2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 24 avril 2020

Maroc - Communiqué de l'ASDHOM suite à l'exclusion des prisonniers politiques et d'opinion de la grâce en relation avec la gestion du Covid-19 Boîte de réception x


Ayad AHRAM

Pièces jointesjeu. 23 avr. 13:08 (il y a 20 heures)



Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 23, rue du Maroc 75019 Paris
Le combat contre le Covid-19 passe par le respect des droits humains

À l’instar de plusieurs pays du monde, le Maroc a pris des mesures préventives urgentes pour faire face à la pandémie du Covid-19. Un décret-loi (n° 2.20.292), publié au Bulletin officiel le 24 mars dernier, a placé officiellement le Maroc en état d’urgence sanitaire jusqu’au lundi 20 avril 2020. Ce délai vient d’être prolongé jusqu’au 20 mai 2020.

Cette loi spéciale Coronavirus prévoit une amende allant de 300 à 1300 Dirhams et une peine allant d’un à trois mois de prison pour non respect du confinement généralisé.
Si les organisations de défense des droits humains dont l’ASDHOM et les forces vives de la société civile marocaine ont accueilli favorablement les mesures préventives, elles récusent par contre à juste titre la peine d’emprisonnement prévue pour les contrevenants. Le risque est encore plus grand de mettre des personnes dans des prisons où, selon le rapport même du Conseil National des Droits de l’Homme ( CNDH ) pour 2019, le phénomène du surpopulation carcérale est criant, ce qui impacte négativement le droit des prisonniers à la santé, à l’hygiène et les empêche d’observer les gestes barrières de sécurité sanitaire par manque de place. Selon le même rapport, quelques 84.000 détenus sont répartis sur 76 établissements pénitentiaires. Ces lieux de privation de liberté sont propices et les plus exposés aux ravages que pourrait engendrer le Covid-19 s’il venait à s’y introduire comme c’est déjà le cas à la prison de Ouarzazate.

À l’international, le Haut commissariat aux droits de l’Homme (HCDH), basé à Genève, a émis quelques principes directeurs concernant la gestion de cette pandémie. ( https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/COVID19Guidance.aspx )
Selon le HCDH, «l’heure est à la solidarité et à la coopération afin de lutter contre le virus et d’atténuer les effets, souvent imprévus, des mesures visant à stopper sa propagation. Le respect des droits de l’homme dans tous les domaines, y compris les droits économiques et sociaux et les droits civils et politiques, sera indispensable au succès des mesures de santé publique.»