2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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jeudi 5 octobre 2023

Appel au secours de Nizar Trabelsi, aujourd’hui en grève de la faim octobre 04, 2023

 
 Nizar Trabelsi, aujourd’hui en grève de la faim

Photo de Nizar Trabelsi à son arrivée à la prison américaine RRJ en 2013,après son extradition illégale par la Belgique3
 
Nizar Trabelsi, aujourd’hui en grève de la faim

 Vingt-deux ans après son arrestation en Belgique, Nizar Trabelsi a été acquitté par un jury américain le 14 juillet 2023. Il a passé douze ans en prison en Belgique (2001-2013) avant d'être extradé par la Belgique vers les États-Unis, en dépit de l’interdiction de la Cour européenne des droits humains. Aux États-Unis, il a passé dix ans de plus derrière les barreaux (2013-2023), sans être jugé, avant d'être acquitté par un jury à Washington DC.
Les autorités judiciaires et politiques et la presse aussi bien américaine que belge n’en reviennent pas. Ainsi, on peut lire dans plusieurs médias américains : « Fait rare et choquant, Trabelsi a été déclaré non coupable par un jury devant un tribunal fédéral. Ses avocats ont insisté sur le fait que Nizar Trabelsi a été pris dans les excès de la réaction américaine après les attentats du 11 septembre. Qu’il avait fait des aveux aux autorités belges, sur lesquels reposaient les accusations américaines, qui étaient faux. L'avocate Sabrina Shroff a fait valoir que la plupart des déclarations de Trabelsi aux autorités belges ne pouvaient être objectivement corroborées. Elle a également déclaré que les autorités belges avaient profité des faiblesses de M. Trabelsi pour extrader à tort un homme innocent vers les États-Unis ».[1] Après le verdict, elle a ajouté : « Mr. Trabelsi espère que la Belgique réparera son erreur - une erreur qui lui a coûté 22 ans de sa vie" vie ».[2]
Libre enfin !?
Acquitté, Nizar Trabelsi ne sort des prisons américaines où il a passé dix ans de sa vie en isolement total et sous les restrictions extrêmes des SAM (les mesures administratives spéciales) que pour être amené au centre de détention pour étrangers à Farmville en Virginie en attendant son transfert hors des États-Unis.
Quand il y est arrivé, il est autorisé de téléphoner. J’ai pu avoir une conversation au téléphone avec lui pendant un long moment, ce qui m’était interdit pendant dix ans lorsqu’il était en prison. Désespéré, Il m’a demandé de chercher de l’aide. Pour que les médias parlent de sa situation, pour qu’il puisse revenir en Belgique et rejoindre sa famille. Mais, depuis le 20 juillet 2023, six jours après son arrivée dans ce centre, plus rien. Il est replacé en isolement total dans les mêmes conditions carcérales d’avant (ce que les Américains appellent poliment « administrative housing »).
Le 24 septembre, il décide d’utiliser la seule arme qui lui reste : une grève de la faim et de la soif. Son avocate américaine, Sabrina Shroff, a fait savoir que depuis, Trabelsi a été transféré dans un hôpital et qu'on l'avait forcé à boire. Après quelques examens, il est retourné en prison. Il a déjà perdu dix kilos.
Voici des phrases que j'ai notées lors de notre conversation, avant qu’il commence sa grève de la faim et de soif. C’est le témoignage d’un homme détruit par dix ans de détention dans des conditions d’isolement extrêmes.
« Je ne supporte plus l'isolement et en même temps je ne supporte pas d'être avec d'autres personnes. Je ne supporte pas le silence et en même temps je ne supporte pas le bruit.
Je ne supporte pas que des personnes parlent en même temps. Je ne peux pas supporter les gens qui crient fort, je panique. Je n’arrive plus à bien parler, même pas à m'exprimer en arabe ou dans une autre langue. Je ne peux pas marcher, seulement de courtes distances, je me fatigue rapidement si c’est plus long. Je ne vois pas bien.
Je n’arrive pas bien à dormir. Seulement entre deux heures et deux heures et demie et seulement le matin quand je suis très fatigué. Ma relation avec ma famille est détruite. Je ne sais pas comment parler à ma femme je ne peux parler que de problèmes.
Pendant plus de deux ans, j'ai pris une douche avec des menottes aux mains et des entraves à mes pieds. C'est la pire chose qui me soit arrivée. Pour sortir de cette humiliation, je me suis lavé très souvent dans ma cellule avec de l'eau froide en hiver, car j'étais fatigué d’être enchainé. Une heure de récréation par semaine pour moi tout seul, seulement à 8 heures du matin. Je ne peux parler au psychologue que derrière ma porte fermée. Je peux voir le médecin avec les entraves. . Je suis ici à FarmVille depuis 45 jours. Qu'est-ce que j'ai fait pour être traité de cette manière ? Pour l’ICE (U.S. Immigration and Customs Enforcement, ndlr) et le gouvernement fédéral, un chien est mieux loti que moi. Ils fouillent ma cellule tous les jours à n'importe quelle heure, jour et nuit.
Combien de fois j’ai souhaité respirer, voir le ciel, voir la lumière du jour, mais je ne peux pas. J'ai toujours froid même quand il fait très chaud dehors. J'ai besoin de quatre couvertures. Il y a trop de choses à raconter sur ma vie dans les prisons américaines pendant dix ans. Je me souviens très bien du rapport qui disait que le gouvernement américain a le droit de faire tout et n'importe quoi, même de torturer tous ces « terroristes d'Al Qaeda » pour protéger les citoyens américains. Je ne suis pas un terroriste. Je ne suis pas d'al Qaeda. J'ai été torturé et maltraité pendant vingt-deux ans, ils doivent payer pour les dégâts. Ma vie, mon avenir est détruit. Je suis innocent. Je suis innocent… ».
Pendant ce temps, sauf exception[3], le silence règne. Sur les murs des bâtiments officiels, les photos de Olivier Vandecasteele ont disparu. Sur la façade des Musées royaux des beaux-arts de Belgique apparaît maintenant une banderole pour l’opposante iranienne Mahsa Amini : “say her name Mahsa Amini”. En ce qui concerne Nizar Trabelsi, la Belgique, premier responsable dans cette affaire, a fait savoir qu’elle ne ferait rien et qu’elle ne demanderait pas le retour de Nizar Trabelsi en Belgique.

 

lundi 12 mars 2018

Nizar Trabelsi et Guantanamo : la justice belge reconnaîtra-t-elle son erreur ?







Nizar Trabelsi lorsqu'il était encore en prison
en Belgique


par Luk Vervaet 4 février 2018


En janvier 2017, le président américain Donald Trump déclarait à la chaine de télévision ABC: « Est-ce que la torture marche ? Donne-t-elle des résultats ? J’ai posé la question à des personnes au plus haut niveau des services de renseignement et la réponse est « oui, absolument ». »

Le mardi 30 janvier 2018, seize ans après l’ouverture du camp de Guantanamo, Trump annonçait dans son premier discours sur l’État de l’Union qu’il maintiendrait ouvertes les installations carcérales à Guantanamo : « Pour y enfermer les terroristes où que nous les chassions, où que nous les trouvions ».

Ainsi la boucle est fermée. Banni en 2009, le waterboarding et d’autres formes de torture pourront être réintroduits comme techniques d’interrogation. Le camp de Guantanamo et d’autres sites secrets de la CIA où ils ont été pratiqués, resteront ouverts. Nous voilà de retour dans les années Bush, parmi les plus sombres de l’histoire moderne.

Nizar Trabelsi et Guantanamo 
Mais quel est le lien entre l’affaire de Nizar Trabelsi, extradé par la Belgique le 3 octobre 2013 à la demande des Etats-Unis, et Guantanamo ?[1]

Nizar Trabelsi dans l'avion de la CIA le 3 octobre 2013
C’était début 2009. Devant la chambre de mises en accusation de la Cour d’appel de Bruxelles, se débattait la demande d’extradition de Nizar Trabelsi introduite par les autorités américaines en 2008. La défense de Trabelsi, sous la direction de maître Marc Nève, plaidait que la demande américaine ne pouvait pas être acceptée. Qu’il fallait la rejeter à tout prix. À cause des conditions inhumaines de détention aux États-Unis. À cause des méthodes d’interrogatoire qui y ont cours. À cause des méthodes de recherche utilisées dans ce type de dossiers.
 Lire l'article : https://bruxelles-panthere.thefreecat.org/?p=3570




lundi 5 février 2018

Nizar Trabelsi et Guantanamo : la justice belge reconnaîtra-t-elle son erreur ?


par Luk Vervaet 4 février 2018


Nizar Trabelsi lorsqu'il était 
encore  en prison en Belgique
En janvier 2017, le président américain Donald Trump déclarait à la chaine de télévision ABC: « Est-ce que la torture marche ? Donne-t-elle des résultats ? J’ai posé la question à des personnes au plus haut niveau des services de renseignement et la réponse est « oui, absolument ». »

Le mardi 30 janvier 2018, seize ans après l’ouverture du camp de Guantanamo, Trump annonçait dans son premier discours sur l’État de l’Union qu’il maintiendrait ouvertes les installations carcérales à Guantanamo : « Pour y enfermer les terroristes où que nous les chassions, où que nous les trouvions ».

Ainsi la boucle est fermée. Banni en 2009, le waterboarding et d’autres formes de torture pourront être réintroduits comme techniques d’interrogation. Le camp de Guantanamo et d’autres sites secrets de la CIA où ils ont été pratiqués, resteront ouverts. Nous voilà de retour dans les années Bush, parmi les plus sombres de l’histoire moderne.

Nizar Trabelsi et Guantanamo

Mais quel est le lien entre l’affaire de Nizar Trabelsi, extradé par la Belgique le 3 octobre 2013 à la demande des Etats-Unis, et Guantanamo ?[1]

C’était début 2009. Devant la chambre de mises en accusation de la Cour d’appel de Bruxelles, se débattait la demande d’extradition de Nizar Trabelsi introduite par les autorités américaines en 2008. La défense de Trabelsi, sous la direction de maître Marc Nève, plaidait que la demande américaine ne pouvait pas être acceptée. Qu’il fallait la rejeter à tout prix. À cause des conditions inhumaines de détention aux États-Unis. À cause des méthodes d’interrogatoire qui y ont cours. À cause des méthodes de recherche utilisées dans ce type de dossiers.

Nizar Trabelsi dans l'avion de la CIA
 le 3 octobre 2013
Or, pour contrer les arguments de la défense, l’argumentation centrale du Procureur fédéral disait qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter sur le respect des droits des détenus aux États-Unis. Pour le démontrer, le Procureur fédéral avait repris, dans son réquisitoire écrit, de larges extraits des promesses électorales d’Obama, élu début novembre 2008. Ces extraits, reproduits tels quels, provenaient, références à l’appui, du site internet de RTL. Obama, non seulement y annonçait la fermeture de Guantanamo mais y faisait aussi valoir que s’annonçait, après tant de dérives, une ère nouvelle, respectueuse des droits fondamentaux.