2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 16 novembre 2019

24 bébés « jetés à la poubelle » chaque jour au Maroc, selon Aïcha Ech-Chenna Par


S’exprimant, il y a quelques semaines lors de la réunion annuelle organisée par l’ONG indépendante « Movimiento por la paz » (Mouvement pour la paix), la militante féministe Aïcha Ech-Chenna a avancé des chiffres effrayants au sujet des nouveaux-nés abandonnés au Maroc. 

« Le Maroc veut tout, c’est pourquoi nous vivons dans la schizophrénie. La réalité est que 50.000 enfants sont abandonnés chaque année. Par ailleurs, en moyenne 24 bébés sont jetés à la poubelle par jour. Il n’y a pas de nombre officiel de mères célibataires, mais il y a 10 ans, elles étaient déjà plus d’un demi-million », a déclaré la présidente de l’association Solidarité féminine créée en 1985. Des propos relayés par le média espagnol Mujerhoy qui revient sur la « mission » endossée très tôt par la quasi-octogénaire d’agir en faveur des mères célibataires.
« Lorsque nous avons commencé ce travail, en 1981, nous l’avions fait pour que les mères célibataires arrêtent d’errer dans les rues, dans des conditions inhumaines », se souvient la militante qui a travaillé en tant qu’infirmière ou encore animatrice d’éducation sanitaire et sociale. Cette femme de terrain a rapidement constaté qu’il était plus efficace de former la mère, lui apprendre un métier pour être autonome plutôt qu’essayer vainement de faire reconnaître le bébé par le père biologique qui se détourne de la mère dans la plupart des cas.
La militante a ainsi rappelé l’importance d’apprendre à ces femmes à « être autonomes, à regagner l’estime de soi, à être responsables, car une autre vie dépend d’elles. Avant d’être quelque chose avec laquelle la société les étiquette, elles sont des mères. »