2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 10 mai 2021

La Belgique doit agir pour mettre fin aux violences policières et au profilage ethnique, selon l’ONU

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Le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) a recommandé à la Belgique de « prendre des mesures pour garantir des enquêtes rapides, approfondies et impartiales sur toutes les allégations d’incidents racistes causés par la police ou impliquant celle-ci ». [EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ]

La Belgique doit prendre des mesures pour lutter contre la « violence raciale liée à la police » et mettre fin au profilage ethnique, selon les nouvelles recommandations d’un comité de l’ONU publiées lundi (3 mai).

Le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) a recommandé à la Belgique de « prendre des mesures pour garantir des enquêtes rapides, approfondies et impartiales sur toutes les allégations d’incidents racistes causés par la police ou impliquant celle-ci ».

Il a également demandé l’interdiction explicite du profilage ethnique et la mise en place d’un système indépendant pour traiter les plaintes afférentes.

Par ailleurs, le comité s’est également inquiété du fait que le code de la nationalité belge crée deux catégories de Belges, ce qui est en soi source de discrimination.

Le comité de l’ONU a conclu qu’il devrait également y avoir une diversité ethnique au sein des forces de police.

En réponse, Tine Claus, un haut fonctionnaire du Service public fédéral de la justice belge (SPF Justice), a déclaré au comité que la lutte contre la violence policière et le racisme était une priorité du gouvernement et que le profilage ethnique sur la seule base de l’origine ethnique était déjà illégal.

 


La mort de Jozef Chovanec, un ressortissant slovaque, à la suite de brutalités policières après son arrestation à Charleroi en 2018, et les scènes de violence policière en réponse aux manifestations « Black Lives Matter » de l’été dernier, font partie d’une série d’incidents récents auxquels le comité de l’ONU a fait référence.

En France, la pandémie de Covid-19 a accentué les discriminations, selon Amnesty International

« La pandémie a révélé les inégalités systémiques massives que subissent partout dans le monde les minorités, le personnel de santé et les femmes, qui font partie des populations les plus durement touchées », peut-on lire dans le rapport d’Amnesty International.

Toutefois, le CERD, composé de 18 experts indépendants, a également salué les récentes mesures du gouvernement belge, notamment les réformes du Code pénal social et l’arrêté royal visant à prévenir la discrimination raciale sur le lieu de travail.

De plus, le comité, qui surveille les 182 pays signataires de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, a exprimé des inquiétudes quant aux rapports faisant état d’une augmentation de la violence policière pendant la pandémie de Covid-19 et lors des récentes manifestations antiracistes.

Les recommandations font suite à un dialogue de deux semaines entre le CERD et les autorités belges entre le 18 et le 30 avril. Tous les gouvernements sont tenus de soumettre des rapports réguliers au CERD sur les mesures qu’ils prennent pour garantir le respect de la convention.

La race et les relations raciales restent des sujets sensibles en Belgique, un pays qui n’a commencé que récemment à faire face aux conséquences de son histoire coloniale. Répondant à des questions sur l’enseignement du racisme et du passé colonial de la Belgique, les autorités belges ont déclaré que les programmes d’enseignement primaire et secondaire du système flamand abordaient désormais la question du colonialisme.

L’UE a également relevé des lacunes dans la législation belge sur les relations raciales. En février, la Commission européenne a demandé à cinq pays de l’UE, dont la Belgique, de « transposer intégralement » dans leur législation nationale les règles de l’UE qui criminalisent les « manifestations graves de racisme et de xénophobie ».

La montée du nationalisme menace la lutte contre la discrimination en Belgique

L’année 2021 marque le 40e anniversaire de l’adoption de la loi contre le racisme et la xénophobie en Belgique. Comment se présente la discrimination à travers le plat pays ? Décryptage.

L’exécutif européen a également constaté que la législation belge n’identifiait pas les motivations racistes ou xénophobes comme un élément aggravant des crimes.

Les plaintes pour racisme ont augmenté de près de 50 % en 2020, selon Unia, l’autorité nationale en matière de non-discrimination. L’incidence des discours de haine, du racisme et de la discrimination, en ligne et hors ligne, a connu un pic au cours de l’année écoulée, les autorités telles que l’Agence des droits fondamentaux de l’UE accusant la pandémie.

En 2020, à l’initiative de Sophie Wilmès, alors Premier ministre, la Belgique a créé une conférence interministérielle sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme afin de mieux coordonner les actions des différentes autorités du pays.

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mardi 9 mars 2021

Assa Traoré désignée "gardienne de l'année" par "Time" : "Un honneur, la consécration d'un combat", réagit la militante

La sœur d'Adama Traoré et militante anti-raciste, figure dans la sélection du magazine américain "Time" des femmes et des hommes qui ont fait l'actualité en 2020, parmi les "Guardians of the Year".

Article rédigé par
franceinfo,Radio France, publié

Assa Traoré, en juillet 2020. (BERTRAND GUAY / AFP)

Le magazine américain Time met en avant Assa Traoré, la sœur d’Adama Traoré, qu'il qualifie de "gardienne de l’année" pour son combat contre les inégalités raciales. Dans le traditionnel numéro de fin d'année consacré aux femmes et hommes qui ont fait l'actualité en 2020, Assa Traoré a été désignée "Guardians of the Year", aux côtés d'autres organisations et militants antiracistes. "C'est un honneur, le monde entier entend ce qu'on dénonce", réagit-elle sur franceinfo.  

franceinfo : Qu'est-ce que cela vous fait d'être honorée par le magazine Time, et d'apparaître ainsi parmi les femmes et les hommes de l'année 2020 ?

Assa Traoré : C'est un honneur que me fait le Time. C'est la consécration d'un combat que ma famille, le comité et des centaines de milliers de Français mènent avec moi depuis quatre ans. Je suis fière de constater que ce débat fait débat au-delà des frontières et que le monde entier entend ce qu'on dénonce depuis quatre ans, ces inégalités raciales et ces discriminations, le combat de toutes les victimes.

Est-ce une façon de dire qu'en France, ce combat est nécessaire ?

La France doit ouvrir les yeux, refuser le racisme et aller de l'avant. Si je suis devenue une figure dans ce pays c'est à cause d'un drame. La France doit répondre. Le peuple français est sorti dans la rue.

Le gouvernement français ne peut pas nous snober, il ne peut pas faire comme s'il ne se passait rien du tout, le gouvernement français doit entendre ce qu'il y a.

Aujourd'hui nous demandons une liberté, la justice. La France est en retard sur son temps.

Emmanuel Macron a parlé de violences policières. Est-ce une avancée ?

Bien sûr, mais quand il dit qu'il va faire un numéro vert, ce n'est pas possible. On ne peut pas juste créer un numéro vert sur les violences policières. Il faut que le combat soit plus ouvert, plus large, il faut qu'ils acceptent qu'il y a du racisme et de la violence policière au sein de la police française. On ne peut pas juste se cacher derrière un numéro vert. Des personnes n'auront pas le temps de le composer, elles seront déjà mortes ou dans des états très graves.

Vos modèles sont-ils aux États-Unis ?

Nous avons des figures, des personnalités américaines qui ont combattu pour les droits des personnes noires, contre les violences policières, la discrimination. Nous sommes aussi dans la continuité de ce combat. Si la lumière vient d'ailleurs nous la prenons, elle nous donne du courage.

 

samedi 13 juin 2020

Insultes racistes et homophobes, garde à vue injustifiée pour des mineurs de 14 à 15 ans du Val-de-Marne

Par
Quatre collégiens de Vitry-sur-Seine racontent à Mediapart leur arrestation, les coups, les insultes et la garde à vue injustifiée de trois d’entre eux, il y a deux semaines. Les familles portent plainte auprès du parquet de Créteil. Enquête ouverte.

Au moment où le gouvernement admet enfin l’existence du problème, une nouvelle affaire de violences policières et d’insultes racistes et homophobes va être portée à la connaissance de la justice. Cette fois-ci, les victimes sont quatre jeunes mineurs, élèves de troisième âgés, de 14 à 15 ans, domiciliés à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Deux sont d’origine maghrébine, l’un est noir, le quatrième blanc aux cheveux bruns. Ils viennent de subir une arrestation, ont été menottés, humiliés, menacés, insultés, l’un a été giflé, les trois autres ont passé plus de 24 heures en garde à vue avant d’être mis hors de cause, selon des informations obtenues par Mediapart et France Inter.
Quatre plaintes pour des faits de « détention arbitraire », « injures à caractère raciste et homophobe », « discriminations », et « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » ont été adressées lundi 8 juin au parquet de Créteil par Jérôme Karsenti, l’avocat des familles. Une double enquête administrative (l’une sur les injures racistes, l’autre sur les droits en garde à vue) a déjà été ouverte par la préfecture du Val-de-Marne, alertée par la députée Mathilde Panot (LFI).

jeudi 12 mars 2020

Les images de femmes malmenées par les forces de l'ordre lors d'une marche féministe à Paris font scandale.




POLITIQUE
08/03/2020

Le préfet Lallement sous pression après les "violences inadmissibles" à la marche des femmes”



Pression maximale sur le Préfet Lallement après les violences policières à...
POOL New / Reuters




Pression maximale sur le Préfet Lallement après les violences policières à la marche des femmes.
POLITIQUE - Il n’aura fallu que quelques heures pour passer de la théorie à la pratique. Samedi 7 mars dans la soirée, plusieurs centaines de féministes réunies aux abords de la place de la République à Paris ont été violemment chargées, traînées, violentées par des forces de l’ordre. Quelques heures auparavant, Mediapart publiait une longue enquête dans laquelle certains responsables de gendarmerie s’émeuvent des pratiques du patron du maintien de l’ordre dans la capitale: Didier Lallement.
Un nom qui n’est plus inconnu aux yeux du grand public. L’homme, choisi par Emmanuel Macron pendant que Paris était secouée par les manifestations de gilets jaunes, a depuis été au centre de beaucoup de polémiques. Et sa responsabilité souvent mise en cause, malgré le soutien indéfectible de Christophe Castaner pour qui “il n’y a pas de problème Lallement”.
“Pas de problème”? Les écologistes, la gauche, les manifestants, les gendarmes et désormais les féministes pensent le contraire. Ou dénoncent du moins les nouvelles pratiques de la police parisienne, avec comme dernier épisode en date: une manifestation féministe brutalement interrompue dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 mars.

Pression maximale...

Les images diffusées sur les réseaux sociaux  montrent des femmes poussées, matraquées, tirées par les cheveux par des hommes... à la veille de la journée internationale des droits des femmes, marquée ces dernières années par la lutte contre les violences sexistes.

lundi 9 mars 2020

Des César aux violences policières, le vieux monde résiste à la révolution féministe

Par

Samedi, la fin de la marche nocturne contre les violences faites aux femmes a été violemment réprimée à Paris. Une illustration de l’affrontement à l’œuvre entre les militantes de la révolution féministe et les défenseurs de l’ordre établi. Entre deux mondes.

Il y a eu la soirée des César. Il y a la soirée du 7 mars. Il y a eu la violence de l’académie des César célébrant Roman Polanski. Il y a les violences policières contre des manifestantes pour les droits des femmes place de la République, à Paris. Il y a le geste d’Adèle Haenel, le discours d’Aïssa Maïga, de Swann Arlaud. Il y a la rage et les larmes de colère d’une nouvelle génération féministe qui aspire à ouvrir tous les horizons des possibles. Il y a deux mondes qui se font face.
Les images des charges policières, samedi, à la fin de la marche nocturne « féministe et antiraciste », organisée (comme tous les ans) à la veille du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, sont édifiantes.
À partir de 23 heures, on y voit les policiers charger une foule assemblée en fin de manif, sans qu’aucun heurt ne soit visible, puis en traîner certaines jusque dans le métro.
  • samedi 11 janvier 2020

    Violences policières : France 2 et BFMTV, zélées auxiliaires de la préfecture

    Qu’elles s’exercent contre les manifestants opposés à la réforme des retraites ou contre un coursier mort à la suite d’un contrôle routier, les violences policières sont légitimées ou édulcorées par le JT de France 2 et par BFMTV. Etonnamment, dans l’affaire du décès de Cédric Chouviat, c’est TF1 qui présente la version la plus équilibrée.
    « On revient sur la mobilisation hier contre la réforme des retraites et sur les incidents assez sérieux en fin de cortège à Paris, propose la présentatrice de BFMTV vendredi matin. Seize blessés parmi les forces de l’ordre, vingt du côté des manifestants. » Presque un match nul. « C’est la première fois depuis le début du mouvement que la question de la violence s’invite comme ça dans le débat. » Elle « s’invite » toute seule, vraiment ? Quant à la « première fois », on voit que le présentateur de BFMTV n’était pas dans le cortège du 5 décembre dernier, resté bloqué près de trois heures boulevard Magenta pendant que les forces de l’ordre nassaient la place de la République et l’inondaient de gaz, au point que l’impressionnant nuage de lacrymogènes atteignait deux fois la taille des immeubles.

    « LFI demande la démission du préfet de police de Paris, Didier Lallement », rapporte le présentateur. « Ils veulent briser le mouvement social par le pourrissement et par la force, s’indigne le député Alexis Corbière. On n’a pas le droit d’utiliser des fonctionnaires de police pour frapper sur d’autres fonctionnaires. » Ni pour frapper sur quelque manifestant pacifique que ce soit, qu’il soit fonctionnaire ou pas.
    La présentatrice fait appel à un témoin de première main. « Raphaël Maillochon, vous étiez hier au cœur du dispositif mobile du maintien de l’ordre. » C’est-à-dire embedded avec les policiers, comme à l’accoutumée. « Est-ce que vous avez constaté une violence supérieure de la part des manifestants et une réponse différente des forces de l’ordre ? » « Il n’y a pas eu de changement de doctrine de maintien de l’ordre… » D’où la survenue des habituelles violences. « … Ce qui a pu créer de la violence de la part des manifestants et de la violence légitime de la part des forces de l’ordre puisqu’elle est encadrée légalement. » Légitimes, les coups de matraque et le coup de pied (filmés par Marcel Aiphan) infligées à une paisible manifestante qui cherchait à ramasser son téléphone et qui a fini à l’hôpital ? Pour les dévoués propagandistes de BFMTV, toute violence policière est donc « légitime ».
    Selon Raphaël Maillochon, la survenue de violences est due à la configuration du parcours de la manif. Au lieu de larges avenues et de vastes places, « hier, nous sommes passés dans des petites rues ». Pour le reporter, la rue de Chateaudun est une « petite rue », la place Saint-Augustin une mini-placette. « … Avec des policiers de la BRAV que j’ai suivis et qui étaient de chaque côté du trottoir avec les manifestants au milieu. » Le meilleur moyen de créer un climat serein et apaisé, l’extrême violence de ces unités de la Brigade de répression des actions violentes (récente résurrection des « voltigeurs ») ayant été maintes fois documentée, notamment par une enquête de Libération revenant sur leurs méfaits le 5 décembre dernier.

    mardi 18 juin 2019

    22 juin : « Grand appel d’air »

    22 juin : « Grand appel d’air »

    « Le 22 juin aura lieu à la Roche de Rame dans le parc du château le festival du « Grand appel d’air »
    Organisé par le comité de soutien aux 3+4+3+… de Briançon, ce festival se déroulera sous le signe de la solidarité.
    De nombreux artistes et intervenants ont répondu présents pour apporter leur soutien à celles et ceux qui sont poursuivis par la justice pour avoir apporté de l’aide aux exilés.
    Pour rappel , 9 personnes ont déjà été condamnées et toutes ont fait appel de cette condamnation. Depuis, de nouvelles personnes solidaires sont poursuivies, et à nouveau ces jours derniers.  
    Cette journée sera aussi l’occasion de dénoncer les murs dressés par l’Europe pour dénier le droit aux exilés de trouver refuge.Ces murs sont faits de conditions indignes d’accueil, de déni de droits, de violences policières, de risques mortels lors des traversées en méditerranée ou en montagne, de déni d’humanité.
    Trois projections de films « Déplacer les  montagnes  » de Laetitia Cuvelier et Isabelle Mahenc, » Colis suspect » de Rosa Pérez Masdeu et Sofia Catala Vidal, « Je ne sais ou nous serons demain » de Murielle Cravatte en avant première, une table ronde avec MC Vergiat, Cristina Del Baggio géographe , Cécilia Vergnano, chercheuse, pour documenter et réfléchir , une pièce de théâtre pour jeunes public « né quelque part » de Mathieu Barbances, et de multiples animations pour se rencontrer, discuter, partager.
    Neuf groupes de musique dont les Zoufris Maracas et Raphael Imbert feront raisonner dans la vallée l’air du soutien et de la solidarité jusqu’au tard dans la nuit. 
    L’ensemble des recettes de ce festival est destiné à soutenir financièrement les personnes poursuivies, entrée à prix libre de soutien !
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    jeudi 25 avril 2019

    22 sociétés de journalistes, dont celle de « l’Obs », apportent leur soutien à Gaspard Glanz

      

    Les sociétés des rédacteurs et des journalistes de 17 médias, dont « l’Obs », apportent leur soutien à Gaspard Glanz, journaliste indépendant gardé à vue pendant 48 heures avant de se voir notifier une interdiction de paraître à Paris les samedis et le 1er mai, l’empêchant d’accomplir son travail.

    Par L'Obs
    Samedi dernier, alors qu’il couvrait la manifestation des « gilets jaunes », notre confrère Gaspard Glanz a été interpellé sans ménagement et placé en garde à vue pendant 48 heures. D’après les témoignages recueillis et publiés depuis, il a eu un mouvement d’humeur à destination de policiers, ces derniers refusant de l’entendre alors qu’il voulait se plaindre d’avoir été visé par un tir de grenade. Il lui est désormais interdit de paraître à Paris les samedis et le 1er Mai, donc d’y couvrir les manifestations, jusqu’à sa comparution pour « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique » le 18 octobre, ce qui revient à lui interdire de faire son travail de journaliste.
    Les sociétés de journalistes et de rédacteurs signataires, qui apportent leur plein soutien à Gaspard Glanz, empêché de couvrir les prochaines manifestations parisiennes, c’est-à-dire de travailler et d’informer, dénoncent une fois encore les conditions de travail extrêmement difficiles qui sont les leurs dans le cadre des manifestations de « gilets jaunes ». Une situation particulièrement difficile pour les journalistes indépendants et les photographes, souvent en première ligne. Les journalistes, qui ne font que leur métier, ne peuvent pas tolérer de se voir régulièrement pris pour cibles par les forces de l’ordre : depuis le début du mouvement, 79 journalistes ont été victimes de violences policières selon le décompte du journaliste David Dufresne, et la nouvelle loi « anticasseurs » renforce encore l’arbitraire et met un peu plus en danger la liberté de la presse.
    Les SDJ et SDR déplorent également le silence assourdissant du ministre de la Culture et de la Communication, pourtant censé soutenir la liberté et l’indépendance de la presse.

    Signataires : les sociétés des journalistes et des rédacteurs de BFMTV, Les Echos, L’Express, Le Figaro, France 2, France 24, France 3 National, Franceinfo.fr, France Inter, Le JDD, Libération, Mediapart, Le Monde, L’Obs, Télérama, Paris Match, Le Parisien-Aujourd’hui en France, Sud-Ouest, Premières Lignes, RFI, RMC, TV5 Monde
    L'Obs

    vendredi 8 juin 2018

    Jerada : Human Rights Watch dénonce les violences des autorités marocaines

    Jerada : Human Rights Watch dénonce les violences des autorités marocaines
    Source : Lesinfos.ma
    05/06/2018 11:00

    Répression, usage excessif de la force contre les manifestants, arrestations de protestants y compris des mineurs, maltraitances (…). Human Rights Watch dénonce dans son dernier rapport les dépassements des autorités marocaines.

    C’est un rapport pour le moins inquiétant qui a été dressé par Human Rights Watch (HRW) ce lundi et qui dénonce les violences des autorités marocaines lors des manifestations qui secouent la ville de Jerada depuis décembre dernier. Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme, les forces de l’ordre ont fait un usage excessif de la force contre les manifestants, percuté certains d’entre eux avec une fourgonnette de police conduite de manière irresponsable et ont procédé à l’arrestation des leaders du mouvement de protestation qui auraient ensuite été maltraités en détention. « La répression à Jerada est allée bien plus loin qu'un simple effort visant à traduire en justice des manifestants prétendument violents. Il semble qu'elle visait plutôt à réprimer le droit de manifester pacifiquement contre la situation socio-économique de la région», a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

    Les manifestations du 14 mars en trame de fond

    L’organisation dénonce aussi les incidents survenus lors des manifestations du 14 mars qui ont agité la ville de Jerada. Et un incident en particulier a retenu leur attention. En effet, dans une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux et soulevé une vive polémique, on voyait des véhicules de police foncer sur les manifestants avec l’intention manifeste de blesser nombre d’entre eux. Le plus jeune victime serait un adolescent de 16 ans, Abdelmoula Zaiqer, qui a été gravement blessé. Bien que le lien entre ses blessures et les agissements des forces de l’ordre n’ait pas été établi, la fiche d’hospitalisation de l’adolescent [consultée par HRW, ndlr] stipule que Abdelmoula Zaiqer souffre de traumatismes à la tête, aux hanches, aux pieds et à la colonne vertébrale, suite à un « accident de la voie publique, (…) patient heurté par une fourgonnette ». Aux dernières nouvelles, les médecins n’étaient pas encore en mesure de déterminer si le jeune homme pourra remarcher un jour.
    La Délégation Interministérielle des Droits de l’Homme (DIDH) a déclaré de son côté que Zaiqer avait été « blessé accidentellement ». La mère de la victime, elle, a affirmé à HRW que les autorités avaient fait pression sur elle pour qu'elle évite tout contact avec des journalistes et des activistes. De plus, l’organisation internationale a expliqué qu’une voiture a pris en filature l’équipe de HRW quand elle a tenté de rendre visite à Zaiqer et à sa mère, le 6 avril, dans un hôpital près de Casablanca où le jeune homme avait été transféré.

    Surveillance et intimidation

    Ultérieurement, le 4 avril, des chercheurs de Human Rights Watch, qui ont visité Jerada, expliquent qu’ils ont été stoppés et interrogés à deux postes de contrôle. Ils ont été suivis de près toute la journée par une voiture avec trois hommes en civil à son bord, ce qui a apparemment conduit des témoins, que les chercheurs comptaient rencontrer, à annuler leurs rendez-vous. Les chercheurs ont aussi observé une forte présence des forces de sécurité : des policiers en uniforme et armés déployés dans chaque rue et place importantes de cette petite ville, et plus de 100 fourgonnettes de police et autres forces armées stationnées dans les alentours. Les chercheurs ont par ailleurs rencontré des activistes des droits humains, ainsi qu'Abdelhak Benkada, l'avocat de nombreux manifestants, dans la ville voisine d'Oujda le 3 avril. Ces derniers ont affirmé à HRW que depuis le 14 mars, des agents de police ont forcé les portes et brisé les fenêtres de plusieurs maisons à Jerada, frappant et interpellant plusieurs hommes sans présenter de mandats d'arrêt ni de perquisition.

    mardi 1 mai 2018

    France : RSF dénonce les violences policières



    TIR DE GRENADE 

    France : RSF dénonce les violences policières commises contre un photographe lors d’une manifestation à Paris contre les réformes du gouvernement.