2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 26 février 2018

Lettre ouverte de la marraine de Mohamed Bani, prisonnier de Gdeim Izik


                                                                  Bernex, Confédération Hélvétique, le 16 février 2018
 
Concerne :  prisonnier sahraoui Mohamed Bani, n° 6330,  prison d'Aït Meloul 2, Maroc

Monsieur le Ministre, Monsieur le Directeur

C'est en tant que membre de l’ACAT-Suisse, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture et de la peine de mort, et d'Amnesty International section Suisse, que je vous écris.
Depuis 6 ans, je suis « marraine » du prisonnier sahraoui Mohamed Bani. Faisant partie du groupe dit de Gdeim Izik, Mohamed Bani a été condamné à la réclusion à perpétuité lors du jugement rendu le 17 février 2013 par le Tribunal Militaire Permanent des Forces Armées Royales du Maroc, puis à nouveau le 19 juillet 2017 par le Tribunal d’Appel de Rabat. Dans la nuit du 15 au 16 septembre 2017, les dix-huit détenus du groupe de Gdeim Izik ont été transférés depuis la prison d’El Aarjat dans différents lieux de détention sur le territoire du Royaume du Maroc. Mohamed Bani a été séparé de ses compagnons et il est actuellement détenu à la prison d'Aït Meloul 2. Son numéro d'écrou est 6330.
Il n’est pas dans mon propos de critiquer ni d’approuver cette décision de justice, n’ayant jamais eu connaissance de la moindre preuve concernant le crime dont il est accusé.
Grâce à la famille de Mohamed Bani, j'ai de ses nouvelles. J'ai donc appris que, en tant que prisonnier politique sahraoui, ses conditions de détention ne répondent pas aux normes internationales en vigueur concernant le traitement des détenus :
·        Mohamed Bani souffre d'une maladie rénale, d'hypertension artérielle, et d'hémorroïdes. N'ayant pas eu accès à des soins médicaux depuis qu'il est arrivé à Aït Meloul, sa santé se détériore jour après jour. De plus, étant isolé de ses amis, il  ne reçoit plus leur soutien.