2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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dimanche 2 février 2025

Manu et Momo vont en bateau : Dossier SOLIDMAR

Macronie et Makhzen, la mano en la mano : un “partenariat d’exception renforcé”

Dossier SOLIDMAR
2 février 2025

Entre la France et le Maroc d’en haut, c’est l’idylle. Oubliées les questions qui fâchaient, comme la présence de certains Grands Tortionnaires makhzéniens sur le territoire français [au contraire, on les décore] ou encore les écoutes par logiciel Pegasus du téléphone du président français. Désormais, Manu et Momo filent le parfait amour, de quoi rendre jaloux certains boxeurs. Un amour fait en même temps d’ennemis communs et de contrats juteux. Les ennemis communs, on le sait, ce sont les Algériens et les Sahraouis. Les contrats ne se comptent plus : il y en aura pour tout le monde, d’Alstom à TotalEnergies en passant par Thalès, LVMH, Veolia, Orange, Engie et l’OCP (Office chérifien des phosphates).

La déclaration d’amour de Manu à Momo a eu lieu le 30 juillet [doc. 1]. Les noces ont eu lieu les 28, 29 et 30 octobre au Maroc, où Manu s’était rendu en compagnie de pas moins que 138 témoins [Doc. 2]. Le Français a prononcé sont serment d’allégeance devant le Parlement marocain [Doc. 3], l’Alaouite s’est contenté d’écouter, de tenter de sourire et de chuchoter. Les deux monarques ont signé une déclaration relative au « partenariat d’exception renforcé » [Doc. 4]. Et ils ont supervisé la signature de contrats et d’accords pour un montant de plus de 10 milliards d’Euros [Docs. 5 et 6].

Bref, on assiste à un redéploiement de la Françafrique, chassée du Niger, du Mali, du Burkina Faso, du Tchad et peut-être même du Sénégal, à partir du Maroc. Pour le dire en langue de bois royale : « Sa Majesté Le Roi suit de près les efforts importants de la France pour renouveler le partenariat entre la France, l’Europe et les pays africains et l’adapter aux défis du 21ème siècle dans un esprit de respect et d’intérêt mutuels ».

 

SOMMAIRE
1- Lettre du 30 juillet 2024…………………………………………................p.2

2 - Les 138 témoins du mariage…………………………………....................p.4

3 - Serment d’allégeance…………………………………………................…p.7

4 - Déclaration relative au « partenariat d’exception renforcé »
entre le Royaume du Maroc et la République française……........................p.8

5 - Synthèse des accords économiques signés dans le cadre
des rencontres entrepreneuriales Maroc-France,
Rabat, le mardi 29 octobre 2024……………………………….................…p. 11

6- Liste des contrats et accords signés cette semaine entre la France
et le Maroc…………………………………………………………….........…p. 14

 

 

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vendredi 29 novembre 2024

France-Maroc : la course à l’exploitation économique du Sahara occidental

La visite d’Emmanuel Macron à Rabat, fin octobre, a scellé la réconciliation entre le Maroc et la France. Au cœur de ces retrouvailles : le potentiel économique du Sahara occidental, pourtant considéré comme territoire non-autonome par le droit international.

, Orient XXI,

Palais des hôtes royaux, Rabat, lundi 28 octobre 2024. Ministres et patrons défilent, sous les regards satisfaits d’Emmanuel Macron et de Mohamed VI, pour signer 22 accords de coopération. Le lendemain, 18 autres s’ajoutent à la liste.

En tout, ce sont près de 10 milliards d’euros d’investissements qui ont été scellés lors de la visite d’État du président français au Maroc — la première depuis 2018. Ce voyage devait marquer la grande réconciliation diplomatique entre les deux pays après une brouille de trois ans, mais a surtout mis en lumière l’ampleur de leur agenda économique.

Catherine Macgregor, Patrick Pouyanné, Estelle Brachlianoff… Sur les 150 personnalités de la délégation française, près de 40 étaient patrons et patronnes. Pour les entreprises françaises, l’appât est double. L’échéance du Mondial de football masculin 2030, qui sera en partie accueillie par le Maroc (aux côtés du Portugal et de l’Espagne), fait fleurir les appels d’offres et les gros contrats. Mais surtout, le terrain de jeu s’est élargi : les 266 000 kilomètres carrés du Sahara occidental font désormais partie, aux yeux de la France, de la carte du Maroc bien qu’il soit encore considéré comme non autonome par l’ONU.

Dessin de KAK

Une fenêtre sur l’Afrique

Jusque-là, ni la crise des visas ni l’affaire Pegasus n’ont entravé les échanges commerciaux entre le Maroc et la France qui ont atteint « un record historique » en 2023, selon l’Élysée. Mais c’est un « nouveau livre » que s’apprêtent à écrire les deux pays, a déclaré Mohamed VI, selon la formule rapportée par Emmanuel Macron dans une interview à la chaîne publique marocaine 2M1. Au premier chapitre : une vague inédite d’investissements.

En plus de classiques déclarations d’intention entre ministères, allant du transport ferroviaire à l’énergie, en passant par l’éducation ou la coopération culturelle, six accords ont été signés par l’Agence française de développement (AFD) pour près de 900 millions d’euros sur les cinq prochaines années. L’Office chérifien des phosphates (OCP), groupe industriel appartenant à l’État, a décroché le gros lot : l’AFD lui octroie un prêt de 350 millions d’euros pour soutenir sa stratégie de décarbonation, mais aussi pour faciliter ses partenariats avec les entreprises françaises qui lorgnent toute l’Afrique, où l’empire chérifien est bien implanté.

La France a aussi marqué sa volonté d’accompagner le Maroc dans la préparation du Mondial 2030, avec notamment un appui de 100 millions d’euros pour le développement de la région de Casablanca-Settat. Depuis qu’il a été sélectionné comme un des trois pays hôtes, le royaume a la folie des grandeurs. En témoigne la construction du « plus grand stade du monde » à Benslimane, mais aussi le chantier ferroviaire qu’il s’apprête à lancer dans tout le pays, comprenant l’extension de sa ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca jusqu’à Marrakech, initialement fournie par le français Alstom en 2011. L’Office national des chemins de fer (ONCF) a en effet lancé des appels d’offres sur plusieurs tronçons, dont certains ont déjà été accordés à des compagnies chinoises ou marocaines. Mais le revirement français sur la question du Sahara a tout de même coïncidé avec trois victoires françaises sur ce marché. En août 2024, à peine quelques jours après la lettre adressée par Emmanuel Macron à Mohamed VI pour reconnaître le plan d’autonomie du Maroc comme « seule base pour aboutir à une solution politique juste, durable et négociée conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies » au conflit, Egis Rail a remporté un contrat d’assistance à maîtrise d’ouvrage, alors que l’espagnol Ineco faisait une offre de 80 millions de dirhams (7,6 millions d’euros) moins chère, selon le site Le Desk2. Pendant la visite d’État, jackpot pour Alstom, qui a vendu 18 rames de train à l’ONCF pour un montant qui pourrait aller jusqu’à un milliard d’euros. Enfin, Vossloh-Cogifer a également obtenu un contrat de fourniture d’appareils de voie.

La ruée vers l’hydrogène vert

Deux semaines après cette visite d’État, l’Ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, s’est rendu à Laâyoune et à Dakhla, dans le Sahara occidental. Il était accompagné d’une délégation de 50 chefs d’entreprise, venus prospecter dans la région avec la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc. Le clou sera définitivement enfoncé lorsque Rémi Rioux, directeur de l’AFD, se rendra également sur place, comme il est prévu qu’il le fasse « prochainement ». « Le groupe AFD va désormais investir au Sahara, trait d’union entre le Maroc et ses pays voisins », a-t-il affirmé à l’Agence marocaine de presse jeudi 7 novembre. Une application directe du discours présidentiel du 29 octobre 2024 devant un parlement marocain en liesse : « Je le réaffirme ici devant vous : pour la France, le présent et l’avenir de ce territoire s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine. »

Soleil, vent, côte atlantique : le Sahara occidental a une configuration optimale pour produire des énergies vertes, et donc, du carburant décarboné, comme de l’hydrogène vert, dérivable en ammoniac vert. En mars 2024, le royaume a lancé son « Offre Maroc », un appel à venir exploiter un million d’hectares déjà identifiés. Il se voit répondre à 4 % de la demande mondiale d’ici 2030. Avec neuf énergéticiens accompagnant Emmanuel Macron lors de sa visite, quatre projets d’envergure se sont précisés.

Ainsi, Engie a décroché un partenariat avec l’OCP pour un investissement qui irait jusqu’à 15 milliards d’euros, selon les informations rapportées par le magazine marocain Telquel3. Leur accord de développement conjoint prévoit six projets dans les énergies renouvelables, les infrastructures électriques, l’ammoniac vert, le dessalement durable et la recherche innovation. Le lieu d’implantation des sites industriels n’a pas encore été officialisé. Mais le directeur général d’Engie Maroc, Loïc Jaergert-Huber, qui pilote déjà un projet d’usine de dessalement et de parc éolien près de Dakhla, soulignait son intérêt pour le Sahara, en mars 2024 : « On s’intéresse à d’autres projets dans la zone, d’autant plus complexes : renouvelable, infrastructures électriques, hydrogène vert et dérivées à l’horizon 2030-2035. »4. On sait en tout cas qu’Engie va fournir les lignes du réseau électrique des sites de production de l’OCP et les alimenter, ou encore fournir de l’eau dessalée aux régions agricoles exploitées par le géant des phosphates.

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samedi 31 juillet 2021

La légion d'honneur pour l'homme qui espionne la France


El Hammouchi décoré en Espagne

Abdellatif Hammouchi est l’actuel directeur général de la DGSN (Direction générale de la sûreté nationale marocaine) et directeur de la DGST (Direction générale de la surveillance du territoire marocain). Il fait actuellement l’objet d’une enquête pénale pour des crimes de torture présumés commis en 2008 et 2010 au Maroc. Trois plaintes ont en effet été déposées à son encontre.

La première a été introduite le 21 mai 2013 par Adil Lamtalsi et l’ACAT (Associations des Chrétiens pour l’abolition de la torture) au parquet du Tribunal de Grande Instance de Paris. Ce franco-marocain assure avoir subi des actes de torture en 2008 par les services de renseignement marocains. Arrêté le 30 septembre 2008 à Tanger, puis amené dans un centre de détention secret à Temara, il affirme être passé aux aveux sous l’effet de la torture. Sur la base de ceux-ci, il a été condamné à 10 ans de prison pour trafic de drogue mais n’a jamais cessé de clamer son innocence. En mai 2013, il a été transféré en France et a alors déposé une plainte à l’encontre d’Abdellatif Hammouchi en se constituant partie civile.

Une seconde plainte a été déposée le 20 février 2014 par Naâma Asfari et l’ACAT devant le juge d’instruction en charge du dossier au sein du Tribunal de Grande Instance de Paris. Ce défenseur des droits de l’homme sahraoui a été arrêté le 7 novembre 2010 à Laayoune, dans la région du Sahara occidental sous occupation marocaine, et condamné le 16 février 2013 à 30 ans de prison par un tribunal militaire, en dépit de sa qualité de civil. Il affirme lui aussi avoir été condamné sur la base d’aveux obtenus sous la contrainte des actes de torture commis par les services de renseignement marocains.

Le 20 février 2014, Abdellatif Hammouchi s’est rendu à l’ambassade du Maroc à Paris. Informée de sa présence sur le sol français, l’ACAT a déposé une plainte supplémentaire pour complicité de torture, au nom de Naâma Asfari, devant le pôle spécialisé dans la poursuite des crimes contre l’humanité et des crimes et délits de guerre au sein du Tribunal de Grande Instance de Paris. Celle-ci a cependant été rejetée quelques semaines plus tard.

Le lendemain (21 février 2014), une nouvelle plainte a été déposée auprès du Procureur du pôle spécialisé au nom de Zakaria Moumni pour crime de torture. Celui-ci assure avoir reconnu formellement Abdellatif Hammouchi comme ayant participé à l’une des séances de tortures qu’il a subies au centre de Temara. La CIA a d’ailleurs confirmé l’existence de ce centre de torture dans un rapport de la commission des renseignements du Sénat rendu public en 2014.

Une convocation a été transmise par la police nationale à la résidence de l’ambassadeur du Maroc, la justice française cherchant à auditionner Abdellatif Hammouchi. A la suite de celle-ci, l’ambassadeur de France à Rabat a été convoqué et le Maroc a suspendu toute coopération judiciaire pénale avec la France durant plusieurs jours. En conséquence, l’assemblée nationale française s’est résolue à adopter la loi du 24 juillet 2015, autorisant l’approbation du protocole additionnel à la convention d’entraide judiciaire en matière pénale entre le Maroc et la France, lequel contraint désormais les magistrats français à renvoyer à la justice marocaine les plaintes déposées en France par des ressortissants marocains portant sur des actes commis au Maroc par des ressortissants marocains.

La plainte de Zakaria Moumni a donc été transférée à la justice marocaine le 27 mars 2015 et a finalement été classée sans suite par le Procureur général du Roi près la Cour d’appel de Rabat en avril 2016, considérant que de nombreuses contradictions dans sa version des faits remettaient en cause sa crédibilité. Le 19 juillet 2016, le parquet de Paris a également classé cette affaire sans suite en raison de l’absence de preuve de la présence d’Abdellatif Hammouchi sur le sol français.

En septembre 2015, lors d'une visite de François Hollande au Maroc, El Hammouchi a été décoré de la Légion d'honneur, en vue de mettre fin à la brouille provoquée par la décision de la justice française de convoquer l'espion en chef marocain.

dimanche 9 décembre 2018

Maroc : les boursiers au Maroc obligés à s’engager à ne pas manifester en France contre la monarchie

  Maroc-France

 

En France, les étudiants boursiers de l’Etat marocain, signent, en amont, un contrat, une charte que pendant leur séjour en France, en vertu de laquelle, ils ne feront rien pour attenter aux intérêts de la monarchie et celui de Mohamed VI etc…
Ainsi ils ont reçu une consigne formelle de ne pas participer à une quelconque manifestation de solidarité avec le RIF, identifiée comme portant atteinte aux intérêts et à l’image du Maroc. C’est valable aussi pour tout autre manifestation en général critiquant le Maroc. Même si en privé ces étudiants se déclarent solidaires, et de tout cœur avec le RIF, ils n’ont pas le droit de l’exprimer publiquement, dans le cas contraire ils auront des problèmes à leur retour au Maroc.
A contrario, lorsqu’ils s’agit d’une manifestation de l’opposition algérienne, ou simplement critiquant l’État algérien, là, ils ont le droit d’y participer. Ainsi, ils ont le feu vert d’aller aux manifestations kabyles par exemple notamment du MAK !
Source : Rachid Oufkir