2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 23 avril 2021

Procès de Gap : 300 personnes pour soutenir les maraudeurs

Nous étions nombreux hier face au tribunal de Gap pour soutenir nos deux amis maraudeurs poursuivis et jugés pour “aide à l’entrée en France de personnes en situation irrégulière”.
Le procureur a requis 2 mois de prison avec sursis et 5 ans d’interdiction de séjour dans les Hautes-Alpes.
Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 27 mai. Ce jour là nous serons devant la cour d’appel à Grenoble pour soutenir les “7 de Briançon”, solidaires condamnés à des peines de prison en 1ère instance à Gap en décembre 2018. Relaxe pour tous ! Abolition totale du délit de solidarité ! Respect des droits des personnes exilées !
Procès de Gap : 300 personnes pour soutenir les maraudeurs

 

mercredi 7 novembre 2018

Hautes-Alpes : procès des « 7 de Briançon », 160 CRS attendus ce jeudi

Hautes-Alpes : procès des « 7 de Briançon », 160 CRS attendus ce jeudi

Hautes-Alpes : procès des « 7 de Briançon », 160 CRS attendus ce jeudi

C’est un procès sous haute tension qui s’ouvre ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Gap : le procès des dénommés « 3 de Briançon », qui sont depuis devenus 7. Sept femmes et hommes suspectés d’avoir permis l’entrée de migrants fin avril, près de Briançon.

Retour sur les faits
22 avril 2018 : alors que « Génération identitaire » quitte progressivement le Col de l’Échelle, après avoir mené pendant une journée une opération anti-migrants, la réponse des « antifascisti » se dresse de l’autre côté de la frontière, depuis l’Italie. Ils sont plus de 150 personnes à manifester et forcer le barrage de gendarmerie à Montgenèvre. Dans le cortège, une 30aine de migrants passe la frontière.
Éléonora, une étudiante italienne de 27 ans, et Théo et Bastien, deux Suisses de 23 et 26 ans, sont interpellés et poursuivis pour aide à l’entrée e personnes en situation irrégulière et en bande organisée. Trois manifestants qui deviennent alors un vrai symbole, les « 3 de Briançon ». Conduits devant la justice à l’issue de leur garde à vue, ils sont dans un premier temps placés en détention provisoire, ce qui fait alors naître une vague d’émotions auprès des pro-migrants, qui organisent tour à tour des mobilisations de soutien.
Début mai, c’est le romancier italien Erri de Luca qui rejoint le mouvement, et lance un appel pour que l’on libère les « 3 de Briançon ».
Un millier de personnes signe cet appel, notamment Jean-Luc Mélenchon, Karin Viard ou encore José Bové. Finalement, le 31 mai, le procès prend place à Gap. En raison d’une question de constitutionnalité, les magistrats décident du renvoi du dossier à ce 8 novembre. En attendant leur jugement, les « 3 de Briançon » ressortent libres. Les « 3 » qui deviennent en juillet les « 7 » avec le placement en garde à vue de Benoît, Lisa, Juan et Mathieu, qui eux aussi seront jugés ce jeudi pour aide à l’entrée de personnes en situation irrégulière et en bande organisée. L’un d’entre eux, Mathieu, devra aussi répondre du chef de rébellion lors de son contrôle d’identité.

Quand une question de constitutionnalité renvoie l'affaire
En effet, la question de la constitutionnalité s’est invitée dans le débat, et a fait de ce procès non plus simplement celui de trois personnes, mais d’une question plus large. Que risque t-on lorsque l’on aide des migrants ? L’instance des sages, le Conseil constitutionnel avait donc été saisi par Cédric Herrou, cet agriculteur de la vallée de la Roya condamné pour avoir offert son aide aux migrants.

« La liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national »
En juillet, le Conseil Constitutionnel reconnait le principe de fraternité c’est-à-dire « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». Et il fait bien la différence entre aide désintéressée, comme celle de militants, et aide rémunérée, celle des passeurs. Ainsi, désormais, toute action d’aide apportée dans un but humanitaire sera exempte de poursuites judiciaires. L’aide au séjour comme l’aide à la circulation de l’étranger irrégulière sont exemptes de poursuites lorsque ces actes sont réalisés dans un but humanitaire.
Par contre, l’aide à l’entrée sur le territoire n’est pas exemptée car elle fait naître, par principe, une situation illicite. Le cas des « 7 de Briançon » sera-t-il donc considéré comme une aide sur le principe de fraternité, ou une infraction à l’ordre public. Dans la 2ème situation, les prévenus risquent jusqu’à 10 ans de prison.

160 CRS attendus, entre 700 et 1.000 manifestants annoncés
Dès ce mercredi soir, les véhicules sont interdits de stationner aux abords de la préfecture des Hautes-Alpes et du tribunal, car ce sont entre 700 et 1.000 personnes qui seraient attendues pour soutenir les « 7 de Briançon ».


C’est un important dispositif de sécurité qui sera mis en place ce jeudi, aux abords du Palais de Justice. En effet, déjà deux compagnies de CRS sont annoncées, soit environ 160 personnels. Et pour cause, le procès s’annonce particulièrement suivi, déjà par les nombreuses associations telles que « Tous Migrants » ou « Réseau Hospitalité ». Plusieurs départs seront donnés ce jeudi matin depuis Marseille, avec trois bus au complet. Un bus est également parti depuis Toulouse mercredi soir, des covoiturages sont organisés depuis la Vallée de la Roya, Valence, Crest, Die et même Genève. En tout, ce serait entre 700 et 1.000 personnes qui pourraient se rassembler devant le tribunal de Gap.
Même si les associations n’ont eu aucune information, la crainte de certains serait la présence de « Black Blocs », une mouvance régulièrement présente dans les manifestations et particulièrement violente. Si chaque association appelle à un rassemblement dans le calme et la fraternité, dans les coulisses, certains craignent aussi des débordements, comme à Gap fin avril où 80 lieux de la ville avaient été tagués.

C. Michard

mardi 10 juillet 2018

Le Conseil constitutionnel mettra-t-il fin au délit de solidarité ?

27 juin 2018
Douze organisations, dont La Cimade, intervenaient volontairement devant le Conseil constitutionnel le mardi 26 juin à l’appui de Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni, condamnés par la cour d’appel d’Aix-en-Provence pour leurs actes de solidarité avec des personnes migrantes. Réponse le 6 juillet : les poursuites pour délit de solidarité sont-elles conformes ou non à la valeur de fraternité, inscrite dans la Constitution et dans la devise de la République ?
Le Conseil constitutionnel est très attendu dans la réponse qu’il doit faire à une QPC (« question prioritaire de constitutionnalité ») sur les articles du code des étrangers concernant le délit d’aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irrégulier (L. 622-1 et -4 du Code de l’entrée, du séjour des étrangers et du droit d’asile) – généralement rebaptisé dans le monde associatif « délit de solidarité » puisque ces articles sont fréquemment utilisés pour poursuivre des personnes qui manifestent leur solidarité envers des personnes migrantes ou des sans-papiers. L’audience a eu lieu mardi 26 juin 2018.
Aux côtés des deux principaux requérants, Cédric Herrou et Pierre-Alain Manonni, tous deux condamnés par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, douze organisations (*) s’étaient constituées intervenantes volontaires, portant ainsi la voix de quatre cents autres organisations signataires d’un manifeste intitulé Délinquants solidaires, qui réclame la suppression effective des poursuites contre des aidant·e·s.
Selon le gouvernement, le délit de solidarité aurait été supprimé avec la loi du 31 décembre 2012 au moyen des clauses d’exemption prévues par le 3e de l’article L. 622-4 du CESEDA. En réalité, il n’en est rien.
Comme l’a démontré M° Paul Mathonnet, avocat des organisations intervenantes volontaires,  la loi a été déviée de sa cible, à savoir les filières à but lucratif : les exemptions, bien trop restrictives, ne concernent que l’aide au séjour et pas l’aide au transport et à l’entrée, et, surtout, maintiennent une incrimination a priori qui suppose, pour bénéficier d’une exemption, que soit apportée la preuve que l’on se trouve dans l’un des cas prévus pour cela. « Ainsi », a-t-il dit, « la solidarité peut encore être un délit ; et lorsqu’elle ne l’est pas, elle est suspecte, voire regardée comme un acte de défiance à l‘égard des autorités de l’État ».
L’axe majeur de la plaidoirie consistait à rappeler que la devise française comporte la notion de fraternité, qui a une valeur constitutionnelle : « Si la fraternité ne se décrète pas, et ne s’impose pas, les actes qui la mettent en œuvre – ces gestes désintéressés ou humanitaires – doivent être protégés de toute restriction qui  ne serait pas justifiée ».
La demande qui est faite au Conseil constitutionnel est ainsi la censure globale des articles L. 622-1 et L. 622-4, « solution la plus logique ».

La décision doit être rendue le 6 juillet.
Toutes celles et ceux qui, de façon désintéressée, viennent en aide à des personnes en situation de précarité sans s’inquiéter de leur situation administrative attendent avec impatience de savoir si la fraternité est ou non, aux yeux du Conseil constitutionnel, une valeur à préserver.

(*) La Cimade, le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope, Emmaüs France, la Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s (FASTI), la Fondation Abbé Pierre, le Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), la Cabane Juridique / Legal Shelter, Médecins du Monde, Médecins sans frontières, le Syndicat des avocats de France (SAF), Terre d’Errance (62), le Syndicat de la Magistrature (SM)