2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 14 février 2022

Le Front Polisario a "fermement" condamné la poursuite de la politique de la "terre brûlée" menée par l'occupant marocain






Guterres appelé à mettre fin à la brutalité du Maroc contre le peuple sahraoui

NEW YORK (Nations unies) - Le Front Polisario a "fermement" condamné la poursuite de la politique de la "terre brûlée" menée par l'occupant marocain et sa récente campagne "d'intimidation et de dépossession" des Sahraouis de leurs biens, appelant le Secrétaire général de l'ONU à agir urgemment pour mettre fin à la "brutalité" et au "terrorisme" dont fait objet le peuple sahraoui.

"Sur instruction des autorités de mon pays, je vous écris avec le plus grand souci d’attirer votre attention, et celle du Conseil de sécurité, sur la poursuite de la politique de la terre brûlée menée par L’État marocain depuis le début de son occupation militaire illégale du Sahara occidental le 31 octobre 1975, dans le but d'exterminer le peuple sahraoui et de confisquer ses terres et richesses", écrit dans une lettre le représentant du Front Polisario aux Nations unies et coordinateur avec la MINURSO, Mohamed Sidi Omar, à l'adresse du Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Dans sa lettre, le représentant du Front Polisario présente les derniers rapports reçus sur les territoires sahraouis occupés qui montrent que "les autorités d'occupation marocaines mènent une politique de la terre brûlée contre de nombreuses familles vivant en dehors des grandes villes du Sahara occidental occupé", soulignant que "depuis le premier jour de leur occupation illégale, les forces marocaines utilisent les méthodes de massacre les plus horribles en imposant un siège militaire et un black-out médiatique dans les zones encerclées par le mur de sable (mur de la honte)".

Mohamed Sidi Omar dénonce également "les intimidations et représailles continues contre des civils, militants des droits de l'Homme et journalistes dans les territoires sahraouis occupés".

"Depuis que L’État d'occupation marocain a rompu le cessez-le-feu, le 13 novembre 2020, les forces marocaines utilisent toutes sortes d’armes, dont des drones, pour tuer des dizaines de civils sahraouis sans scrupules et aussi des civils et des citoyens de pays voisins pendant leur transit par les territoires sahraouis libérés", ajoute-t-il.

Sur la base de ce qui précède, le Front Polisario condamne "fermement" la poursuite de la "politique de la terre brûlée" de l'Etat d'occupation marocain et sa campagne d’"intimidation" et de "dépossession" des Sahraouis dans les territoires occupés.


Lire aussi: Le Maroc a sapé tous les efforts internationaux pour le règlement du conflit au Sahara occidental


Il appelle l'ONU, à sa tête le Secrétaire général, à agir "rapidement" pour mettre fin à "la brutalité et la terreur" auxquelles les civils et militants sahraouis sont quotidiennement exposés ainsi que les défenseurs des droits de l'Homme, à l'exemple de Sultana Khaya et sa famille.

Le Front Polisario appelle également à "garantir la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques sahraouis", dont le groupe Gdeim Izik, détenu depuis 2010 dans les prisons de la puissance occupante.

Le Front presse, en outre, le Secrétaire général de l'ONU, ainsi que le Conseil de sécurité, d'"utiliser pleinement le pouvoir conféré par la Charte et les résolutions des Nations unies pour mettre fin à l'agression continue de l'Etat occupant marocain contre le peuple sahraoui, précisant que cette guerre risque de plonger toute la région dans une spirale de violence et d'instabilité".

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dimanche 4 février 2018

Tunisie: des ONG accusent Macron de ne pas avoir entendu la société civile

Communiqué de plusieurs associations de défense des droits humains

Humanite.fr, 3/2/2018

Organisée par l’Institut Français de Tunisie le 1er février 2018, la Journée Franco-Tunisienne de la société civile aurait pu être l’occasion pour le président français d’écouter l’analyse de la société civile quant au climat de plus en plus tendu relatif aux droits humains et à la mise en place des acquis et instances instaurées  par la Constitution.
En réalité, la rencontre ne s’est soldée que par quelques mains serrées et une belle photo de famille.
 
Cette société civile tant louée par M.  Macron lors de son allocution à l’Assemblée des Représentants du Peuple ainsi que dans  ses déclarations à la presse n’a pas eu la possibilité de faire entendre sa voix et aurait voulu avoir les explications du président Macron quant à ses propos tenus lors de la conférence de presse conjointe du 31 Janvier 2018 avec son homologue tunisien.
Interpellé par un journaliste à propos du rapport de l’organisation Human Rights Watch dénonçant les violences policières survenues lors des manifestations qui ont eu lieu en début d’année en Tunisie, le Président Macron a déclaré que « ces arrestations ont été faites dans le cadre d’un État de droit ».  Le Président Macron a également ajouté que « Parfois on a tendance à confondre les gravités et à considérer qu’une dénonciation vaut toutes les autres ».
 
De tels propos traitent par le mépris les signaux d’alarme lancés récemment par de multiples acteurs de la société civile tunisienne quant à l’impunité qui accompagne la brutalité policière, les arrestations arbitraires ainsi que les conditions de détention, la menace pesant sur la liberté d’expression et de la presse ainsi que la diabolisation des mouvements de revendications sociales, économiques et environnementales.
 
Par ailleurs ils affirment l’existence inconditionnelle d’un État de Droit en Tunisie, en dépit d’absence des instances garantes de celui-ci, première parmi toutes la Cour Constitutionnelle, et malgré des pratiques judiciaires, sécuritaires et institutionnelles allant à l’encontre des principes constitutionnellement proclamés par la Tunisie.
 
Aussi, les organisations de la société civile signataires de ce communiqué expriment leur mécontentement quant aux propos du Président Macron face aux questions des droits humains en Tunisie et leur déception quant au temps consacré à un véritable dialogue avec cette société civile lors de sa visite en Tunisie. Elles tiennent également à rappeler le caractère universel et indivisible des droits humains qui ne peut en aucun cas permettre d’exception ni de hiérarchie entre droits.
 
Signataires :
 
Al Bawsala
Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES)
Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD)
Ligue Tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH)
Association Tunisienne de défense des libertés individuelles (ADLi)
Organisation contre la Torture en Tunisie (OCTT)
Touensa
Aswat Nissa
Avocats Sans Frontières (ASF)
ACAT France


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