Contribution
| 30 Mai 2018
Par Houria Ait Kaci
Mettant à profit la nouvelle conjoncture au Moyen Orient marquée par l’émergence d’un front anti- Iran formé par l’axe Washington -Tel Aviv- Ryadh, le Maroc a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Téhéran, sous prétexte que l’ambassade iranienne à Alger, fournit des armes au Polisario, via le Hezbollah. Aucun observateur sérieux n’a cru à ces accusations montées de toutes pièces pour détourner l’attention et contourner le droit international au moment où le Conseil de sécurité de l'ONU dans sa résolution du 27 avril, a appelé les deux belligérants, le royaume du Maroc et le Front Polisario, à des négociations "sans conditions préalables et de bonne foi".
Cette histoire de « complot » contre la sécurité nationale du Maroc, une grosse couleuvre qu’aucun observateur sérieux n’a pu avaler, vise plusieurs objectifs. Il y a tout d’abord l’association Hezbollah/Polisario, avec le but évident de suggérer que le Front Polisario est une organisation terroriste tout comme le Hezbollah (selon la définition de l’axe Washington -Tel Aviv- Ryadh) pour disqualifier le combat libérateur de ces deux organisations. Ce n’est pas la première fois que le Maroc essaie un tel montage, après avoir accusé par le passé, le Polisario d’accointance avec le groupe terroriste AQMI.
Le terme terroriste désigne bien l’agresseur et non pas l’agressé. Or, le Front Polisario, n’a agressé personne, puisqu’il respecte à la lettre, depuis 1991, le cessez-le feu imposé par l’ONU, dans l’attente de la tenue d’un référendum d’autodétermination. Le Polisario n’a commis aucun attentat terroriste, ni prise d’otages, ni chantage, contre les marocains. Il mène une lutte pacifique au plan politique et diplomatique, selon les règles du droit international pour l’indépendance et la souveraineté de son territoire et de ses ressources naturelles. La lutte patiente menée par le peuple sahraoui, en dépit de toutes les provocations marocaines, suscite l’admiration et le soutien de plusieurs pays même dans les contrées les plus reculées comme l’Australie.
Celui qui défend sa terre face à l’occupant et son doit à la liberté et à l’indépendance contre un colonisateur est un combattant et non un terroriste. C’est ce qu’ont fait tous les anciens pays colonisés qui ont du mener de longues et sanglantes guerres anti- coloniales, pour reconquérir leur indépendance. Le droit à la résistance est reconnu par l’ONU, qui a adopté en 1960, la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples colonisés, affirmant le droit de tous les peuples à l’autodétermination. Une Décennie internationale de l'élimination du colonialisme a été proclamée en 1990 et l’actuelle doit prendre fin en 2020.
« En 1945, au moment où l'Organisation des Nations Unies était fondée, 750 millions de personnes — soit près du tiers de la population mondiale — vivaient dans des territoires qui n'étaient pas autonomes et qui dépendaient de puissances coloniales. Aujourd’hui, il reste encore 17 territoires non autonomes, où vivent près de deux millions de personnes », dont le Sahara occidental, selon l’ONU.
Il faut espérer que l’ONU saura réparer une injustice vis-à-vis du Sahara occidental, la dernière colonie en Afrique où le référendum n’a pu être organisé depuis 1975 (en raison du poids des lobbies marocains), contrairement à d’autres pays qui ont pu accéder à leur souveraineté. Le prochain référendum aura lieu le 4 Novembre 2018 en Nouvelle - Calédonie (colonie française). Pourquoi la France accepte pour ce pays ce qu’elle refuse pour le Sahara Occidental ? Pourquoi ce « deux poids et deux mesures » ?
Mettant à profit la nouvelle conjoncture au Moyen Orient marquée par l’émergence d’un front anti- Iran formé par l’axe Washington -Tel Aviv- Ryadh, le Maroc a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Téhéran, sous prétexte que l’ambassade iranienne à Alger, fournit des armes au Polisario, via le Hezbollah. Aucun observateur sérieux n’a cru à ces accusations montées de toutes pièces pour détourner l’attention et contourner le droit international au moment où le Conseil de sécurité de l'ONU dans sa résolution du 27 avril, a appelé les deux belligérants, le royaume du Maroc et le Front Polisario, à des négociations "sans conditions préalables et de bonne foi".
Cette histoire de « complot » contre la sécurité nationale du Maroc, une grosse couleuvre qu’aucun observateur sérieux n’a pu avaler, vise plusieurs objectifs. Il y a tout d’abord l’association Hezbollah/Polisario, avec le but évident de suggérer que le Front Polisario est une organisation terroriste tout comme le Hezbollah (selon la définition de l’axe Washington -Tel Aviv- Ryadh) pour disqualifier le combat libérateur de ces deux organisations. Ce n’est pas la première fois que le Maroc essaie un tel montage, après avoir accusé par le passé, le Polisario d’accointance avec le groupe terroriste AQMI.
Le terme terroriste désigne bien l’agresseur et non pas l’agressé. Or, le Front Polisario, n’a agressé personne, puisqu’il respecte à la lettre, depuis 1991, le cessez-le feu imposé par l’ONU, dans l’attente de la tenue d’un référendum d’autodétermination. Le Polisario n’a commis aucun attentat terroriste, ni prise d’otages, ni chantage, contre les marocains. Il mène une lutte pacifique au plan politique et diplomatique, selon les règles du droit international pour l’indépendance et la souveraineté de son territoire et de ses ressources naturelles. La lutte patiente menée par le peuple sahraoui, en dépit de toutes les provocations marocaines, suscite l’admiration et le soutien de plusieurs pays même dans les contrées les plus reculées comme l’Australie.
Celui qui défend sa terre face à l’occupant et son doit à la liberté et à l’indépendance contre un colonisateur est un combattant et non un terroriste. C’est ce qu’ont fait tous les anciens pays colonisés qui ont du mener de longues et sanglantes guerres anti- coloniales, pour reconquérir leur indépendance. Le droit à la résistance est reconnu par l’ONU, qui a adopté en 1960, la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples colonisés, affirmant le droit de tous les peuples à l’autodétermination. Une Décennie internationale de l'élimination du colonialisme a été proclamée en 1990 et l’actuelle doit prendre fin en 2020.
« En 1945, au moment où l'Organisation des Nations Unies était fondée, 750 millions de personnes — soit près du tiers de la population mondiale — vivaient dans des territoires qui n'étaient pas autonomes et qui dépendaient de puissances coloniales. Aujourd’hui, il reste encore 17 territoires non autonomes, où vivent près de deux millions de personnes », dont le Sahara occidental, selon l’ONU.
Il faut espérer que l’ONU saura réparer une injustice vis-à-vis du Sahara occidental, la dernière colonie en Afrique où le référendum n’a pu être organisé depuis 1975 (en raison du poids des lobbies marocains), contrairement à d’autres pays qui ont pu accéder à leur souveraineté. Le prochain référendum aura lieu le 4 Novembre 2018 en Nouvelle - Calédonie (colonie française). Pourquoi la France accepte pour ce pays ce qu’elle refuse pour le Sahara Occidental ? Pourquoi ce « deux poids et deux mesures » ?




