| jeu. 23 avr. 13:08 (il y a 20 heures) |
Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 23, rue du Maroc 75019 Paris
Le combat contre le Covid-19 passe par le respect des droits humains
Cette loi spéciale Coronavirus prévoit une amende allant de 300 à 1300 Dirhams et une peine allant d’un à trois mois de prison pour non respect du confinement généralisé.
Si les organisations de défense des droits humains dont l’ASDHOM et les forces vives de la société civile marocaine ont accueilli favorablement les mesures préventives, elles récusent par contre à juste titre la peine d’emprisonnement prévue pour les contrevenants. Le risque est encore plus grand de mettre des personnes dans des prisons où, selon le rapport même du Conseil National des Droits de l’Homme ( CNDH ) pour 2019, le phénomène du surpopulation carcérale est criant, ce qui impacte négativement le droit des prisonniers à la santé, à l’hygiène et les empêche d’observer les gestes barrières de sécurité sanitaire par manque de place. Selon le même rapport, quelques 84.000 détenus sont répartis sur 76 établissements pénitentiaires. Ces lieux de privation de liberté sont propices et les plus exposés aux ravages que pourrait engendrer le Covid-19 s’il venait à s’y introduire comme c’est déjà le cas à la prison de Ouarzazate.
À l’international, le Haut commissariat aux droits de l’Homme (HCDH), basé à Genève, a émis quelques principes directeurs concernant la gestion de cette pandémie. ( https://www.ohchr.org/FR/
Selon le HCDH, «l’heure est à la solidarité et à la coopération afin de lutter contre le virus et d’atténuer les effets, souvent imprévus, des mesures visant à stopper sa propagation. Le respect des droits de l’homme dans tous les domaines, y compris les droits économiques et sociaux et les droits civils et politiques, sera indispensable au succès des mesures de santé publique.»





