2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est Vente d'armes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vente d'armes. Afficher tous les articles

lundi 7 juin 2021

Les grandes marches de soutien au peuple sahraoui se poursuivent depuis différentes régions d'Espagne pour converger à Madrid le 19 juin.

ECSAHARAUI 
 L'Irlande renforce son soutien aux efforts des Nations Unies pour décoloniser le Sahara occidental. La Suisse met en garde ses citoyens de ne pas se rendre au Sahara occidental en raison du déclenchement de la guerre et de ses répercussions sur la sécurité de la région. L'Allemagne commence à financer la Mauritanie pour contrôler l'immigration clandestine : 5 millions pour un poste de garde, des dispositifs et une formation pour les garde-côtes. Pour la troisième fois en dix jours, l'armée algérienne mène des exercices tactiques. Photographies Culture Contact Sahel Home Espagne. Un journaliste marocain fait allusion à des attaques terroristes contre l'Espagne. 

 ECSAHARAUI jeudi 03 juin 2021 Par Sidi Maatala / ECS Madrid (ECS) .- Le journaliste marocain Mustafa Al Asri, l'un des journalistes les plus proches du Makhzen, a diffusé hier un message inquiétant sur son compte Facebook. "Après la suspension de la coopération sécuritaire entre l'Espagne et le Maroc, Madrid redoute des attentats terroristes à l'Euro 2021". Avec ce message, largement diffusé sur les réseaux sociaux, le Makhzen entend menacer indirectement l'Espagne et Bruxelles de soutenir leur occupation du Sahara occidental. Le journaliste a deux comptes, l'un vérifié avec le badge Facebook, l'autre non. A ce jour, le Maroc n'a pas officiellement annoncé une telle mesure, mais en Espagne ils n'excluent pas une rupture des relations diplomatiques, et l'expulsion de l'ambassadeur d'Espagne à Rabat en raison de la crise déclenchée entre les deux pays depuis le 10 décembre dernier en relation au Sahara occidental. L'Espagne a un niveau élevé de menace en ce moment en ce qui concerne le terrorisme de son voisin du sud, de plus, "il y a une forte possibilité qu'une attaque puisse avoir lieu ou contre les intérêts espagnols à l'étranger après la fureur marocaine", mettent en garde les experts de la sécurité dans un communiqué à ce média après que les menaces marocaines se soient propagées par ses canaux non officiels.
 Ces derniers jours, plus précisément ce lundi 1er juin, l'agence de presse officielle marocaine MAP, a publié que deux individus dangereux affiliés à "Daesh" et actifs près de Missour et Taza ont été arrêtés au Maroc. Le Bureau central des enquêtes judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), était en charge des interpellations des individus âgés de 24 et 37 ans. Tous deux étaient actifs dans les villages de Tamdafelt (Missour) et Beni Khellad (Taza). Selon ces analystes, les groupes terroristes opèrent très peu au Maroc ; ils opèrent en Algérie, en Mauritanis et dans la zone sahélienne, mais pas au Maroc. Rabat a longtemps prétendu avoir immobilisé des figures imminentes de DAESH (ISIS), même s'il a toujours refusé de coopérer avec les pays de la région dans la lutte contre le terrorisme. 
L'ONU, la Banque centrale de France et d'autres organisations accusent le Maroc d'abriter des membres terroristes et ne collaborent pas avec les pays de la région. Rabat utilise ce phénomène (le terrorisme) comme une arme politique pour le chantage ainsi que l'immigration illégale en permettant aux immigrants d'entrer [en Espagne] via Ceuta et Melilla, ou de passer librement aux îles Canaries, ou encore donnant la liberté absolue de trafic de drogue.
 « La décision de Trump de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental a déjà ses conséquences, selon l'analyste Jofre Leal. » L'Algérie et les pays européens ont défini que la décision de Trump représente un danger pour la sécurité. et la stabilité dans la région de l'Afrique du Nord et en Europe. Le Maroc utilise à nouveau le terrorisme comme arme politique dans ses moments les plus faibles. Le terrorisme djihadiste n'est pas revenu au Maroc à cause du manque de vigilance ou à cause du mécontentement social et de la vie précaire des jeunes Marocains, mais à cause d'une possible pression internationale sur la question du Sahara occidental, qui inquiète Rabat. C'est principalement l'Espagne, et non la France, qui a mis le terrorisme (Daech) et les migrations clandestines en provenance du Maroc à l'ordre du jour au moment même où des pressions diplomatiques s'exercent sur Rabat sur la question du Sahara occidental, et au moment où le Palais Real est assiégé par la communauté internationale, et ce n'est pas la première fois. Le Maroc, fidèle allié de l'Union européenne, utilise à nouveau le terrorisme comme arme politique dans ses moments les plus faibles. Les relations entre Rabat et les différentes capitales européennes ne sont pas au beau fixe. Mais elles sont très intéressantes pour la France, qui voit l'intensité de la relation avec le Maroc faiblir du fait de la présence des Etats-Unis. 
  Au cours des cinq dernières années, le Maroc a réduit de 62 % ses achats d'armes au pays français. La France était le premier fournisseur d'armes du Maroc, mais maintenant les rôles ont tourné. 
 


mercredi 21 mars 2018

« Ces ventes d’armes sont-elles légales ? »



ENTRETIEN. Hélène Legeay, Responsable Maghreb-Moyen Orient à l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT).

La France semble ne pas respecter la réglementation des armes dans son commerce avec l’Arabie saoudite, selon l’Acat.


Hélène Legeay, Responsable Maghreb-Moyen Orient à l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT)
ZOOM
Hélène Legeay, Responsable Maghreb-Moyen Orient à l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) / Acat France
La Croix : Y a-t-il des armes françaises parmi celles utilisées par l’Arabie saoudite et ses alliés dans la guerre au Yémen ?

Hélène Legeay : La réponse est oui. Il y a notamment des canons Caesar, des chars Leclerc, des avions Mirages. Il y en a probablement d’autres. Certaines de ces armes ont été livrées avant le début du conflit et on peut difficilement contester leur légalité. Ce qui pose un sérieux problème, ce sont les armes dont l’exportation a été autorisée et qui ont été livrées depuis le début de l’intervention de la coalition au Yémen, malgré le risque qu’elles puissent être utilisées pour commettre des attaques contre des civils.
 
Nous savons par exemple que depuis 2015, la France a livré à l’Arabie saoudite des véhicules multi-missions Avaris, des fusils de précision, des systèmes d’artilleries de gros calibre, des véhicules blindés de combats, des patrouilleurs, des intercepteurs. Les autorités françaises continuent en outre à délivrer chaque année pour des milliards d’euros de licences d’exportation, laissant entendre que le commerce se poursuit.
J’ajoute que la France ne s’est pas contentée de continuer à vendre des armes à l’Arabie saoudite et ses alliés : elle a aussi poursuivi son assistance technique pour maintenir ses armes en conditions opérationnelles.
À lire aussi
A-t-il été trouvé des traces d’armes françaises dans des crimes de guerre au Yémen ?
H. L. : Nous n’avons pas de preuves matérielles que des armes françaises ont été utilisées pour commettre des crimes de guerre. Tout au moins, pas encore, à ce jour. Quoi qu’il en soit, cela n’a pas de conséquence sur la légalité ou l’illégalité des exportations d’armes par la France à l’Arabie saoudite et ses alliés. Le Traité sur le commerce des armes et la Position commune de l’Union européenne qui encadrent les exportations d’armes par la France, sont clairs sur le sujet : peu importe que les armes soient utilisées pour commettre un crime de guerre ou une violation grave du droit international humanitaire, la réglementation internationale interdit cette exportation s’il existe seulement un risque qu’elles soient utilisées en ce sens.
J’insiste, car c’est le nœud du problème. Il ne s’agit pas de savoir si ce risque s’est réalisé ou non. La France n’a juste pas le droit de vendre des armes si le risque est avéré.

L’est-il dans le cas du Yémen ?
H. L. : C’est ce que révèle le rapport que nous avons commandé au cabinet Ancile Avocats. Cette étude établit qu’il y a un risque juridiquement élevé que les transferts d’armes de la France soient illicites au regard de ses engagements internationaux.
  Par exemple, malgré l’utilisation possible de char Leclerc par l’armée émiratie pour commettre des violations graves du droit international humanitaire, la France a continué à assurer la maintenance de ce matériel et à livrer, vraisemblablement, des munitions.
De même Dassault assure la maintenance des Mirage 2000-9 alors qu’ils sont engagés dans des missions d’attaques au Yémen. Alors que le blocus maritime assuré par la coalition est condamné par les ONG, par les Nations unies pour ses conséquences humanitaires catastrophiques, les entreprises françaises continuent à fournir du matériel et une assistance technique, tant à la marine saoudienne qu’aux garde-côtes saoudiens, alors que ces transferts sont susceptibles de contribuer au blocus.
À lire aussi
 
Quelles sont les entreprises françaises concernées par ces ventes d’armes ?
H. L. : Elles sont nombreuses : MBDA, Nexter, Thales, Sofram. Ainsi, depuis 2015, Nexter a livré à l’Arabie saoudite 115 véhicules de combat Aravis et aurait aussi livré des munitions d’artillerie susceptibles d’être tirées par des canons Caesar déployés dans le cadre du conflit. TDA armement, une filiale de Thales, aurait vendu une grande quantité d’obus de mortier. Le groupe Renault Trucks Defense a livré des blindés légers Renault Sherpa et Vab Mark 3 à l’Arabie saoudite. Caesar international a conclu un contrat de 59 millions d’euros avec la garde nationale saoudienne pour la fourniture de missiles sol-air Mistral. En 2016, le chantier naval de Cherbourg CMN (Construction mécaniques de Normandie) aurait négocié la fourniture de 39 patrouilleurs militaires de 35 mètres équipés du système de combat Tacticos fourni par Thales Nederland.
À lire aussi
En avez-vous parlé avec ces entreprises ?
H. L. : Non. Notre objectif, c’est d’interpeller d’abord les autorités françaises. Si ces entreprises ont signé des contrats avec ces pays, c’est qu’elles en ont reçu l’autorisation de la part du premier ministre sur avis de la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériel de guerre (CIEEMG). Donc nous voulons attirer l’attention des autorités françaises sur le caractère illégal des autorisations qu’elle délivre.
L’idée est d’attirer aussi l’attention des entreprises pour qu’elles prennent conscience qu’il y a un risque que les contrats qu’elles signent soient illégaux. Nous interpellerons certainement directement ces entreprises dès lors que nous disposerons d’une preuve matérielle que les armes qu’elles ont vendues depuis le début du conflit ont contribué à commettre un crime de guerre au Yémen. Si cela était le cas, leur responsabilité pénale pourrait être engagée.

Est-ce que vous interrogez la moralité et l’éthique de ce commerce ?
H. L. : Nous n’allons pas sur ce terrain-là car il existe un cadre juridique pour ce commerce. Nous interrogeons la légalité de ces exportations : une légalité qui elle-même repose sur une moralité. Cela a l’avantage de rester dans l’objectivité. Le droit est là, il faut le respecter.

Que risque la France ?
H. L. : Un recours en annulation des licences d’exportation devant le juge administratif pourrait être engagé. En outre, si à l’avenir, nous obtenions la preuve qu’une arme française livrée depuis le début du conflit a été utilisée pour commettre un crime de guerre, nous pourrions envisager un autre recours administratif mettant cette fois en cause la responsabilité de la France pour avoir vendu des armes alors qu’elle savait ou aurait dû savoir qu’elles pourraient être utilisées contre des civils. Nous n’avons pas encore décidé de la suite juridique que nous allons donner à cette étude, mais les pistes de contentieux sont sérieuses.