2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est procès de Gdeim Izik. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est procès de Gdeim Izik. Afficher tous les articles

mercredi 2 août 2017

L'ASVDH dénonce les tentatives marocaines de criminaliser tout acte militant sahraoui pour le droit à l'autodétermination

EL-AYOUNE (territoires sahraouis occupés) -L'Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de  l'Homme commises par l'Etat marocain (ASVDH) a condamné, dans son rapport préliminaire sur le procès des détenus politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, "les tentatives marocaines de criminaliser tout acte militant  sahraoui en faveur des droits élémentaires du peuple sahraoui, notamment le droit à l'autodétermination.
L'association sahraouie qui a rendu compte dans son rapport, repris lundi par l'Agence de presse sahraouie (SPS), de toutes les étapes du procès des détenus du groupe de Gdeim Izik a indiqué que de nombreuses irrégularités avaient émaillé le procès, faisant état de la partialité de la cour et de son incapacité à assurer aux détenus un procès équitable.
Dans son rapport, l'association a fait part de sa "profonde inquiétude" quant à la tournure des événements, soulignant qu'"aucune condition d'un procès équitable n'avait été réunie et les peines prononcées étaient les mêmes que celles du tribunal militaire, ce qui montre que le but du nouveau procès n'était pas de faire appliquer la loi mais de confirmer le verdict militaire par une cour civile".
Pour l'association, les peines sont "politiques par excellence". L'association a, par ailleurs, exhorté les instances onusiennes compétentes, les parlements continentaux et régionaux, les Etats et les organisations de la société civile, notamment de défense des droits de l'Homme, à suivre ce dossier et à faire pression sur le Maroc pour assurer à ces détenus un procès équitable en accord avec les chartes et traités internationaux.
En raison de leur participation au camp de Gdeim Izik (démantelé avec violence par les forces d'occupation marocaines le 8 février 2010), 24 militants sahraouis ont été condamnés par un tribunal militaire le 17 février 2013 à de lourdes peines de prison.
Le 27 juillet 2016, la Cour de cassation a cassé ce jugement et renvoyé l'affaire devant la Cour d'appel de Rabat. Le nouveau procès, qui a commencé en décembre 2016, s'est terminé le 19 juillet 2017 par un verdict qui reconduit les peines prononcées par le Tribunal militaire marocain.

dimanche 23 juillet 2017

Démantèlement du camp de Gdeim Izik : la défense des Sahraouis dénonce un « procès politique »



Vingt(-cinq) militants viennent d’être condamnés pour le « meurtre » d’onze membres des forces de l’ordre marocaines en novembre 2010.


image: http://s2.lemde.fr/image/2017/07/21/768x0/5163628_6_f7b5_le-13-mars-2017-devant-la-cour-de-sale-pres_e609d7f55d0940f46ee27f7f33949c30.jpg
Le 13 mars 2017, devant la cour de Sale, près de Rabat, où s’est déroulé le procès des 25 Sahraouis accusés du « meurtre » de 11 policiers lors du démantèlement du camp de Gdeim Izik en novembre 2010.

Le camp de Gdeim Izik, crée en octobre 2010, a été violemment démantelé par les forces de l’ordre marocaines un mois plus tard, le 8 novembre. Situé à 12 km de Laayoune, la ville principale du Sahara occidental annexé par le Maroc en 1975, le camp avait été édifié dans le désert pour protester contre les mauvaises conditions socio-économiques, et a compté jusqu’à 15 000 personnes. Les affrontements qui ont accompagné son évacuation furent les plus graves depuis le cessez-le-feu de 1991 : onze membres des forces de l’ordre et deux civils furent tués.

 

Les autorités marocaines ont alors procédé à une vague d’arrestations au cours de laquelle des centaines des Sahraouis ont été molestés. Vingt-cinq d’entre eux, dont l’un est en fuite, ont été inculpés pour le « meurtre » des policiers. Un tribunal militaire a prononcé en 2013 des peines de prison allant jusqu’à la perpétuité, avant que la Cour de cassation n’annule cette décision en juillet 2016. Les accusés, leurs proches et plusieurs associations internationales de défense des droits de l’homme avaient à l’époque dénoncé « de graves irrégularités » dans la procédure, estimant notamment que les aveux des prévenus avaient été extorqués par la force. La cour d’appel de Rabat a été désignée pour rejuger l’affaire, et le procès s’est tenu en mars 2017.
Ingrid Metton est l’un des trois avocats français qui ont défendu les accusés du procès de Gdeim Izik. Elle dénonce un « système judiciaire défaillant », et un procès au cours duquel, selon elle, le droit à la défense n’a pas été respecté.

Pour quelle raison la Cour de cassation a-t-elle annulé la décision du tribunal militaire ?
Ingrid Metton : Il n’y avait aucune preuve matérielle des meurtres, le chiffre même du nombre de morts est passé de neuf à onze, et on n’a jamais obtenu le nom des victimes. C’est-à-dire qu’en 2013, 24 personnes ont été condamnées à des peines allant jusqu’à la perpétuité sans aucune preuve et sans l’identité des victimes. Cela peut paraître incongru, mais, au niveau du droit, c’est une aberration totale. On ne peut pas condamner quelqu’un pour meurtre sans preuve.

Lire l'article :
www.lemonde.fr/.../demantelement-du-camp-de-gdeim-izik-la-defense-des-sahraouis-de...

mercredi 12 juillet 2017

Procès Gdeim Izik, encore reporté, au 18/7



Le procès de Gdeim Izik a encore éclaté. Reporté au 18 juillet. Le Maroc veut le  rendre insupportable aux observateurs

jeudi 15 juin 2017

Maroc : Honte à la France qui soutient un État de Non Droit...

Rien à attendre d'Emmanuel Macron... Comme tous les ex-présidents de la République, aucune solidarité avec le peuple marocain et ses revendications légitimes...
Nous savons de vives certitudes, que les États européens et le gouvernement des USA soutenaient bec et ongles le régime de l'Apartheid de l'Afrique du Sud, en faisant honteusement fi de l'opinion des peuples occidentaux qui, eux, s'opposaient ou militaient franchement contre ce système ségrégationniste...
Le jour même de l'arrivée d'Emmanuel Macron au Maroc pour une "visite personnelle" à Mohammed VI, à Salé le procureur du roi requiert une peine collective maximale de réclusion pour les prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik. Et à Al Hoceima un premier verdict tombe: 18 mois de prison ferme pour 28 activistes du mouvement populaire pacifique du Rif. Une sorte d'hommage royal à la France éternelle des droits de l'homme.
*****
par Pierre Daum (Le Monde diplomatique, octobre 2016) // Le royaume chérifien est...Omar Brouksy
  • Très bon reportage de Pierre Daum, datant d'octobre 2016 mais d'une actualité troublante.
  • À (re)lire en marge de la visite du président Macron au Maroc, où l’état des libertés individuelles s’est dégradé après quelques années d'ouverture.

jeudi 8 juin 2017

Sahara occidental : Les irrégularités constatées lors du procès des prisonniers de Gdeim Izik dénoncées

Maghreb  , 8/6/2017

Plus d'une douzaine d'observateurs internationaux présents lundi à la reprise à Rabat du procès des prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik ont dénoncé les nombreuses irrégularités constatées.

La présidente de l'association Sogaps Sahara, Maité Isla, présente à ce procès, a dans une déclaration collective publiée sur le site de son association, dénoncé les irrégularités dans les règles de procédures appliquées lors de ce procès qui se déroule à Rabat alors que l'incident a eu lieu à Laayoune, ce qui pose la question de la compétence territoriale du tribunal, souligne la même source.
La déclaration de ce collectif d'observateurs internationaux indique également que la défense nommée d'office par la Cour le 16 mai dernier a entamé son travail sans avoir le moindre contact avec les accusés ni étudié leurs dossiers. 
Les observateurs internationaux ont dénoncé également le retard injustifié dans ce procès qui a commencé en 2013 et qui est actuellement à sa 5eme édition après plusieurs reports avant de dénoncer par ailleurs la détention arbitraire de 6 ans et demi sur la base d'une décision annulée par la Cour de cassation ce qui représente dans ce cas, a-t-on ajouté, la violation du droit à la présomption d'innocence.
Les observateurs ont également rapporté dans leur déclaration avoir été soumis à des mesures sécuritaires exceptionnelles ou leurs documents d'identité ont été photographiés par des personnes non identifiées en dehors de la Cour en plus de l'interdiction de faire entrer à la salle d'audience tout type d'appareil électronique. Il (le collectif) ajoute que les familles des prisonniers affirment avoir subi des agressions et des blessures graves.
Le collectif d'observateurs internationaux informe, enfin, la communauté internationale de la violation systématique de la procédure régulière ainsi que des droits de l'homme et par conséquent, il demande la protection de ces prisonniers politiques sahraouis par les Nations unies et par les institutions internationales compétentes.
Les 24 prisonniers politiques sahraouis ont été arrêtés, torturés et condamnés à de lourdes peines sur la base d'aveux obtenus sous la torture en raison de leur participation au camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en 2010. 
Le dernier procès de ces prisonniers politiques en date du 16 mai a été marqué, rappelle-t-on, par l'expulsion violente de deux avocates de la défense.





Le groupe des prisonniers politiques sahraouis à #GdeimIzik, a décidé Mercredi 7 Juin à entrer dans une grève de la faim de 24 heures

Publié le 8 Juin 2017 par Carlos Cristóbal

Saki (Maroc) - 

 Les prisonniers politiques protestent contre les conditions dans lesquelles le procès a lieu et l'absence de garanties juridiques.

Dans la même veine, les proches des prisonniers et présents Sahraouis dans la ville marocaine de Salé, quant à eux, ont dénoncé dans un communiqué, les circonstances effroyables du procès. "Solidarité avec les prisonniers", a également dénoncé les campagnes de militarisation des voyous et des criminels par l'occupant marocain, dans le but d'intimider et d'attaquer les prisonniers et leurs parents présents à Rabat.

Il convient de rappeler que le troisième jour du procès a été consacré aux allégations de ce qu'on appelle la « défense civile » en violation flagrante du droit procédural régissant le procès. (SPS)

SPS 08/06/2017 -https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2017/06/08/el-grupo-de-presos-politicos-saharauis-de-gdeim-izik-decidio-hoy-miercoles-7-de-junio-entrar-en-una-huelga-de-hambre-de-24-horas/

Procès Gdeim Izik : Abdeljalil Laarousi a été transporté à l'hôpital , grève de la faim



Salé. (Equipe Media) 7 juin 2017- extraits

Aujourd'hui se poursuit le théâtre contre le groupe  des prisonniers politiques Gdeim Izik. Au cours de la matinée, l'accusé sahraoui Abdeljalil Laarousi  a dû être transporté d'urgence à l'hôpital.
Tel que rapporté par le correspondant de MS, la Cour d'appel marocaine a commencé la session à 10h30 malgré l'absence du prisonnier politique Abdeljalil.
(...) L'un des militants des droits humains a demandé ce que cela signifie que les avocats de la partie civile défendent le Royaume du Maroc sur la seule base d’actes verbaux (…) et appellent les prisonniers des meurtriers qui veulent  attaquer la reconnaissance du Royaume du Maroc.
Dehors, devant le Tribunal, la lutte infatigable des familles  en solidarité avec tous les prisonniers sahraouis continue en dépit du fait d’être au mois de Ramadan et de  résister à des températures élevées. En outre elles sont constamment perturbées et insultées  par les voyous et les policiers en civil fournis par les autorités d'occupation marocaines pour faire taire les voix de ceux qui luttent pacifiquement et appelant à la libération des prisonniers.

***

mercredi 7 juin 2017

"Le Maroc occupe illégalement le Sahara. Il n'a pas de légitimité pour juger ce qui est arrivé dans le camp Gdeim Izik"



Selon Wikileaks Europa internationale, les EU, l'Amérique latine, le Proche Orient, l’Afrique, l'Asie :


"Le Maroc occupe illégalement le Sahara. Il n'a pas de légitimité pour juger ce qui est arrivé dans le camp Gdeim Izik"



***


Le jugement reprend à Rabat contre plus d'une vingtaine d'activistes sahraouis pour leur protestation de 2010 dans le camp Gdeim Izik et par ce qu'ils sont accusés d'avoir assassiné 11 policiers. Le Polisario et divers observateurs internationaux dénoncent que le jugement est une farce. 

Des troubles ont eu lieu après le démantèlement du campement de protestation sahraoui de Gdeim Izik, près de l'Aaiún. AFP


La femme sahraouie lutte pour les prisonniers de Gdeim Izik

Le Maroc juge sans preuves les 24 activistes sahraouis de ' Gdeim Izik ‘.

Le Maroc condamne à un emprisonnement à perpétuité huit activistes sahraouis de ' Gdeim Izik '.



***

MADRID, 5/6/2017

Par A. TORRÚS @ATorrús


Noam Chomsky dit que le Printemps Arabe est né dans le Sáhara Occidental. Que l'étincelle qui a allumé la flamme du désir de liberté au nord de l'Afrique a sauté dans le campement de Gdeim Izik, baptisé camp de dignité, et a été joué par les Sahraouis. Cependant, cet épisode d'espérance a péri avec les forces du Maroc par leur démantèlement du campement, les accusations de morts, et 25 Sahraouis détenus. L'un d'eux, Hassana Alia, a récemment obtenu le statut social de réfugié politique en Espagne. Les autres ont passé six ans de prison au Maroc et ont déjà été jugés et condamnés par un tribunal militaire dans un processus qui a été déclaré nul et qui se répète durant ces jours dans la juridiction civile. 


"Le jugement que mes compagnons subissent est un théâtre, une farce pour juger des activistes comme prisonniers politiques. Ils n'ont pas de preuves de quoi que ce soit et les aveux des prisonniers ont été donnés sous des tortures", expliquait à peine il y a quelques jours l'activiste Hassana Alia dans des déclarations. Le Maroc accuse les détenus d'avoir assassiné 11 policiers marocains durant l'expulsion du campement, à cause de coups de pierres et de bûches. Les Sahraouis disent qu'il est impossible qu'une population désarmée cause tant de ravages dans une Police armée jusqu'aux dents et considèrent comme  suspect le fait que les informations sur ces bases marocaines sont postérieures à l'assaut du campement. D'un autre côté, ils accusent les Marocains d'avoir tué quatre personnes, bien que ce chiffre oscille selon la source consultée. 


Les contradictions sont donc, la norme. La République démocratique arabe Sahraouie (RASD) considère que toute la cause judiciaire est un "théâtre" pour essayer de lier la lutte pour l'indépendance sahraouie à l'idée de violence et de radicalisme
.

mardi 6 juin 2017

Procès Gdeim Izik ,séance du 5/6/2017: les prisonniers trainés ou portés de force au tribunal



Aujourd'hui 5 juin, 2017, les prisonniers politiques sahraouis Gdeim Izik ont été transférés de force depuis la prison Laaraijat au Tribunal.



La séance d'aujourd'hui devait commencer à 10 heures et demie du matin, mais n’a pas commencé avant 13h45 - trois heures après l'heure prévue-, cela découle du boycott que les prisonniers politiques sahraouis ont entrepris depuis les sessions de la phase du 16 mai contre la justice marocaine dépourvu de toutes garanties juridiques, auxquelles ils sont soumis.



Après avoir manifesté leur boycott et leur rejet d'un jugement inique, les prisonniers politiques sahraouis ont été victimes d'une intervention brutale perpétrée par les forces marocaines dans la prison, une vidéo en montre leur violence extrême. Cette intervention brutale accompagnée de torture physique et psychique, a causé de graves blessures parmi les prisonniers. Tel que rapporté dans une déclaration du Comité des parents et amis du groupe de prisonniers politiques sahraouis Gdeim Izik, les prisonniers politiques sahraouis ont subi des traitements humiliants et dégradants tels que les gifles sur le visage, des coups de pied, des insultes .... Plusieurs prisonniers ont été traînés sur le sol pour être transférés au Tribunal contre leur volonté.

Cela fait déjà quelques heures que le Président du tribunal a considéré la séance d'aujourd'hui comme finie. Il est prévu que la séance de demain commencera à 10h30.



mercredi 17 mai 2017

ACAT : Maroc - Procès de Gdeim Izik : la défense se retire du procès, deux avocates françaises expulsées du tribunal



ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture)
Communiqué de presse
Pour publication immédiate
Deux avocates françaises de la défense dans le procès de Gdeim Izik, Maître Olfa Ouled et Maître Ingrid Metton, ont été violemment expulsées de la Cour d’appel de Rabat lundi 16 mai dans l’après-midi.
Selon Hélène Legeay, responsable Maghreb/Moyen-Orient à l’ACAT, « cet épisode choquant n’est que le climat d’un procès que les magistrats n’essaient même plus de faire passer pour équitable. Entre la comparution de faux témoins, la partialité manifeste de la Cour, les interrogatoires sur la base d’aveux signés sous la torture et la réalisation d’expertises médico-légales truquées pour écarter les allégations de torture des accusés, il ne se trouve plus personne d’un tant soit peu honnête pour louer la qualité de la justice dans ce procès »
Le 16 mai, lassés par de longs mois d’un procès marqué par une iniquité manifeste, les accusés et leurs avocats marocains et Sahraouis ont annoncé leur volonté de ne plus participer à ce qu’ils estiment être un simulacre de procès. Les avocates françaises représentant les accusés ont demandé d’adresser un mot à la cour, comme venaient de le faire leurs confrères, avant de donner leur décision sur leur retrait. Le président a refusé, ordonnant aux avocates de répondre uniquement par oui ou par non. Devant le refus des avocates françaises de répondre de cette manière, le président a annoncé qu’il faisait acter d’office leur retrait et a ordonné leur expulsion de la salle d’audience.
Les avocates françaises ont voulu contester cette décision inique ; les policiers ont saisi Me Olfa Ouled par le bras pour la trainer jusqu’à la porte et ont poussé violemment Me Ingrid Metton jusqu’à la sortie de la salle. Me Ouled souffre d’une élongation et d’un hématome au bras.

mardi 16 mai 2017

Paloma Lopez dénonce les manœuvres marocaines au procès de Gdeim Izik

http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/109113


Sahara Occidental, Détenus politiques de Gdeim Izik : suspension de la grève de la faim
PUBLIE LE : 16/5/2017 
Les détenus politiques sahraouis de Gdeim Izik ont décidé de suspendre la grève de la faim d'avertissement prévue initialement les 15 et 16 mai courant, en protestation contre les violations juridiques et les complots flagrants qui entachent leurs procès à Rabat après l'»engagement du vice procureur général et du directeur régional des prisons à satisfaire leurs revendications».
 
La décision des détenus sahraouis intervient peu après la visite effectuée dimanche par le vice procureur général et le directeur régional de l'administration pénitentiaire qui se sont engagés à «satisfaire les revendications légitimes» et ont réitéré leur souci d'»éviter ce qu'il s'est passé vendredi dernier lorsque leurs familles avaient fait l'objet d'humiliation et d'intimidation outre leur privation du droit de visite en raison la mise à nu de la politique de l'Etat marocain et de ses violations patentes des droits de l'Homme à l'intérieur même du tribunal». «Nous, détenus politiques sahraouis de Gdeim Ezik, avons décidé de suspendre la grève de la faim d'avertissement que nous envisagions d'entamer les lundi et mardi,

15 et 16 mai courant, en protestation contre les violations juridiques et les complots flagrants pour permettre au vice procureur général et au directeur régional des prisons de répondre à nos revendications légitimes et légales», ont affirmé les détenus dans un communiqué. Ils ont dénoncé également le «procès mascarade», rejetant plusieurs vice de forme notamment la convocation de la délégation marocaine conduite par l'ancien ministre de l'Intérieur, Tayeb Echarqaoui, l'absence de décision liée à la nomination d'un avocat de l'Etat marocain et les tentatives désespérées d'avancer des motifs non juridiques aux greffiers outre les inégalités dans l’organisation et la gestion. Les détenus sahraouis se sont élevés aussi contre «la partialité claire du président du tribunal et ses déclarations publiques faisant état de ses convictions politiques à l'égard de notre cause nationale et son soutien inconditionnel aux témoins du parquet en sus de la marginalisation de nos maitres ce qui constitue une infraction grave quant à la tenue d'un procès équitable». D'autre part, les détenus sahraouis ont réitéré leur «condamnation ferme de la partialité du président du tribunal et l'absence de l'indépendance de la juridiction», insistant sur l'importance de garantir un «procès propre et intègre». Ils ont dénoncé en outre, les violations dont sont victimes leurs familles, appelant les consciences vives à exercer des pressions sur l'Etat du Maroc pour assurer un procès conforme aux Chartes internationales. L'accent a été mis enfin, sur la poursuite des «démarches militantes légitimes devant les dépassements et tromperies abjects faisant endosser aux autorités marocaines «l’entière responsabilité de la situation». Le tribunal de Salé reprend ce jour le procès des détenus politiques sahraouis de Gdeim Izik.
Paloma Lopez dénonce les manœuvres  marocaines
L’eurodéputée espagnole Paloma Lopez a dénoncé hier les manœuvres marocaines visant à allonger le procès des prisonniers politiques sahraouis du groupe dit de Gdeim Izik pour décourager les observateurs internationaux d’assister à ce procès et pouvoir ainsi rendre des sentences indûment sévères et inéquitables. La députée européenne qui s’est rendu la semaine passée à Salé (Maroc) pour suivre le déroulement du procès a affirmé que ce procès court le risque de durer beaucoup plus de temps que prévu, dénonçant «les manœuvres des autorités marocaines visant à allonger le procès d’une manière abusive pour éviter la présence d’observateurs internationaux qui pourraient dénoncer l’espèce de pantomime qu’est devenu le procès». Selon Paloma Lopez, «les audiences tenues jusque là corroborent ce que nous avions déjà dénoncé le mois dernier». Elle soutient que la procédure «est pleine d’irrégularités» et que «le Tribunal fait tout son possible pour que les condamnations illégales prononcées lors du procès tenu devant un tribunal militaire en février 2013 soient maintenues». L’eurodéputée craint que les sentences à l’encontre des prisonniers soient déjà prêtes étant donné le manque de preuves réelles les incriminant. «Ils continuent d’entraver l’entrée des observateurs au procès», a-t-elle déploré, soutenant que le Tribunal fait tout son possible pour que ceux qui sont d’origine sahraouie et même les familles des accusés ne puissent pas entrer. A toutes les irrégularités déjà dénoncées à savoir la falsification de preuves, le non-respect du protocole d’Istanbul et des résolutions du Comité de l’ONU contre la torture, l’extraterritorialité du procès qui devrait se tenir dans le territoire occupé du Sahara occidental conformément aux Conventions de Genève auxquelles le Maroc a adhéré, et l’absence totale de prise en compte de la présomption d’innocence des prisonniers, s’ajoute le fait que désormais «les tortionnaires sont admis comme témoins, alors qu’ils devraient être sur le banc des accusés», s’est insurgée Paloma Lopez.
La députée européenne estime que ces personnes devraient être présentes au procès en qualité d’accusés pour «les tortures qu’elles ont fait subir aux prisonniers sahraouis», regrettant que «le tribunal n’en tient aucun compte». Paloma Lopez a lancé un appel à la solidarité internationale avec le peuple sahraoui pour que des observateurs internationaux soient présents au procès à chaque fois qu’il est renvoyé. «L’important est qu’il y ait beaucoup d’observateurs internationaux disposés à assister au procès pour pouvoir dénoncer publiquement ce qui ce passe», a-t-elle plaidé.
 La députée européenne a dénoncé, en outre, le «traitement inégal» réservé aux personnes appelées à témoigner à la barre. «D’un côté, on voit le traitement préférentiel que le juge accorde aux témoins de l’accusation, tandis que, de l’autre côté, il soumet les témoins de la défense à un interrogatoire quasi policier, faisant pression sur eux avec une violence et des interventions extrêmes», a-t-elle fait savoir. 
Paloma Lopez a relevé, par ailleurs, la «connivence absolue» entre le juge, le procureur et la partie civile, représentant les familles des victimes marocaines mortes lors du démantèlement du camp de Gdeim Izik , qui pourtant, a-t-elle souligné «continue d’être présente et d’intervenir alors qu’elle n’a pas été autorisée comme partie civile au procès». 
En février 2013, 24 militants et défenseurs de droits de l’homme sahraouis ont été condamnés par un tribunal militaire marocain à de lourdes peines en raison de leur participation au camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en 2010. Les condamnations ont été prononcées sur la base d’aveux obtenus sous la torture, à l’issue d’un procès inique marqué notamment par le refus d’entendre des témoins cités par la défense, ont dénoncé des ONG de défense des droits de l’homme telles qu’Amnesty international, HRW et l’ACAT. Le 27 juillet 2016, la Cour de cassation marocaine avait annulé, sous la pression d'organisations internationales de défense de droits de l'homme et de juristes militants, la condamnation injuste prononcée par un tribunal militaire à l'encontre de ces militants sahraouis. Le procès a repris le 26 décembre 2016. Depuis, le procès a été reporté à quatre reprises.
    R. I. et agences
 
  • Publié dans :