2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mercredi 15 octobre 2025

Audition de la Commission européenne au Parlement européen sur l'accord d'association UE-Maroc (6 octobre 2025)

On trouvera ci-dessous un résumé en français du débat (original anglais  ici).

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Lire aussi  Les eurodéputé·es choqué·es de la manière dont la Commission européenne élude la question du Sahara Occidental

Parlement européen – 6 octobre 2025

Audition de la Commission européenne – Comité du commerce international (INTA)

Objet :

Échange de vues avec la Commission européenne sur la conclusion, au nom de l’Union européenne, de l’accord sous forme d’échange de lettres concernant la modification des protocoles 1 et 4 de l’accord d’association euro-méditerranéen entre les Communautés européennes et le Royaume du Maroc.

Intervenants :

Bernd Lange, Lynn Boylan, Kathleen Van Brempt, Juan Ignacio Zoido Álvarez, Thierry Mariani, Nicholas Bay, Marie-Pierre Vedrenne, Vicent Marzà Ibáñez, Carmen Crespo Díaz, Céline Imart, Javier Moreno Sánchez, Lukas Sieper, Saskia Bricmont, Udo Bullmann, Mireia Borrás Pabón, Ana Miranda.

Pour la Commission européenne :
Valeria Miceli (DG TAXUD, cheffe de l’unité Commerce international),
Isabel García Catalán (DG TAXUD, cheffe de l’unité Règles d’origine),
Florian Ermacora (DG MENA, chef d’unité Maroc-Algérie-Tunisie-Libye).

Ouverture de la séance

Bernd Lange, président de la commission INTA (S&D, Allemagne) :

« Le dernier point de notre ordre du jour concerne l’échange de vues avec la Commission sur sa proposition de décision du Conseil relative à la conclusion de l’accord avec le Maroc sous forme d’échange de lettres modifiant les protocoles 1 et 4.
Nous en avions déjà discuté le 2 décembre dernier, après l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 4 octobre 2024 sur l’application de l’accord au Sahara occidental.
La Cour a répété qu’il fallait le consentement du peuple sahraoui et que les produits originaires du Sahara occidental devaient être clairement étiquetés.
Or, la Commission n’a pas respecté cet arrêt.
J’ai appris il y a dix jours qu’un nouvel accord avait été signé sans explication claire et, pire encore, appliqué provisoirement sans le consentement du Parlement européen.
C’est contraire à tous les engagements pris par les précédents commissaires au commerce et au cadre interinstitutionnel récemment adopté. »

Présentation de la Commission européenne

Valeria Miceli (DG TAXUD)

Elle décrit le processus :

  • L’arrêt du 4 octobre 2024 a annulé la décision du Conseil de 2018 tout en maintenant ses effets pendant un an.
  • Durant cette période, la Commission a analysé les implications juridiques et, en juillet 2025, reçu un signal politique du Maroc ouvrant la voie à de nouvelles négociations.
  • Le 22 juillet 2025, la Commission a recommandé au Conseil d’ouvrir des négociations.
  • Le 10 septembre, le Conseil a autorisé l’ouverture des négociations, qui ont immédiatement débuté.
  • Le 18 septembre, la Commission a adopté la proposition d’accord, suivie de la signature et de l’application provisoire le 3 octobre 2025.

Isabel García Catalán (DG TAXUD – Règles d’origine)

Elle précise le contenu juridique :

  • Les produits originaires du Sahara occidental bénéficient désormais des mêmes préférences tarifaires que ceux du Maroc.
  • Le texte introduit l’identification obligatoire de la région de production (Dakhla, Laâyoune) sur les certificats d’origine, les déclarations de factures et les étiquettes.
  • Les autorités marocaines pourront délivrer les certificats de conformité pour ces produits.
  • Un mécanisme d’évaluation et d’échanges d’informations est prévu par le Comité d’association UE-Maroc.
  • Une modification du règlement délégué sur l’étiquetage des fruits et légumes est envisagée.

Florian Ermacora (DG MENA)

Il aborde la question du consentement du peuple sahraoui :

  • Le consentement peut être explicite ou implicite, selon la CJUE.
  • Le consentement implicite peut être présumé si l’accord ne crée pas d’obligation pour le peuple du Sahara et s’il leur procure des avantages concrets, substantiels, proportionnels et vérifiables, dans le respect du développement durable.
  • L’Union européenne s’engage, par une déclaration, à financer :
    • des projets dans les secteurs de l’eau et de l’énergie au Sahara occidental,
    • une aide humanitaire aux Sahraouis des camps de Tindouf,
    • des programmes éducatifs et culturels pour les Sahraouis vivant ailleurs.
  • Un mécanisme de contrôle régulier vérifiera que les bénéfices atteignent effectivement les Sahraouis.

Débat parlementaire

Lynn Boylan (La Gauche, Irlande)

  • Dénonce le manque de transparence et l’exclusion du Parlement.
  • S’interroge sur la vitesse des négociations (8 jours entre mandat et conclusion).
  • Estime que le financement de la région pourrait renforcer l’occupation marocaine.
  • Demande si une évaluation d’impact a été réalisée sur le processus de référendum de l’ONU.

Juan Ignacio Zoido Álvarez (PPE, Espagne)

  • Salue la nécessité de combler un vide juridique, mais demande une surveillance rigoureuse des produits sensibles (tomates).
  • Souligne que la transparence est indispensable pour la confiance mutuelle.

Kathleen Van Brempt (S&D, Belgique)

  • Accuse la Commission d’avoir agi sans plan B et ignoré le Parlement.
  • Remet en cause la méthodologie du prétendu consentement sahraoui.
  • Juge le mécanisme de mise en œuvre insuffisant et proche de l’accord de 2018.

Thierry Mariani (Patriotes pour l’Europe, France)

  • Défend la position marocaine et qualifie le Front Polisario d’organisation illégitime soutenue par l’Algérie.
  • Salue l’accord comme garant de stabilité et de coopération antiterroriste.

Nicholas Bay (ECR, France)

  • Dénonce la CJUE pour avoir « cédé à la gauche et au Polisario ».
  • Vante la fiabilité du Maroc et ses standards d’étiquetage.
  • Condamne les attaques contre la souveraineté marocaine.

Marie-Pierre Vedrenne (Renew, France)

  • Soutient que l’accord permet aux Sahraouis de bénéficier des ressources locales.
  • Rappelle néanmoins que la Commission ne doit pas marginaliser le Parlement.

Vicent Marzà Ibáñez (Verts/ALE, Espagne)

  • Dénonce un accord contraire à la décision de justice et appliqué sans débat.
  • Exige que les étiquettes mentionnent explicitement “Sahara occidental”.
  • Condamne la procédure d’application provisoire.

Carmen Crespo Díaz (PPE, Espagne)

  • Rappelle la fin de l’accord de pêche en 2023 et critique la perte des quotas agricoles.
  • Demande des clauses de sauvegarde automatiques et le respect de l’article 218 du TFUE.

Céline Imart (PPE, France)

  • Met en garde contre une invasion de tomates marocaines (+55 % en dix ans).
  • Exige des quotas, tarifs et clauses de protection pour les producteurs européens.

Javier Moreno Sánchez (S&D, Espagne)

  • Demande des chiffres précis sur les fonds destinés aux Sahraouis et sur les aides humanitaires.
  • Insiste sur la nécessité de respecter le droit international.

Lukas Sieper (Indépendant, Allemagne)

  • Fustige le déficit démocratique de la Commission.
  • Appelle à une coopération institutionnelle transparente pour restaurer la confiance citoyenne.

Saskia Bricmont (Verts/ALE, Belgique)

  • Accuse la Commission d’être hors la loi internationale en ignorant le consentement sahraoui.
  • Met en garde contre le financement d’entreprises colonisatrices.
  • Exige la mention « Sahara occidental » sur les étiquettes et une place pour les Sahraouis dans les groupes consultatifs.

Udo Bullmann (S&D, Allemagne)

  • Dénonce une violation flagrante des droits du Parlement et exige que cela ne se reproduise plus.

Mireia Borrás Pabón (PfE, Espagne)

  • Juge l’accord contraire à l’arrêt de la CJUE et dommageable pour les agriculteurs européens.
  • Réitère : les étiquettes doivent mentionner “Sahara occidental”.

Ana Miranda (La Gauche, Espagne)

  • Condamne un accord négocié secrètement sans consultation du Parlement ni du Front Polisario, représentant légitime des Sahraouis selon le droit international.

Réponses de la Commission

Isabel García Catalán

  • Explique la brièveté des négociations par la pression politique et les délais.
  • Précise que la région d’origine sera identifiée “en expédition par expédition”, permettant des statistiques séparées pour le Maroc et le Sahara occidental.
  • Les exportations concernent environ 600 millions d’euros, dont 500 millions pour le poisson et le reste pour tomates et melons.

Florian Ermacora

  • Justifie la notion de consentement implicite, conforme à la jurisprudence.
  • Détaille un mécanisme de suivi :
    • évaluation des ressources naturelles exploitées,
    • suivi des financements et de leur distribution,
    • contrôle de l’arrivée effective des bénéfices aux Sahraouis.
  • L’aide humanitaire aux camps de Tindouf est d’environ 9 millions d’euros par an.

Valeria Miceli (conclusion)

« La Commission européenne respecte le rôle du Parlement et transmettra prochainement la proposition de conclusion de l’accord pour examen. »

Bernd Lange (clôture)

« Merci pour vos explications, mais vous transmettrez à vos supérieurs que le président, tout comme nombre de mes collègues, est profondément insatisfait de la procédure. »

 

samedi 25 janvier 2025

Thierry Mariani (RN) tente d'opposer son veto à la présence du Front POLISARIO au Parlement européen

Francisco Carrión, El Independiente, 23/1/2025
Traduit par Tafsut Aït Baâmrane, Tlaxcala

El eurodiputado de Marine Le Pen que trata de vetar la participación del Polisario en el Parlamento Europeo
Thierry Mariani, eurodéputé français

Après une longue attente, le Front POLISARIO a un rendez-vous officiel au Parlement européen mardi 28 janvier. Ses représentants sont invités par la Commission du commerce international (INTA) de l’Europarlement dans le contexte de l’arrêt historique de la Cour de justice de l’UE qui, en octobre dernier, a déclaré nuls et non avenus les accords de pêche et d’agriculture entre Bruxelles et le Maroc.

Une comparution qui met mal à l’aise certains députés européens. Cette semaine, le Français Thierry Mariani, ancien secrétaire d’État aux transports de Sarkozy puis ministre, aujourd’hui élu du Rassemblement national de Le Pen et Bardella (Groupe Patriotes pour l’Europe), a protesté dans l’hémicycle pour demander la suspension de la participation du représentant sahraoui au groupe de suivi du Maghreb de la commission susmentionnée.

« L’article 10 de notre règlement stipule que les députés doivent préserver la dignité du Parlement et ne pas porter atteinte à sa réputation. Je tiens donc à condamner l’invitation faite aux représentants du Front POLISARIO. D’une part, cette milice est soutenue par l’Algérie pour déstabiliser le Maroc, partenaire important de l’Union européenne. Ensuite, ses liens avec les islamistes, les attaques barbares contre la population de la ville de Smara en 2013 et les cas de détournement de l’aide humanitaire du camp de Tindouf doivent nous alarmer », a déclaré le Français, fervent partisan du régime alaouite.


Réponse du BNG

Une demande sans succès puisque la réunion est toujours programmée malgré les tentatives de blocage dans un Parlement qui a encore en mémoire le Moroccogate et la campagne de pots-de-vin aux eurodéputés organisée par des diplomates marocains. En réponse à l’eurodéputée français, Ana Miranda Paz du Bloc nationaliste galicien (Groupe des Verts/Alliance libre européenne) a défendu la réunion dans une conjoncture où l’accord de pêche et d’agriculture entre l’UE et Rabat a été annulé.

« J’ai un point sur le règlement intérieur, qui est l’acceptation des ordres du jour des comités et des groupes de suivi, dans ce cas l’INTA, dans lequel le Front POLISARIO est finalement admis en tant que représentant légitime du peuple du Sahara occidental », a-t-elle déclaré. C’est le respect des règles de ce Parlement et aussi de la décision de la Cour de Justice de l’UE. Alors ne venez pas modifier ce qui est de droit et de droit international », a répondu Miranda, qui - dans des déclarations à El Independiente - reconnaît que “la droite et l’extrême droite exercent des pressions”.

Le POLISARIO défend sa présence

Le POLISARIO a déclaré à ce journal qu’il était convaincu que la réunion aurait lieu. « La majorité de la commission du commerce international, malgré l’opposition de Thierry Mariani, a invité le Front POLISARIO à présenter sa position, sa vision des relations avec l’Union européenne et c’est la position logique et conforme à l’esprit de l’arrêt de la Cour européenne de justice », disent-ils.
« Nous invitons tous les groupes parlementaires à un dialogue constructif, ouvert et inclusif pour résoudre les problèmes conformément au droit international et avancer en faveur de la paix et du développement et de la complémentarité entre l’Union européenne et le Maghreb et l’Afrique en général, en fermant la voie à l’expansionnisme et aux guerres qui coulent et appauvrissent l’Afrique et le Maghreb et créent un climat d’affrontement, d’instabilité et de pauvreté », ajoute le mouvement sahraoui. « Les temps de la colonisation, de la xénophobie, de l’injustice et du pillage des ressources naturelles de l’Afrique ont été rejetés par les peuples africains et ont échoué », soulignent-ils.

Le POLISARIO considère également que « les positions extrêmes des hommes politiques français et de leur gouvernement actuel sont à l’origine de la perte d’influence de ce pays en Europe, en Afrique et dans le monde ». « C’est ce manque d’adaptation et de compréhension du fait que les temps ont changé qui fait que la France est en crise, mais nous sommes sûrs que le grand peuple français trouvera les dirigeants qui sauront l’inspirer à nouveau comme il l’a fait dans sa riche histoire », concluent-ils.

Lire aussi Au Rassemblement national, les étranges alliés de Mohamed VI, par Charlotte Lalanne, L’Express, 5/7/2024

dimanche 22 décembre 2024

Enquête pour corruption au Parlement européen (Qatargate/Moroccogate) : des journalistes et militants marocains demandent à être parties civiles

Cinq opposants au gouvernement marocain se sont constitués parties civiles devant la justice belge, estimant que l’ingérence et la corruption présumées au sein du Parlement européen ont empêché celui-ci de condamner avec conviction les atteintes aux droits humains commises par Rabat, rapporte le quotidien Le Soir lundi.

Agence Belga, 16/12/2024

Vasco Gargalo

Ces opposants sont Ali Reda Ziane, le fils de l’avocat Mohammed Ziane, 81 ans, ex-bâtonnier et ex-ministre des Droits de l’homme, condamné à trois ans de prison ferme au Maroc; le journaliste d’investigation Omar Radi, âgé de 38 ans, il a été condamné en 2021 à six ans de prison - gracié par le roi Mohammed VI, il a été libéré en juillet dernier - pour atteinte à la sûreté de de l’Etat, viol et attentat à la pudeur; Fouad Abdelmoumni, un économiste et militant des droits de l’homme, poursuivi pour avoir dénoncé sur les réseaux sociaux l’espionnage de personnalités françaises avec le logiciel Pegasus; Hicham Mansouri, journaliste ciblé par le logiciel espion Pegasus et condamné en 2015 à dix mois de prison - il vit aujourd’hui en France. Enfin, Soulaimane Raissoumi est lui aussi journaliste et critique du gouvernement chérifien, il a - comme Omar Radi - été condamné en 2021 pour "viol avec violence et séquestration" et gracié trois ans plus tard.

Ils ont mandaté l’avocat parisien Mohamed Jaite et sa consœur bruxelloise Delphine Paci pour porter leurs constitutions de parties civiles et donc les représenter devant la chambre des mises en accusation qui, à Bruxelles, a la charge de contrôler la légalité de l’instruction ouverte en 2022. La prochaine audience aura lieu le 7 janvier 2025.

Pour l’avocate Delphine Paci, « les plaignants se sentent préjudiciés par les actions d’ingérence menées par les inculpés et par les organismes grâce auxquels ils sévissaient - dont l’ASBL Fight Impunity - pour favoriser les politiques publiques menées par le Maroc. Les inculpés ont par exemple légitimé la répression faite à l’égard des parties civiles alors qu’elles s’exprimaient contre le régime et en faveur des droits humains ».


samedi 1 juin 2024

À l'occasion des élections du Parlement européen, adressez-vous directement aux candidats en utilisant l’outil mis à votre disposition par POLLINIS :

 

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