2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est Nasser Bourita. Afficher tous les articles
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jeudi 10 février 2022

Le Maroc a sapé tous les efforts internationaux déployés par la communauté internationale en vue de résoudre pacifiquement le conflit au Sahara occidental. par la communauté intern

«Le Maroc a fait revenir la région à la case départ, celle de la guerre, de la tension et de l'instabilité, et par conséquent, la solution finale demeure le respect total du droit du peuple sahraoui à la liberté et à l'indépendance.»

Le ministre sahraoui de l'Information, porte-parole du gouvernement, Hamada Salma Daf, a affirmé qu'en raison de son «obstination», le Maroc avait saboté tous les efforts déployés par la communauté internationale en vue de résoudre pacifiquement le conflit au Sahara occidental.
Dans un communiqué publié en réponse aux contre-vérités proférées par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nacer Bourita, Salma Daf a déclaré qu'«il est regrettable que tous les efforts consentis par la communauté internationale en vue de résoudre pacifiquement le conflit aient été sabotés en raison de l'obstination du Maroc et de sa fuite en avant». «Le Maroc a fait revenir la région à la case de départ, celle de la guerre, de la tension et de l'instabilité, et par conséquent, la solution finale demeure le respect total du droit du peuple sahraoui à la liberté et à l'indépendance», a-t-il soutenu.
Dans ce sillage, le ministre sahraoui a souligné que «la guerre ne s'arrêtera pas tant que le Maroc ne cessera pas ses agressions et sa guerre perdue d'avance contre le peuple sahraoui, de même qu'il doit respecter les frontières reconnues au niveau international et renoncer à sa politique expansionniste à l'encontre de ses voisins y compris la République arabe sahraouie démocratique, faute de quoi il sera toujours le premier responsable de l'insécurité et de l'instabilité dans la région». «En accordant une interview à la Chaîne France 24, le ministre marocain des AE a proféré une série de contrevérités typiques et de propagande contraire à la réalité, celle que la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental», a-t-il poursuivi. «Le Maroc a siégé aux côtés de l'Etat sahraoui à l'Union africaine (UA) lors du sommet africain», a fait observer le ministre, soulignant que «le peuple sahraoui, avec son armée et ses institutions, est déterminé à préserver sa liberté et son indépendance». «Le Maroc est isolé sur le plan régional à cause de sa guerre perdue d'avance au Sahara occidental et de ses vils trocs, dont il n'a tiré que son échec à convaincre la communauté internationale de sa prétendue souveraineté sur le Sahara occidental», a-t-il dit, estimant que «c'est ce qui amène son ministre des Affaires étrangères à ce moment précis à répéter le même disque rayé d'inepties participant d'une politique qui vise à faire diversion pour détourner l'attention du peuple de ses conditions déplorables et de sa misère qui dureront tant que le régime marocain occupera le Sahara occidental». «Attaché à sa liberté et à son indépendance, le peuple sahraoui est déterminé à poursuivre sa guerre de libération jusqu'au recouvrement de sa souveraineté sur les parties occupées de son territoire national», a-t-il soutenu, ajoutant que «le peuple marocain frère doit comprendre que le régime autoritaire du Makhzen ne le conduira qu'à la reproduction de l'expérience de sa guerre perdue d'avance, qui fera davantage de souffrances et de victimes et qui hypothéquera son développement, son bien-être et son avenir parmi les peuples de la région».


mardi 3 août 2021

Joey Hood achève d’enterrer la déclaration de Trump sur la prétendue marocanité du Sahara Occidental

 
Après sa rencontre avec Nacer Bourita : Joey Hood achève d’enterrer la déclaration de Trump sur la prétendue marocanité du Sahara Occidental

Sale temps pour l’entreprise coloniale et criminelle du Maroc telle que menée au Sahara Occidental depuis la marche verte de 1975.

Une déclaration datée de ce mardi 28 juillet de l’ambassade américaine à Rabat, dont nous avons obtenu copie, finit d’enterrer définitivement la scandaleuses déclaration de Trump sur la prétendue marocanité du Sahara Occidental, dont se gargarisait Rabat depuis décembre passé, mais sans en avoir obtenu ce qu’il désirait en dépit de sa trahison,  désormais formelle, de la cause palestinienne.

Un rejet international unanime avait en effet accompagné cette déclaration, à commencer par les pays européens et très impliqués dans le dossier sahraoui, comme la France et l’Espagne, au même titre que les États membres permanents du conseil  de sécurité de l’ONU. Au-delà des formules de politesse contenu dans le document de l’ambassade US basée à Rabat, signé par Joey Hood, sous Secrétaire d’Etat chargé du Proche-Orient, le camouflet est total.

L’humiliation aussi. Ce haut responsable américain, qui déjuge Trump par rapport à son scandaleux deal, insiste avant tout, dans une conférence de presse animée à Rabat à la suite de sa rencontre avec Nacer Bourita, ministre des AE marocain, sur le nécessaire retour à la légalité internationale, et au règlement de ce conflit sous l’égide de l’ONU.

Cela implique, ajoute le même responsable, la désignation rapide d’un nouvel envoyé du SG de L’ONU pour cette région, mais aussi et surtout l’arrêt du conflit armé qui a repris à El Guerguerat depuis que le Maroc a rompu unilatéralement  le cessez-le-feu conclu en 1991 entre l’armée coloniale marocaine et le front Polisario, représentant légitime et unique du peuple sahraoui.

Les rêves fous de Mohamed VI, déjà profondément embourbé dans le scandale Pegasus, viennent donc de fondre comme neige au soleil. Sa trahison de la cause palestinienne ne lui a rapporté que plus de honte, et un rejet total de la part de sa propre population.

Celui qui se targuait de nous narguer en faisant mine de soutenir le mouvement terroriste et indépendantiste de Ferhat M’Henni risque dans un très proche avenir de voir son trône, déjà chancelant, se renverser dans un bruit de tonnerre, avec son contenu bien sûr. Voilà pourquoi il ne fallait certainement pas vendre la peau de l’ours avant  de l’avoir tué.


 

mardi 13 juillet 2021

L’administration Biden recadre le régime de Mohammed VI


Le chef de la diplomatie américaine a mis en garde son homologue marocain au sujet de la situation alarmante des droits de l’homme dans le royaume. Ce qui pourrait amener le pouvoir à desserrer quelque peu l’étau sur l’opposition   

La tête légèrement inclinée en avant, le dos voûté, même un peu courbé, le regard fuyant et l’air troublé, c’est ainsi que le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a tendu timidement la main pour saluer le chef du département d’État américain, Anthony Blinken. 

Ne s’attendant pas à une telle réaction, ce dernier n’a pas pu s’empêcher de lâcher un sourire narquois et jubilatoire, avant de tapoter l’épaule du diplomate marocain, marquant un satisfecit à peine dissimulé de la part du chef de la diplomatie américaine. 

La photo a enflammé les réseaux sociaux et suscité la colère de nombreux observateurs qui avaient dénoncé, ironiquement, une sujétion physique et psychologique de celui censé représenter « dignement » la diplomatie marocaine sur la scène internationale. 

Pour rappel, la scène s’est déroulée en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Coalition internationale anti-État islamique, tenue lundi 28 juin à Rome. 

À la suite de cette rencontre, le ministre marocain des Affaires étrangères a publié un communiqué dans lequel il a censuré maladroitement une partie importante de ses échanges avec le haut responsable américain. 

Il faut dire que Nasser Bourita n’en est pas à son premier coup d’essai en matière de désinformation. En avril 2021, après une rencontre avec des responsables saoudiens en visite dans le royaume, le chef de la diplomatie marocaine n’avait pas eu de scrupules à faire dire aux Saoudiens qu’« ils apportaient leur soutien inconditionnel à l’intégrité territoriale du royaume chérifien [relativement à la question du Sahara occidental] », alors qu’il n’en était rien. Le ministère saoudien des Affaires étrangères s’était empressé de démentir le communiqué. 

Cette fois-ci, le ministre croyait pouvoir étouffer les critiques américaines à peine voilées dans les propos de Blinken, là où ce dernier évoque subtilement un échange sur « les droits de l’homme ainsi que la liberté de la presse dans le royaume ». 

Après l’affront européen, l’affront américain

Après sa rencontre avec le ministre marocain des Affaires étrangères, le secrétaire d’État américain avait en effet relayé sur-le-champ la substance de leurs échanges sur ses réseaux sociaux, notamment sur Twitter. 

Traduction : « Bonne rencontre avec le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita. Nous avons discuté des sujets d’intérêt commun liés notamment à la paix et la stabilité dans la région, les droits de l’homme ainsi que la liberté de la presse. Nous avons aussi discuté de la situation en Libye et de notre objectif commun de rétablir la stabilité et la prospérité dans ce pays. »

La nouvelle administration américaine semblait donc déterminée à rappeler au régime de Mohammed VI les lignes rouges à ne pas dépasser sur le sujet des droits de l’homme. 

Comme quoi, ce n’est pas parce que le Maroc a adhéré à l’« accord du siècle », en décidant de la normalisation de ses relations avec Israël en échange de la reconnaissance par les États-Unis de la marocanité du Sahara occidental, que le régime peut se permettre de bafouer à sa guise les droits de l’homme et la liberté de la presse

Une claque diplomatique qui vient enfoncer davantage un régime déjà mis à mal par les voisins européens, qui viennent, tout récemment, de voter une résolution contre « la violation par le Maroc de la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant et l’instrumentalisation des mineurs dans la crise migratoire à Ceuta ».  

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Car cela fait déjà quelques années que le pouvoir en place tente inlassablement d’étouffer, par tous les moyens, la voix de la dissidence, à commencer par l’emprisonnement des leaders du hirak du Rif en 2016, en passant par l’intimidation des influenceurs et l’arrestation de journalistes indépendants, à l’instar de Omar Radi et Souleiman Raissouni, connus pour leurs critiques du pouvoir, actuellement poursuivis pour des faits d’agression sexuelle. 

Détenus à l’isolement depuis à peu près un an, les deux opposants ne cessent d’ailleurs de réclamer un procès juste et équitable. Mais en vain, le régime de Mohammed VI ne lâche rien malgré la campagne de solidarité internationale avec les deux journalistes. À la place, il continue d’ignorer la détérioration de la situation des droits de l’homme dans le pays. 

Un rapport américain accablant

Après la sortie du chef de département d’État américain, c’est l’un des plus grands journaux américains, The New York Times, qui s’est emparé de la question. Dans son édition du 3 juillet 2021, on peut lire ceci : « la plus longue grève de la faim d’un journaliste met en lumière les dangers qui guettent le journalisme d’investigation au Maroc ».  

Traduction : « Au moins dix journalistes marocains ont été placés en détention ces dernières années, la plupart d’entre eux ont été accusés de crimes sexuels et d’autres actes jugés illégaux. Selon les groupes de défense des droits humains, l’objectif réel des autorités est de réduire au silence le petit cadre des journalistes indépendants. »

Pour rappel, le 30 mars 2021 à Washington, l’administration américaine a publié le rapport 2020 du département d’État sur la situation inquiétante des droits de l’homme au Maroc. 

À cet égard, le rapport a révélé au grand jour que des membres des forces de sécurité ont commis certains abus relatifs aux droits de l’homme, dont des traitements dégradants (28 plaintes), de graves restrictions à la liberté d’expression, corruption et torture. 

À ce propos, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) a alerté, fin juin 2021, que la pratique de la torture était encore « courante » et « largement pratiquée » dans divers centres de détention au Maroc. 

Le rapport a déploré aussi le « peu d’enquêtes ou de poursuites pour violations des droits de l’homme par des fonctionnaires, que ce soit dans les services de sécurité ou au sein du gouvernement ». 

Selon le même rapport, les autorités ont fait pression sur les enquêteurs pour obtenir des aveux des suspects afin que les poursuites soient engagées. 

Sans compter l’intimidation des militants et des journalistes, souvent traduits en justice pour des affaires apparemment sans rapport avec le journalisme ou les activités politiques. 

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Les autorités ont aussi poursuivi des personnes qui avaient exprimé certaines opinions idéologiques en ligne, en particulier liées aux manifestations dans la région du Rif. 

À cet égard, le 27 mars 2021, environ 150 associations et militants des droits de l’homme ont signé une pétition demandant de libérer les « prisonniers d’opinion », ceux du hirak du Rif de 2016-2017. 

Tout récemment, les autorités marocaines ont refoulé à Casablanca Christophe Marchand, l’avocat belge venu assister au procès d’Omar Radi. Dans le rapport américain, les États-Unis reprochaient aux « autorités marocaines d’avoir refusé aux avocats d’accéder en temps opportun à leurs clients ». 

Le 2 juillet 2021, c’est le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Mary Lawlor, qui a appelé le Maroc « à cesser de cibler les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes qui défendent les questions de droits de l’homme liées au Sahara occidental, et leur permettre de travailler sans représailles ». 

Recalibrage diplomatique   

Malgré la mise en garde américaine contenue dans le rapport du département d’État américain, le régime marocain a continué sa politique de l’autruche. 

D’où le rappel à l’ordre du chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, annonçant un recalibrage de la politique étrangère américaine envers le royaume.

La nouvelle administration américaine n’acceptera plus que le régime de Mohammed VI continue de bafouer les droits de l’homme, comme il a pris l’habitude de le faire du temps de l’ex-président Trump, foncièrement proche des régimes autoritaires arabes.   

Il aura fallu donc attendre que Joe Biden soit élu pour qu’il daigne réagir à la détresse des militants des droits de l’homme au Maroc. 

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Vivant de l’aide financière généreuse des puissances européennes et américaine, notamment, le régime marocain avait tenté maladroitement de supplanter ses partenaires. En quête d’un « leadership régional » chimérique, le régime a décidé de geler ses relations diplomatiques avec l’Allemagne, avant de menacer l’Espagne d’une invasion des migrants à partir des côtes marocaines. 

Aussi, le tweet de Blinken ne saurait estomper la dérive sécuritaire du régime. En tous cas, une chose est sûre : le recadrage du régime de Mohammed VI par le président Biden va probablement obliger le roi à réviser ses positions concernant la situation déplorable des droits de l’homme et des libertés au Maroc. 

Fin juin, depuis sa résidence aux États-Unis, le prince Moulay Hicham était sorti en « éclaireur » pour demander poliment à son cousin, le roi Mohammed VI, de gracier les journalistes emprisonnés. 

On serait tenté de penser que ceci pourrait constituer le début d’une sortie de crise. Encore faut-il que cela suffise pour sauver la face d’un régime très mal en point.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Aziz Chahir
Aziz Chahir est docteur en sciences politiques et enseignant-chercheur à Salé, au Maroc. Il travaille notamment sur les questions relatives au leadership, à la formation des élites politiques et à la gouvernabilité. Il s’intéresse aussi aux processus de démocratisation et de sécularisation dans les sociétés arabo-islamiques, aux conflits identitaires (le mouvement culturel amazigh) et aux questions liées aux migrations forcées. Consultant international et chercheur associé au Centre Jacques-Berque à Rabat, et secrétaire général du Centre marocain des études sur les réfugiés (CMER), il est l’auteur de Qui gouverne le Maroc : étude sociologique sur le leadership politique (L’Harmattan, 2015).

 

mardi 28 janvier 2020

Le Maroc peut-il intègrer les eaux du Sahara occidental à son espace maritime ?

Le Maroc intègre les eaux du Sahara occidental à son espace maritime

Les lois établissant la compétence juridique du royaume sur les eaux allant jusqu’à Lagouira, à la frontière mauritanienne, ont été votées à l’unanimité par les députés.
Le Monde avec AFP Publié le 23 janvier 2020 à 11h22
Le port de pêche de Laayoune, au Sahara occidental, en novembre 2018.
Le port de pêche de Laayoune, au Sahara occidental, en novembre 2018. FADEL SENNA / AFP
Le Maroc a intégré mercredi 22 janvier les eaux du Sahara occidental à son espace maritime, en votant deux lois qui renforcent sa tutelle sur cette ancienne colonie espagnole au statut toujours indéfini.  

« Ces lois visent à réactualiser l’arsenal juridique national », en phase avec « la souveraineté totale du royaume sur ses frontières effectives, terrestres et maritimes », a déclaré le ministre des affaires étrangères, Nasser Bourita, avant l’adoption du texte par le Parlement à Rabat. Les lois établissant la compétence juridique du Maroc sur l’espace maritime allant de Tanger (nord) à Lagouira, à la frontière mauritanienne, ont été votées à l’unanimité par les députés et saluées par des applaudissements.
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Dans une déclaration écrite à l’AFP, reçue à Alger, le Front Polisario, qui réclame l’indépendance du Sahara occidental, a estimé que la décision du Maroc n’aurait « aucun effet légal » et a menacé de saisir le Tribunal international du droit de la mer. « Il ne s’agit que de propagande, dénuée de toute valeur juridique internationale », a réagi Mhamed Khadad, un membre de la direction de ce mouvement. La question du statut du Sahara occidental, toujours classé « territoire non autonome » par l’ONU en l’absence d’un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes du Polisario, soutenus par l’Algérie.

Des tensions entre le Maroc et l’Espagne

Cette vaste étendue désertique bordée sur quelque 1 000 kilomètres par l’océan Atlantique est en grande partie contrôlée par le Maroc, qui veut une « autonomie sous contrôle » pour la zone qu’il considère comme sienne. Le Front Polisario réclame un référendum d’autodétermination. Ce mouvement a introduit des recours contre deux récents accords entre l’Union européenne et le Maroc, élargissant les échanges commerciaux agricoles et halieutiques aux produits du Sahara occidental. La procédure est en cours, selon Me Gilles Devers, l’avocat du Front Polisario joint par l’AFP.
En gestation depuis des années, la délimitation des eaux a aussi, par le passé, suscité des tensions entre le Maroc et l’Espagne, notamment après des explorations pétrolières dans la zone. La question sera abordée vendredi au cours de la première visite à Rabat de la nouvelle ministre espagnole des affaires étrangères, Arancha Gonzalez, a souligné M. Bourita après le vote. « Nous ne voulons pas imposer un fait accompli, mais nous sommes prêts au dialogue avec l’Espagne dans le cadre de nos droits essentiels et souverains », a-t-il précisé devant le Parlement.
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Mi-décembre, le gouvernement espagnol avait rappelé au Maroc que la délimitation des frontières maritimes avec des pays voisins était régie par « un accord mutuel ». Moins de 100 kilomètres séparent l’archipel espagnol des Canaries des côtes marocaines et chaque État est en droit de revendiquer un plateau continental allant de 200 à 350 milles marins.
Les nationalistes de la Coalition Canaries ont récemment exigé du gouvernement espagnol qu’il se plaigne auprès des Nations unies de « la décision du Maroc de poursuivre la nouvelle délimitation de ses frontières ». « Cette décision unilatérale concerne directement les Canaries », a protesté cette formation avant le vote, sur son compte Twitter. Le Maroc avait ratifié la convention des Nations unies sur le droit de la mer en 2007, disposant alors d’un délai de dix ans maximum pour définir son plateau continental et ses frontières maritimes.

« Un acte provocateur » du droit international

Parallèlement à la ratification de ces lois et à sa politique de grands chantiers, le royaume table sur la diplomatie et le sport pour asseoir sa légitimité, depuis le cessez-le-feu signé sous la houlette des Nations unies avec le Front Polisario en 1991, après seize ans de guerre. La récente ouverture de quatre consulats étrangers dans la zone sous contrôle marocain a marqué « le début d’une consécration diplomatique », selon M. Bourita.
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Après les Comores, la Gambie, la Guinée et le Gabon, « plusieurs pays ont fait part de leur volonté d’ouvrir à leur tour des représentations diplomatiques pour exprimer leur soutien (…) à la marocanité du Sahara », a-t-il assuré la semaine dernière. L’Algérie voit ce ballet consulaire comme « un acte provocateur » en « violation flagrante » du droit international. Pour le Front Polisario, « cela ne changera pas le statut juridique du Sahara occidental. La seule partie qui puisse changer ce statut est le peuple sahraoui quand il décidera de son destin ».
Sur le plan sportif, le Maroc a choisi d’accueillir à Laayoune (Sahara occidental) la CAN 2020 de futsal (sorte de football en salle), prévue pour durer du 28 janvier au 7 février, après avoir été désigné par la Confédération africaine de football (CAF). Cette décision a soulevé une tempête de protestations en Algérie, le Comité olympique algérien (COA) demandant notamment à la CAF d’éviter toutes « manœuvres d’essence politique » contraires à la charte olympique. Le Front Polisario a, quant à lui, fustigé une « atteinte aux réglementations internationales ».

jeudi 2 mai 2019

Bourita : l’expertise comptable, la vassalité et l’aventurisme politique


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Tribune. Le ministre des affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, vient de démontrer, une nouvelle fois, sa maîtrise consommée de l’art de l’enfumage diplomatique, fait d’omissions volontaires, de demi-vérités et de faits tronqués, pour revendiquer une illusoire victoire diplomatique à la suite de l’adoption par le conseil de sécurité de la résolution 2468 sur le Sahara Occidental.
1- Enfilant la blouse de l’épicier, le ministre compte de manière enfantine, sur son boulier de circonstance, que le Conseil de Sécurité mentionne 5 fois l’Algérie dans cette résolution. Il oublie, bien entendu, de préciser que la Mauritanie est mentionnée autant de fois que l’Algérie et que les termes « Etats voisins » (neighboring states) sont mentionnés également 5 fois dans le texte de cette résolution (par opposition, aux Parties c’est-à-dire le Royaume du Maroc et le Front Polisario). Cette volonté persistante de distordre des faits bien têtus illustre bien la fuite en avant du Maroc qui veut absolument changer, à sa convenance et de manière tout à fait arbitraire et injustifiée, le format reconnu et adopté par les Nations Unies (deux parties + deux Etats voisins) en ce qui concerne les deux tables rondes qui se sont tenues à Genève, en décembre 2018 et mars 2019.
2- Le ministre, excellent anglophone au demeurant, s’est permis un petit écart, bien volontaire, faut-il le souligner, pour nous imposer dans sa déclaration triomphaliste du 30 avril, le concept «solution pragmatique» au lieu et place de «solution réalisable ou praticable» qui figure pourtant dans la résolution («practicable solution»)
Bien entendu, cette interprétation libre du texte de la résolution n’est pas fortuite. Elle renseigne sur la volonté du makhzen de vouloir imposer, vaille que vaille, sa thèse de l’autonomie sous le couvert d’un soi-disant pragmatisme qui n’existe en fait que dans le registre de la duperie de circonstance.
3- Évoquant les paramètres retenus dans la résolution, M. Bourita toujours en bon comptable friand des chiffres, poursuit son exercice puéril et nous apprend que le terme « compromis » est mentionné 5 fois dans la résolution. La notion de « réalisme » est reprise, quant à elle, pas moins de 4 fois, et l’autodétermination » n’est citée qu’une 1 fois, selon notre facturier en chef. D’un point de vue factuel, on invite notre incorrigible comptable à revoir sa copie puisque l’autodétermination est citée à deux reprises dans la résolution. Plus important que cet exercice futile, le sens du « compromis » mentionné par le Ministre, vaut surtout pour le Maroc qui veut imposer son offre d’autonomie à la communauté internationale en soutenant crânement qu’en dehors de « cette option unique », il n’y a rien à négocier. Où est donc ce sens du compromis dont se targue le frétillant ministre? Son roi ne cesse-t-il pas de marteler que « L’initiative d’autonomie est le maximum que le Maroc puisse offrir »? Cette posture dogmatique, inflexible et obsolète qui est aux antipodes des prescriptions de la résolution du Conseil de sécurité (qui insiste sur la bonne foi et récuse fermement les préconditions), est-elle conforme au sens du « réalisme » brandi fièrement comme un trophée par M. Bourita? Définitivement, non. Le réalisme voudrait que les propositions des deux parties soient discutées avec un esprit ouvert afin de trouver une solution politique acceptable qui satisfait les droits légitimes et imprescriptibles d’un peuple dont le territoire figure sur les tablettes onusiennes des territoires non autonomes. Le réalisme suppose la recherche d’éléments de convergence et la prise en considération de la position et des attentes de l’autre partie. C’est le b.a.-ba du métier de diplomate (lorsqu’on est de bonne foi, chose dont on peut douter dans le cas d’espèce)
4- Glosant sur « l’impératif » du recensement de la population du camp de Tindouf (quand la résolution évoque la « demande d’examen » du recensement, mais passons) le sémillant ministre oublie deux ou trois vérités qu’on pourrait résumer succinctement comme suit :
– Sous l’égide du Haut-Commissariat aux réfugiés, une mission d’experts multi-agences, s’est déplacée en mars 2018 dans les cinq camps de réfugiés près de Tindouf et dans son rapport, elle a établi le nombre de la population de ces 5 camps à 173600 réfugiés au 31 décembre 2017 ; ce qui représente un taux de progression de +40% par rapport aux estimations de 2007. Bien entendu, le Maroc a tout fait pour empêcher la publication de ce rapport (l’analyse la plus complète jamais réalisée selon les auteurs du rapport) qui met à mal ses allégations mensongères visant à induire en erreur l’opinion publique internationale, en minorant à l’extrême le nombre réel des réfugies. Tous les moyens de chantage ont été utilisés à Genève pour bloquer la publication de ce rapport, y compris l’opposition frontale et publique du représentant marocain qui a été instruit par sa capitale pour faire de l’obstruction en bloquant les travaux du comité permanent du HCR.
– La résolution insiste sur l’importance la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental et appelle à développer et à implémenter des «mesures crédibles et indépendantes» pour assurer le respect de ces droits. Bien entendu, le protecteur français a pesé de tout son poids pour édulcorer substantiellement ce passage de la résolution (le rapport du Secrétaire général, étant lui, très explicite puisque ce dernier recommande « Une surveillance indépendante, impartiale, globale et soutenue de la situation des droits de la personne est nécessaire pour assurer la protection de tous les habitants du Sahara occidental »)
– La résolution appelle le Maroc à coopérer avec le haut-commissariat aux réfugiés pour identifier et promouvoir des mesures de confiance, tout comme elle l’invite à coopérer pleinement avec la MINURSO, y compris dans « son interaction libre » avec tous les interlocuteurs. Encore une fois, le rapport du Secrétaire Général interpelle directement et fermement le Maroc en lui imputant la pleine responsabilité pour les entraves multiples et les restrictions nombreuses que rencontre la MINURSO dans le cadre de la mise en œuvre pleine et entière de son mandat (pas d’accès aux interlocuteurs sahraouis, écoute des moyens de communication, imposition de plaques d’immatriculation marocaines aux véhicules de la MINURSO ce qui remet en cause l’impartialité de la mission et viole les accords signés avec le Maroc, …) ;
Excédé par cet état de fait, qui perdure en raison du soutien inconditionnel de la France, le Secrétaire Général a fini par « exhorter le Maroc à lever ces contraintes et à donner à la Mission libre accès à ses interlocuteurs locaux » afin de lui permettre de s’acquitter de la plénitude de son mandat (monitoring politique assuré par la composante civile de la mission)
5- Se référant au cessez-le-feu, M. Bourita met en exergue une injonction faite au front Polisario mais en ce faisant, il feint d’oublier que le Secrétaire général impute à son pays une violation « majeure » de l’accord militaire Nr 1, en l’occurrence la construction d’un nouveau mur de la honte à proximité de Mahbes, dans le territoire occupé du Sahara occidental
6- Les autres points de cette « brillante » communication du ministre Bourita, que ce dernier se plait à développer sur le mode de l’incantation et de l’autosuggestion pour mieux cajoler l’opinion marocaine, sont autrement plus dangereux.
Malgré la double abstention de la Russie et de l’Afrique du Sud qui démontre, à l’envie, l’absence d’unité parmi les membres du conseil de sécurité sur une résolution déséquilibrée et dont la teneur est loin d’être totalement neutre, le responsable marocain décrète souverainement et péremptoirement que les « paramètres de la solution définitive » sont ceux qu’il énonce unilatéralement dans son interprétation libre et ô combien partiale de la résolution 2468 !
Le ministre somme toutes les parties d’assumer pleinement leurs responsabilités mais dans la stricte et nécessaire conformité aux desiderata de la partie marocaine! Curieuse conception de la recherche du compromis (dans le «cadre exclusif de l’initiative d’autonomie») quand on préempte de la sorte le statut final des négociations!
7- Le ministre marocain, annonce, subrepticement et avec une rare fourberie, que son pays va s’arc-bouter sur cette position maximaliste, présentée faussement comme étant une lecture neutre et objective de la résolution 2468 du Conseil de Sécurité, pour à la fois :
– mettre la pression sur l’envoyé personnel du Secrétaire Général, dont il craint les initiatives et les éventuelles propositions de règlement de ce conflit qui n’iraient pas dans le sens de ses intérêts de puissance occupante,
– et pour imputer et faire endosser, par anticipation, au front Polisario et à l’Algérie, l’éventuel échec du processus politique.
Bien entendu, cette démarche irresponsable qui mise sur le fait accompli, et sur le «ça passe ou ça casse» risque d’abîmer sérieusement et durablement le processus politique initié par le conseil de sécurité. Mais qu’importe, puisque le Royaume bénéficie du soutien ferme, irrévocable et inconditionnel de son parrain français. Par charité musulmane, en cette veille du mois de piété, on s’interdit de reproduire la désormais célèbre formule de l’ancien ambassadeur de France, Gérard Araud, qui résume assez bien la situation de vassalité. Pour ne pas dire plus.


Important : Les tribunes publiées sur TSA ont pour but de permettre aux lecteurs de participer au débat. Elles ne reflètent pas la position de la rédaction de notre média.

vendredi 9 février 2018

Sahara : Horst Köhler poursuit ses consultations malgré le refus marocain


Horst Köhler et Kofi Annan / Ph. Facebook Kofi Annan
 
La visite du chef de la diplomatie du voisin du sud à Berlin a été, d’ailleurs, annoncée par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse tenu à New York le 23 janvier. En principe, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, devrait emboiter le pas au Mauritanien.

Köhler rencontre à Genève Kofi Annan
En attendant une prochaine réunion avec des représentants marocains, Horst Köhler poursuit ses consultations avec d’autres acteurs internationaux ayant une connaissance du dossier du Sahara. Ainsi, il s’est déplacé à Genève où il a rencontré successivement l’ancien secrétaire général des Nations unies, le Ghanéen Kofi Annan, et pris langue avec un haut représentant au sein du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, nous confie une source proche du dossier.
En revanche au Maroc, l’heure est plutôt à l'expectative. Dans des déclarations au site alyaoum24, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a nié toute visite de Köhler à Rabat et tout déplacement d’une délégation marocaine à Berlin. A deux mois de la présentation par Antonio Guterres d’un nouveau rapport sur le Sahara occidental devant les membres du Conseil de sécurité, le Maroc a pourtant intérêt à initier des entretiens avec Köhler, à Rabat, Berlin ou New York.
La résolution 2351 votée à l’unanimité, le 29 avril 2017, par les Quinze demande en effet «aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte de l’action menée depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable».

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Sahara : Horst Köhler poursuit ses consultations malgré le refus marocain

Alors que Nasser Bourita a nié toute visite de Köhler à Rabat et tout déplacement d’une délégation marocaine à Berlin, le médiateur allemand poursuit ses consultations. 
Temps de lecture: 2'
Horst Köhler et Kofi Annan / Ph. Facebook Kofi Annan
Comme prévu, Horst Köhler a convié la Mauritanie à Berlin pour des discussions sur la question du Sahara. Une importante délégation du voisin du sud, conduite par le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Isselkou Ould Ahmed Izidbih, se trouve depuis hier soir dans la capitale allemande pour des entretiens avec le médiateur onusien.
Outre la présence du chef de la diplomatie, Nouakchott a dépêché également Mohamed Lemine Ould Dadde, conseiller à la présidence de la république et Jaroullah Inallah, ambassadeur, directeur de la coopération internationale au ministère, indique l'agence officielle AMI.
La visite du chef de la diplomatie du voisin du sud à Berlin a été, d’ailleurs, annoncée par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse tenu à New York le 23 janvier. En principe, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, devrait emboiter le pas au Mauritanien.
Köhler rencontre à Genève Kofi Annan
En attendant une prochaine réunion avec des représentants marocains, Horst Köhler poursuit ses consultations avec d’autres acteurs internationaux ayant une connaissance du dossier du Sahara. Ainsi, il s’est déplacé à Genève où il a rencontré successivement l’ancien secrétaire général des Nations unies, le Ghanéen Kofi Annan, et pris langue avec un haut représentant au sein du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, nous confie une source proche du dossier.
En revanche au Maroc, l’heure est plutôt à l'expectative. Dans des déclarations au site alyaoum24, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a nié toute visite de Köhler à Rabat et tout déplacement d’une délégation marocaine à Berlin. A deux mois de la présentation par Antonio Guterres d’un nouveau rapport sur le Sahara occidental devant les membres du Conseil de sécurité, le Maroc a pourtant intérêt à initier des entretiens avec Köhler, à Rabat, Berlin ou New York.
La résolution 2351 votée à l’unanimité, le 29 avril 2017, par les Quinze demande en effet «aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte de l’action menée depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable».


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/61677/sahara-horst-kohler-poursuit-consultations.html
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Sahara : Horst Köhler poursuit ses consultations malgré le refus marocain

Alors que Nasser Bourita a nié toute visite de Köhler à Rabat et tout déplacement d’une délégation marocaine à Berlin, le médiateur allemand poursuit ses consultations. 
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Horst Köhler et Kofi Annan / Ph. Facebook Kofi Annan
Comme prévu, Horst Köhler a convié la Mauritanie à Berlin pour des discussions sur la question du Sahara. Une importante délégation du voisin du sud, conduite par le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Isselkou Ould Ahmed Izidbih, se trouve depuis hier soir dans la capitale allemande pour des entretiens avec le médiateur onusien.
Outre la présence du chef de la diplomatie, Nouakchott a dépêché également Mohamed Lemine Ould Dadde, conseiller à la présidence de la république et Jaroullah Inallah, ambassadeur, directeur de la coopération internationale au ministère, indique l'agence officielle AMI.
La visite du chef de la diplomatie du voisin du sud à Berlin a été, d’ailleurs, annoncée par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse tenu à New York le 23 janvier. En principe, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, devrait emboiter le pas au Mauritanien.
Köhler rencontre à Genève Kofi Annan
En attendant une prochaine réunion avec des représentants marocains, Horst Köhler poursuit ses consultations avec d’autres acteurs internationaux ayant une connaissance du dossier du Sahara. Ainsi, il s’est déplacé à Genève où il a rencontré successivement l’ancien secrétaire général des Nations unies, le Ghanéen Kofi Annan, et pris langue avec un haut représentant au sein du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, nous confie une source proche du dossier.
En revanche au Maroc, l’heure est plutôt à l'expectative. Dans des déclarations au site alyaoum24, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a nié toute visite de Köhler à Rabat et tout déplacement d’une délégation marocaine à Berlin. A deux mois de la présentation par Antonio Guterres d’un nouveau rapport sur le Sahara occidental devant les membres du Conseil de sécurité, le Maroc a pourtant intérêt à initier des entretiens avec Köhler, à Rabat, Berlin ou New York.
La résolution 2351 votée à l’unanimité, le 29 avril 2017, par les Quinze demande en effet «aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte de l’action menée depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable».


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/61677/sahara-horst-kohler-poursuit-consultations.html