2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 8 novembre 2025

Pour Sion Assidon
Documents d'archives (1981)

Ci-dessous, à l'usage des personnes qui n'étaient pas encore nées à l'époque, ou de celles qui ont la mémoire courte

LAURENT SCHWARTZ (*), Le Monde, 6/6/1981



SION ASSIDON est âgé de trente-deux ans, il en a passé neuf en prison. Marocain, il a fait des études de mathématiques et a occupé des emplois d'enseignant. Marié, puis séparé de sa femme, il a une fille qui a l'âge de son emprisonnement et vit en France. Il a été arrêté le 23 février 1972, en même temps que des dizaines de militants d'extrême gauche ; c'est seulement le 9 mars qu'il a été écroué ; entre-temps il avait été torturé et en a gardé des séquelles.

Les quarante-huit prévenus de Casablanca passèrent en procès en août 1973 ; procès public (il est bon de le dire, ce n'est pas partout ainsi), auquel assistèrent des avocats du barreau de Paris, des membres de la Fédération internationale des droits de l'homme, etc. Mais l'accusation relevait du délit d'opinion (actions visant à fomenter des grèves, à changer le régime) ; les charges matérielles (cocktail Molotov, revolver) ont été considérées par les prévenus comme des provocations policières, et on n'a pas pu apporter de preuves convaincantes ; tous ont été dès le début adoptés par Amnesty International.

Dans l'acte d'accusation de Sion Assidon : il a mis au point deux machines d'impression, et imprimé trois tracts. Il a été condamné à quinze ans de prison, il en a fait neuf dans des conditions très dures, sauf depuis quelques mois, le professeur Alexandre Minkowski a d'ailleurs, au cours d'une visite médicale, demandé son hospitalisation. Néanmoins il a obtenu le droit de travailler et de passer des examens à l'université ; il a passé à peu près l'équivalent d'une maîtrise de mathématiques française et d'un début de troisième cycle, et une licence d'économie.

Dans l'été 1979, il fut hospitalisé. De l'hôpital, il s'évada, avec deux autres détenus ; deux furent repris, le troisième étant mort accidentellement au cours de l'évasion. De nouveau torturé (il a eu les cartilages des doigts écrasés, il lui resta une fissure du tympan), il a été condamné à trois ans de prison supplémentaires. S'il les fait, il en sortira âgé de quarante-deux ans, dont dix-huit en prison.

Ses lettres à sa famille et à ses proches sont empreintes d'un merveilleux courage, d'un optimisme, d'amour de la vie et de la nature, dont il voit pourtant fort peu de choses. Il n'est pas possible qu'on laisse silencieusement sa peine s'accomplir, dans l'oubli universel !

Outre des associations internationales et des personnalités, le Comité des mathématiciens - connu pour avoir agi dans les pays les plus divers (U.R.S.S., Uruguay, etc.) - est intervenu comme toujours sur le seul plan humanitaire : une lettre signée de quatre cents mathématiciens français, demandant sa libération, a été remise à l'ambassade du Maroc à Paris. Des mesures de libéralisation ont eu lieu en juillet 1980, suscitant de grands espoirs. Les conditions de détention sont devenues meilleures ; quatre-vingt-neuf prisonniers politiques ont été libérés. Des rumeurs ont couru, tenues pour certaines (8), sur la prochaine libération de tous les prisonniers politiques ; il en restait cent cinquante, de courants très divers. Mais ces espoirs de l'été ont été complètement déçus.

Une délégation du Comité des mathématiciens (les académiciens Henri Cartan, Gustave Choquet, Jean Dieudonné et moi-même) a été reçue par l'ambassadeur du Maroc à Paris, très courtoisement. Il nous a promis de transmettre notre démarche humanitaire et de nous tenir au courant de révolution de la situation. Mais rien n'est venu (9).

Je me sens personnellement d'autant plus le droit d'intervenir que j'ai manifesté autrefois contre le gouvernement français en faveur du père du roi Hassan II, le sultan Mohammed V, exilé à Madagascar, et pour l'indépendance du Maroc.

De nombreux intellectuels, des organisations démocratiques l'ont fait aussi et ont ainsi contribué à l'indépendance du Maroc. Cela ne leur donne, bien sûr, aucun droit sur le Maroc. Mais cela leur permet d'invoquer ce qu'ils ont fait alors, pour demander aujourd'hui la libération de cent cinquante prisonniers.

Le Comité des mathématiciens, dans son action en faveur de Sion Assidon, a constamment reçu l'appui du professeur Charles-André Julien, qui, en tant que fondateur et ancien doyen de la faculté des lettres de Rabat, n'a jamais cessé de s'intéresser aux étudiants marocains.

Les mathématiciens français souhaitent ardemment une bonne coopération scientifique avec le Maroc ; cette coopération existe déjà, mais elle pourrait encore grandir. Mais comment pourrions-nous aller au Maroc, y donner des conférences ou faire passer des thèses, puis revenir, en feignant d'oublier qu'il y a au Maroc des mathématiciens emprisonnés ?

Le Maroc est un grand pays, grand par son passé et son rôle politique possible sur l'arène internationale. Ce rôle ne peut être pleinement assumé que s'il y a un consensus de l'opinion publique, et une image de marque internationale. Nous souhaitons donc que soient prises les mesures libérales que tous attendent, et nous demandons la libération de Sion Assidon.


(*) Membre de l'Académie des sciences, membre du Comité des mathématiciens. (Adresse du comité : chez Michel Broué, 9, rue Brézin, 75014 Paris.)

(1) Revue trimestrielle de l'Association française d'amitié et de solidarité avec les peuples d'Afrique, 9, place Jean-Jaurès, 93100 Montreuil.

(2) 27, rue Jean-Dolent, 75014 Paris.

(3) 14, rue de Nanteuil, 75015 Paris.

(4) 5, Zankat Soussa, Rabat.

(5) 269 bis, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75011 Paris.

(6) 27, avenue de Choisy, 75013 Paris.

(7) 28, boulevard Barbès, 75018 Paris.

(8) Le Monde du 18 juillet 1980.

(9) Un nouvel appel, signé de 1 400 personnalités, a été remis fin mai à l'ambassade du Maroc par Me Zavrian, avocat de la F.I.D.H.

samedi 14 octobre 2023

La Tempête Al-Aqsa : le soulèvement du ghetto


 
La Tempête Al Aqsa, l’offensive surprise 
de la résistance palestinienne lancée le matin du 7 octobre 2023,est l’insurrection d’un peuple enfermé dans un ghetto : incarcéré depuis des décennies dans des prisons, dans des camps de réfugiés, en Cisjordanie et à Gaza, la plus grande prison de sécurité maximum à ciel ouvert au monde. 

Rappelons-nous les 750 000 Palestiniens expulsés lors du nettoyage ethnique pour créer l’État d’Israël entre 1947 et 1949. Les près de 80% de la Palestine occupée par les milices sionistes, les 530 villages détruits, les 70 massacres qui ont couté la vie à 15 000 Palestiniens. 

Depuis des décennies, un million et demi des Palestiniens vivent, génération après génération, dans plus de 50 camps de réfugiés au Liban, en Syrie, en Jordanie, à Gaza… Tout au long de l’occupation coloniale de la Palestine, la politique d’implantation des colonies a continué, en vidant la terre par l’expropriation et l’expulsion de la population palestinienne. Les populations restantes ont été encerclées par des fossés autour de leurs villes (Jéricho) ou par des murs (Jérusalem).   

Pendant tout ce temps, une des caractéristiques marquantes de l’occupation israélienne a été et est l’incarcération de masse. Depuis 1967, 850 000 Palestiniens, c’est-à-dire près de 40% de la population masculine et près de 20% de la population totale des territoires occupés, ont été incarcérés dans des prisons israéliennes. 227 Palestiniens y ont laissé la vie.  Aujourd’hui, ils sont 5 250 prisonniers politiques dans des geôles israéliennes, dont 1 350 en détention administrative, sans aucune forme d’accusation ou de procès. Parmi eux, 39 femmes et 170 enfants. Parmi eux, 549 condamnés qui ne sortiront plus jamais et 600 prisonniers malades.  

Et puis, il y a Gaza. 

Une bande de terre de 41 km de long, 10 km de large, 365 km² (deux fois la superficie de la Région de Bruxelles-Capitale), avec une population de plus de 2.300.000 d’habitants, une densité de population des plus élevées au monde. Depuis 16 ans, ce petit bout de terre, est soumis à un blocus sans précédent, le transformant en un camp de concentration. 

Le 19 septembre 2007, le cabinet israélien avait déclaré Gaza « entité ennemie ». Gaza devenait littéralement une prison où la population palestinienne purgeait une peine collective et d'où il était impossible de s'échapper. Priée de commenter cela, Condoleezza Rice, à ce moment la ministre des Affaires étrangères des USA, a répondu : « Gaza est une entité ennemie pour nous également ». Gaza devenait un ghetto, où la faim, les enfants sous-alimentés, les hôpitaux sans médicaments devenaient la norme. En 2008, Wikileaks rendait public un mail de l’ambassade américaine à Tel Aviv dans lequel on pouvait lire : « Des officiels israéliens nous ont confirmé à plusieurs reprises qu’ils ont l’intention de maintenir l’économie à Gaza au bord de l’effondrement mais sans la détruire complètement ». En novembre 2008, dans un rapport alarmant du Comité International de la Croix-Rouge, on apprenait ce que cela voulait dire. « Sous-alimentation chronique pour 70 % des 1,5 million d'êtres humains de la bande de Gaza ; 46 % des enfants souffrent d'anémie parce que leurs parents ne sont pas capables de les nourrir suffisamment ; accroissement alarmant du retard dans le développement, et des troubles mentaux, surdité largement répandue parmi les enfants par suite des franchissements du mur du son par les avions survolant Gaza à basse altitude... ». Dès 2012, l’Organisation des Nations unies (ONU) tirait la sonnette d’alarme. Elle estimait que ce territoire deviendrait « invivable » d’ici à 2020 si le blocus imposé par Israël, avec la collaboration de l’Égypte, n’était pas levé." (1) L'année 2020 est passée, comme toutes les autres. Le monde était au courant de ce qui était en train de se passer à Gaza. Il a tourné la tête. Seize ans plus tard, rien n’a changé, la situation n’a fait que s’aggraver tout au long des années.   

Les attentats du 11 septembre 2001 à Washington ? 

« Cette attaque du Hamas, c’est notre 9/11 (le 11 septembre, jour des attentats contre le WTC), déclarait l’ambassadeur israélien à l’ONU. « C’est notre Pearl Harbour. Le Hamas n’est rien d’autre que Al Qaeda et ISIS », y ajoutaient les services de propagande israéliens. Et Manuel Valls sur TV5 Monde : « C’est une répétition des attentats de Paris et de l’assassinat de l’enseignant Paty ». Toutes ces grandes déclarations, l’une plus stupide que l’autre, servent à justifier et à préparer les esprits occidentaux à la terreur sioniste qui va s’abattre sur Gaza. 

Quant à la question de la colonisation, ses méthodes et ses conséquences, les politiciens américains et européens, dont monsieur Valls, sont pourtant bien placés pour comprendre la situation en Palestine.  

Souvenez-vous de la manière dont vous avez traité les populations colonisées et voyez les ressemblances avec le traitement du peuple palestinien aujourd’hui. En 1946, face à la rébellion du Viet Minh, la France a déplacé un demi-million de Cambodgiens vers des « agrovilles », des ghettos à la mode française. En 1955, en Algérie colonisée, la France a pratiqué le « quadrillage » (le grillage et la conquête graduelle des terres et des villes) et créé des « Centres de regroupements » de la population algérienne. Les paysans restants étaient chassés vers les bidonvilles autour des villes où ils vivaient sans travail, sans eau, égouts ou électricité. En 1961, 3,5 millions de personnes, la moitié de la population agraire de l’Algérie, avait été déplacée et « regroupée ». Dans ces camps, écrivait Le Figaro en 1958, il n’y avait pas eu « d’huile d’olive ou de pois chiches pendant un an et les enfants recevaient un verre de lait par semaine ». On pourrait continuer la liste de la création des camps de concentration pour les Kényans par les Britanniques au déplacement de millions de paysans Vietnamiens par les Américains dans des « hameaux stratégiques ». Une liste de crimes colonialistes sans fin. (2)

ou l’insurrection du ghetto de Varsovie en 1943 ?

Pour conclure, s’il s’agit de faire des comparaisons historiques, une comparaison avec l’insurrection du ghetto de Varsovie pendant la deuxième guerre mondiale ne serait-elle pas plus adaptée ? 

En s’emparant de la Pologne en 1939, le régime nazi « héritait » d’un plus grand nombre de Juifs qu’il y avait en Allemagne. Devant cette situation, le plan des nazis était de purifier ethniquement tout son territoire en expulsant tous les Juifs du Reich vers l’Est, le plus loin possible et de les mettre dans une vaste réserve. Pour y arriver, il fallait d’abord procéder à une concentration provisoire des Juifs dans des ghettos au sein ou au bord des villes. Le premier ghetto habitait la ville polonaise de Lodz. Six mois plus tard, le 12 octobre 1940, les nazis ouvraient le ghetto de Varsovie, au centre de la ville, sur une superficie d’environ 300 hectares. Il était entouré de 18 kilomètres de murs, hauts de trois mètres, et de fil de fer barbelé. Il y avait treize accès, des checkpoints extrêmement bien gardés. Les nazis vont y entasser jusqu’à 400 000 Juifs. Coupés du monde, affamés, victimes de typhus et de tuberculose, ils mouraient par milliers. En 1943, lorsque les nazis ont commencé à transporter les Juifs restants au ghetto vers les camps d'extermination, une révolte armée contre les forces d'occupation allemandes éclate. Sept cents résistants, les armes à la main, se sont battus pendant plusieurs semaines. Du 19 avril au 16 mai 1943, ils ont tué une centaine de soldats nazis. Ces derniers ont répondu par la destruction du ghetto, maison par maison. 13 000 Juifs ont été massacrés, dont la moitié brûlés vifs. 

« Aucun n'espérait survivre », a déclaré Marek Edelman, le commandant adjoint de l'insurrection et le seul dirigeant à avoir survécu à l’insurrection et à la guerre, mais « il s’agissait de ne pas laisser les Allemands décider de l’heure et du lieu de notre mort ». Après la guerre, Marek Edelman s’est rangé du côté des Palestiniens et il a soutenu leur résistance armée. Pour lui, le sionisme était une idéologie raciste utilisée pour justifier le vol des terres palestiniennes .(3)

 Les mots de Marek Edelman sur le soulèvement du ghetto de Varsovie pourraient être ceux de Mohamed Deif, le commandant des Brigades Al-Qassam, sur le soulèvement du ghetto de Gaza : « décider de l’heure et du lieu de notre mort ». 

(1) https://www.monde-diplomatique.fr/2019/09/PIRONET/60348 

(2) Time in the shadows, confinement in counterinsurgencies par Laleh Khalili, Standford University Press 2013

(3) https://scheerpost.com/2023/10/08/chris-hedges-palestinians-speak-the-language-of-violence-israel-taught-them/


 

lundi 29 novembre 2021

Rassemblement pour la libération immédiate des enfants prisonniers palestiniens

communiqué de l’AFPS

Samedi 27 novembre 14H place de la République

160 enfants emprisonnés au 7 novembre 2021.

Depuis 2000, au moins 12 000 enfants palestiniens ont été arrêtés, interrogés et inculpés par la justice militaire israélienne, soit 500 à 700 par an.

Au 7 novembre, ce sont 4650 prisonniers politiques palestiniens qui sont détenus par Israël, dont 500 en détention administrative (sans procès, ni chef d’accusation communiqué au prisonnier).

En Cisjordanie, ce sont des tribunaux militaires qui siègent au sein des prisons ou centres de détention, y compris pour les enfants, et ce dès l’âge de 12 ans.
Ces procédures sont réservées aux Palestiniens. Les colons, quant à eux, sont soumis au droit pénal israélien.

Ce que subissent les enfants arrêtés, voire emprisonnés :
• Arrestations violentes, très souvent lors de raids nocturnes ;
• Intimidation, humiliation, torture, présence des parents non autorisée lors des interrogatoires ;
• Détention administrative, ordre de détention militaires, arbitraire, y compris pour les enfants malades ;
• Conditions de détention indignes, maltraitance, absence de soins ;
• Visites des familles limitées.

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant (C.I.D.E.), la Déclaration universelle des droits de l’homme, la IVe convention de Genève...ne sont pas respectées.

La situation est chaque fois plus grave. Le 7 novembre, six ONG palestiniennes de défense des droits humains parmi les plus importantes et les plus reconnues sur le plan international, ont été interdites dont "Addameer" (organisation de défense des droits des prisonniers politiques) et "Prisoner Defense for Children International-Palestine" DPCI-PI (Organisation internationale de défense des enfants - Section Palestine).

Pour informer l’opinion publique en France et dénoncer cette grave situation, nous organisons, avec les associations, organisations syndicales et politiques de la campagne « Libération immédiate des enfants palestiniens prisonniers d’Israël » un rassemblement samedi 27 novembre.

Paris, le 24 novembre 2021

Association France Palestine Solidarité, Forum Palestine Citoyenneté, Organisation de Femmes Egalité

 

dimanche 5 septembre 2021

Finies les vacances ! Rappel : Pour la rentrée, Solidmar a édité sur Antidote le premier livre de la série : «LES TORTURÉS DU MAKHZEN ».

La série démarre, en première partie, par la réédition du livre « Marraine des deux plus anciens détenus politiques marocains » de Marie-Jo Fressard, paru en 2015 sur Antidote, actuellement épuisé.

 En deuxième partie,  « Prisons et prisonniers au Maroc en 2021 » permet de comprendre ce que subissent les journalistes, tels Omar Radi et Souleimane Raissouni, victimes du makhzen, démolis par la « stratégie sexuelle » et par Pegasus, dans ce pays où l’emprisonnement est devenu une banalité quotidienne. Et d’autres informations sur le Maroc d’aujourd’hui.

Suivront deux livres sur les prisonniers politiques du Sahara occidental, du Hirac du Rif et de Jerada, et un quatrième livre sur l’américanisation des prisons marocaines. 


Peut être une image de Solidarité Maroc et texte


Prix du livre 10 € (+ 3€ de port s’il faut l’envoyer)  

Pour commander :

 par chèque postal à Marie-Jo Fressard, 43 impasse du Mont Colombis 05230 La Bâtie Neuve France,

ou sur son compte  : 

IBAN : FR25 2004 1010 0815 

BIC : PSSTFRPPMAR

avec la mention : "torturés du makhzen, livre 1" - et votre adresse postale


Renseignements : 

pour la Belgique : via www.antidote-publishers.com et vervaetluk@gmail.com

pour la France : mariejof05@gmail.com et https://Solidmar.blogspot.com

 

Numéro ISBN : 978-2-930802-29-9, dépôt légal : D/2021/13452/4.

Photos et dessin de la couverture : Marie-Jo Fressard et AIC presse. Relecture : Joëlle Kwaschin.

Conception graphique : Cédric Rutter, La Guillotine, les éditions qui tranchent assolaguillotine.wordpress.com

 

Marie Jo Fressard

 mariejof05@gmail.com

https://solidmar.blogspot.com

lundi 9 août 2021

Nouveau chez Antidote : « LES TORTURÉS DU MAKHZEN »

Nouveau chez Antidote !

En solidarité avec les prisonniers politiques au Maroc, avec Omar Radi et Souleimane Raissouni , avec les prisonniers sahraouis et ceux du Hirak du Rif, les Éditions Antidote viennent de  publier le premier de quatre livres sous le titre général : « LES TORTURÉS DU MAKHZEN ».

La série démarre par la publication de la version actualisée du livre « Marraine des deux plus anciens détenus politiques marocains » de Marie-Jo Fressard, paru en 2015 et actuellement épuisé. Suivront deux livres sur les prisonniers politiques sahraouis et rifains et un quatrième sur l’américanisation des prisons marocaines. 

 


Prix du livre 13 € (port compris)  

Pour commander :

 par chèque postal à Marie-Jo Fressard, 43 impasse du Mont Colombis 05230 La Bâtie Neuve France, ou sur son compte  : 

IBAN : FR25 2004 1010 0815 

BIC : PSSTFRPPMAR

avec la mention : "torturés du makhzen, livre 1" - et votre adresse postale

Renseignements : 

pour la Belgique : via www.antidote-publishers.com et vervaetluk[at]gmail.com 

pour la France : mariejof05[at]gmail.com 

Numéro ISBN : 978-2-930802-29-9, dépôt légal : D/2021/13452/4.

Photos et dessin de la couverture : Marie-Jo Fressard et AIC presse. Relecture : Joëlle Kwaschin.

Conception graphique : Cédric Rutter, La Guillotine, les éditions qui tranchent assolaguillotine.wordpress.com

 

jeudi 13 mai 2021

Grâce royale: Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik ne sont pas concernés

H24Info.ma avec AFP12/5/2021


Dix-sept détenus du Hirak du Rif ont été graciés par le roi Mohammed VI, à l’occasion de la fête religieuse de l’Aïd Al Fitr, a annoncé mercredi le ministère de la Justice.

La grâce royale des 17 militants du Hirak, dont les noms n’ont pas été dévoilés, survient « en considération de leurs circonstances familiales et humaines », a indiqué un communiqué du ministère de la Justice.

Les militants du mouvement social graciés purgeaient des peines allant de 4 à 20 ans de prison, a déclaré à l’AFP un membre de l’Association des familles, ajoutant que des leaders du mouvement, Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik, condamnés à 20 ans de prison chacun, ne sont pas concernés par la grâce.

Dorénavant, seuls huit membres du Hirak demeurent incarcérés, selon la même source.

La protestation dans le Rif avait été déclenchée, en octobre 2016, par la mort d’un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en tentant de s’opposer à la saisie de sa marchandise par les autorités.

Au total, 810 détenus ont été graciés dont 12 condamnés dans des affaires liées « au terrorisme », qui ont bénéficié d’un programme de réhabilitation contre l’extrémisme religieux et ayant « officiellement annoncé leur rejet de toute forme d’extrémisme et de terrorisme ».

 

jeudi 31 décembre 2020

Le Maroc compte à présent plus d’une soixantaine de prisonniers politiques

L'historien de renom, universitaire, journaliste honnête et engagé en faveur de la liberté et des droits de l'homme, mon ami Mâati Monjib a été arrêté cet après-midi à Rabat. Il dort ce soir en prison.
Ce soir, mes pensées vont à notre ami Maati Monjib qui dort en cellule pour avoir pointé du doigt la tyrannie du régime et défendu les opprimés. J’ai également une pensée solidaire pour sa famille engluée avec lui dans ce traquenard tendu par les sicaires du Makhzen honni.
Le Maroc compte à présent plus d’une soixantaine de prisonniers politiques. Maati est l’un d’eux. Je n’oublie pas Soulaimane Raissouni, Taoufiq Bouachrine, Omar Radi emprisonnés dans les conditions infames. Enfin je me souviens de tous ceux des autres journalistes qu’on a détruits, laminés, humiliés et forcés à l’exil. J’ai cité Aboubakr Jamaï, Ali Lmrabet, Hicham Mansouri, Hajar Raissouni.....pardon pour ceux que j’oublie.

 

mardi 24 mars 2020

Libérez tous les prisonniers politiques et d’opinion au Maroc


Ayad AHRAM

Pièces jointes11:33 (il y a 6 heures)


À ayadahram

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Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 23, rue du Maroc  75019 Paris


Aujourd’hui, le Maroc comme d’autres pays vit une situation inédite, rythmée par le COVID-19. La situation que vivent le Maroc et le monde entier est d’une gravité sans précèdent. D’autant plus que la Maroc connait la défaillance de son système de santé depuis des années.

Si la décision radicale de fermer les frontières terrestres et aériennes avec une trentaine de pays permet d’atténuer la propagation du virus, il serait nécessaire d'instaurer une mobilisation totale de nous tous, société civile, institutions, secteur public, secteur privé, associations et individus pour préserver la santé et la vie de nos concitoyens.

L’ASDHOM salue la mobilisation de la société civile, des journalistes et des acteurs associatifs qui sensibilisent la population au respect des mesures préventives adéquates pour limiter la propagation du virus afin de sauver des vies.
Au vu de la situation que traverse notre pays, l’ASDHOM alerte l’opinion nationale et internationale sur le risque sanitaire élevé au sein des prisons et son impact sur la situation des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc.
La  répétition des grèves de la faim, souvent longues et dont la derrière vient à peine de se terminer, entamées par les prisonniers politiques, a fait que leur état de santé  se trouve fragilisé et ils courent donc un haut risque si le virus venait à se propager à l’intérieur des prisons. L'engorgement et la promiscuité étant des facteurs aggravants. 

samedi 28 septembre 2019

Pas de lettres, pas de cartes, pas de colis... une violation systémique des droits des prisonniers au Maroc


Pas de lettres, pas de cartes, pas de colis... une violation systémique des droits des prisonniers au Maroc

picture Bloomberg.com
 Récemment, je me suis adressé à Monsieur Tamek, le directeur des prisons au Maroc, pour lui demander si c'est normal que depuis onze mois, Ali Aarrass ne reçoit ni de lettres, ni de cartes de ses proches ou de ses amis. 
Qu'il ne s'agit pas d'une exception, mais d'une politique voulue et réfléchie de la part des autorités pour isoler les détenus, contraire aux Règles Nelson Mandela, se confirme à travers différents témoignages que j'ai pu récolter.


Marie-Jo Fressard (à droite)
Voici le témoignage de Marie-Jo Fressard, marraine depuis des années de plusieurs détenus au Maroc. 

"Je parraine le prisonnier politique sahraoui Salek Laasairi depuis quelques années. Il a été condamné à perpétuité il y a plus de 15 ans par le tribunal militaire marocain pour un crime qu'il nie toujours avoir commis. A travers les informations reçues par ses amis, j'ai pu me rendre compte à quel point cet emprisonnement est pour lui un enfer qui se dégrade semaine après semaine.

Maltraitance physique, cachot, destruction et vol de ses quelques biens, maltraitance de sa famille. Et maltraitance psychologique : diminution voire suppression des quelques instants de téléphone avec sa famille et avec ses amis, seuls instants de bonheur qui lui permettent de ne pas sombrer dans la déprime, voire plus. Malgré tout, lors des rares moments pendant lesquels j'ai pu l'entendre au téléphone le lundi après-midi, il faisait preuve d'un courage incroyable, éclatant de rire, demandant des nouvelles de ma famille et de ma santé. Ne se plaignant jamais, mais plaignant tous ceux qui souffrent. "Moi, tout va bien" disait-il toujours.

Donc progressivement, même ces petits bonheurs lui sont interdits. 

Ses lettres ne me parviennent plus. Il ne reçoit plus les miennes, ni mes cartes. Mon dernier colis m'a été retourné ; je l'ai renvoyé, il m'est revenu une deuxième fois. 
Il n'a que de temps en temps de rares secondes pour adresser quelques mots à sa famille.Puis, l'année dernière il a été enlevé de la prison d'Aït Meloul et a été recherché pendant des semaines par ses proches, et retrouvé à la prison de Safi. Fermé, déprimé. Quelques nouvelles reçues indirectement le disent désespéré de ne plus recevoir la visite de sa famille. Il arrivait à les voir au moins une fois par an, au moins il l'espérait ".

Pour lire le rapport de septembre 2019 sur la situation des 19 prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik, publié sur Familles de Prisonniers pour la Justice, cliquez ICI

mardi 11 juin 2019

Khadija Ryadi : « L’insurrection populaire va se produire au Maroc »


blog /



Publié le 10 juin 2019


Khadija Ryadi : « L’insurrection populaire va se produire au Maroc »

Khadija Ryadi : « L’insurrection populaire va se produire au Maroc »

Entretien avec Khadija Ryadi, qui fut la première femme à occuper la présidence de l’Association marocaine des droits humains, autour de la situation des mouvements sociaux au Maroc.
Khadija Ryadi fut la première femme à occuper la présidence de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), fonction qu’elle occupa de 2007 à 2013. Créée en 1979, cette association fête ses 40 ans cette année, c’est une des deux plus anciennes ONG des droits humains dans le royaume. Khadija Ryadi a remporté le prix des Nations unies pour les droits de l'homme en 2013.

Pouvez-vous nous présenter l’Association marocaine des droits humains (AMDH) ?
L’AMDH travaille sur différents aspects économiques, sociaux, culturels, environnementaux ou encore civils et politiques, ainsi que les droits des femmes, des migrants, des enfants ou des handicapés. L’AMDH, qui compte environ 12 000 membres, dispose de trois sections en Europe et est implantée dans tout le Maroc avec 92 sections locales. L’AMDH est membre de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, le réseau Euro-méditerranéen des droits de l’homme (Euromed Droits), l’Organisation arabe des droits humain (Arab organization for human rights) et la Coordination maghrébine des organisations des droits humains dont je suis actuellement coordinatrice au nom de l’AMDH. L’AMDH se caractérise par son unique référentiel universel des droits de l’homme.

De passage à Bruxelles, vous êtes intervenue sur la question des prisonniers politiques. De quoi s’agit-il au juste ?
En effet, au Maroc, il y a actuellement des centaines de prisonniers politiques. Il s’agit généralement de personnes qui réclament des droits élémentaires et fondamentaux, l’enseignement et la santé publiques, l’eau potable, la fin de la corruption, etc. Ces droits élémentaires devraient pourtant être garantis par l’État, vu l’engagement officiel du Maroc dans le domaine des droits humains.
Au Rif, au nord du Maroc, à Al Hoceima en particulier, un mouvement a été déclenché par la mort d’un poissonnier, Mohcine Fikri. Ce dernier a voulu récupérer sa marchandise confisquée par les autorités et jetée dans une benne à ordure, mais celle-ci l’a broyé et il est mort écrasé, c’était le 28 octobre 2016. Des milliers de personnes sont immédiatement sortis dans les rues jusqu’en mai 2017 quand la répression a rendu impossible la poursuite du mouvement. La brutalité, le nombre démesuré d’arrestations, la torture et les procès politiques ont freiné cette ardeur populaire. Des centaines de personnes ont été arrêtés et une cinquantaine d’entre elles, dont les leaders connus de ce mouvement, ont été transféré à 700 kilomètres de leur lieu de résidence pour être jugé à Casablanca, ce qui a augmenté les souffrances des familles qui devaient faire des déplacements démesurés chaque semaine pour assister au procès et visiter leurs parents dans les prisons. Les peines atteignent jusqu’à 20 années d’emprisonnement ferme. Au-delà du Rif, d’autres villes au Maroc ont connu des protestations populaires et ont été confrontées à la répression, aux arrestations et à des procès politiques.

Combien de personnes dans le cadre du Hirak seraient encore en prison aujourd’hui ?
L’AMDH a recensé plus de mille personnes qui sont passées par la prison à cause des protestations sociales au cours du mouvement du Hirak qu’a connu le Maroc en 2017-2018. On attend le nouveau rapport de l’AMDH (1) pour voir la situation mise à jour, car plusieurs personnes sont sorties, d’autres, une centaine environ, ont été gracié l’année dernière, puis une centaine cette année. Mais, selon ma propre estimation, il y aurait entre 300 et 400 personnes encore en prison. Les arrestations et les jugements iniques continuent.

vendredi 6 octobre 2017

Maroc : TV5 monde :Le procès de plusieurs militants du "Hirak" ajourné au 17 octobre


Commentaires : Patrice Férus | © TV5MONDE | Montage : Clémence Dehondt

Ces derniers mois, plusieurs militants du soulèvement du Rif passaient en justice, alors que dans cette zone en effervescence du nord du Maroc un retour au calme semble s'être imposé.


À la cour d'appel de Casablanca... ce n'était pas que le procès d'une vingtaine de militants du mouvement de contestation du nord du Maroc... Il y avait spécifiquement une audience consacrée à Hamid el Mahdaoui... le directeur du site d'information badil.info, soupçonné dans cette affaire de collusion avec l'étranger.

Une aberration selon Mohammed Ziane, son avocat qui ironise sur le parvis du tribunal :"Hamid El Mahdaoui aurait reçu un appel téléphonique de l'étranger dans lequel on lui disait que quelqu'un allait faire rentrer à Nador des chars russes, dans le but d'instaurer la république du Rif... Il  faut être fou pour croire cela..."

Un procès déjà renvoyé au 17 octobre 2017... La défense doit se préparer... mais ce n'est sans doute pas la seule raison...
Rosa Moussaoui, la journaliste de "l'Humanité" estime qu'"il y a une forme d'hésitation du pouvoir dans la stratégie à adopter. Après avoir mis en prison plus de 400 militants de ce mouvement, sans parvenir à le décapiter, le pouvoir ne sait plus sur quel pied danser, face à ce mouvement du Rif"

Concernant l'aspect social... l'une des revendications premières des mécontents ... les projets de développement d'Al-Hoceïma... sont encore au point mort... ou en retard... Le roi Mohammed VI a demandé à la Cour des comptes de mener une enquête...

La corruption est l'un des éléments d'explications... avec... aussi, sans doute... une marginalisation politique de la zone du Rif qui dure depuis des décennies...

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 http://information.tv5monde.com/afrique/maroc-le-proces-de-plusieurs-militants-du-hirak-ajourne-au-17-octobre-195504


 

Trois questions à Rosa Moussaoui, journaliste à 'L'Humanité"

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http://information.tv5monde.com/afrique/maroc-le-proces-de-plusieurs-militants-du-hirak-ajourne-au-17-octobre-195504

jeudi 14 septembre 2017

"Drôle d'occupation pour une grand-mère" le nouveau livre de Marie-Jo Fressard est paru, édition Apso

Amis du Peuple du Sahara Occidental







mercredi 13 septembre 2017




"Drôle d'occupation pour une grand-mère", le nouveau livre de Marie-Jo Fressard est paru, édition Apso
Pas de préavis, parution immédiate !
"Drôle d'occupation pour une grand-mère - 
histoire de prisonniers politiques sahraouis, petite histoire du conflit".

Passionnée par le Maroc, Marie-Jo Fressard en découvre peu à peu la face cachée.
D’abord la répression envers les opposants au régime, puis l’annexion et le pillage du Sahara Occidental. Dans ce livre généreux, et son style si vivant et si humain, elle nous parle de sa relation avec des prisonniers politiques sahraouis.
S’entrecroisent ainsi l’Histoire et les destins de Salek, Hassan et Salah Eddine.
Pour éclairer son témoignage Marie-Jo rappelle les étapes clés du conflit, les stratégies des différents acteurs, les évolutions récentes.
Un livre qui contribue à briser le silence qui entoure cette colonisation illégale, et à redonner espoir à ceux qui, en dépit du cynisme des puissances dominantes, croient encore en la force du droit international.
                                                                 
Pour l'acheter :
Commander à APSO, en écrivant à APSOlument  @  yahoo.fr
ISBN 978-2-9552413-2-5
84p.  8 €

jeudi 3 août 2017

URGENT : Rabii Al Ablaq, 36ème jour de grève de la faim, a été transféré au service d'urgence de l'hôpital Moulay Youssef.

Siha Moha
Traduit de l'anglais
Campagne internationale de solidarité avec hirak rif

URGENT / Rabii Al Ablaq, l'activiste hirak qui est entré dans son 36ème jour de grève de la faim, a été transféré au service d'urgence de l'hôpital Moulay Youssef.

Selon l'expérience palestinienne, une personne à son 35ème jour de grève de la faim souffre de "sensations extrêmement désagréables de vertige et de vomissements incoercibles".
L'hospitalisation de Rabii Al Ablaq n'intervient que deux jours après que le roi du Maroc a prononcé une grâce royale pour environ 50 militants hirak détenus principalement à Al Hoceima - une liste dans laquelle le nom de Rabii n'était pas inclus, même si son état de santé se détériore. Le public doit le savoir . Aidez-nous à sauver la vie de Rabii Al Ablaq en exigeant sa libération immédiate ! Nous sommes à un moment crucial où le désintérêt et l'inaction ne sont pas un choix !
#كلنا_الريف #Hirak #Rif
https://www.facebook.com/SolidarityHirak/photos/a.109619552980332.1073741828.109471039661850/131160030826284/?type=3&theater


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