2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mardi 8 décembre 2020

Dans les Alpes, migrants et bénévoles face à une police aux frontières renforcée


ACTUALITÉS
11/12/2020

En novembre, Emmanuel Macron a doublé les effectifs de la police aux frontières "contre la menace terroriste". Des renforts auxquels se heurtent quotidiennement associations et exilés.

 

lundi 30 novembre 2020

Décès du jeune Adil à Anderlecht : le parquet demande le non-lieu à l’encontre des policiers

Le 10 avril, Adil, un jeune de 19 ans, a perdu la vie après un choc avec une voiture de police. Il fuyait en fait un contrôle et, lors de la poursuite, avait heurté une voiture de police qui venait en sens inverse. L’affaire avait déclenché des scènes de colère à Anderlecht. Un témoin avait indiqué que la police était à l’origine de la mort d’Adil.

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À la suite de cela, les parents ont demandé la désignation d’un juge d’instruction. Le parquet de Bruxelles a suivi l’appel des parents et a chargé un juge d’instruction d’enquêter du chef d’homicide involontaire, en ce qui concerne l’accident mortel survenu vendredi soir à Anderlecht.

Pas d’inculpation pour les policiers

Le juge d’instruction n’a estimé devoir inculper personne dans le cadre de ce dossier. Après avoir pris connaissance de divers éléments, essentiellement du rapport de l’expert automobile, il a conclu qu’aucune infraction pénale n’a été commise.

Selon le parquet, l’expertise automobile confirme que l’accident s’est produit sur la bande où roulait le véhicule de police et que celui-ci roulait à faible vitesse (entre 17km/h et 25 km/h). Ce qui n’était pas le cas du cyclomoteur qui roulait lui à une vitesse inadéquate (entre 60 et 70 km/h) par rapport à la capacité de freinage d’un tel engin débridé et inadaptée à la configuration des lieux.

Par ailleurs, le parquet de Bruxelles précise que l’exploitation des enregistrements des communications radio entre les différents patrouilleurs et le dispatching confirme que les policiers ont immédiatement appelé les services de secours. Ces enregistrements ne révèlent, en outre, aucun élément relatif à une éventuelle concertation entre les policiers.

Quand il s’agit de policiers, le parquet a tendance à dire que les charges ne sont pas suffisantes pour justifier un procès correctionnel.

Le dossier de la procédure a été renvoyé au parquet de Bruxelles qui a tracé un réquisitoire de non-lieu pour absence de charges suffisantes à l’encontre des protagonistes du dossier et notamment du conducteur du véhicule de police.

Les parties peuvent encore solliciter des devoirs complémentaires (une contre-expertise par exemple) de la part du juge d’instruction si elles estiment que le dossier est incomplet. C’est ce que compte faire Alexis Deswaef, l’avocat de la famille d’Adil qui n’est pas vraiment étonné de l’attitude du parquet. "On voit trop souvent, que quand il s’agit de policiers, le parquet a tendance à dire que les charges ne sont pas suffisantes pour justifier un procès correctionnel alors que dans d’autres dossiers ils estiment avec les mêmes charges, que celles-ci sont suffisantes. C’est ce que dénoncent régulièrement des organisations de défense des droits humains : quand on parle de violence policière, il y a un manque d’indépendance de la part des autorités. Que ce soit du Comité P ou du parquet dont la police est quand même le bras armé. Et parfois ce manque d’indépendance a des conséquences sur le fait de pouvoir rendre justice dans des dossiers précis. Nous pensons, qu’à ce stade, il y a des charges suffisantes qui justifient la tenue d’un procès public. Ce sera à la chambre du conseil, à laquelle nous réservons notre argumentation, de statuer sur cette question".

Si c’est l’argumentation de la partie adverse, j’en prends acte. Mais elle est tout aussi ridicule qu’inutile.

Dans l’autre camp, celui des deux policiers qui se trouvaient dans la voiture qui a connu la collision avec le scooter, c’est évidemment un autre son de cloche. "Ça a été un soulagement lorsque nous avons appris le contenu de ce rapport de l’expert automobile", explique Me Sven Mary. "En lisant ce rapport, on se disait que le parquet ne pouvait requérir que le non-lieu. Mais je ne comprends pas très bien les arguments de Me Deswaef qui dit que, lorsqu’il y a des violences policières supposées, les parquets ont moins tendance à demander la tenue de procès. Il suffit de voir le procès de l’affaire Mawda cette semaine à Mons où un policier est très nettement visé et se trouve bien sur le banc des prévenus. Si c’est l’argumentation de la partie adverse, j’en prends acte. Mais elle est tout aussi ridicule qu’inutile".

La procédure n’est de toute façon pas encore terminée. C’est en effet la chambre du conseil du tribunal de première instance de Bruxelles qui devra statuer in fine sur les charges existantes ou non dans ce dossier, et donc déterminer si un procès doit avoir lieu ou pas. La date de cette audience de la chambre du conseil n’est pas encore connue.

 

samedi 13 juin 2020

Insultes racistes et homophobes, garde à vue injustifiée pour des mineurs de 14 à 15 ans du Val-de-Marne

Par
Quatre collégiens de Vitry-sur-Seine racontent à Mediapart leur arrestation, les coups, les insultes et la garde à vue injustifiée de trois d’entre eux, il y a deux semaines. Les familles portent plainte auprès du parquet de Créteil. Enquête ouverte.

Au moment où le gouvernement admet enfin l’existence du problème, une nouvelle affaire de violences policières et d’insultes racistes et homophobes va être portée à la connaissance de la justice. Cette fois-ci, les victimes sont quatre jeunes mineurs, élèves de troisième âgés, de 14 à 15 ans, domiciliés à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Deux sont d’origine maghrébine, l’un est noir, le quatrième blanc aux cheveux bruns. Ils viennent de subir une arrestation, ont été menottés, humiliés, menacés, insultés, l’un a été giflé, les trois autres ont passé plus de 24 heures en garde à vue avant d’être mis hors de cause, selon des informations obtenues par Mediapart et France Inter.
Quatre plaintes pour des faits de « détention arbitraire », « injures à caractère raciste et homophobe », « discriminations », et « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » ont été adressées lundi 8 juin au parquet de Créteil par Jérôme Karsenti, l’avocat des familles. Une double enquête administrative (l’une sur les injures racistes, l’autre sur les droits en garde à vue) a déjà été ouverte par la préfecture du Val-de-Marne, alertée par la députée Mathilde Panot (LFI).

mardi 26 septembre 2017

Sahara Occidental : Le Maroc interpellé par les USA sur l’affaire Said Dambar


Sahara Occidental : Le Maroc interpellé par les USA sur l’affaire Said Dambar, abattu froidement en 2011 d'une balle entre les deux yeux par la police marocaine

Les américains suivent minutieusement la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental et au Maroc. L’assassinat du jeune sahraoui Said Dambar n’est pas passé inaperçu et la campagne médiatique menée par les Sahraouis préoccupe le Makhzen.
A l’occasion de la 6ème session du dialogue informel des autorités marocaines avec les responsables de l’Ambassade des Etats-Unis sur les questions des droits de l’homme, tenue le 21 décembre 2011 à Rabat, les interlocuteurs américains ont soulevé l’affaire Saïd Dambar et souhaité recevoir des précisions sur cette question.
Pour le MAEC, en vue de contrer ce qu’il appelle la « campagne de propagande des séparatistes concernant la mort de Said Dambar », « cette démarche hostile de nos adversaires appelle à la plus grande vigilance de la part de notre pays et requiert une concertation entre les départements concernés pour engager la réflexion sur les actions à mettre en œuvre en vue de la contrecarrer et d’en circonscrire les effets sur les futures échéances internationales se rapportant à la question du Sahara ».
Pour rappel, la délégation américaine à l’ONU a présenté en 2013 une proposition visant à élargir les prérogatives de la MINURSO à la surveillance des droits de l’homme.

vendredi 4 août 2017

Mais pourquoi tant d' enfants marocains quittent-ils leur pays ?




Paris: Les mineurs marocains du square Alain-Bashung toujours livrés à eux-mêmes

PRECARITE Mairie, associations et riverains sont toujours aussi désemparés face à la présence de mineurs marocains isolés dans le 18e arrondissement. Parmi eux se trouvent désormais des jeunes filles…
 
Julie Bossart, 3/8/2017



Scène de la vie quotidienne au square Alain-Bashung, dans le 18e arrondissement de Paris. Scène de la vie quotidienne au square Alain-Bashung, dans le 18e arrondissement de Paris. — ML
 
 
  • Depuis quelques semaines, les mineurs marocains isolés du square Alain-Bashung réapparaissent dans le 18e arrondissement, mais aussi dans le 10e et le 19e.
  • Des mesures d'urgence ont été prises pour, notamment, mettre à l'abri les jeunes filles qui se trouvent désormais parmi eux.
  • Le quartier reste tout aussi choqué que les autorités par la situation de ces gamins qui auraient quitté volontairement leur pays.
« Leur état de santé est inquiétant, leurs actes de violence sont plus nombreux et des jeunes filles sont désormais présentes. » Dans une lettre adressée aux habitants le 27 juillet, la mairie du 18e arrondissement fait savoir que ceux que l’on a appelés les gamins perdus de la Goutte d’Or, ces mineurs marocains isolés, balbutiant le français, accros à la colle et auteurs de menus larcins, ont fait leur réapparition square Alain-Bashung, mais aussi dans le 10e et le 19e.
Pourtant, depuis que leur situation a été exposée au grand jour il y a quatre mois, les mesures prises pour appréhender au mieux ce « phénomène inédit » à Paris et d’une « gravité exceptionnelle » avaient « porté leurs fruits », avance la mairie.

Grâce à la mobilisation des autorités compétentes (les associations Hors la Rue et Trajectoires entre autres, la police et la section des mineurs du parquet de Paris, les services sociaux et sanitaires), ces gamins avaient disparu de l’espace public. Les plus jeunes (certains avaient moins de 10 ans) avaient pu être pris en charge dans des structures dédiées. Le sort des plus âgés (15-17 ans tout au plus) était, lui, plus incertain.

Des départs « volontaires »

« Après consultation des autorités consulaires marocaines, il s’avère que leur départ est volontaire », atteste-t-on en mairie. « Ce qui veut dire que le Maroc s’en contrefiche et est bien content de voir le problème déménager ailleurs », lit entre les lignes un riverain qui souhaite garder l’anonymat.
« Ce ne sont pas des orphelins », assure de son côté Driss El Kherchi. Depuis quelques semaines, le président de l’Association des Travailleurs maghrébins de France (ATMF) voit défiler dans son local qui se situe à deux pas du square le même groupe d’une douzaine de jeunes Marocains. Pour manger un bout, se changer, parfois dormir, mais, surtout, pour recharger leur portable et utiliser Internet.
« Quand ils appellent leur famille, ils leur mentent en disant que tout va bien, qu’ils ont un toit et qu’ils ne font pas de bêtises, confie Driss El Kherchi. Ils sont originaires du nord du Maroc, Tétouan, Tanger, Al Hoceïma, et disent qu’ils sont partis parce qu’ils veulent avoir un travail. » Tous, également, ont transité par l’Espagne, certains cachés dans des camions de marchandise. Leur nombre est difficile à évaluer, concède le président d’association : « On les entend parfois discuter avec des camarades qui sont déjà au Danemark ou avec d’autres qui sont restés au pays et à qui ils disent de venir. » D’aprèsl’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), contactée par Le Monde, ils étaient une centaine il y a quelques mois à Paris. Une estimation impossible à confirmer. Comme il est impossible d’obtenir le nombre de plaintes déposées à leur encontre pour vols à l’arraché ou violences.

« La colle, ça les rend complètement dingues »

Dans le quartier, comme il y a quatre mois, les riverains sont tout autant attristés qu’inquiets. De les voir dormir dans des Autolib', de se battre entre eux, de se droguer. Depuis son appartement, au 6e étage d’un immeuble donnant sur le square, Marc* observe des jeunes le visage enfoui dans un sac. « La colle, ça les rend complètement dingues. La nuit, ils crient à la mort, c’est flippant. » Psychiatre à l’hôpital Marmottan (Paris, 17e), Marc Valleur indique que « ceux qui se droguent par inhalation sont à la recherche d’une ivresse rapide et de l’inconscient. Entre les deux s’installe une phase hallucinatoire au cours de laquelle ils peuvent devenir violents. »
Parce qu’il a déjà été agressé, Marc a demandé à sa femme de changer d’itinéraire. Et il n’hésite plus à appeler la police pour qu’elle vienne les déloger.

L’ombre de la prostitution

Les déloger, oui, recueillir leur identité, oui, mais pas les interpeller s’ils n’ont pas commis d’infraction. Il y a peu, Driss El Kherchi a été acteur et témoin d’une situation ubuesque. « On avait réussi à convaincre neuf jeunes d’aller dans un foyer. Six ont été refusés parce que, lorsqu’ils avaient été acceptés une première fois, ils avaient volé d’autres résidents. Les trois autres n’ont pas voulu rester seuls, alors ils sont tous repartis je ne sais où. » Mettre à l’abri des jeunes au détriment d’autres bénéficiaires, un sacré défi pour les autorités compétentes. « La situation est vraiment compliquée, il faut nous aider », glisse en off une conseillère d’arrondissement.
Dans sa lettre aux habitants, la mairie fait savoir que les maraudes des associations sont désormais quotidiennes, qu’un centre de jour doit ouvrir ses portes, qu’un autre lieu pour la nuit est recherché et qu’un dispositif d’éloignement des jeunes filles récemment repérées a été mis en place, en lien avec le parquet. La crainte : qu’elles tombent dans la prostitution. Comme ce serait le cas pour certains garçons du groupe, explique Driss El Kherchi, auquel ont déjà été rapportées des conversations sur le sujet entre des jeunes. « Quand il y a de la drogue, le sexe n’est jamais loin m’a expliqué un policier », déplore Marc.
Enfin, la mairie a décidé de ne pas fermer le square. Cela contrarie-t-il Jean-Raphaël Bourge, membre d’Action Barbès, association tournée vers l’amélioration du cadre de vie ? « De toute façon, ce square, plus personne ne veut y aller, et puis, le fermer ne ferait que déplacer le problème. »
* Le prénom a été changé

mardi 11 juillet 2017

L’Etat lézardé par la vidéo humiliante de Zafzafi


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Un site de propagande policière a diffusé une vidéo non datée et non sourcée, montrant le leader du Hirak forcé de se dénuder face caméra afin de démontrer qu’il n’a pas été victime de violences. Le parquet de Casablanca a ouvert une enquête sur les conditions de son tournage sans faire cas de la responsabilité du « média » récidiviste qui jouit d’une étonnante impunité
Quelques heures avant la comparution de Nasser Zafzafi devant le juge d’instruction à la Cour d’appel de Casablanca lundi 10 juillet, une vidéo attentatoire à sa dignité a été mise en ligne par Barlamane.com, un site de propagande réputé proche des sécuritaires.

Celle-ci montre le leader du Hirak adossé à un mur et filmé en plan serré. Le détenu commence par exposer ses avant-bras, remonte ses habits pour montrer son torse, serre les jambes dénudées en posture de garde à vous, se retourne et donne à voir son dos à une caméra qui scrute chaque centimètre de son épiderme. Le reste est à l’avenant.

La scène n’est ni datée, ni sourcée, mais il est aisé de comprendre que son enregistrement a été fait après l’interpellation de Zafzafi, son but étant manifestement de prouver que l’homme n’a pas été violenté, alors que des actes de torture et de brimades à son encontre ont été évoquées par sa défense.

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