2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est perpétuité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est perpétuité. Afficher tous les articles

vendredi 22 mars 2019

Lettre ouverte concernant le prisonnier politique sahraoui Salek Laasairi disparu de la prison d'Aït Meloul



Lettre ouverte à Monsieur Tamek,  Délégué Général au Ministère marocain de la Justice et des Libertés

Monsieur le Délégué Général,

Le 3 février 2018 je vous ai adressé une lettre pour vous dire mes préoccupations concernant le prisonnier politique sahraoui Salek Laasairi dont j'assure le parrainage depuis quelques années. Il était à ce moment interné à la prison locale d'Aït Meloul sous le n° d'écrou 7533. Je vous disais que Salek, arrêté il y a 15 ans et condamné à perpétuité pour un crime qu'il nie toujours avoir commis, est victime d'atteintes fréquentes à sa sécurité et à son intégrité physique ; que les rares moments de plaisir qu'il aime vivre en téléphonant à sa famille et à ses amis sont réduits à quelques minutes puis à quelques secondes. Tout est prétexte à envoyer au cachot un prisonnier sahraoui, pour une grande variété de motifs inventés.

Au cours de mes premières années de parrainage nous pouvions parfois échanger des lettres, j’envoyais des cartes et quelques colis. Même s'ils mettaient parfois jusqu'à deux mois pour arriver, ils arrivaient. Mais progressivement, même ces petits bonheurs lui sont interdits. Ses lettres ne me parviennent plus. Il ne reçoit plus les miennes, ni mes cartes. 
Pour la nouvelle année 2018 je lui avais envoyé un colis au très modeste contenu car je sais par expérience que les gardiens se servent avant le destinataire du colis si ce contenu les intéresse.
Ce colis m'a été retourné. Je l'ai renvoyé en ajoutant le code postal d'Aït Meloul que j'avais omis d'ajouter à l'adresse. Le colis m'a encore été renvoyé. Il ne fallait donc pas que Salek puisse se réjouir d'ouvrir ce paquet, en découvrant le beau pull que j'ai acheté aux fripes, plusieurs magazines déjà anciens, et de récents magazines de foot, un calendrier, un agenda que deux associations humanitaires m'avaient offerts pour 2018 et une grammaire anglaise qui date de ma scolarité. Le comportement odieux de l'administration pénitentiaire n'a rien à voir avec une quelconque notion de justice, c'est de la pure discrimination, de la haine de la pire espèce. 

Pourtant il y a quelques jours j'ai pu constater que cette haine pouvait être encore plus cruelle, lorsque j'ai reçu un message de l'association Amis du peuple du Sahara Occidental : Salek Laasairi a disparu . 
Depuis le 11 février 2019, il n'a  donné signe de vie, ni à sa famille, ni à APSO qui, après de longues investigations a réussi à savoir qu'il a été transféré à la prison de Safi au Maroc, une prison de "punition" où il est une fois de plus au cachot, ce qui veut dire isolement dans une cellule sale et insalubre, avec un "lit" en béton et un semblant de fine couverture répugnante ; c'est un lieu de violence, d'humiliation et de torture, et souvent aussi de grève de la faim en guise de protestation. On peut imaginer dans quel état le Sahraoui sort de ce cachot après plusieurs semaines de cohabitation avec les rats, sans se nourrir...Safi est à plus de 600 km de Tantan où vit dans une grande précarité la mère de Salek, pour qui rendre visite à son fils représente désormais un obstacle insurmontable.
Monsieur le Délégué Général au Ministère marocain de la Justice et des Libertés,
vous avez le pouvoir de faire  en sorte que les interminables années qui attendent Salek derrière les barreaux ne continuent pas à être pour lui cet enfer qui  fait honte au Maroc, soi-disant modèle en matière de droits humains, et qu'il puisse au moins retourner à Aït Meloul, prison un peu moins éloignée du lieu où réside sa famille !

Pour Salek et les autres prisonniers sahraouis, merci si nous pouvons compter sur votre compréhension.
Marie-José Fressard
Solidarité Maroc 05, France

mercredi 16 août 2017

Amnesty : Actes de torture dans le Rif




Communiqué de presse

Maroc. Des dizaines de personnes arrêtées dans le cadre de la contestation qui secoue le Rif dénoncent des actes de torture en détention

Publié le 14/8/2017
Au moins 66 des personnes arrêtées en marge des manifestations massives qui secouent la région du Rif, dans le nord du Maroc, ont signalé avoir subi des actes de torture et des mauvais traitements en détention. Elles auraient notamment été rouées de coups, étouffées, dévêtues, menacées de viol et insultées par la police, parfois pour les contraindre à passer aux « aveux », a déclaré Amnesty International.
Amnesty International demande aux autorités marocaines de mener une enquête approfondie, indépendante et impartiale sur leurs allégations et d'exclure des procédures judiciaires tous les « aveux » obtenus sous la contrainte. En outre, un manifestant fait l'objet d'une enquête pour « fausse dénonciation », parce qu'il a affirmé avoir été torturé.
« Ces manifestants, descendus dans les rues pour réclamer la justice sociale et de meilleurs services, se retrouvent torturés et maltraités – passages à tabac, menaces de viol, insultes et autres violences. Il est essentiel que les autorités enquêtent de manière approfondie sur ces allégations et que les responsables présumés de ces actes répréhensibles soient traduits en justice », a déclaré Heba Morayef, directrice des recherches pour l'Afrique du Nord à Amnesty International.
Depuis mai 2017, la police a arrêté plus de 270 personnes, dont des militants pacifiques et des journalistes, dans le cadre du mouvement du Rif. Nombre de ces personnes ont été arrêtées de manière arbitraire. La vaste majorité d’entre elles ont été placées en détention, et beaucoup ont déjà été condamnées à des peines de prison pour des accusations liées aux manifestations. Pas moins de 50 détenus font l'objet d'investigations pour des chefs d'inculpation liés à la sûreté nationale et un pour terrorisme. Certains encourent la détention à perpétuité.
Le 7 août, les autorités ont annoncé la mort du manifestant Imad el Attabi. Il se trouvait dans le coma après avoir été grièvement blessé à la tête durant les manifestations à Al Hoceima, le 20 juillet. Une enquête a été ouverte sur les circonstances dans lesquelles il a été blessé.

A lire en entier !
https://www.amnesty.org/.../morocco-dozens-arrested-over-mass-protests-in-rif-report.