2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 26 janvier 2019

Des ONG condamnent "fermement" l'agression d'un militant sahraoui par la police marocaine


Publié le : vendredi, 25 janvier 2019 
    LAAYOUNE OCCUPEE - L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains a condamné "fermement" les violences des autorités marocaines à l'encontre de Mohamed Mayara, coordinateur du collectif Equipe Media, affirmant que le militant sahraoui a été agressé par des policiers marocains à l’aéroport de Laâyoune occupée.
    L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains, issu d'un partenariat de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), ont lancé un appel "urgent" pour garantir l’intégrité physique et le bien-être psychologique de Mohamed Mayara ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l'Homme au Maroc et au Sahara occidental", ont indiqué des médias citant une lettre adressée aux autorités marocaines.
    S'adressant notamment aux services du Premier ministre marocain, au ministre des Affaires étrangères, ainsi qu'aux ministres chargés de la Justice et des droits de l’Homme, l'Observatoire a demandé aux autorités marocaines de mettre un terme à "toute forme de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre des défenseurs des droits humains et de garantir le droit de mener des activités pacifiques et légitimes de défense des droits humains".
    S'appuyant sur des sources fiables, l'Organisation a affirmé que Mohamed Mayara a été victime d'une "agression physique" perpétrée par huit policiers marocains à l’intérieur de l’aéroport de Laâyoune occupée et blessé à la joue le 13 janvier denier, alors qu’il rentrait d’une visite des camps de réfugiés sahraouis accompagné d’une délégation de 16 défenseurs des droits humains, dont Mme Aminatu Haidar".
    Selon l'ONG, les policiers marocains l’ont ensuite conduit dans une salle à l’aéroport et l’ont interrogé sur sa visite des camps de réfugiés et sur les activités d’Equipe Media, ajoutant que le militant sahraoui a été "photographié avant d'être relâché, sans qu’aucun chef d’inculpation n’ait été retenu contre lui".




    L’Observatoire a rappelé, qu’au cours des derniers mois, Mohamed Mayara avait reçu plusieurs menaces en rapport avec ses activités, précisant que "le 12 novembre dernier, des militaires marocains se sont même entrés par effraction dans sa maison et ont interrogé sa famille au sujet de ses activités de défense des droits de l'Homme et des moyens de subsistance de la famille".
    Condamnant fermement ces actes de violence, l’Organisation a relevé à l'occasion que d’autres membres d’Equipe Media ont subi le même harcèlement de la police marocaine, citant notamment le cas de la journaliste Nazha El Khalidi, correspondante de la RASD TV, qui a été arrêtée et agressée par la police marocaine en novembre dernier pour avoir filmé des manifestations pacifiques sahraouies.
    A cet effet, l’ONG appelle les autorités marocaines de garantir en toutes circonstances le droit de mener des activités pacifiques et légitimes de défense des droits de l'Homme et de mener, sans délais, une enquête "impartiale" quant à ces faits cités, afin d’identifier les responsables et de les traduire devant la justice.
    Elle a exigé, en outre, de garantir "l’intégrité physique et le bien-être psychologique de M. Mohamed Mayara ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l'Homme au Maroc et au Sahara occidental".
    L'Observatoire a invité également les autorités marocaines à se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme de l'ONU, à la Déclaration universelle des droits de l’Homme ainsi qu'aux autres instruments relatifs aux droits humains ratifiés par le Royaume.

    dimanche 4 février 2018

    Tunisie: des ONG accusent Macron de ne pas avoir entendu la société civile

    Communiqué de plusieurs associations de défense des droits humains

    Humanite.fr, 3/2/2018

    Organisée par l’Institut Français de Tunisie le 1er février 2018, la Journée Franco-Tunisienne de la société civile aurait pu être l’occasion pour le président français d’écouter l’analyse de la société civile quant au climat de plus en plus tendu relatif aux droits humains et à la mise en place des acquis et instances instaurées  par la Constitution.
    En réalité, la rencontre ne s’est soldée que par quelques mains serrées et une belle photo de famille.
     
    Cette société civile tant louée par M.  Macron lors de son allocution à l’Assemblée des Représentants du Peuple ainsi que dans  ses déclarations à la presse n’a pas eu la possibilité de faire entendre sa voix et aurait voulu avoir les explications du président Macron quant à ses propos tenus lors de la conférence de presse conjointe du 31 Janvier 2018 avec son homologue tunisien.
    Interpellé par un journaliste à propos du rapport de l’organisation Human Rights Watch dénonçant les violences policières survenues lors des manifestations qui ont eu lieu en début d’année en Tunisie, le Président Macron a déclaré que « ces arrestations ont été faites dans le cadre d’un État de droit ».  Le Président Macron a également ajouté que « Parfois on a tendance à confondre les gravités et à considérer qu’une dénonciation vaut toutes les autres ».
     
    De tels propos traitent par le mépris les signaux d’alarme lancés récemment par de multiples acteurs de la société civile tunisienne quant à l’impunité qui accompagne la brutalité policière, les arrestations arbitraires ainsi que les conditions de détention, la menace pesant sur la liberté d’expression et de la presse ainsi que la diabolisation des mouvements de revendications sociales, économiques et environnementales.
     
    Par ailleurs ils affirment l’existence inconditionnelle d’un État de Droit en Tunisie, en dépit d’absence des instances garantes de celui-ci, première parmi toutes la Cour Constitutionnelle, et malgré des pratiques judiciaires, sécuritaires et institutionnelles allant à l’encontre des principes constitutionnellement proclamés par la Tunisie.
     
    Aussi, les organisations de la société civile signataires de ce communiqué expriment leur mécontentement quant aux propos du Président Macron face aux questions des droits humains en Tunisie et leur déception quant au temps consacré à un véritable dialogue avec cette société civile lors de sa visite en Tunisie. Elles tiennent également à rappeler le caractère universel et indivisible des droits humains qui ne peut en aucun cas permettre d’exception ni de hiérarchie entre droits.
     
    Signataires :
     
    Al Bawsala
    Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES)
    Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD)
    Ligue Tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH)
    Association Tunisienne de défense des libertés individuelles (ADLi)
    Organisation contre la Torture en Tunisie (OCTT)
    Touensa
    Aswat Nissa
    Avocats Sans Frontières (ASF)
    ACAT France


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