vendredi 31 août 2018

Karacena, la Biennale des arts du cirque et du voyage s'installe à Salé, portée par l’École Nationale de Cirque Shems’y



MAROC
Par Kaoutar Laili , 29/08/2018 1

Une expérience à vivre tous les soirs à partir de 18h, jusqu’au 2 septembre

Ecole Nationale de Cirque SHEMSY
CULTURE - La magie du cirque nous fait découvrir les secrets bien gardés de la ville de Salé. Pour sa 7ème édition, la Biennale des arts du cirque et du voyage s’installe dans des lieux qui ont marqué l’histoire de Salé pour nous offrir un voyage dans le monde merveilleux des artistes. L’événement, qui se poursuit jusqu’au dimanche 2 septembre, s’adresse aussi bien aux petits qu’aux grands enfants. Si la plupart des spectacles sont gratuits et ouverts à tous, certains sont au tarif volontairement accessible de 20 DH.

Ecole Nationale de Cirque SHEMSY
Engagée dans une démarche de production solidaire de spectacle vivant, Karacena tisse un lien entre histoire, mémoire, patrimoine, architecture et création contemporaine à travers un rendez-vous artistique unique au Maroc.
Portée par l’École Nationale de Cirque Shems’y à Salé, dirigée par Alain Laëron, et fondée sous l’égide de l’AMESIP (Association Marocaine d’aide aux Enfants en Situation Précaire), présidée par Touraya Bouabid, Karacena défend l’idée de l’exigence artistique accessible au plus grand nombre, des formes les plus intimes aux plus monumentales.

Ecole Nationale de Cirque SHEMSY
“Les artistes s’inspirent de la ville pour en dévoiler le patrimoine et rendre visible pour la population à la fois ces trésors séculaires que cache Salé, mais aussi les trésors vivants que sont les artistes en formation”, souligne Alain Laëron, directeur de l’École Nationale de Cirque Shems’y à Salé au HuffPost Maroc, ajoutant qu’il s’agit de spéciales tous publics.
Avec trois espaces de présentation à la Kasbah des gnaouas, deux chapiteaux, un espace extérieur avec des gradins et plusieurs petites scènes, l’événement investit notamment Borj Doumoue, Bab Khmiss (dans la médina), le quai des créateurs à la marina ou encore le centre Shems’y.

Ecole Nationale de Cirque SHEMSY
“Cette année, la thématique est ‘Faire monde’, et s’articule autour du vivre ensemble et du rapport à l’autre. Comment pouvons-nous oublier les frontières, physiques ou psychologiques? Plusieurs spectacles ont été nourris par cette réflexion. C’est la source d’inspiration de ces différents projets”, ajoute le directeur de l’École Nationale de Cirque.
Karacena explore ainsi l’imagination en s’inspirant de ce qui existe autour de nous, de l’Histoire, du patrimoine, du présent, de l’air du temps en nous plongeant dans un monde parallèle où tout est possible. Une expérience esthétique, critique, philosophique, citoyenne mais surtout émotionnelle qui échappe au temps. Une expérience surprenante à vivre tous les soirs à partir de 18h, jusqu’au 2 septembre.

Migrants : le bras de fer Maroc-Espagne-


jeuneafrique.com, 29/8/2018


Les entrées de migrants en Europe via le Maroc ont explosé depuis le début de l'année 2018. Entre Madrid et Rabat, la question migratoire est devenue centrale. Chacun fait face à son agenda, ses besoins et sa politique intérieure.
Lors d’une expulsion collective du 23 août, l’Espagne a renvoyé vers le Maroc 116 migrants africains entrés clandestinement la veille dans l’enclave espagnole de Ceuta (Sebta). Une pratique rarissime : la dernière expulsion organisée avait eu lieu en 2004. Cette décision, prise dans le cadre d’accords de réadmission signés à Madrid en 1992 selon les autorités madrilènes, a vite été critiquée par des ONG ibériques, à l’instar de Caminando Fronteras, et ont même posé la question de la légalité de la procédure.
En octobre 2017, la Cour européenne des droits de l’homme avait condamné l’Espagne pour avoir renvoyé immédiatement vers le Maroc, sans aucune décision administrative ou judiciaire, des migrants arrivés dans l’enclave espagnole de Melilla. Madrid était au moins censée examiner si des demandeurs d’asile figuraient parmi les personnes renvoyées. Le 23 août dernier, les personnes expulsées ne sont restées que 24 heures sur le territoire espagnol. Bien peu pour un contrôle assidu.
>>> A LIRE – [Infographie] Maghreb : les demandeurs d’asile dans l’Union européenne ont fortement augmenté
Politique intérieure
Durant l’été 2018, la presse espagnole a largement insisté sur les arrivées de migrants depuis le Maroc. Depuis le début de l’année, 27 994 migrants sont arrivés sur les côtes espagnoles depuis le Maroc, d’après les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La nation ibérique dépasse ainsi l’Italie comme pays d’entrée en Europe. 313 personnes sont décédées au large des côtes espagnoles en tentant la traversée. Les autres routes de migration, celle des Balkans et celle à l’est de la mer Méditerranée, se ferment. La voie passant par le Maroc et l’Espagne est donc davantage empruntée.
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Marche européenne de la détermination & de la continuité : RIF

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Contre une jeunesse affranchie, le Maroc réimpose le service militaire


Reda Zaireg's picture
26 août 2018



Pour ressouder sa jeunesse, le Maroc opte pour une mesure vieux siècle : l'instauration du service militaire obligatoire. Une décision qui peut aussi se lire comme une volonté de sortir l'armée de son autarcie et de l'ouvrir davantage sur la société
La décision a déconcerté, mais s'inscrit dans une suite logique : depuis quelques mois, Mohammed VI s'affiche de plus en plus publiquement en chef d'état-major des armées, et de plus en plus présente est la symbolique militaire.
Dans deux discours successifs, Mohammed VI a multiplié les références à l'armée, arborant un turban frappé de l'insigne des Forces armées royales (AFP) Dans deux discours successifs, Mohammed VI a multiplié les références à l'armée, arborant un turban frappé de l'insigne des Forces armées royales (AFP)   
Dans deux discours successifs, Mohammed VI a multiplié les références à l'armée, arborant un turban frappé de l'insigne des Forces armées royales (FAR), une cravate à motifs jacquard sur laquelle est agrafé un autre pin's de l'armée et à son annulaire, une chevalière sertie d'une pierre verte, attribut de noblesse, mais aussi insigne de conquête et de puissance, symbole militaire par excellence.
En juillet, durant le discours du trône, le monarque a rendu un hommage appuyé aux Forces armées royales « pour leur mobilisation constante, sous notre commandement, afin de défendre l’intégrité, la sécurité et la stabilité du pays », mais aussi pour leur action « humanitaire et sociale […] tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ». Marquante aussi, la présence d'un colonel des Forces royales air en tenue d'apparat en arrière-plan, au début et à la fin du discours – la règle générale voulant qu'ils soient relégués dans le hors-champ.
Video of خطاب صاحب الجلالة الملك محمد السادس بمناسبة الذكرى 19 لعيد العرش المجيد


dimanche 26 août 2018

Solidaires #Aveclesréfugiés pour envoyer un message clair aux gouvernements sur les droits des réfugiés

Auteur : Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés
Créé le 16/08/2018   
La guerre force tous les jours des milliers de familles à fuir leur foyer. Plus de 68,5 millions de personnes ont été déplacées de force en 2017.
Pour échapper à la violence, ils laissent tout derrière eux – tout sauf leurs espoirs et leurs rêves d’un avenir plus sûr. Ces femmes, ces hommes et ces enfants ont plus que jamais besoin de soutien pour faire valoir leurs droits.

Il est donc essentiel de s’engager pour le respect de leurs droits et d’exprimer notre solidarité.

Le 24 septembre 2018, le HCR proposera un pacte mondial pour les réfugiés lors de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le pacte mondial pour les réfugiés est l’occasion unique de renforcer la réponse internationale aux déplacements forcés et aux situations de réfugiés prolongées.

Cet accord a pour vocation le partage des responsabilités.

Nous demandons aux gouvernements de :
  • Garantir que chaque enfant réfugié soit scolarisé.
  • Garantir que chaque famille réfugiée puisse vivre en lieu sûr.
  • Garantir que chaque réfugié puisse travailler ou acquérir de nouvelles compétences afin de subvenir aux besoins de sa famille.

Ajoutez votre nom à la pétition #Aveclesréfugiés !

Chaque femme, chaque homme, chaque enfant déraciné, doit pouvoir se construire un avenir meilleur, dans la paix et la sécurité.

Ces mesures sont essentielles pour le bien-être des réfugiés et leur dignité.

L’éducation, un abri sûr et des possibilités d’autosubsistance sont les premières clés de la construction d’un avenir stable pour les réfugiés et les pays qui les accueillent.

Faites valoir les droits des réfugiés.




La Suède : l'accord commercial UE-Maroc va contre la justice UE.

 Le résultat du processus de consultation,un consentement libre et éclairé du peuple du Sahara Occidental"?


"La Suède n'est pas convaincue que le résultat du processus de consultation puisse être considéré comme le consentement libre et éclairé du peuple du Sahara Occidental", a expliqué officiellement le pays lors du vote du Conseil de l'UE sur le commerce du Sahara Occidental.
Mis à jour le: 22.08 - 2018
Le compte rendu de la réunion du Conseil de l'UE des 11-13 juillet 2018, lorsque les États membres de l'UE ont accepté l'intégration du Sahara Occidental dans les protocoles commerciaux UE-Maroc, a critiqué l'approche de la Commission européenne visant à inclure le Sahara Occidental dans le commerce UE-Maroc.

Dans sa déclaration, le gouvernement suédois a souligné que le soi-disant "processus de consultation" engagé par la Commission européenne ne répondait pas à l'exigence de consentement soulignée par l'arrêt de la Cour de justice de l'UE de 2016.

"Vu les rejets du processus de consultation et/ou du projet d'accord, et en particulier des objections du Polisario, le représentant officiel du peuple du Sahara Occidental dans le processus onusien, la Suède désapprouve que le résultat du processus de consultation puisse prétendre être le consentement libre et éclairé du peuple du Sahara Occidental », dit la déclaration suédoise.

Les consultations menées par la Commission européenne, après avoir déjà paraphé un accord commercial avec le Maroc pour le Sahara Occidental, n'incluaient que des groupes marocains et pro-marocains faisant campagne pour l'inclusion du Sahara Occidental au Maroc.

Retrouvez la déclaration suédoise complète ci-dessous ou via ce lien [ou téléchargez].

La décision d'inclure le Sahara Occidental dans l'accord commercial avec le Maroc fait suite au jugement rendu en décembre 2016 par la CJUE, concluant qu'aucun accord de commerce ou d'association UE-Maroc ne peut être appliqué au Sahara Occidental. La seule exception, a déclaré la Cour, pour qu’un tel accord commercial affecte un tiers est d’obtenir le consentement du peuple de ce territoire tiers. Depuis que l'UE a signé pour la première fois le protocole commercial actuel avec le Maroc en 2012, la Suède a déclaré ouvertement que le Sahara Occidental ne pouvait pas être inclus dans l'accord, car il s'agit d'un territoire différent.

La Commission européenne n'a jamais sollicité le consentement du peuple du Sahara Occidental par le biais de sa représentation reconnue par les Nations unies, le Front Polisario. Au lieu de cela, la Commission a organisé une consultation auprès d'un échantillon assez restreint d'opérateurs économiques marocains et d'élus - tout en affirmant mensongèrement que le Front Polisario et des dizaines de groupes de la société civile sahraouie y avaient également pris part. 


 https://wsrw.org/a111x4262

Lire le livre de Nadine Rosa-Rosso : Plus qu'hier et moins que demain

Contre le racisme, le colonialisme et la guerre.

Par Marie-Jo Fressard, solidmar

Je viens d'en finir la lecture. Bien sûr, il faut être belge pour tout bien comprendre, et j'avoue avoir un peu zappé la première partie jusqu'à la page 75.

 La suite est suffisamment universelle pour pouvoir être lue par tous, avec rage ou tristesse, qu'on ait ou non la fibre communiste, avoir simplement des sentiments humains  suffit pour être tellement d'accord avec tout ce que Nadine exprime avec tant de talent, et avec ses sérieuses connaissances  en politique mondiale.

Combien de fois, en lisant ces lignes, me suis-je dit que  c'est ce que moi aussi je pense, et  moi aussi j'enrage contre cet effondrement programmé des espoirs qu'on souhaitait pousser en avant, quand on avait encore l'impression d'aller vers un mieux, vers la justice, vers une fraternité, quand les jeunes savaient vers où ils allaient.

Je n'aimais pas le mot "impérialisme", mais je réalise qu'il est vraiment le rempart derrière lequel se vautre la minorité ultra nantie de la planète qui ne vit que pour se l'approprier encore plus, en écrasant ou en éliminant la majorité démunie, avec ces armes de démolition massive,  que sont le racisme, le colonialisme et la guerre qui n'opèrent pas l'un sans l'autre.
 
J'ai aimé que les fins de chapitre se terminent par un appel à la lutte,  par une lueur du possible qui invite à ne jamais 
baisser les bras

samedi 25 août 2018

Binationaux : Danger ! La Belgique ne vous protégera pas à l’étranger


 

Reynders...sans gêne
 par Luk Vervaet

Une nouvelle de l’Agence Belga nous apprend que début août, Saïd El Amraoui, un Belgo-Marocain de 32 ans, né à Merksplas (Anvers), parti en vacances au Maroc, a été arrêté par la police marocaine à la frontière et enfermé en prison. Les raisons de son arrestation sont inconnues. Dans le passé, Saïd avait été accusé d’être un recruteur des jeunes pour partir en Syrie. Ce qu’il a toujours nié. Par la suite, la justice belge l’a acquitté de cette accusation. Comme dans nombre d’autres affaires concernant des citoyens Belgo-Marocains, le Maroc s’est-il octroyé le droit de faire sa propre justice ? Quoi qu’il en soit, notre service public fédéral des Affaires étrangères a déclaré à l’agence Belga « qu’ils ne sont pas au courant qu’un présumé terroriste belgo-marocain a été appréhendé au Maroc ce mois-ci ».

Deux mois plus tôt, en juin 2018, un autre jeune Belgo-Marocain, Wafi Kajoua, qui lui est en Belgique depuis ses trois ans, est arrêté à la frontière de Melilla et le Maroc, quand il voulait se diriger à Nador. Activiste sur les réseaux sociaux pour le mouvement Hirak au Maroc, il sera poursuivi « pour atteinte à la sureté de l’État, incitation à la rébellion et atteinte à l’intégrité territoriale du royaume », rien que ça, et incarcéré à la prison de Nador. Fin juin, il a été condamné à un an de prison. Quant à la réponse des Affaires étrangères belges, le site Rifonline écrit : « Le ministre des Affaires étrangères belge n’a pas souhaité réagir à l’arrestation de l’activiste belgo-marocain Wafi Kajoua à Nador, au Maroc. En réponse à un mail adressé par Rifonline au ministère des Affaires étrangères belge sur les conditions de détention  de Wafi Kajoua, le porte-parole adjoint Matthieu Brander a répondu que son département ne pouvait pas se prononcer sur des cas individuels : « Nous ne pouvons pas, par principe, communiquer sur des cas individuels ».
Dans un article paru dans le magazine Knack du 17 juin, on peut lire que des Comités de soutien ont essayé de faire intervenir le ministère des Affaires belge pour mettre la pression sur le Maroc pour libérer Wafi Kajoua : « Des comités de soutien pour le Hirak, tels que Mohcine Fikri Belgique et ANZUF, ont mis la Belgique au courant et le premier s'est assis autour de la table avec des responsables du Ministère. Ces derniers auraient déclaré avoir pris des mesures pour aider Kajoua. Les affaires étrangères ont dit aussi qu'ils ne peuvent pas intervenir dans la souveraineté du Maroc. « Mais je pense que si la Belgique met la pression sur la question, le Maroc écoutera », déclare Mustafa Ouarghi de l'ANZUF. « En janvier déjà, j’avais envoyé une lettre au Premier ministre, au ministère de la Justice et des Affaires étrangères au sujet de mon souhait de voyager au Maroc et de ma crainte que j’y sois arrêté. Je n'ai pas reçu de réponse. Je trouve que ça ne va pas. Nous sommes des citoyens belges, nous payons des impôts, nous avons le droit d'obtenir des réponses. » Maintenant, il attend encore une réponse à sa dernière lettre à propos de Kajoua. « Si la Belgique respecte ses citoyens, elle doit essayer de le libérer ».

Qu’est-ce qui se cache vraiment derrière le silence de nos autorités ? Derrière leurs déclarations sur « la souveraineté du Maroc » ou derrière des déclarations telles que « nous ne sommes pas au courant », « nous ne pouvons pas nous prononcer sur des cas individuels » ?  

Il s’y cache ce que le ministère des Affaires étrangères de Monsieur Reynders n’ose pas (encore) dire tout haut. C’est que sur proposition des ministres Reynders et Geens, le 8 mai 2018, une nouvelle loi sur la protection consulaire est passée, qui enlève, par la loi (!), toute protection consulaire belge aux citoyens belges ayant une double nationalité, une fois qu’ils se trouvent dans le pays de leur deuxième nationalité.

Dans ce premier article, voici le résumé de cette nouvelle loi.

La protection consulaire, c’est quoi ?

En cas de problèmes lors d’un séjour à l’étranger, un citoyen belge peut s’adresser au poste consulaire ou à l’ambassade de la Belgique se trouvant dans ce pays. La nouvelle loi stipule dans son article 10 qu’il s’agit des situations suivantes  : le décès d'un Belge ; un accident grave survenu à un Belge; un crime grave dont est victime un Belge; une disparition inquiétante d'un Belge ; l'arrestation ou la détention d'un Belge; une situation de détresse extrême dans laquelle se trouve un Belge; une crise consulaire majeure; l'enlèvement international d'enfants lorsque l'enfant et/ou un des parents de celui-ci sont Belges. Dans tous ces cas, un citoyen belge peut solliciter une aide consulaire de la part de la Belgique.
À condition, stipule la nouvelle loi dans son article 14, que le citoyen belge a prouvé avoir épuisé toutes les possibilités de secours de la part de son employeur, des assurances, de la mutuelle, des tour-opérateurs, des compagnies de transport et des proches.
Aussi, stipule la loi dans son article 15, ne peut-on pas compter sur une assistance consulaire si les Belges se sont rendus dans une région déconseillée par le Ministère ou dans une région où sévit un conflit armé ; s’ils n'ont pas donné suite à l'appel du Ministère de quitter la région où ils séjournent ; s’ils prennent des risques démesurés, sans s'assurer en conséquence.
Mais au cas où vous avez rempli toutes ces conditions, le consulat vous viendra en aide.

.Maroc : mobilisations croissantes pour la justice sociale




Alors que les leaders du Hirak du Rif étaient condamnés le 26 juin dernier à de lourdes peines, la contestation pour plus de justice sociale prend de nouvelles formes au Maroc. Depuis quelques mois, les citoyens marocains boycottent certaines marques pour protester contre les collusions entre des grandes entreprises et le pouvoir. A ce jour néanmoins, la réponse principale du gouvernement marocain a été la répression, et celle de l’Union européenne, le silence.
Le 28 octobre 2016 à Al Hoceima, la mort de Mohcine Fikri, marchand de poisson de 31 ans, broyé dans une benne à ordure, enclenche un large mouvement de contestation. Baptisé « Hirak » (« mouvement ») du Rif, celui-ci porte des revendications sociales assez basiques parmi lesquelles la lutte contre la corruption, la construction d’un centre oncologique, d’hôpitaux et d’universités, ainsi que la démilitarisation de la région.
Le Rif est une région du nord-est du Maroc, marquée depuis des décennies par une histoire de contestation contre le pouvoir central marocain. Des soulèvements ont déjà eu lieu dans le Rif, en 1959 et en 1984, qui ont été durement réprimé par Hassan II, conduisant beaucoup de Rifains à émigrer vers l’Europe, que ce soit vers la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne ou les Pays-Bas. Cette histoire, ainsi que son éloignement des grandes villes où se concentre l’activité économique du Maroc, en fait une région laissée pour compte. Une des activités agricoles principales, la culture du cannabis, illégale, entraine régulièrement des frictions entre l’Etat central et les agriculteurs rifains.

Lire l'article :  https://www.cncd.be/maroc-mobilisations-croissantes-justice-sociale

e.

Ré-imposer le service militaire obligatoire est véritablement une idée vieux siècle.


Ré-imposer le service militaire obligatoire est véritablement une idée vieux siècle. Le Maroc n'a pas besoin de jeunes qui, chaque matin, gonflent le torse, scandent l'hymne national et enchaînent le garde-à-vous.
Il a besoin de leur offrir des perspectives: ils veulent une politique éducative, une politique économique et une politique sociale qui leur ouvre des horizons. Ils veulent de plus grandes marges libertés. Le service militaire obligatoire ne résout rien, ne colmate aucune brèche, ne règle aucun problème.
L'imposition du service militaire obligatoire semble principalement obéir à des visées disciplinaires. Il faut, dit-on, « gérer » les jeunes, les « discipliner ». Nous ne sommes pas une PME familiale pour être « gérés ». Et nous ne sommes pas non plus dans une prison à ciel ouvert (si ?) pour être « disciplinés ».
Tout en saluant le professionnalisme et le dévouement d'une bonne partie du personnel des Forces armées royales (je pense surtout à la santé militaire), je ne crois pas que militariser la jeunesse soit une bonne idée.
Si des jeunes veulent rejoindre l'armée, on ne peut que saluer cette décision; si d'autres ne veulent pas, on ne peut pas les obliger. Le Maroc gagnerait plus en modernisant son armée, en rendant les métiers de l'armée plus attractifs et son organisation plus démocratique qu'en imposant le service militaire à toute sa jeunesse.
Donc, d'un point de vue militant, je m'oppose à cette loi; ce sera un gâchis budgétaire, elle obéit à une logique politique problématique, et elle ne risque pas de remplir les objectifs dont elle s'enorgueillit. Elle risque également de constituer un facteur de dépolitisation des jeunes; cette visée semble transparaître dans le discours de certains défenseurs du service militaire:
« A situation exceptionnelle, il faut des solutions exceptionnelles. Les Etats-Unis ont réussi leur sortie de la crise de 1929 avec le New Deal, l'Europe avec le Plan Marshal au lendemain de la Deuxième guerre mondiale. […] Après les événements d'Al Hoceima, le mouvement d'une jeunesse majoritairement mal formée mais bien informée et, surtout, la faille des partis et des syndicats dans son encadrement, ce service peut être le début d'une solution. » (Hassan Benaddi)
En gros, l'idée étant:
- De dépolitiser la jeunesse.
- De la canaliser et de l'écarter des mobilisations sociales.
- De l'aligner sur la conception royale du "développement", mené selon une logique autoritaire, et devant massivement mobiliser pour réussir.
Je n'ai cessé de m'opposer à ce genre d'idées. Cela dit, à titre plus personnel, je serais prêt à passer mon service militaire:
1. Si les missions seront essentiellement à caractère civil, social. Si l'imposition du service militaire s'accompagnera d'une réelle réorientation de l'armée vers des missions plus citoyennes. Une telle réorientation est espérée. En gros, s'il présente des caractéristiques proches de celles du service civil.
2. S'il sera réellement égalitaire. S'il n'y aura pas de failles qui permettraient aux jeunes issus de couches favorisées d'échapper à leur devoir.
3. Si la durée sera inférieure à six mois. Je n'ai pas une année à perdre. J'ai une carrière bien lancée, et je ne souhaite pas la mettre en veilleuse le temps de découvrir la joie d'arborer un képi et une tenue vert olive.
4. Si le « culte du chef » ne sera pas imposé, et si l'accent sera plutôt mis sur la citoyenneté, plutôt que la sujétion. Déjà, qu’un type qui passe la moitié de son temps à l'étranger décide que je dois passer une année continue dans les rangs de l'armée, je trouve ça un peu gonflé.
Autrement, je refuserai de le passer, quitte à en assumer les conséquences pénales.
Reda Zaireg, journaliste marocain

Les prisons belges comptent désormais 10.065 détenus


Prison de Saint-Gilles (illustration) © photo news.

22 août 2018

                 

Les prisons belges comptaient exactement 10.065 détenus ce lundi 20 août, soit quelques centaines de moins qu'au début de l'année. Le 2 janvier, le compteur s'était arrêté à 10.335, d'après des chiffres de l'administration pénitentiaire, dépendante du SPF Justice. Le week-end dernier, le service public avait annoncé que le nombre de détenus avait baissé sous la barre des 10.000.
"Le phénomène est récurrent. En été, le nombre de détenus diminue, parallèlement au rythme des affaires judiciaires. Il peut y avoir un week-end avec beaucoup d'arrestations, mais en général les chiffres baissent depuis 2016-2017", commente la porte-parole du ministre de la Justice, Koen Geens.

Centres psychiatriques
En collaboration avec la ministre de la Santé, Maggie De Block, quelque 600 places ont été créées pour les détenus nécessitant d'être internés, ajoute-t-elle. Les centres de psychiatrie légale d'Anvers (182 places) et de Gand (264 places) sont complets. Mais des places supplémentaires ont été libérées au sein du circuit externe de soins de santé.

Régimes spéciaux
A côté des 1.650 détenus placés sous le régime ordinaire du bracelet électronique, 335 autres sont également soumis à ce régime en détention provisoire. Leur nombre est passé de 231 à 335 depuis le début de l'année.

Peines alternatives
Il y a aussi l'application plus rapide des peines alternatives, proposée aux détenus qui arrivent en fin de peine. "Ces différents facteurs expliquent la baisse du nombre de détenus", précise la porte-parole de Koen Geens.

Politique d'expulsion
Enfin, la politique d'expulsion des suspects et condamnés en séjour irrégulier sur le territoire, décidée par le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Theo Francken, produit ses effets.

Chiffres
A la date du 1er août, un millier de détenus avaient été expulsés des prisons belges cette année. En juillet, 140 ex-détenus ont été rapatriés. A titre de comparaison, l'année dernière il y en a eu 1.622, et 1.595 en 2016. En 2012: 378, selon le cabinet du ministre.

Commentaire de Luk Vervaet
Mais si c'est vrai : pourquoi construire une nouvelle méga-prison, la plus grande de Belgique, à Haren, si ce n'est que pour les intérêts des spéculateurs immobiliers et les multinationales réunies dans Cafasso ? Et puis, rien n'a changé : quelques centaines d'internés se trouvent maintenant dans des centres psychiatriques et des centaines d'autres détenus ont été bannis vers les goulags au Maroc et d'autres pays amis...
 Source: Belga   
 

Un ex officier de la police marocaine a l’intention de déposer plainte contre le roi du Maroc pour tentatives d'assassinats

Mohamed VI le roi du Maroc
Le Code pénal espagnol reconnait à la juridiction pénale espagnole la compétence pour connaître des faits commis par des Espagnols ou par des étrangers hors du territoire national. La nouvelle ministre espagnole de la Justice, Dolores Delgado, a annoncé publiquement que la compétence universelle sera réactivée, de sorte que les juges espagnols, investis d’une compétence universelle, pourraient enquêter sur les crimes graves commis hors du territoire espagnol. Il sera également possible pour des juges espagnols d’émettre des mandats d’arrêt à l’encontre de hauts fonctionnaires marocains accusés de violation des droits de l’homme et pourraient être condamnés par les tribunaux espagnols.
Avec la compétence universelle, il est possible d’engager des poursuites devant la haute instance judiciaire à compétence nationale, l’Audience Nationale, afin que justice soit rendue contre les crimes commis dans d’autres pays si la preuve de leurs accusations a été apportée. Ces personnes peuvent être condamnées conformément au système judiciaire espagnol.
Noureddine Boufarra, ex officier de police
Noureddine Boufarra, un ex officier de la police judiciaire marocaine, a annoncé le 18 juin 2018, via un message sur Facebook, qu’il utiliserait la juridiction espagnole universelle pour poursuivre le roi du Maroc.
Une tentative d’assassinat en Europe
Boufarra, 49 ans, tient le roi du Maroc pour responsable d’une tentative d’assassinat à Copenhague, la capitale du Danemark, où il a réussi à fuir en 2017. Selon Boufarra, 4 hommes ont tenté de le tuer dans la capitale. Trois de ces hommes seraient des agents des services secrets marocains Direction Générale d’Etudes et Documentation (DGED) et le quatrième était reconnu comme syrien ou irakien. Le fils de Boufarra, qui était en sa compagnie lors de la tentative d’assassinat, souffre encore psychologiquement des effets de la tentative de meurtre. Boufarra n’a pas pu fournir plus de détails sur l’affaire car il est toujours en instruction. Il est maintenant placé sous la protection de la police assurée par le pays dans lequel il a demandé l’asile.
Boufarra était officier de police judiciaire à Nador jusqu’en 2012. Il a travaillé sur des réseaux de trafiquants de drogue, le commerce illégal d’armes et des cas de fraude. Lui et son équipe ont saisi 19 kg d’explosifs lourds et 600 détonateurs utilisés pour le bombardement de messagerie. Les explosifs ont été passés en contrebande de l’enclave espagnole Melilla à Nador et ont été soupçonnés d’être utilisés pour attaquer un hôtel et un centre commercial à Nador. La saisie de Boufarra a conduit à la dénonciation de certains agents des services secrets parce qu’ils n’ont pas remarqué et retracé le matériel illégal.
Boufarra avait rapporté sur ce cas de contrebande les noms des personnes impliquées et les plaques d’immatriculation utilisées. Il en a référé personnellement à son supérieur. Rapport à l’appui. Selon l’ex officier, rien n’a été fait avec le rapport car le trafic avait des liens avec le palais.

Fouad Ali El Himma conseiller du roi
Détournement de fonds dans le Rif, orchestré depuis Rabat
Selon l’ex officier Boufarra, le palais marocain est impliqué dans le trafic international de drogue via le conseiller du roi, Fouad Ali El Himma, le chef du parti Parti Authenticité et Modernité PAM, Ilyas el Omari, et leurs contacts avec des groupes mafieux internationaux dont il connaît tous les noms mais qu’il ne rendra pas public, car les services secrets marocains pourraient utiliser les groupes mafieux comme bouc émissaire de sa disparition au cas où il fournirait les noms.
Boufarra tient le régime marocain pour responsable de la fraude et du détournement d’argent d’une banque à Nador en 2003. Les détournements de fonds dans cette banque ont débuté en 2001 avec environ 3 milliards de dirhams marocains sur des comptes bancaires appartenant à des rifains au Maroc et en Europe. Les trafiquants de drogue ont utilisé les comptes pour le blanchiment d’argent.


jeudi 23 août 2018

Ce que nous cache la “grâce royale” de MVI