Si le choix de l'appui budgétaire comme mécanisme d'octroi de l'aide se voulait judicieux, «nous sommes toutefois arrivés à la conclusion que la valeur ajoutée de celui-ci et sa capacité à soutenir les réformes ont été faibles», souligne le rapport. En d’autres termes, l'appui budgétaire n'avait pas permis de soutenir suffisamment les réformes et peu de progrès ont été accomplis en ce qui concerne les principaux enjeux, a-t-on précisé.
Manque de ciblage, faiblesses dans la conception, suivi insuffisant et degré de coordination des bailleurs de fonds variant d'un secteur à l'autre sont autant de griefs invoqués dans ledit document.
« La conception des programmes d'appui budgétaire et de leurs indicateurs présentait des faiblesses qui ont été préjudiciables à la gestion assurée par la Commission. Nous avons également relevé des insuffisances dans les procédures de suivi et dans l'évaluation des résultats par la Commission (européenne)», relève-t-elle.
Pour les auteurs du rapport, force est de constater que la conception et le ciblage de l'aide n'étaient pas optimaux, dénonçant ainsi une trop grande dispersion de l'appui budgétaire pour obtenir des résultats optimaux.
Les critères d'éligibilité étaient clairement respectés au stade de la conception, et les valeurs fondamentales n'ont pas été considérées comme un domaine à haut risque. Le niveau de risque du Maroc a été jugé «modéré», soulignent-ils.
Pour autant, « dans l'analyse des risques de la Commission, on retrouve toutefois la corruption parmi les principaux risques résiduels. La Commission n'a pas pu traiter ce risque en s'appuyant sur un organe de lutte contre la corruption, puisqu'il n'en existe pas dans le pays. C'est pourquoi elle l'a fait au travers de certains de ses programmes d'appui budgétaire ».




