé, dans une réponse écrite à un parlementaire européen le 11 mars dernier, son soutien aux efforts du SG de l'ONU pour la réalisation d'une solution politique juste et durable dans le Sahara occidental, sur la base de l'autodétermination du peuple sahraoui dans le cadre des dispositions compatibles avec les principes et les objectifs de la Charte des Nations unies.

Dans une déclaration à l'APS, M. Oubi Bouchraya Bachir a affirmé que la récente déclaration de la Commission européenne par la voix du Commissaire européen à l'Environnement, aux Océans et à la Pêche, Virginijus Sinkevicius, avait une importance politique sur le plan de l'affirmation de la position de l'UE contre les tentatives du Maroc d'imposer une réalité coloniale dans le Sahara occidental et le soutien du Droit international qui classifie le Sahara occidental comme territoire non autonome, en attendant la poursuite du processus de règlement onusien.

Selon le responsable sahraoui, "cette déclaration confirme également que les solutions unilatérales que le Maroc cherche à imposer dans la région n'aboutiront à rien et que la solution recherchée doit reposée sur l'autodétermination".

Le diplomate sahraoui a souligné que "cette position intervient dans une conjoncture particulière, marquée par les crises diplomatiques ouvertes entre le Maroc et plusieurs pays européens, intervenant sur fond de refus des thèses marocaines expansionnistes".

Cette déclaration intervient "en moins d'un mois de la tenue du Sommet UA-UE à Bruxelles qui a constitué un important échec pour l'occupation marocaine".

Le président sahraoui avait conduit une importante délégation aux travaux du 6e Sommet des chefs d'Etat et de Gouvernement de l'UA et de l'UA, tenu les 17 et 18 février dernier à Bruxelles, la République arabe sahraouie démocratique  (RASD) étant un pays membre fondateur de l'UA.

Concernant l'importance juridique de cette déclaration et son impact sur le pillage des richesses du peuple sahraoui, le responsable sahraoui a souligné que "la commission européenne reconnaît l'annulation par le tribunal de l'UE des accords économiques avec le Maroc, mais ne trouve pas un motif valable à avancer pour justifier le recours introduit contre la décision rendue le 29 septembre 2021".

"Le pillage systématique des richesses sahraouies par l'occupant marocain en partenariat avec l'UE met en lumière les contradictions de l'Europe", a-t-il dit.

"Le Conseil européen et la Commission européenne continuent à faire fi des décisions de la Cour de justice européenne et des lois internationales et européennes, ce qui complique davantage la situation au Sahara occidental et repousse une solution politique définitive et juste", a-t-il regretté.

"Avec cette politique, l'Europe encourage le Maroc à se moquer de la légalité internationale et par conséquent favorise l'instabilité et l'insécurité dans une région sensible dans le monde", a-t-il dénoncé.

Il a affirmé que le peuple sahraoui à travers son unique et seul représentant le front Polisario, "a totalement confiance en la justice européenne" et que "le Polisario ne ménagera aucun effort pour défendre par toutes les voies légales la souveraineté du peuple sahraoui sur son pays et ses richesses naturelles".


mardi 18 janvier 2022

De Mistura visite plusieurs infrastructures et établissements sahraouis


dimanche, 16 janvier 2022
De Mistura visite plusieurs infrastructures et établissements sahraouis

BOUDJDOUR (camps des réfugiés sahraouis)- L'Envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura a visité, dimanche, plusieurs infrastructures et établissements sahraouis où il a reçu des informations exhaustives sur les différents aspects de vie des réfugiés sahraouis, notamment éducatif et humanitaire.

M.de Mistura a visité l'école du Chahid Khalil Sidi M'hamed dans la wilaya de Boudjdour, dans les camps des réfugiés sahraouis où il a reçu des informations exhaustives sur les programmes d'enseignement sahraouis.

Le wali de Boudjdour, Mme Azza Ibrahim Babih a expliqué à M. de Mistura le mode d'enseignement adopté dans les écoles sahraouies et les principales matières enseignées, comme l'histoire et l'éducation civile.

M.de Mistura a également reçu un dossier complet sur les programmes d'enseignement sahraouis, ainsi que des manuels scolaires pour s'informer de leur contenu.

Un accueil traditionnel a été réservé à l'Envoyé personnel du SG de l'Onu pour le Sahara occidental à ladite école, avant de se rendre au Musée de la résistance où il a reçu des explications sur le mur de séparation qui s'étend sur 2700 km de long et de 3 m de hauteur, établi pour diviser le nord du Sahara occidental du sud, et à cause duquel des familles entières se trouvent séparées.

Selon les explications données par le responsable du Musée de la résistance, Lehbib Mohamed à l'émissaire onusien, la vie des nomades sahraouis se trouve profondément altérée par ce mur qui leur a fait perdre des pâturages et des points d'eau.

Une carte complète du Sahara occidental a été présentée à l’envoyé personnel onusien, en mettant en exergue les zones où se déroule la guerre après l’agression marocaine contre les civils sahraouis sans défense au niveau de la zone tampon d’El Guerguerat, le 13 novembre 2020.

L’envoyé personnel s’est arrêté au pavillon des armes prises comme butin par l’armée sahraouie durant ses batailles contre l’occupant marocain, ainsi que celui des documents secrets dont des documents administratifs et de guerre saisis par l’armée sahraouie durant ses batailles menées contre l’armée espagnole ou les armées mauritanienne et marocaine.

Le Musée de la résistance sahraoui abrite une grande fresque où sont dessinées les images de l’ancien président le défunt Mohamed Abdelaziz, le chahid Mustapha Sayed et Mohamed Sid Brahim Bassiri, ce dernier enlevé par les forces de l’occupant marocain en 1970.

Au deuxième jour de sa visite aux camps des réfugiés sahraouis, M. de Mistura s’est rendu dans la matinée au siège de la Commission nationale sahraouie des droits de l’homme, où il a été reçu par son président Aba Salek El Hocine.

M.Aba Salek présenté à M. de Mistura un exposé exhaustif sur la situation des droits de l’homme dans les villes sahraouies occupées ainsi que les souffrances des civils et des militants sahraouis dans les territoires occupés.

M.Staffan de Mistura poursuit sa visite au deuxième jour et devrait rencontrer dans la soirée d’aujourd’hui le ministre de l’Intérieur, des affaires des territoires occupés et des communautés, Mustapha Sidi El Bachir, ainsi que le président du Conseil national sahraoui, Hamma Salama.

Il tiendra, au terme de sa visite aux camps des réfugiés sahraouis, des entretiens avec le président sahraoui, secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali.


 

lundi 15 mars 2021

Comment Biden peut-il apaiser les tensions que Trump a attisées au Sahara occidental ?

L’un des derniers actes de politique étrangère de Donald Trump a été un tweet. Le 10 décembre, il a annoncé qu’il avait signé une proclamation reconnaissant la revendication du gouvernement marocain sur le Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole tentaculaire et âprement disputée que Rabat a annexée en 1975. En contrepartie, le Maroc a accepté de reconnaître l’État d’Israël. Jared Kushner, le gendre du président et l’orchestrateur de l’accord, a affirmé que l’objectif de l’administration était humanitaire. Kushner a déclaré que la déclaration américaine d’une victoire marocaine améliorerait la vie des membres du Front Polisario, qui réclament l’indépendance du Sahara occidental depuis quarante-sept ans. « Nous voulons que le peuple du Polisario ait une meilleure opportunité de vivre une vie meilleure, et le président a senti que ce conflit les retenait », a déclaré Kushner.

Les déclarations de Trump et de Kushner reflétaient un mélange d’opportunisme, de cynisme et d’ignorance. Dans son tweet, Trump a déclaré : « La proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc est la SEULE base d’une solution juste et durable pour une paix et une prospérité durables ! » Ce langage semble avoir été criblé d’une interview que l’ancien président français Nicolas Sarkozy a donnée à un journal marocain en 2007, qui a utilisé l’expression « sérieux et crédible » pour décrire un plan marocain de création d’une région autonome du Sahara occidental sans indépendance totale. La déclaration de Kushner sur sa volonté d’aider « le peuple du Polisario » sonnait également creux. Les autochtones qui vivent dans la région contestée sont appelés les Sahraouis ; le Polisario est le nom de leur groupe rebelle de gauche. Et la plupart des cent soixante-dix mille réfugiés sahraouis qui vivent actuellement dans des camps dans le désert en Algérie ne veulent pas retourner sur les terres que le Maroc a saisies. Le groupe de travail sur la détention arbitraire de la Commission des droits de l’homme des Nations unies a récemment cité les Marocains pour l’arrestation et la torture du journaliste sahraoui Walid el-Batal, après l’apparition de vidéos le montrant en train d’être battu par la police dans la ville de Smara.

La reconnaissance par Trump, via un tweet, d’une revendication territoriale marocaine vieille de plusieurs décennies a laissé l’administration Biden face à un dilemme. Quelques semaines avant que Trump ne fasse son annonce, des combats entre le Maroc et le Polisario ont éclaté pour la première fois depuis 1991. Un nouveau conflit pourrait déstabiliser une région déjà en proie à des insurrections actives au Mali, au Niger et au Burkina Faso. L’Algérie, qui soutient le Polisario, a été affaiblie par une crise constitutionnelle et la pandémie de covid-19. (Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, s’est absenté pendant deux mois l’automne dernier, alors qu’il recevait un traitement contre la maladie en Allemagne). « Je pense qu’il y a beaucoup de potentiel pour que cela injecte plus de volatilité dans une région qui n’a pas besoin de plus de volatilité », m’a dit Andrew Farrand, un expert de l’Afrique du Nord et l’auteur de « The Algerian Dream », un livre à paraître sur le pays.

Dans les deux semaines qui ont suivi l’investiture, le Président Biden est resté silencieux sur la question du Sahara Occidental. Le Maroc aurait retardé la mise en œuvre de l’accord avec Israël, et attend de voir si la nouvelle administration adhère au plan de l’ère Trump d’ouvrir un consulat américain dans la ville sahraouie de Dakhla, le considérant comme un indicateur des intentions des États-Unis. Les représentants du Polisario m’ont dit qu’ils espéraient que Biden revienne sur la proclamation de Trump. « Quelqu’un qui a l’expérience du président Biden ne peut pas ignorer le droit international, et nous sommes convaincus qu’il n’approuvera pas la transaction illégale faite par l’ancien président Trump », m’a dit Mouloud Said, représentant du Polisario aux États-Unis. « Nous pensons que plus vite l’administration rectifiera la décision du président Trump, plus vite le droit international sera renforcé. »
Lire : maroccomail.fr › 2021/03/13 › comment-biden-peut-il...


Pendant plusieurs mois en 2017 et 2018, j’ai réalisé des reportages sur le conflit pour le New Yorker. Lorsque je suis arrivé dans la partie du territoire contesté contrôlée par le Maroc, j’ai été détenu avant d’être autorisé à débarquer de l’avion et expulsé. Depuis des années, les autorités marocaines empêchent les journalistes d’entrer dans le territoire pour les empêcher de rendre compte de la répression gouvernementale contre les Sahraouis indépendantistes. Dans la zone contrôlée par le Polisario, des membres du groupe rebelle m’ont conduit pendant des jours à travers le désert. Des équipes de jeunes Sahraouis ont essayé de déminer et d’enlever les armes à sous-munitions, dont beaucoup avaient été vendues au Maroc par les États-Unis et les pays européens. J’ai visité un mur de sable de 1500 km, la plus longue fortification défensive encore utilisée aujourd’hui, que le Maroc a construit dans les années 80 pour diviser le Sahara occidental en deux. Le mur s’étend de l’océan Atlantique aux montagnes du Maroc, soit à peu près la distance entre New York et Dallas. Tout au long de la guerre froide, les États-Unis ont largement soutenu le Maroc dans ce conflit. Le Polisario était considéré comme pro-soviétique et recevait le soutien de la Libye de Mouammar Kadhafi, ainsi que de l’Algérie et de Cuba.

J’ai également interviewé James A. Baker III, l’ancien Secrétaire d’Etat américain qui a travaillé pour un référendum au Sahara Occidental au début des années 2000. Dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu en 1991, les Nations Unies avaient promis aux Sahraouis un référendum sur l’indépendance. Baker a appelé à la poursuite des négociations entre les deux parties, et a déploré que le référendum n’ait pas encore été mis en œuvre. Après le tweet de Trump en décembre, Baker a publié une déclaration condamnant Trump pour avoir « cyniquement négocié les droits à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental », et a ajouté : « Il semblerait que les États-Unis d’Amérique, qui ont été fondés avant tout sur le principe de l’autodétermination, se sont éloignés de ce principe en ce qui concerne le peuple du Sahara occidental. C’est très regrettable. »

Depuis l’annonce de Trump, selon les groupes de défense des droits de l’homme dans la partie du territoire contrôlée par le Maroc, la police a rempli les rues des villes et des villages de la région et a empêché les militants de quitter leur domicile. Des manifestants pro-gouvernementaux ont également envahi les rues, harcelant les personnes qui semblent soutenir l’indépendance. Je me suis récemment entretenu par téléphone avec Aminatou Haidar, une éminente défenseuse sahraouie des droits de l’homme, que l’on a surnommée la « Gandhi sahraouie » pour son adhésion à la résistance non violente. « La situation s’est détériorée », a-t-elle déclaré. « Nous avons peur que le Maroc soit encouragé à abuser des défenseurs des droits de l’homme ». Elle aussi a appelé Biden à revenir sur la proclamation de Trump, ajoutant : « Je voudrais appeler l’administration Biden à prendre cela sur ses épaules, et à défendre les droits du peuple sahraoui. » Naziha El Khalidi, une autre militante de la zone contrôlée par le Maroc, m’a dit qu’elle était « choquée » que Trump ait troqué le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. « C’est contraire à la politique étrangère américaine elle-même, qui cherchait depuis trente ans à trouver une solution pacifique au Sahara occidental et à soutenir le processus de l’ONU. »

Au printemps 2018, il semblait que l’administration Trump adopterait une approche différente à l’égard du conflit. La nomination par Trump de John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale a donné l’espoir aux Sahraouis que leur cause recevrait plus d’attention à Washington et dans les capitales européennes. Bolton avait travaillé sur la question dans le passé avec Baker, et lorsqu’il a dévoilé la politique de l’administration Trump en Afrique, il a déclaré qu’il devrait y avoir une « pression intense » pour résoudre le conflit du Sahara occidental. De plus, en 2017, le nouveau secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait nommé un représentant spécial sur le territoire, qui faisait avancer les négociations entre les différentes parties.

Mais en 2019, le processus diplomatique s’est enlisé : les pourparlers de paix préliminaires n’ont mené à rien ; l’envoyé spécial de l’ONU a dû démissionner en mai, en raison de problèmes de santé ; et Trump a renvoyé Bolton en septembre de la même année. C’est dans ce vide qu’est intervenu Kushner, alors qu’il voyageait au Moyen-Orient pour tenter d’obtenir un soutien pour son accord de paix, qui consistait essentiellement à convaincre les nations arabes de reconnaître Israël. Barak Ravid, d’Axios, a expliqué comment un ancien agent du Mossad ayant des liens avec les milieux d’affaires marocains a suggéré pour la première fois l’idée de reconnaître la revendication sur le Sahara occidental. Selon le Times of Israel, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accepté.

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, aurait également soutenu le plan, mais sa réunion avec le roi Mohammed VI a été annulée lorsque le roi a refusé de le soutenir. Mohammed, qui a exprimé son soutien à un État palestinien dans le passé, a initialement décidé que la reconnaissance pure et simple d’Israël irait trop loin. Après plusieurs réunions avec Kushner, il a changé d’avis. « Kushner a réussi à se faire des amis auprès du roi », m’a dit Anna Theofilopoulou, une ancienne fonctionnaire de l’ONU qui a travaillé dans la région.

Un facteur qui a ajouté de l’urgence aux négociations est la nouvelle flambée de combats entre le Polisario et les forces marocaines. En novembre dernier, le gouvernement marocain a envoyé des troupes dans une zone tampon, après une série de protestations de civils sahraouis. Le 13 novembre, la direction du Polisario a déclaré que le déploiement des soldats marocains constituait une violation directe du cessez-le-feu. Depuis lors, les Sahraouis ont lancé des attaques régulières de missiles et d’artillerie contre le Berm construit par le Maroc. Il est difficile d’obtenir le nombre de victimes, car les Marocains insistent sur le fait que les rebelles du Polisario ne causent aucun dommage. Les dirigeants du Polisario jurent que la violence va s’intensifier. « Ce n’est que le début », a déclaré un haut responsable à Middle East Eye. Mardi soir, selon un communiqué sahraoui, cinq soldats marocains ont été tués lors d’un raid au cœur du territoire marocain. Jusqu’à présent, les Marocains n’ont reconnu aucune victime.

Une nouvelle génération de nationalistes sahraouis affirme que leur désir d’indépendance reste résolu. Hamahu-Allah Mohamed, un jeune diplomate, m’a dit que ses pairs sont engagés dans la lutte contre le Maroc. Il a déclaré : « La jeunesse, c’est notre conviction que nous nous battrons jusqu’à la mort. »

Comme c’est le cas depuis des décennies, c’est le peuple sahraoui qui risque de perdre le plus. Après le tweet de Trump, j’ai appelé plusieurs des Sahraouis que j’avais rencontrés lors de mes reportages sur place. Mohamedsalem Werad, rédacteur en chef de Sahrawi Voice, un média numérique installé dans les camps du désert, a déclaré que l’opinion sahraouie dominante considérait autrefois que les États-Unis étaient les défenseurs du droit international. « Maintenant, ils nous crachent au visage », a-t-il dit, en faisant référence au tweet de Trump. « Ils ont fait de nous la risée de ceux qui croient qu’il existe une communauté internationale qui se soucie de nous. » Mais Hamahu-Allah Mohamed, le jeune diplomate, a déclaré que le seul avantage de l’épisode Trump est qu’il a rendu la question plus prioritaire pour Biden et d’autres dirigeants internationaux. Il m’a dit : « Les gens aux États-Unis, même les universitaires, ne connaissaient pas cette question avant que Trump ne l’évoque. »

Africa Executive, 13 mars 2021

Tags : Sahara Occidental, Donald Trump, Joe Biden, Etats-Unis, normalisation, Maroc, Israël,

 

dimanche 28 février 2021

Conflit du Sahara Occidental : Le Polisario multiplie les attaques contre les forces d’occupation marocaines

24 février 2021 à 10 h 30 min

Les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (ALPS) ont mené de nouvelles attaques contre les positions de l’armée de l’occupation marocaine le long du mur de la «honte», a indiqué lundi le ministère sahraoui de la Défense.

«Les unités de l’ALPS ont ciblé également lundi les positions de retranchement des forces de l’occupation dans la zone de Benkaret (secteur de Smara), la région d’Afririna Benkaret (secteur de Smara) et la zone de Kelb Adhlim (secteur de Techla)», a précisé le communiqué n°103 du ministère sahraoui de la Défense répercuté par l’agence de presse sahraouie (SPS).

  Les unités de l’armée sahraouie ont, ajoute la même source, réussi à détruire un camion Animogo, l’un des bulldozers de l’armée d’occupation.

Les forces de l’occupation marocaines se vengent, quant à elles, en instaurant un climat de peur et de répression dans les villes du Sahara occidental occupé.

Revenant justement sur la situation désastreuse des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés, le défenseur sahraoui des droits de l’homme, Hammadi Ennasri, a indiqué lundi que l’attachement du peuple sahraoui à son droit à l’autodétermination «a fait perdre la raison au makhzen». Hammadi Ennasri a affirmé que la répression exercée par les forces marocaines et leurs violations flagrantes des droits de l’homme n’entameront pas la détermination du peuple sahraoui à poursuivre la lutte pour mettre fin à l’occupation.

Depuis la reprise par le peuple sahraoui de la lutte armée, en réaction à la violation flagrante par le Maroc de l’accord de cessez-le-feu le 13 novembre dernier, les forces d’occupation marocaines ont intensifié la répression contre les civils sahraouis et contre les défenseurs des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés, a déclaré à la presse Hammadi Ennasri, à partir de la ville de Smara occupée. «Les forces de sécurité marocaines imposent un blocus militaire sur les villes sahraouies occupées, à travers une présence massive des forces de sécurité et l’interdiction d’accès aux médias, aux observateurs internationaux et organisations des droits de l’homme», a-t-il dit, faisant état d’une dégradation sans précédent de la situation des droits de l’homme.

La RASD fête ses 45 ans

A signaler que les festivités de célébration du 45e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) ont débuté lundi à Dakhla, dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf. Le responsable du secrétariat national du Front Polisario, Khatri Addouh, le wali de Dakhla, Mrabih El Mami, des membres du gouvernement sahraoui ainsi que des autorités étaient présents au lancement de ces festivités, qui se tiennent dans une conjoncture sensible, marquée par la reprise de la lutte armée contre l’occupation marocaine.

Une fois l’emblème sahraoui hissé pour marquer le début des festivités commémorant l’événement, le wali de Dakhla a prononcé une allocution dans laquelle il a souligné que «le peuple sahraoui est prêt pour cet important événement, d’autant que les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie poursuivent leurs victoires contre l’occupation marocaine le long du mur de la honte». Pour le wali de Dakhla, la célébration par le peuple sahraoui du 45e anniversaire de la proclamation de la République sahraouie «démontre qu’il demeure résistant et qu’il poursuit son parcours de libération jusqu’au parachèvement de sa souveraineté nationale à travers tout le territoire de la République sahraouie».

La proclamation de la République sahraouie le 27 février 1976 a été «une réponse légitime», qui a porté un sérieux coup à un complot international ourdi contre le peuple sahraoui, a indiqué SPS, ajoutant que la proclamation de la République sahraouie constitue le couronnement des réalisations et acquis pour lesquels a milité le Front Polisario, le représentant légitime et unique du peuple sahraoui, pour arracher l’indépendance et la souveraineté.

Les États-Unis vont continuer à soutenir  le processus onusien

Les États-Unis vont continuer à soutenir le processus onusien en vue d’une solution «juste» et «durable» au différend de longue date au Sahara occidental, a affirmé lundi le porte-parole du département d’Etat américain, Ned Price. «Ce que nous avons dit reste globalement valable» au sujet de la question du Sahara occidental, a déclaré Ned Price, précisant «qu’il n’y a aucune mise à jour pour le moment». «Nous continuerons à soutenir le processus des Nations unies pour mettre en œuvre une solution juste et durable à ce différend de longue date» entre le Maroc et le Front Polisario, a ajouté le porte-parole du département d’Etat américain, lors d’un point de presse, en réponse à une question sur la position de la nouvelle administration américain quant au conflit au Sahara occidental. Il a indiqué que les Etats-Unis vont également continuer «d’appuyer le travail de la Minurso pour surveiller le cessez-le-feu et prévenir la violence dans la région». Le 10 décembre dernier, l’ex-président américain, Donald Trump, avait annoncé reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, en contrepartie de la normalisation des relations entre le régime marocain et l’entité sioniste. Cette proclamation a été dénoncée aussi bien aux Etats-Unis que par la communauté internationale, qui a rappelé son caractère illégal et a invité le nouveau locataire de la Maison-Blanche, Joe Biden, à revenir sur cette décision «unilatérale». APS




 

jeudi 7 janvier 2021

L'Espagne et la France en tête de liste des pays investissant illégalement au Sahara Occidental

L'Espagne et la France en tête de liste des pays investissant illégaleement au Sahara Occidental


PRES DE 30 PAYS INVESTISSENT ILLÉGALEMENT AU SAHARA OCCIDENTAL : L’Espagne et la France en tête de liste

Bafouant toute légalité internationale, une trentaine de pays investissent illégalement dans les territoires sahraouis occupés dans différents secteurs d’activité, indique un nouveau rapport du Centre d’études et de documentation franco-sahraoui, Ahmed Baba Miské .

L’Espagne est le pays qui investit le plus au Sahara occidental avec, en tout, 28 entreprises, suivie de la France (16) et l’Allemagne (15). Des entreprises originaires de lointains pays tels que le Bangladesh, Singapour ou la Nouvelle Zélande sont également présentes au Sahara occidental. La pêche et le transport maritime figurent en tête des secteurs dans lesquels les sociétés étrangères activent au Sahara occidental. Les firmes étrangères sont également présentes dans les secteurs des énergies conventionnelles et renouvelables, des mines, essentiellement dans l’extraction du phosphate, la construction, les finances et le sport. Le rapport indique, en outre, que près de quarante compagnies étrangères ont quitté le Sahara occidental dernièrement. La plupart d’entre elles, 19 compagnies, faisaient de l’extraction du phosphate, une dizaine travaillaient dans le secteur de l’énergie au moment où le reste des entreprises activaient dans les secteurs des finances, de la pêche, de la livraison maritime et des mines. Par ailleurs, le centre d’études signale que l’implantation des firmes étrangères dans les territoires sahraouis occupés « constitue des violations flagrantes du droit international et des crimes de colonisation puisque (les entreprises) n’ont obtenu le consentement ni de la population autochtone du Sahara occidental ni de son représentant unique, défini par l’ONU le Front Polisario ». 
Le rapport rappelle que « le Sahara occidental, depuis le départ de la puissance coloniale, l’Espagne en 1976, est classé par l’ONU comme territoire non autonome, et sans administration ». L’accord de Madrid ne prévoyait pas de transfert de souveraineté sur le territoire ni ne conférait à aucun des signataires le statut de puissance administrante, statut que l’Espagne ne pouvait d’ailleurs unilatéralement transférer ». 
Aussi, les jugements de la Cour de Justice de l’UE (Union européenne), et en particulier celui du 27 février 2018, ont affirmé et rappelé le » statut séparé et distinct » du Sahara occidental reconnu par l’ONU (de celui du Royaume du Maroc).

La présence marocaine est une occupation militaire illégale

Toutes ces décisions et avis juridiques viennent rappeler que ces décisions sont conformes à l’avis juridique de l’Union Africaine publié déjà en 2015, clarifiant le statut juridique de la République sahraouie et du Royaume du Maroc, et rappelant que la présence marocaine est une occupation militaire illégale et que, par conséquent, toutes les activités économiques, qu’elles soient menées par le Royaume du Maroc ou par un tiers, violent le droit international », explique le centre d’études. « Depuis les derniers avis de la Cour de justice de l’UE, un bon nombre de sociétés ont décidé de se conformer au droit international et ont cessé leurs activités dans la partie du Sahara occidental encore occupée par le Maroc. 
À noter, enfin, que depuis la violation du cessez-le-feu par le Maroc, le 13 novembre dernier, et la reprise de la guerre, la RASD a déclaré tout le territoire du Sahara occidental, zone de guerre (aussi bien sur terre, dans la mer, comme dans les airs). Ce qui devrait inciter plus de sociétés à reconsidérer leurs activités illégales au Sahara occidental », assurent les rédacteurs du texte. « La Charte des droits de l’État et des obligations économiques des Nations unies de 1974 stipule qu’aucun État n’a le droit de stimuler ou d’encourager tout investissement qui pourrait être un obstacle à la libération d’un territoire occupé par la force », note le rapport. Il ajoute que « la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples a également affirmé que « chaque peuple a le droit d’exister, chaque peuple a un droit absolu et inébranlable à l’autodétermination, et a le droit de déterminer librement son statut politique et d’assurer son développement économique et social comme il le veut volontairement ». La même charte stipule que « tous les peuples doivent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles. En cas de saisie, les personnes dont les biens ont été saisis ont le droit légitime de les récupérer et de recevoir une indemnisation appropriée », souligne le centre d’études.

M. B.





 

mercredi 16 décembre 2020

« La reconnaissance par le président Trump de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental : une décision stupide et inconsidérée » : déclaration de Christopher Ross, ancien Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental


 THÈMES UNIVERSELS 

Date de publication sur Tlaxcala : 14/12/2020
Original: ‘President Trump’s recognition of Moroccan sovereignty over Western Sahara: a foolish and ill-considered decision’: statement from Christopher Ross, former UN Secretary General Personal Envoy for Western Sahara
Traductions disponibles : Español 




TLAXCALA ΤΛΑΞΚΑΛΑ ТЛАКСКАЛА تلاكسكالا 特拉科斯卡拉

Traduit par  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 J'ai été l'envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental de 2009 à 2017.  On m'a donc demandé à plusieurs reprises ce que je pensais de la récente proclamation du président Trump reconnaissant la souveraineté marocaine sur l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental.

Cette décision stupide et inconsidérée va à l'encontre de l'engagement des USA envers les principes de non-acquisition de territoire par la force et le droit des peuples à l'autodétermination, tous deux inscrits dans la Charte des Nations unies. Il est vrai que nous avons ignoré ces principes lorsqu'il s'agit d'Israël et d'autres pays, mais cela n'excuse pas le fait de les ignorer au Sahara occidental et de nous imposer des coûts importants en termes de stabilité et de sécurité régionales et de nos relations avec l'Algérie.

L'argument que certains à Washington avancent depuis des décennies selon lequel un État indépendant au Sahara occidental serait un autre mini-État en faillite est faux. Le Sahara occidental est aussi grand que la Grande-Bretagne et dispose d'amples ressources en phosphates, en poisson, en métaux précieux et d'un tourisme basé sur la planche à voile et les excursions dans le désert.  Il est bien mieux loti que de nombreux mini-États dont les USA ont soutenu la création.  Le Front de libération du Polisario au Sahara occidental a démontré en mettant en place un gouvernement en exil dans les camps de réfugiés sahraouis du sud-ouest de l'Algérie qu'il est capable de diriger un gouvernement de manière organisée et semi-démocratique.  La proposition de référendum que le Polisario a présentée en 2007 prévoit des relations privilégiées très étroites avec le Maroc en cas d'indépendance. Il a répondu à l'affirmation selon laquelle il ne pourrait pas défendre le vaste territoire du Sahara occidental contre les menaces terroristes ou autres en déclarant qu'il demanderait l'aide d'autres pays jusqu'à ce que ses propres forces soient pleinement en place.

Il est vrai que les USA ont toujours exprimé leur soutien à la fois au processus de négociation facilité par l'ONU et, depuis 2007, au plan d'autonomie du Maroc comme UNE base de négociation possible.  Le mot UNE est crucial car il implique que d'autres résultats pourraient émerger et garantit ainsi que le Polisario reste dans le processus de négociation au lieu de se replier sur une reprise de la guerre ouverte qui a prévalu de 1976 à 1991.  C'est cette année-là que le Maroc et le Polisario ont convenu d'un plan de règlement de l'ONU qui promettait un référendum en échange d'un cessez-le-feu. Treize années ont été consacrées à tenter de parvenir à un accord sur une liste d'électeurs, les sept dernières sous la supervision de James Baker.  En fin de compte, ces efforts ont échoué parce que le Maroc a décidé qu'un référendum était contraire à ses (prétentions de) souveraineté et, ce faisant, n'a pas obtenu d’opposition de la part du Conseil de sécurité.  En 2004, cela a entraîné la démission de Baker.

Le Conseil de sécurité a alors opté pour une autre approche, les négociations directes entre le Maroc et le Polisario.  Sous la présidence de trois envoyés successifs des Nations unies, à savoir des Pays-Bas (van Walsum), des  USA (votre serviteur) et de l'Allemagne (Kohler), treize cycles de pourparlers en présence de l'Algérie et de la Mauritanie ont eu lieu entre 2007 et 2019.  À ce jour, ces efforts ont également échoué parce qu'aucune des parties n'était prête à modifier sa position au nom du compromis.  Avec la démission du dernier envoyé en 2019 « pour des raisons de santé » mais plus probablement par dégoût du manque de respect du Maroc et des efforts pour entraver son travail (comme ils l'ont fait avec moi), le Secrétaire général des Nations Unies cherche un autre envoyé. Ceux qui ont été approchés jusqu'à présent ont été réticents, probablement parce qu'ils voient bien que le Maroc veut quelqu'un qui sera en fait son avocat au lieu de rester neutre et que, par conséquent, ils s'embarqueraient dans une « mission impossible ».

Si nous parvenons un jour à un règlement, ce sera par le biais d'un processus de négociation prolongé, d’une manière ou d’une autre. La décision du président Trump de reconnaître la souveraineté marocaine affaiblit toute incitation pour le Polisario à rester dans ce processus. Elle menace également les relations des USA avec l'Algérie, qui soutient le droit des Sahraouis à décider de leur propre avenir par référendum, et compromet le développement de nos liens existants avec elle en matière d'énergie, de commerce, de sécurité et de coopération militaire. En résumé, la décision du président Trump garantit la poursuite des tensions, de l'instabilité et de la désunion en Afrique du Nord.

 

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Merci à Tlaxcala
Source: https://www.facebook.com/christopher.ross.792740/posts/1015868811
Date de parution de l'article original: 13/12/2020
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=30279

 

 

mardi 28 juillet 2020

Les déclarations de Borrell confirment la non souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental

Publié le : dimanche, 26 juillet 2020

Les déclarations de Borrell confirment la non souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental

MADRID- Les dernières déclarations du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell sur le Sahara occidental, confirment l'"évidence historique" de "la non souveraineté" du Maroc sur ce territoire occupé, a déclaré dimanche le Délégué du Front Polisario en Espagne, Abdullah Arabi.

"Les déclarations de Borrell n'ont fait que confirmer ce qui est une évidence historique, et un fait réel, à savoir la non souveraineté du Maroc sur les territoires sahraouis" occupés, a indiqué le diplomate sahraoui dans une déclaration à l'APS.

Josep Borrell, a affirmé récemment que la position de l'UE sur le Sahara Occidental est guidée par les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui considèrent le Sahara Occidental comme un territoire non autonome, dont le statut final reste à déterminer par les résultats des processus dirigés par l'ONU, que l'UE soutient pleinement.

Le délégué du Front Polisario a rappelé qu'"aucun pays ne reconnaît la prétendue souveraineté du Maroc sur la partie du Sahara occidental" occupé, soulignant que les récentes déclarations de Josep Borrell à ce sujet confortaient également " l'action diplomatique sahraouie pour contrer les visées marocaines (sur ce territoire) en imposant un fait accompli contraire au droit international".

M.Arabi s'est référé, à ce titre, au rapport du Conseiller juridique de l'ONU, Hans Corell, qui avait en 2002 adressé ses conclusions au Conseil de sécurité dans le contexte des recours introduits par le Front Polisario devant la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) contre les accords commerciaux entre l’UE et le Maroc, incluant illégalement le territoire du Sahara occidental.

L'avis juridique de l'ancien secrétaire général adjoint de l'ONU, a porté sur la question de la légalité de la conclusion par le Maroc de deux contrats en octobre 2001 portant sur des activités de reconnaissance pétrolière et d’évaluation au large des côtes du Sahara occidental.

L'Avis a affirmé que toute exploitation des ressources naturelles au Sahara occidental est une violation du droit international, étant donné que cette activité n'est pas en accord avec la volonté et l'intérêt du peuple sahraoui.

Evoquant la "responsabilité historique et juridique" de l'Espagne dans ce conflit, M. Arabi a fait remarquer que "les accords tripartites de Madrid de 1975 qui n'ont pas été approuvés par les tribunaux espagnols restent, à ce jour, une hypothèque de la politique étrangère espagnole tant que cette erreur n'est pas corrigée".

Ces accords "illégaux", souligne le diplomate sahraoui, n'ont pas transféré la souveraineté des territoires sahraouis au Maroc étant car "le peuple sahraoui ne s'est pas encore prononcé librement sur son avenir".

C'est la raison pour laquelle "les Nations Unies continuent de considérer l'Espagne comme la puissance administrante du territoire, comme le précise clairement  la liste des 17 territoires non autonomes de l'ONU", Rappelant les positions de l'Espagne qui sont proches et complices des revendications annexionnistes du Maroc durant les quatre dernières décennies, le diplomate sahraoui, a exhorté Madrid à "relever le défi qu'exige la question du Sahara occidental" en appelant le Maroc à se "conformer à la légalité internationale".

Il s'agit de la seule "option cohérente" qui s'offre à Madrid pour corriger cet erreur qui était à l'origine de "la condamnation de tout un peuple à l'exil, au refuge et à l'attente" a-t-il expliqué.

Pour autant, le diplomate sahraoui a salué "l'engagement solidaire et généreux" de la société civile espagnole, regrettant que cet effort n'ait pas réussi à infléchir la position des différents gouvernements espagnols du fait de "la politique de pression, de chantage et de manipulation exercé par le Maroc sur l'Espagne.

L'ampleur de la manipulation marocaine explique ce divorce entre la société espagnole solidaire avec la question sahraouie et les gouvernements successifs en Espagne, a-t-il expliqué.

Abordant, par ailleurs, les disparitions forcées et les violations des droits de l'Homme durant la période d'occupation espagnole, le représentant sahraoui a plaidé pour " le lancement d'un processus de vérité historique de mémoriel".

Plus de 10 formations politiques espagnoles ont présenté le 17 juin dernier, une motion au Congrès des Députés espagnol pour l'exhorter à agir dans ce sens.

La motion a été déposée à l'occasion du 50eme anniversaire de la disparition du leader sahraoui Mohamed Sidi Brahim Bassiri en 1970, lors d'une manifestation sahraouie contre l'administration coloniale espagnole .


dimanche 14 juin 2020

Demande au gouvernement espagnol d'assumer la responsabilité de l'État, dénonçant l'illégalité des accords de Madrid (1975) sur le Sahara occidental et agissant en conséquence

Nous, citoyens, membres de la société civile, par le biais de l'Association des droits de l'homme d'Espagne, ainsi que les organisations, personnalités, intellectuels et professionnels qui adhèrent à ce document, déclarons ce qui suit:

Monsieur le Président,

À 115 km des îles Canaries,  une catastrophe humanitaire qui a fait des milliers de morts, des centaines de disparus, torturés et emprisonnés
persiste depuis l'invasion militaire marocaine (30/10/1975) et la signature des "accords de Madrid" (14/11/1975), .

L'Espagne, en 1975, a manqué à ses responsabilités envers les Nations Unies et le peuple sahraoui, violant délibérément les buts et principes de la Charte des Nations Unies.

Après trente-cinq ans,[45 ans]  aucun État membre de la communauté internationale n'a reconnu la légitimité du territoire non autonome du Sahara occidental en tant que territoire marocain. Au contraire, un grand nombre d'États ont reconnu l'État de la R.A.S.D. et il a établi des relations diplomatiques officielles avec son gouvernement, représenté par le Front Polisario.

La population sahraouie nous donne une leçon de dignité, de patience, de bravoure et d'esprit de sacrifice, nous montrant que tout a une limite et que les fameux "accords de Madrid" n'étaient qu'un instrument illégal, dont la non-dénonciation a conduit à une déstabilisation de toute la zone, où les arrestations arbitraires, la torture, les enlèvements, les disparitions, les meurtres et le pillage de leurs moyens de subsistance ont été et sont le triste héritage de ces accords.

Pour tout ce qui précède, le gouvernement espagnol doit démontrer la légalité des «accords de Madrid» et du décret RD2258 / 76, et sinon, pour des raisons de cohérence, d'équité et de respect de la loi, nous exigeons de ce gouvernement, et des partis politiques qui composent le large arc parlementaire:

J'adhère à la Lettre adressée au Président du Gouvernement de l'Espagne, M. Sánchez, pour  la justice et un droit du peuple sahraoui, exigeant:

A) LA PLAINTE des "Arrangements de Madrid", et du décret RD2258 / 76 (10 août 1976) par voie d'urgence.

B) La RESTITUTION immédiate de la nationalité espagnole à tous les Sahraouis enregistrés en 1974, à leurs descendants et à tous ceux qui peuvent démontrer leur droit de conserver ou d'obtenir la nationalité espagnole.

C) DÉMARRAGE URGENT des actions pertinentes pour remettre à l’ONU les responsabilités acquises par l’Espagne en tant que puissance administrante en 1962, et que, comme au Timor oriental précédent, le Sahara occidental relève de l’Administration transitoire de l'Organisation des Nations Unies pour le Sahara occidental », en tant que protection de la vie de ses habitants, de ses ressources naturelles et de sa promotion, en tant que territoire non autonome jusqu'à sa décolonisation par le référendum d'autodétermination correspondant.

Dans la certitude d'avoir votre soutien pour la défense d'une cause aussi juste, nous vous saluons avec la plus haute considération.

mercredi 3 juin 2020

Conflit du Sahara Occidental : L’Union européenne jette de l’huile sur le feu

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avec le président français Emmanuel Macron
12 décembre 2018
La Commission du commerce international (INTA) du Parlement européen a adopté, lundi, le rapport de l’eurodéputée controversée Patricia Lalonde, qui prévoit l’extension de l’accord agricole conclu entre l’Union européenne (UE) et le Maroc au territoire du Sahara occidental occupé.
Commentant cette décision inique, le représentant du Front Polisario pour l’Europe, Mohamed Sidati, a soutenu hier que c’est «une honte» d’entériner un document dont la rédactrice a été forcée à démissionner la veille en raison d’un «conflit d’intérêts».
Réunis à Strasbourg au siège du Parlement européen, les membres de l’INTA ont adopté le rapport de l’eurodéputée controversée Patricia Lalonde, qui prévoit l’extension de l’accord agricole conclu entre l’UE et le Maroc au territoire du Sahara occidental occupé, alors que la justice européenne avait rejeté dans ses arrêts cet accord, invoquant l’absence de consentement du peuple sahraoui.
Réagissant à la décision prise par la Commission, le Front Polisario a déploré, dans un communiqué, un «vote qui marque un pas de plus dans la volonté des responsables européens de passer outre les termes précis et clairs des arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE)». S’élevant contre le «contournement» des décisions de la CJUE par des dirigeants européens, le responsable du Front Polisario a ajouté que «cet accord est clairement illégal».
Dans ce contexte, M. Sidati a rappelé que le «propre» service juridique du Parlement européen a conclu récemment qu’il n’était «pas certain» que le peuple sahraoui ait donné son consentement à cette extension de l’accord, une «condition-clé» exigée par la CJUE dans son jugement de décembre 2016. «Le Front Polisario, reconnu par l’ONU comme le représentant du peuple du Sahara occidental, pourrait donner son consentement, ce qui n’a pas été le cas», a tenu à faire savoir M. Sidati dans le même communiqué.
S’agissant de l’affirmation de la Commission que l’accord pourrait bénéficier à la population du Sahara occidental, le représentant du Front Polisario l’a jugée «non pertinente» et qualifiée d’une «insulte» au peuple sahraoui qui vit aujourd’hui dans des camps de réfugiés, dans les territoires libérés ou sous occupation marocaine. «La Cour de justice a jugé que le Sahara occidental est un territoire séparé et distinct de celui du royaume du Maroc en vertu du principe d’autodétermination.
Aucun accord avec le Maroc ne peut inclure le territoire, les eaux adjacentes, ni l’espace aérien du Sahara occidental», a encore souligné M. Sidati, annonçant le recours devant la CJUE, dont les précédents jugements basés sur le droit international étaient du côté du Front Polisario.
Tout en relevant que les conséquences du vote de la Commission parlementaire européenne s’étendent bien au-delà des questions commerciales, le responsable sahraoui a affirmé que cette adoption vient «saper» l’issue des négociations conduites par l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Horst Köhler, pour le règlement du conflit sahraoui selon les résolutions onusiennes garantissant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Pire, en s’alignant sur les positions du Maroc et en soutenant la colonisation du Sahara occidental, Bruxelles encourage la reprise de la guerre au Maghreb.
Dans ce sillage, Mohamed Sidati a appelé les «partenaires européens à revoir leur politique actuelle et de recentrer leurs efforts sur les pas positifs que l’UE peut esquisser pour supporter les efforts de Horst Köhler et pour encourager des progrès dans les pourparlers».

jeudi 25 juillet 2019

HRW interpelle l’Algérie sur l’incarcération de sahraouis opposants par le Front Polisario





    L’ONG de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch, a dénoncé, lundi 15 juillet, la mise en détention par le Front Polisario de trois opposants alors que le juge d’instruction enquête sur une possible trahison et autres charges à leur encontre, interpellant l’Algérie pour « garantir le respect des droits humains à l’intérieur de ces camps ».
    « Entre le 17 et le 19 juin 2019, les autorités Sahraouies ont arrêté trois hommes – les activistes Moulay Abba Bouzid et Fadel Mohamed Breica, et le journaliste Mahmoud Zeidan. Breica détient également la nationalité espagnole », indique HRW, précisant que « les trois hommes sont connus comme dissidents dans les camps de réfugiés. Tout en prônant la résistance à l’occupation du Sahara occidental par le Maroc, ils ont publié au cours des derniers mois de nombreux statuts sur Facebook critiquant sévèrement les dirigeants du Front Polisario ».
    « Les autorités sahraouies devraient établir de manière crédible que Bouzid, Breica et Zeidan pourraient avoir commis des actes véritablement criminels, et pas seulement avoir critiqué pacifiquement le Front Polisario », a déclaré Lama Fakih, directrice adjointe de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « En l’absence de preuves d’activités criminelles, les trois hommes devraient être remis en liberté », a-t-elle affirmé en outre.
    « Au 15 juillet, les trois hommes étaient détenus dans la prison de Dhaibiya près du camp de Rabouni, siège du gouvernement du Front Polisario près de Tindouf, en Algérie », précise l’ONG, qui ajoute que le frère de l’un des détenus a affirmé que ce dernier « n’a été autorisé à quitter sa cellule qu’une seule fois et a été interrogé à de multiples reprises les yeux bandés et les poignets menottées ». Le détenu Bouzid aurait également affirmé que « ses interrogateurs avaient tenté de le contraindre à signer des aveux écrits », indique Human Rights Watch.
    « S’il est avéré que des agents de sécurité ont interrogé Bouzid et Breica alors qu’ils étaient menottés et avaient les yeux bandés, et qu’ils les ont menacés ou intimidés pour leur extorquer des aveux, cela compromettrait gravement l’exigence du droit international selon laquelle les aveux doivent être faits volontairement », a affirmé l’ONG.
    « Il incombe à la RASD, qui administre les camps de réfugiés, et à l’Algérie, pays qui les accueille et où sont détenus les trois hommes, de garantir le respect des droits humains à l’intérieur de ces camps », a interpelé Human Rights Watch.
    « L’Algérie ne peut pas sous-traiter la protection des droits humains sur son territoire, et fermer les yeux si le Polisario les viole », a déclaré dans ce contexte Lama Fakih.

    vendredi 18 janvier 2019

    Accord UE-Maroc : le Parlement européen trahit les Sahraouis

    Marie-Pierre Bettencourt 

    Victoire du Maroc au parlement européen.  Dans un communiqué relayé par son agence de presse, le mouvement a qualifié la décision d'"illégale", estimant que "le vote a été confirmé dans un environnement dépourvu de tout contrôle et de toute transparence". Mais le Parlement européen est passé outre la décision de la CJUE. 
    "La réunion a été une occasion au cours de laquelle les deux parties ont salué la qualité des relations de partenariat entre le Maroc et l'Union et le niveau constant de coordination entre le Maroc et l'UE sur un ensemble de dossiers essentiels revêtant une dimension politique, sécuritaire, économique et sociale, ainsi que les perspectives prometteuses du partenariat euro-marocain, notamment après la ratification de l'accord agricole entre les deux parties", peut-on lire sur la page Facebook du chef du gouvernement. "Son résultat représente une atteinte directe, non seulement pour les défenseurs des droits de l'homme et le droit international, mais également pour le processus de paix sous l'égide de l'ONU que l'Union européenne prétend soutenir", poursuit le communiqué. 

    Celui-ci affirme que le Polisario "exhorte les États membres de l'Union européenne à reconsidérer ce vote non contraignant et à changer de cap immédiatement".(...) Le responsable sahraoui a souligné, en outre, qu'après 40 longues années, un "processus de paix crédible conduit par l'ONU est en voie de réalisation", ajoutant que "grâce à la gestion active de l'Envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU et au leadership des États-Unis, il existe enfin une possibilité réelle de s'atteler à la tâche difficile de forger une paix soutenable". "Il est absurde que l'UE nous demande régulièrement d'éviter des pas qui pourraient saper le processus de paix ou préjuger de son issue, et qu'elle adopte elle-même, volontairement, une démarche aussi déstabilisante en allant contre les jugements de sa propre Cour de justice", a encore dénoncé la diplomate sahraoui, invitant l'UE à développer "une politique cohérente qui soutienne la paix dans notre région". "L'UE devrait différer explicitement la mise en œuvre de cet accord commercial et élaborer un plan d'utilisation du commerce comme incitation à la conclusion d'un accord de paix négocié". En attendant, le Front Polisario, agissant au nom du peuple du Sahara occidental, envisage, selon M. Sidati, de suivre "toutes voies légales, pour renverser la décision d'aujourd'hui", précisant qu'"un défi juridique immédiat contre cet accord" sera engagé par le Front. "Nous avons une très grande confiance, soutenue par nos conseillers, dans le fait que la décision européenne ne survivra pas à un examen juridique", a-t-il fait savoir, avant de souligner que le Front Polisario "n'hésitera pas à faire respecter le droit international et les droits du peuple sahraoui", et que "l'UE doit maintenant réfléchir à son attitude" à l'égard de cette question. Tout en accusant l'UE d'exercer "une influence négative sur l'effort collectif international et [de] renforcer un statu quo insoutenable", le Polisario puise dans le champ lexical de la menace. Mohamed Sidati a demandé à l'UE d'assumer ses responsabilités à la suite de ce vote. 
    Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est revendiqué depuis 1976 par le Maroc, qui en occupe les cinq sixièmes, et par la République arabe sahraouie démocratique proclamée par le Front Polisario sur le reste du territoire. Il encourage de fait l'occupation illégale par le Maroc du Sahara Occidental.
     Appelant au rejet "sans réserve" de cet accord, des centaines d'eurodéputés ont insisté sur la sollicitation de l'avis de la Cour européenne de justice préalablement au vote sur l'accord.
     http://marseille-premium.com/2019/01/accord-ue-maroc-le-parlement-europ-en-trahit-les-sahraouis/


    Accord UE-Maroc : le Parlement européen trahit les Sahraouis Marie-Pierre Bettencourt Victoire du Maroc au parlement européen Dans un communiqué relayé par son agence de presse, le mouvement a qualifié la décision d'"illégale", estimant que "le vote a été confirmé dans un environnement dépourvu de tout contrôle et de toute transparence". Mais le Parlement européen est passé outre la décision de la CJUE. "La réunion a été une occasion au cours de laquelle les deux parties ont salué la qualité des relations de partenariat entre le Maroc et l'Union et le niveau constant de coordination entre le Maroc et l'UE sur un ensemble de dossiers essentiels revêtant une dimension politique, sécuritaire, économique et sociale, ainsi que les perspectives prometteuses du partenariat euro-marocain, notamment après la ratification de l'accord agricole entre les deux parties", peut-on lire sur la page Facebook du chef du gouvernement. "Son résultat représente une atteinte directe, non seulement pour les défenseurs des droits de l'homme et le droit international, mais également pour le processus de paix sous l'égide de l'ONU que l'Union européenne prétend soutenir", poursuit le communiqué. Celui-ci affirme que le Polisario "exhorte les États membres de l'Union européenne à reconsidérer ce vote non contraignant et à changer de cap immédiatement". Ali Bongo a quitté Rabat pour Libreville — Gabon Alors qu'on s'attendait à un retour triomphal d'Ali Bongo dans son pays ce mardi, rien n'a filtré sur sa venue. Depuis le 24 octobre, un seul Conseil des ministres s'est tenu à Libreville , aucune loi n'a été promulguée. Triomphe d'Inter, agonie d'Europe 1 — Audiences radio Ancien monument de la radio hexagonale, Europe 1 voit aujourd'hui sa part d'audience céder 0.6 point pour s'établir à 6%. NRJ (9,5 %, et une chute d'un point sur un an) complète le podium à la troisième place derrière RTL et Inter. Alerte au risque de panne générale — Electricité Le risque est logiquement plus élevé en période hivernale, où le système de distribution est très sollicité et les marges de manœuvre en matière de production supplémentaire, moins importantes. Le responsable sahraoui a souligné, en outre, qu'après 40 longues années, un "processus de paix crédible conduit par l'ONU est en voie de réalisation", ajoutant que "grâce à la gestion active de l'Envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU et au leadership des Etats-Unis, il existe enfin une possibilité réelle de s'atteler à la tâche difficile de forger une paix soutenable". "Il est absurde que l'UE nous demande régulièrement d'éviter des pas qui pourraient saper le processus de paix ou préjuger de son issue, et qu'elle adopte elle-même, volontairement, une démarche aussi déstabilisante en allant contre les jugements de sa propre Cour de justice", a encore dénoncé la diplomate sahraoui, invitant l'UE à développer "une politique cohérente qui soutienne la paix dans notre région". "L'UE devrait différer explicitement la mise en œuvre de cet accord commercial et élaborer un plan d'utilisation du commerce comme incitation à la conclusion d'un accord de paix négocié". En attendant, le Front Polisario, agissant au nom du peuple du Sahara occidental, envisage, selon M. Sidati, de suivre "toutes voies légales, pour renverser la décision d'aujourd'hui", précisant qu'"un défi juridique immédiat contre cet accord" sera engagé par le Front. "Nous avons une très grande confiance, soutenue par nos conseillers, dans le fait que la décision européenne ne survivra pas à un examen juridique", a-t-il fait savoir, avant de souligner que le Front Polisario "n'hésitera pas à faire respecter le droit international et les droits du peuple sahraoui", et que "l'UE doit maintenant réfléchir à son attitude" à l'égard de cette question. Tout en accusant l'UE d'exercer "une influence négative sur l'effort collectif international et [de] renforcer un statu quo insoutenable", le Polisario puise dans le champ lexical de la menace. Mohamed Sidati a demandé à l'UE d'assumer ses responsabilités à la suite de ce vote. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est revendiqué depuis 1976 par le Maroc, qui en occupe les cinq sixièmes, et par la République arabe sahraouie démocratique proclamée par le Front Polisario sur le reste du territoire. Il encourage de fait l'occupation illégale par le Maroc du Sahara Occidental. Appelant au rejet "sans réserve" de cet accord, des centaines d'eurodéputés ont insisté sur la sollicitation de l'avis de la Cour européenne de justice préalablement au vote sur l'accord. http://marseille-premium.com/2019/01/accord-ue-maroc-le-parlement-europ-en-trahit-les-sahraouis/
    18Jan Accord UE-Maroc : le Parlement européen trahit les Sahraouis Marie-Pierre Bettencourt Victoire du Maroc au parlement européen Dans un communiqué relayé par son agence de presse, le mouvement a qualifié la décision d'"illégale", estimant que "le vote a été confirmé dans un environnement dépourvu de tout contrôle et de toute transparence". Mais le Parlement européen est passé outre la décision de la CJUE. "La réunion a été une occasion au cours de laquelle les deux parties ont salué la qualité des relations de partenariat entre le Maroc et l'Union et le niveau constant de coordination entre le Maroc et l'UE sur un ensemble de dossiers essentiels revêtant une dimension politique, sécuritaire, économique et sociale, ainsi que les perspectives prometteuses du partenariat euro-marocain, notamment après la ratification de l'accord agricole entre les deux parties", peut-on lire sur la page Facebook du chef du gouvernement. "Son résultat représente une atteinte directe, non seulement pour les défenseurs des droits de l'homme et le droit international, mais également pour le processus de paix sous l'égide de l'ONU que l'Union européenne prétend soutenir", poursuit le communiqué. Celui-ci affirme que le Polisario "exhorte les États membres de l'Union européenne à reconsidérer ce vote non contraignant et à changer de cap immédiatement". Ali Bongo a quitté Rabat pour Libreville — Gabon Alors qu'on s'attendait à un retour triomphal d'Ali Bongo dans son pays ce mardi, rien n'a filtré sur sa venue. Depuis le 24 octobre, un seul Conseil des ministres s'est tenu à Libreville , aucune loi n'a été promulguée. Triomphe d'Inter, agonie d'Europe 1 — Audiences radio Ancien monument de la radio hexagonale, Europe 1 voit aujourd'hui sa part d'audience céder 0.6 point pour s'établir à 6%. NRJ (9,5 %, et une chute d'un point sur un an) complète le podium à la troisième place derrière RTL et Inter. Alerte au risque de panne générale — Electricité Le risque est logiquement plus élevé en période hivernale, où le système de distribution est très sollicité et les marges de manœuvre en matière de production supplémentaire, moins importantes. Le responsable sahraoui a souligné, en outre, qu'après 40 longues années, un "processus de paix crédible conduit par l'ONU est en voie de réalisation", ajoutant que "grâce à la gestion active de l'Envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU et au leadership des Etats-Unis, il existe enfin une possibilité réelle de s'atteler à la tâche difficile de forger une paix soutenable". "Il est absurde que l'UE nous demande régulièrement d'éviter des pas qui pourraient saper le processus de paix ou préjuger de son issue, et qu'elle adopte elle-même, volontairement, une démarche aussi déstabilisante en allant contre les jugements de sa propre Cour de justice", a encore dénoncé la diplomate sahraoui, invitant l'UE à développer "une politique cohérente qui soutienne la paix dans notre région". "L'UE devrait différer explicitement la mise en œuvre de cet accord commercial et élaborer un plan d'utilisation du commerce comme incitation à la conclusion d'un accord de paix négocié". En attendant, le Front Polisario, agissant au nom du peuple du Sahara occidental, envisage, selon M. Sidati, de suivre "toutes voies légales, pour renverser la décision d'aujourd'hui", précisant qu'"un défi juridique immédiat contre cet accord" sera engagé par le Front. "Nous avons une très grande confiance, soutenue par nos conseillers, dans le fait que la décision européenne ne survivra pas à un examen juridique", a-t-il fait savoir, avant de souligner que le Front Polisario "n'hésitera pas à faire respecter le droit international et les droits du peuple sahraoui", et que "l'UE doit maintenant réfléchir à son attitude" à l'égard de cette question. Tout en accusant l'UE d'exercer "une influence négative sur l'effort collectif international et [de] renforcer un statu quo insoutenable", le Polisario puise dans le champ lexical de la menace. Mohamed Sidati a demandé à l'UE d'assumer ses responsabilités à la suite de ce vote. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est revendiqué depuis 1976 par le Maroc, qui en occupe les cinq sixièmes, et par la République arabe sahraouie démocratique proclamée par le Front Polisario sur le reste du territoire. Il encourage de fait l'occupation illégale par le Maroc du Sahara Occidental. Appelant au rejet "sans réserve" de cet accord, des centaines d'eurodéputés ont insisté sur la sollicitation de l'avis de la Cour européenne de justice préalablement au vote sur l'accord. http://marseille-premium.com/2019/01/accord-ue-maroc-le-parlement-europ-en-trahit-les-sahraouis/