2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 27 décembre 2024

Moudawana 3.0 : le débat bat son plein

 Code de la famille : la toile s’enflamme

La réforme du code de la famille marocain, ou Moudawana, fait l’objet d’un débat houleux entre partisans du changement et défenseurs des principes religieux. Alors que certaines mesures visent à moderniser les droits des femmes et à protéger les familles, elles suscitent de vives critiques, notamment pour leur supposée incompatibilité avec les préceptes de l’islam.

Depuis sa première réforme en 2004, le code de la famille marocain est au cœur des mutations sociales du Royaume. Vingt ans plus tard, un nouveau projet de réforme propose des mesures qui remettent en question certains fondements juridiques et religieux du droit familial. Ces modifications, touchant des domaines aussi sensibles que l’héritage, le mariage et la tutelle des enfants, sont applaudies par les progressistes mais rejetées par les conservateurs. Ce débat, qui dépasse le cadre juridique, met en lumière une société marocaine tiraillée entre tradition et modernité.

Les principales modifications : entre protection et transformation

Parmi les mesures les plus notables, on trouve l’exclusion de la maison conjugale de l’héritage, permettant au conjoint survivant d’en disposer sans la partager avec les autres héritiers. Une autre nouveauté concerne la reconnaissance du travail domestique de la femme, désormais considéré comme une contribution à la richesse du ménage. Cette mesure pourrait influencer la répartition des biens en cas de divorce.

D’autres changements concernent les conditions du mariage comme, l’absence de témoins musulmans ne constitue plus un obstacle à la validation de l’union, et la mère gardienne des enfants après un divorce obtient la tutelle légale sans autorisation du père. Enfin, des dispositions financières viennent compléter le projet : le mari devra subvenir aux besoins de sa femme dès la signature du contrat de mariage, même si le mariage n’est pas consommé, et les dettes contractées conjointement par les époux seront désormais prioritaires sur les dettes personnelles lors de la liquidation des biens.

Une opposition virulente au nom de la religion

Ces réformes n’ont pas tardé à susciter l’indignation de nombreux Marocains, en particulier parmi les tenants des principes religieux. Pour eux, certaines mesures violent les textes sacrés. L’exclusion de la maison conjugale de l’héritage est perçue comme une transgression des règles coraniques de répartition des biens. La reconnaissance du travail domestique de la femme est également critiquée, car elle impose une redistribution des biens qui n’est pas prévue par l’islam, sauf accord préalable dans le contrat de mariage.

Sur le plan matrimonial, l’absence de témoins musulmans est qualifiée d’atteinte aux fondements religieux du mariage, tandis que la tutelle confiée à la mère est dénoncée comme un non-respect de la primauté légale accordée au père dans le droit islamique. Enfin, l’obligation de subvenir aux besoins de l’épouse avant la consommation du mariage et la priorisation des dettes communes sur les dettes personnelles sont perçues comme des mesures injustifiées et incompatibles avec l’indépendance des patrimoines individuels.

Un débat polarisé sur les réseaux sociaux

Sur les plateformes comme X (ex-Twitter), le débat reflète la fracture entre deux visions opposées de la société. Certains dénoncent une réforme imposée sans consultation populaire, affirmant que les partis politiques et les associations sont déconnectés des aspirations réelles du peuple. «Chaque réforme de la Moudawana devrait être soumise à un référendum avant validation», peut-on lire dans plusieurs publications.

D’autres, en revanche, saluent ces changements, bien qu’ils les jugent encore insuffisants. «On doit dire Al Hamdulillah pour les petites avancées de la Moudawana», commente une internaute, tout en regrettant la persistance d’oppositions qu’elle qualifie de «sauvages».

Une réforme qui divise, mais nécessaire ?

Le débat autour du nouveau code de la famille illustre les tensions profondes qui traversent la société marocaine. D’un côté, des réformes jugées indispensables pour garantir l’égalité et protéger les plus vulnérables. De l’autre, une volonté farouche de préserver les traditions religieuses et culturelles du Royaume.

La question reste donc ouverte : le nouveau Code de la famille pourra-t-il s’imposer comme un compromis acceptable, ou accentuera-t-il les fractures d’une société en quête d’équilibre ?

Lire aussi : 

Le ministre de la Justice présente les grandes lignes de ce qui a été réalisé en matière de révision du Code de la famille 

 ➤Code de la famille : les points soulevés par le PAM 

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vendredi 25 juin 2021

Moudawana : 17 ans après, dépoussiérage urgent

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Nous sommes en 2004. Les Marocaines poussent un hourra de soulagement et de fierté. L’avenir des femmes, mais aussi de la famille marocaine, peut être envisagé avec espoir. Grâce à la réforme de la Moudawana, le mari de Sanaa ne peut plus la quitter sans passer par la case tribunal. Le père de Hanane ne peut plus la marier à l’âge de 15 ans sans passer devant la justice avec un argumentaire précis et un dossier médical. Grâce à la Moudawana, Khadija devient enfin la “coresponsable” de ses deux enfants.
 
Ces femmes ne sont pas militantes et se fichent bien du labyrinthe législatif qu’a connu la réforme du Code de la famille avant d’être adopté. Citoyennes, elles se réjouissent de voir que l’Etat est finalement de leur côté grâce à un statut juridique les rendant autonomes et indépendantes.
 
Mais l’horizon ne tarde pas à s’assombrir. Très vite, Sanaa se rend compte qu’elle ne peut toujours pas se remarier sans perdre la garde de ses enfants. Hanane comprend que ses parents n’ont pas besoin d’être si persuasifs que ça devant le juge, et que, dans son village, elle n’est pas une exception : une dizaine de filles de son âge ont été mariées à des hommes largement plus âgés. Khadija a les mêmes devoirs que son mari vis-à-vis de ses enfants, mais pas les mêmes droits : elle n’est toujours pas leur tutrice légale, et ne peut décider de l’opération chirurgicale que son plus jeune fils doit subir en urgence.
 
 
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Regardons les choses en face: les triomphes écrasants du début des années 2000 n’étaient en réalité que des semi-victoires. Dans l’ombre de ce qui semblait être une révolution tranquille, nous avons trouvé de petites évolutions au goût amer. Entre impatience et ambition, nous sommes-nous réjouis trop vite? Non, parce qu’entre les lignes du nouveau Code de la famille, nous avons lu que le changement était possible, que le meilleur était à venir. Ce n’est que des années plus tard que les prémices de l’insatisfaction nous sont parvenues, lorsque dysfonctionnements, incohérences et injustices ont commencé à émerger au gré des coups de marteau dans les tribunaux.
 
Dix-sept ans plus tard, nous tombons de haut. Les responsables politiques les plus vaillants ont tenté d’amorcer de légers amendements, mais ont été freinés par des barrières invisibles. Pendant ce temps, des femmes ont continué à se donner la mort parce qu’elles préfèrent mourir plutôt que de vivre le calvaire d’une mère célibataire guettée par la prison, et des enfants ont continué à arpenter les rues faute d’avoir eu droit à un état civil à la naissance. L’urgence de la réforme réside dans le fait que le texte de loi ne correspond pas à notre réalité sociale.
 
Que l’on accepte de le voir ou pas, nous avons changé. Les Marocaines ont changé. Nos attentes ont évolué. Jusqu’à quand continuera-t-on à nous dire que la réforme du Code de la famille n’est pas une priorité parmi tous les dossiers empilés sur les tables des commissions parlementaires ? Tant qu’on ne le décidera pas, il n’y aura jamais de bon moment pour faire des droits des femmes et des enfants une priorité. Le changement fait toujours grincer des dents. Dans son essence même, il est amené à brusquer les esprits. Et surtout, il n’arrive jamais lorsque l’on se repose sur des lauriers datant d’il y a plus de dix-sept ans.
 

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mercredi 5 avril 2017

Mariage des mineures au Maroc : Une affaire sordide à Azilal

Société Publié Le 31/3/2017 

 

C’est une étude menée par l’association La Voix de la Femme Amazighe qui a mis en lumière un fléau longtemps mis de côté : le mariage des mineures. Le rapport a permis à l’association de montrer qu’aujourd’hui aucun aspect du Code de la famille en vigueur depuis 2004 n’est respecté concernant la question. Détails.
Al’origine de ce rapport,  l’association La Voix de la Femme Amazighe, qui œuvre dans le cadre des droits des femmes au Maroc et le renforcement de capacités à travers différents programmes. L’étude, qui avait pour but de «[diagnostiquer le] phénomène de mariage des filles mineures entre législation, jurisprudence et pratique», a concerné les jeunes filles de la province d’Azilal, au centre-nord du royaume. Une province où il est de coutume de marier des filles dès leur plus jeune âge et en prononçant seulement la sourate «Fatiha», un mariage oral et sans aucune valeur juridique donc, leur sapant ainsi tout droit.

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