2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 5 août 2023

Mort de Gilles Perrault, auteur du “Pull-over rouge” et écrivain militant




Gilles Perrault, Jacques Peyroles de son vrai nom, né en 1931, mort en 2023. Journaliste, enquêteur-écrivain, scénariste. Si sa fiche nécrologique et la liste de ses ouvrages sont facilement consultables, elles ne rendent compte qu’imparfaitement de l’itinéraire d’un homme dont Le Pull-over rouge, en 1978, avait été non seulement un énorme succès de librairie, mais avait nourri le débat alors vif sur la peine de mort. Plaidant pour son abolition, trois ans avant que celle-ci ne soit votée.

 

Comme bien des hommes de sa génération, Gilles Perrault avait connu, enfant, la Seconde Guerre mondiale, puis avait fait son service militaire en Algérie, dans les parachutistes coloniaux, expérience dont il tira un livre (Les Parachutistes, 1961). Au gré d’une carrière multiforme, il fut aussi, à ses débuts, l’auteur de reportages dans Le Nouveau Candide sur la condition des Noirs aux États-Unis ou les jeux Olympiques de Tokyo en 1964. Tout en commençant à se faire connaître grâce à des essais historiques et politiques. Auteur à la plume facile, il publiera encore une douzaine de romans d’aventures dans une collection policière – La Chouette – des éditions Ditis ; ainsi que des romans policiers et d’espionnage au Fleuve noir (Baroud d’honneur, 1958) et chez Denoël (Au pied du mur, 1963).

Peu à peu, son activité littéraire avait pris une autre direction, glissant vers de multiples adaptations cinématographiques et les scénarios. En 1973, il est ainsi scénariste, aux côtés d’Henri Verneuil, du Serpent, film d’espionnage à la brillante distribution (Yul Brynner, Henri Fonda, Dirk Bogarde, Philippe Noiret). Il voit aussi certains de ses livres adaptés à l’écran : Le Dossier 51, par Michel Deville (1978), avec lequel il obtient le César du meilleur scénario original – pour Deville, il signera aussi le scénario de La Petite Bande (1983). En 1989, Jacques Rouffio adapte son Orchestre rouge, paru en 1967, passionnante enquête sur l’espion soviétique Leopold Trepper – qui s’inscrit dans le fil de ses récits sur la Seconde Guerre mondiale, tel Le Secret du jour J (1964, prix du Comité d’action de la Résistance), La Longue Traque (1975) ou Paris sous l’Occupation (1987). En 1993, Jacques Deray adapte encore son roman policier Le Dérapage (sous le titre Un Crime).

Il dénonçait à tout-va

Engagé politiquement à gauche, voire à l’extrême gauche, figure médiatique du débat public, Gilles Perrault multipliera les prises de position à partir des années 1980. Avec le chanteur Renaud, il anime en 1989 le collectif Ça suffat comme çi, pour l’abolition de la dette du tiers-monde. Il prend position contre la guerre du Golfe en 1991, combat le Front national de Jean-Marie Le Pen, milite pour la libération des détenus d’Action directe, groupe activiste qui avait commis plusieurs attentats et assassinats en France pendant les Années de plomb. Mais c’est donc surtout par Le Pull-over rouge qu’il se fit connaître du grand public à partir de 1978. Une enquête romancée centrée sur la figure de Christian Ranucci, jugé et condamné à mort deux ans plus tôt pour l’enlèvement et le meurtre d’une enfant. L’avant-dernier détenu exécuté en France (1).

Le livre croise des éléments du dossier, des témoignages oraux et des articles de presse. Quant à ce pull-over rouge du titre, il se réfère à un vêtement, retrouvé près du corps de la petite fille morte, et dans lequel Perrault voyait le signe d’une probable erreur judiciaire. L’ouvrage se soldera par un énorme succès populaire, plus d’un million d’exemplaires vendus, plusieurs rééditions, et une adaptation au cinéma par le réalisateur Michel Drach, dès 1979. En penchant clairement en faveur de l’innocence de Ranucci (ce qui sera contesté dans les rangs de la police), Le Pull-over rouge relança le débat sur la peine de mort, finalement abolie à l’automne 1981, peu de temps après l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand. Une abolition qui reste, aujourd’hui encore, le marqueur symbolique le plus fort des deux septennats mitterrandiens. Une petite dizaine d’années plus tard, Gilles Perrault fera encore parler de lui avec Notre ami le roi, en 1990, dénonciation du régime de Hassan II, le roi du Maroc.

Livres, films, controverses… La liste est décidément imparfaite car il faudrait, pour que le tableau soit le plus juste possible, qu’elle restitue le climat politique des années 1970 et 1980. Par ses engagements et ses ouvrages, Gilles Perrault aura en tout cas su créer des débats passionnés. Il dénonçait à tout-va, s’agrégeait à des familles militantes souvent fissurées par les dissensions internes et les querelles. Il fut acteur d’une période profondément politique, animée par les partis et les pétitions. Mort à 92 ans, Gilles Perrault était un écrivain curieux et militant, figure d’un second XXe siècle tourmenté.

 

vendredi 23 décembre 2022

Communiqué de l'AFPS / Nasser Abu Hamid est décédé dans les prisons israéliennes

AFPS - Association France Palestine Solidarité

mer. 21 déc. 19:44 (il y a 12 heures)

>> Lire le communiqué sur le site de l'AFPS

Ce mardi 20 décembre 2022, Nasser Abu Hamid, prisonnier politique palestinien, est décédé à 50 ans d'un cancer du poumon avancé alors qu'il était l'hôpital israélien Assaf Harofeh. Auparavant, il était détenu dans la clinique carcérale de la prison israélienne de Ramleh, laquelle est connue pour ses violations systémiques des droits de l'homme à l'encontre des prisonniers palestiniens malades.

Nasser Abu Hamid, du camp de réfugiés Al Amari (près de Ramallah), détenu depuis plus de 20 ans, était un des dirigeants reconnus de la 2ème Intifada, à laquelle il avait contribué aux côtés de Marwan Barghouthi.

Il était atteint d’un cancer du poumon qui a été détecté à un stade avancé de la maladie en août 2021.  Détenu dans des conditions plus que déplorables, il n’a pas reçu les soins adaptés à son cancer. Malgré les appels de son avocat et de plusieurs organisations humanitaires telles que le Comité international de la Croix-Rouge, aucune des demandes de libération anticipée pour lui permettre de mourir entouré de sa famille n’ont été acceptées.  

Son décès est une conséquence directe de la négligence, et de la maltraitance médicale de la part du service pénitentiaire israélien.

Par ces pratiques, Israël viole de nombreuses conventions internationales dont la IVe convention de Genève - y compris l'Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des prisonniers - toutes ratifiées par Israël et obligatoires pour Israël en tant que puissance occupante.

Une grève générale a été déclarée en Cisjordanie occupée ce mardi en signe d’indignation face à la mort de Nasser Abu Hamid.

Ces violations sont systémiques : environ 600 prisonniers palestiniens malades sont détenus dans les prisons de l'occupation israélienne, plus de 200 d’entre eux souffrant de maladies chroniques et 24 prisonniers sont diagnostiqués avec un cancer et d'autres maladies graves.

Ainsi, Ahmad Manasra, 20 ans, emprisonné depuis l’âge de 13 ans, est placé à l’isolement depuis plusieurs mois alors qu’il est atteint de troubles mentaux notamment dus à ses conditions de détention et que les soins nécessaires ne lui sont pas dispensés. Les différentes demandes pour sa libération d’experts de l’ONU, d’ONG humanitaires sont restées sans effet.

Depuis 1967, Nasser Abu Hamid est le 233e prisonnier palestinien décédé dans les geôles israéliennes, dont 74 suite à négligence médicale.

Sa famille n’a pas été épargnée : leur maison a été démolie plusieurs fois, la dernière en 2019.
 
Et cela continue : le corps de Nasser Abu Hamid n’a pas été rendu à sa famille : les autorités israéliennes ont transféré son corps à l’institut de médecine légale à Abu Kabir. Sa famille ne sait pas quand elle pourra inhumer Nasser. Onze corps de prisonniers palestiniens décédés lors de leur détention n’ont pas été rendus à leur famille. ,
Il s’agit là de deux types de punition collective infligés aux familles ; les punitions collectives étant interdites par le droit international.

Au 12 décembre, 4700 prisonniers politiques palestiniens sont détenus dans les geôles israéliennes. 835 d’entre eux (dont 3 enfants) sont détenus sous le régime de la détention administrative, c’est-à-dire sans qu’une charge ne soit communiqué, ni jugement prononcé. L’emprisonnement des palestiniens est une des pratiques exercées par l’État israélien pour dominer et contrôler le peuple palestinien. Les prisonniers politiques palestiniens doivent être libérés !

Israël ne respecte pas la vie, ne respecte pas les droits humains auxquels le peuple palestinien a droit, où qu’il se trouve.  

Ce n’est pas acceptable. La France, l’Union Européenne ne peuvent fermer les yeux plus longtemps. Il est temps qu’ils aient le courage de prendre leurs responsabilités. La France et l’Union Européenne doivent prendre des sanctions contre Israël pour le contraindre à respecter le droit et mettre fin à son régime d’apartheid.

Le Bureau national de l'AFPS le 21 décembre 2022

--

Association France Palestine Solidarité (AFPS)

21 ter Rue Voltaire 75011 Paris

Tél. : 01 43 72 15 79

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mardi 8 février 2022

La tragédie Rayan, l’éphémère soporifique des consciences par salahelayoubi


Nouvel article sur Le blog de Salah Elayoubi

 





Le petit Rayan repose désormais dans le vieux cimetière  de « Zawiya », à quelques kilomètres de son village natal d’Ighran dans cette région du Rif, victime expiatoire de toutes les tragédies.

Il y avait quelque chose d’indécent sinon d’ignoble à la mise en scène de l’extraction du petit Ryan avec un déploiement de moyens à la fois dérisoires en termes de logistiques et à la fois conséquents en termes de moyens humains et sécuritaires. Des ridicules pelles mécaniques ont creusé durant cinq jours un gigantesque trou équivalent à l’emprise d’un immeuble de cinq étages au lieu d’un forage à l’aide d’outils appropriés. Quant aux moyens humains ils étaient considérables et impressionnants, comme sait le faire le régime chaque fois qu’il est en mesure de faire la démonstration de son Hubris et de sa toute puissance. Des hommes de la protection civile par dizaines dont on se demande qu’elle en fut l’utilité sinon celle d’impressionner la plèbe avec des uniformes flambants neufs qui ont visiblement peu ou prou servi dans ce pays qui ne se préoccupe jamais de secourir les siens, sauf lorsqu'ils sont aux affaires. Il faut encore citer cette centaine de membres des forces de l’ordre,  de sinistre mémoire auteurs de toutes les bastonnades et de toutes les entreprises pour terroriser et mater la moindre velléité de manifester. Cinq jours durant, cette armée s’est, à peu de choses près, contentée de regarder Ali Sahraoui et quelques compagnons de fortune, s’escrimer à creuser tantôt à mains nues, tantôt aux commandes d’engins de chantier pendant que les médias officiels abreuvaient les suiveurs de la tragédie des exploits imaginaires des sauveteurs.

Et  pendant que le garçonnet agonisait trente-deux mètres plus bas, à moins qu’il n’était déjà mort des suites de sa chute ou encore d’asphyxie, les irresponsables qui gouvernent ce pays auraient refusé l’aide de l’Espagne, en raison d’une brouille avec le voisin du nord. Rien de bien étonnant pour un Maroc coutumier d’une diplomatie couscous et bakchich et de brouilles avec tous ceux qui n’adoptent pas ses points de vue emberlificotés. On aurait également refusé l’aide de la Suède où l’art du sauvetage est érigé en science. Sans doute parce que lorsqu’on est un tyran, on évite d’associer son nom à la plus belle des démocraties et aux amis de la liberté, de peur que cette association n'autorise la comparaison et ne mette en exergue vos tares, vos lacunes et vos travers. Les ibères ou encore les Vikings auraient débarqué avec des moyens humains supérieurement qualifiés et un matériel considérable et hautement sophistiqué qui auraient éclairé le reste du monde sur le dérisoire, l’incompétence et l’amateurisme des nôtres. Ils auraient sans doute donné quelques leçons de choses sur la conduite des opérations de sauvetage et relégué le Barnum du Makhzen au rang de ce qu'il fut, de la non-assistance à personne en danger.

Comme Imad Al Attabi

Les « secouristes » ont bien descendu de l’oxygène, de l’eau et de la nourriture au petit Rayan jusqu’à ce jeudi lorsqu’ils ont tout interrompu, laissant présumer de la suite que l’on sait. Mais au lieu d’avoir le courage d’annoncer l’échec des opérations et la mort du garçon, ils ont préféré simuler, allant jusqu’à poser une minerve au cadavre et envelopper le petit corps d'une couverture de survie avant d'acheminer le corps vers l'hôpital. Un mode opératoire qui nous renvoie au cas d’Imad Al Attabi touché d’une balle en pleine tête lors d’une manifestation à Al Hoceima, le 20 juillet 2017. Craignant la vindicte populaire, les autorités avaient alors fait mine d’hospitaliser le manifestant avant de se résoudre à annoncer sa mort le 8 août.

La  mise en scène de ces cinq jours n’aura trompé personne, avec la mobilisation des médias pour tenir en haleine le petit peuple et particulièrement celui du Rif et lui faire oublier ses propres souffrances lorsque vient l’hiver, la bise, la neige, le gel, l’enclavement ou encore la sécheresse, la faim, la soif, le chômage, le dénuement, la maladie et la misère qui va avec !  Vaine entreprise au cours de laquelle des moyens conséquents auront été déployés pour lui donner la plus grande publicité avec des encarts stupides: ballon gonflable rouge frappé de l’étoile verte à cinq branches, emportant au ciel le malheureux bambin, le conducteur de l’excavatrice exhibant à bout de bras le petit ange ou enfin montage photo avec le portrait de l’enfant superposé à l’image de l’excavation en  forme d’utérus. Une seconde naissance qui n’aura jamais lieu parce que la matrice donnera naissance à un enfant mort-né !

Jamais personne ne rendra compte pour le creusement de ce puits, à la recherche de l’eau si rare et si précieuse au péril de tous. Il n’y aura jamais aucune réaction ni enquête de ces autorités, pourtant si promptes à sur-réagir dès lors que souffle le bruissement de la moindre protestation de ceux que le chef de l’état d’alors et grand criminel avait qualifiés de voyous et de trafiquants. Il en va ainsi de la vie des misérables qui peuplent ce pays et tout  particulièrement ceux du Rif : tous les devoirs et zéro droit.

Le feuilleton de cette scénographie soporifique aura tenu en haleine des millions de marocains d’ici et d’ailleurs mais également nos contemporains dans le monde. L’entreprise n’en  était pas moins vouée à l’échec pour les raisons citées plus haut et d’autres que l’histoire mettra en lumière.

Coup de fil scénographique

Mais avec ce régime ignoble, il y a toujours une cerise sur le gâteau empoisonné comme ce coup de téléphone aux parents éplorés, face télévision. Une autre coutume scélérate de ce prétendu roi des pauvres, chef de mafia insatiable, milliardaire, pilleur des richesses de son pays, abonné aux îles vierges, aux banques suisses, aux manigances les plus sombres et « appauvrisseur » de ses compatriotes. On se souvient que chaque année, le tyran distribue des cartables « à deux balles », comme les ont surnommés les marocains, à des écoliers tétanisés par la peur d’affronter du regard leur bienfaiteur fugace qui, sitôt le stock de serviettes scolaires épuisé,  s’en retournera à sa sieste pendant que ses comptes en banques continueront de grossir encore et encore de millions de cartables que les petits écoliers ne verront jamais. Tout comme pour la distribution de paniers de victuailles du ramadan. Nul média ne montrera jamais l’envers du décor, les files d’attente sous un soleil accablant depuis l’aube avec interdiction de quitter les lieux, l’attente de Pharaon, les admonestations des agents d’autorité, les leçons sur la conduite à tenir face au despote, le modus operandi du baisemain, le regard condescendant des mafieux accompagnant le « bienfaiteur »……….

Pour un temps et pour un temps seulement, ce somnifère des consciences en forme d’abominable tragédie, aura fait oublier aux marocains et au reste du monde qu’à une centaine de kilomètres de là, à vol d’oiseau, des femmes et des hommes tentèrent en octobre 2016 de secouer, pour la énième fois,  le joug qui accable leur région. Ils s’étaient levés pour que Rayan et les siens aient accès à l’école, aux soins, à l’emploi et à la dignité à laquelle aspire tout être humain. Depuis, ces grands patriotes paient de siècles de prison leur magnifique combat pour la liberté. Nous ne les oublierons jamais.



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lundi 1 juin 2020

Abderrahmane El Youssoufi décédé





Abderrahmane El Youssoufi est décédé à Casablanca, annonce ce vendredi 29 mai


Abderrahmane El Youssoufi décédé Lorsque Abderrahmane El Youssoufi a reçu la visite de plusieurs personnalités politiques à l’hôpital Cheikh Khalifa de Casablanca, en octobre 2016.
Le 29 mai 2020 
L'ancien Premier ministre est mort à l'âge de 96 ans. Il était hospitalisé à l'hôpital Cheikh Khalifa de Casablanca.
Natif de Tanger le 8 mars 1924, feu Abderrahmane El Youssoufi avait rejoint les rangs du mouvement national alors qu'il était encore élève interne au Lycée Moulay Youssef de Rabat.

Le défunt fut membre du secrétariat général de l'Union nationale des forces populaires, qui va devenir en 1975 l'Union socialiste des forces populaires (USFP), et rédacteur en chef de son organe "Attahrir" entre 1959 et 1965.

Le 4 février 1998, le Roi Hassan II l'avait chargé de former le gouvernement d'alternance qu'il présentera au souverain le 14 mars de la même année.

Après la mort du Roi Hassan II, le Roi Mohammed VI le maintient à la tête du gouvernement en lui rendant un hommage remarquable.

Il est reconduit dans ses fonctions de Premier ministre dans le gouvernement formé le 6 septembre 2000 et y restera jusqu'au 9 octobre 2002.

En 2016, le Roi Mohammed VI avait inauguré à Tanger une avenue portant le nom du défunt, en hommage à son patriotisme.

En 2019, le souverain avait présidé à Tétouan la cérémonie de prestation de serment de 1.839 officiers lauréats des différents instituts et écoles militaires et paramilitaires et officiers issus des rangs, dont 283 officiers femmes, et avait baptisé cette promotion du nom de Aderrahmane El Youssoufi, en hommage à ses principes immuables de patriotisme, d’attachement aux symboles sacrés de la Nation et à l’intégrité territoriale du Royaume.

L'ancien Premier ministre, Abderrahmane El Youssoufi avait été hospitalisé dimanche dernier dans la clinique Cheikh Khalifah à Casablanca. Il avait été admis en réanimation suite à un problème de santé.

dimanche 11 novembre 2018

Au Maroc, neuf manifestants de Jerada condamnés à des peines de prison


L’ancienne cité minière avait été secouée par un mouvement de protestation après la mort de deux mineurs dans des puits abandonnés.
Des habitants de Jerada, au Maroc, manifestent pour demander une alternative économique aux mines clandestines, le 16 mars 2018.

La justice marocaine a condamné neuf personnes à des peines allant de trois à cinq ans de prison ferme, en lien avec le mouvement de protestation dans l’ancienne cité minière de Jerada, dans le nord-est du pays, a-t-on appris auprès de leur avocat, vendredi 9 novembre.

Le tribunal de première instance d’Oujda a condamné jeudi cinq d’entre eux à cinq ans de prison ferme et quatre autres à trois ans, notamment pour « destruction de bien publics, incitation à commettre des crimes et délits ou participation à une manifestation non autorisée », a dit à l’AFP leur avocat, Abdelhak Benkada. Tous étaient incarcérés depuis mi-mars à la suite d’affrontements lors d’une manifestation interdite ayant fait 312 blessés chez les forces de l’ordre et 32 chez les protestataires, selon un bilan officiel.
Trois prévenus comparaissant libres ont par ailleurs écopé de peines allant d’un à six mois de prison avec sursis, a précisé Me Benkada.

95 personnes arrêtées

La ville sinistrée de Jerada a été secouée par un mouvement de protestation après la mort de deux mineurs dans des puits abandonnés, fin décembre 2017, suivie de deux autres décès accidentels dans des conditions similaires. Mercredi, un jeune de 18 ans est décédé après l’effondrement d’un puits de charbon désaffecté à Jerada, où il était descendu chercher du charbon.
Face aux protestations, qui ont duré de décembre 2017 à avril 2018, les autorités avaient annoncé une série de mesures pour relancer l’économie locale, promis de fermer les puits abandonnés, avec un plan de reconversion pour les mineurs clandestins, et interdit toute « manifestation illégale ». Selon Me Benkada, 95 personnes ont à ce jour été arrêtées à la suite de ces manifestations, dont 25 ont déjà été jugées.
Avant la fermeture à la fin des années 1990 d’une importante mine jugée non rentable, l’activité minière employait quelque 9 000 ouvriers et constituait la principale source économique de Jerada. Les habitants réclamaient depuis une alternative aux mines clandestines, dans lesquelles s’aventurent des centaines de mineurs pour extraire du charbon de façon artisanale, afin de le vendre à des négociants locaux, surnommés localement les « barons » et dotés de permis de commercialisation.

vendredi 16 mars 2018

Stephen Hawking ne pouvait ni marcher ni parler ni bouger, mais il...

3 minutes d'inspiration signées Stephen Hawking (VIDÉO)
Il est parti rejoindre les étoiles du vaste univers. Hommage à Stephen Hawking, dont l'immense détermination continuera d'inspirer des générations.

L’astrophysicien britannique Stephen Hawking vient de nous quitter à l’âge de 76 ans. Ce grand théoricien de la cosmologie et de la physique quantique a surtout marqué par son parcours hors-norme et sa mentalité combative face aux épreuves de la vie. Un homme qu’on n’est pas près d’oublier.
Pendant plus de 40 ans, Stephen Hawking a participé à la renommée des sciences. Ses livres et ses nombreuses conférences ont fait de lui une véritable célébrité universitaire. L’astrophysicien vient de nous quitter ce 14 mars 2018 à Cambridge. Au-delà de son insatiable passion pour notre planète et notre univers, ce qu’on retiendra de ce grand homme, c’est sa pugnacité et sa vision de la vie à nul autre pareil.
Crédit dessin : Audrey Guigni – POSITIVR
En 2014, l’acteur Eddie Redmayne incarnait Stephen Hawking à l’écran dans le film Une merveilleuse histoire du temps. La chaîne YouTube des Mulligan Brothers lui rend hommage dans une vidéo motivante et terriblement inspirante.Regardez :
« – Évidemment, en raison de mon handicap, j’ai besoin d’aide. Mais j’ai toujours essayé de dépasser les limites de mon état et de mener une vie aussi remplie que possible. J’ai voyagé à travers le monde, de l’Antarctique à la gravité zéro.
Je n’ai pas laissé mon handicap m'empêcher de faire quoi que ce soit. À l’âge de 21 ans, on m’a annoncé que j’avais une maladie handicapante incurable qui me tuerait d’ici deux à trois ans. Mon exemple, c’est qu’il n’y a pas de limites. Donc, souvenez-vous de regarder vers les étoiles et non pas vers vos pieds.
– Voici un homme qui ne peut pas marcher, qui ne peut pas parler, qui ne peut pas bouger tout seul, et pourtant, d’une manière ou d’une autre, il a tout de même trouvé un moyen.
– Je ressens un sentiment d’accomplissement d’être parvenu à apporter ces contributions malgré le fait d’être atteint par la maladie de Charcot. Toute ma vie, j’ai cherché à comprendre l’univers et à trouver les réponses à ces questions. J’ai été très chanceux que mon infirmité n’ait pas été un sérieux handicap. En effet, cela m’a probablement donné plus de temps qu’à la plupart des gens pour poursuivre la quête de la connaissance. Le but ultime est une théorie complète de l’univers, et nous progressons bien. Essayez de donner du sens à ce que vous voyez, et questionnez-vous sur ce qui permet à l’univers d’exister. Soyez curieux. Et aussi difficile la vie puisse-t-elle paraître, il y a toujours quelque chose que vous pouvez faire et réussir. Ce qui importe, c’est que vous n’abandonniez pas. »
Crédit : MulliganBrothers

lundi 26 février 2018

Le président Ghali met en garde contre les nouveaux procédés de liquidation physique à l'encontre des détenus sahraouis




Bir Lahlou (territoires sahraouis libérés), 24 fév 2018 (SPS)- 

Le président de la République et Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a mis en garde contre les nouveaux procédés de liquidation physique exécutés par l'occupant marocain sur les  détenus Sahraouis, appelant toute la communauté internationale à la mobilisation.

Dans un message adressé au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterrès, le président sahraoui a mis en garde contre "les violations graves des droits de l'Homme par le Maroc contre des civils sahraouis désarmés, notamment les militants des droits de l'homme et les détenus politiques dans les prisons de l'occupation".
Les crimes de liquidation physique commis par l'occupation "sont aujourd'hui perpétrés à travers d'autres procédés, particulièrement depuis le déclenchement de la résistance pacifique en 2005, concernant notamment les assassinats, la torture, le harcèlement, le blocus".
Il s'agit cette fois, ajoute le président Ghali, du détenu de Gdeim Izik, Mohamed El Ayoubi, décédé, mercredi dernier, dans un hôpital de la ville d'El Aaiun occupée, indiquant que le défunt, arrêté lors du démantèlement du camp des réfugiés sahraouis Gdeim Izik en 2008, a subi depuis sa détention, notamment depuis fin 2010 et au cours de l'année suivante 2011, de graves sévices incluant, entre autres, viol, coups, tortures et privation.
Après avoir tenu l'occupation marocaine pour responsable direct de la mort du détenu politique Mohamed El Ayoubi, M. Ghali a affirmé que cette dangereuse situation "annonce un nouveau processus de liquidation physique à l'encontre des civils sahraouis désarmés".
 Lire l'article : https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2018/02/24/13752.html


Pour connaitre l'opposition du Maroc:

Le Maroc brandit l'argument de la souveraineté territoriale et s'oppose au CJUE !

https://www.lesinfos.ma/article/689935-Accord-de-pche-Le-Maroc-brandit-largument-de-la-souverainet-territoriale-et-soppose-au-CJUE.html?utm_source=NL_lesinfos.ma&utm_medium=email&utm_term=ALaUne&utm_campaign=

Souveraineté qu'aucun pays au monde ne lui reconnait !(NDLR)

samedi 19 août 2017

Maroc : Le grand Della Sudda est mort.

Le militant droits-humaniste François Della Sudda vient de nous quitter. C’était un grand défenseur des droits humains au Maroc. C’était un socialiste aussi et l’un des fondateurs du PSU (français). Il a connu Ben Barka et certains nationalistes de gauche marocains algériens et tunisiens. 
 Il a été aussi co-fondateur des Comités de lutte contre la répression au Maroc (CLCRM) en 1972 pour soutenir les militants de la gauche révolutionnaire marocaine persécutés par Hassan Il. Il a publié en mai 1973 suite aux événements de Moulay Bouazza, un article qui fait date. Ce qui est curieux c’est qu’il reste d’une actualité étonnante vu le contexte d aujourd’hui. J’en cite un passage ici

« La répression qui s ‘est abattue sur l’ensemble des forces d’opposition…des centaines d’arrestations officielles …traduit l’extrême désarroi qui règne au sein du pouvoir…Il ne reste rien du semi-libéralisme dernière marge de manœuvre d’un pouvoir aux abois. Le masque est tombé: le policier est roi… » fin de citation
Que son âme repose en paix. Tu me manqueras à jamais très cher ami

 Maati Monjib

vendredi 11 août 2017

Maroc. Imad Al Attabi a succombé à ses blessures

Hassane Zerrouky, Journaliste, rubrique Monde, l'Humanité, 10/8/2017

Le décès du jeune sympathisant du Hirak, qui a provoqué dès mardi de nombreux rassemblements et marches de protestation, aggrave les tensions et signe l’échec des politiques libérales et répressives de la monarchie.
Imad Al Attabi, grièvement blessé à la tête le 20 juillet dernier à Al Hoceïma par une grenade lacrymogène de fabrication française (voir l’Humanité du 25 juillet), a succombé, mardi, à l’hôpital militaire de Rabat. Quant à la famille d’Imad, les autorités lui ont interdit jusqu’à nouvel ordre de voir leur fils.
L’annonce de la mort du jeune Imad, qui a enflammé les réseaux sociaux, a provoqué dès mardi de nombreux rassemblements à Casablanca, à Nador et hier soir devant le Parlement à Rabat, où lundi, déjà, une manifestation de solidarité avec le Rif avait été empêchée par les forces de l’ordre, mais aussi au Rif : à Al Hoceïma, sur une vidéo mise en ligne, on voit se former au cœur de la ville un rassemblement pacifique qui se transforme vite en manifestation hostile au pouvoir avant d’être brutalement dispersé par les CRS locaux. Ailleurs, dans cette région soumise à un black-out médiatique, peu d’informations ou pas sur ce qui s’y passe. « La région est de fait militarisée », confie à l’Humanité Omar, jeune militant. « Les contacts par Internet sont brouillés par le makhzen et on ne reçoit plus de vidéos depuis hier soir », ajoute-t-il. Toutefois, sur l’une d’elles, prises par un activiste rifain, on voit l’arrivée d’un convoi militaire comprenant des véhicules blindés dans la localité d’Al Rouadhi près d’Al Hoceïma.

Lire la suite

mardi 8 août 2017

Décès ce matin du jeune activiste du Hirak Imad el Attabi à l’hôpital militaire de Rabat.

Rosa Moussaoui, 8/8/2017
 Imad avait été blessé à la tête par une grenade lacrymogène lors de la manifestation du Rif violemment réprimée le 20 juillet dernier à Al Hoceima. Il était, depuis lors, plongé dans le coma... 
Les autorités marocaines n'ont cessé de mentir sur son état de santé, il a été transporté à Rabat contre l'avis des médecins, sa famille a été tenue à l'écart...
 Les cartouches lacrymogènes ramassées le 20 juillet dans les rues d'Al Hoceima étaient de fabrication française. La France doit cesser d'exporter son "savoir faire sécuritaire" meurtrier. Elle doit cesser d'appuyer des régimes autoritaires comme celui de Mohammed VI.
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Retweeted Omar Radi (@OmarRADI):
Les autorités interdisent à la famille d'Imad Attabi de voir une dernière fois le corps du défunt. 

 Le CNDH a été prévenu de l'interdiction.
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Lire aussi : 
 http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/08/maroc-un-manifestant-blesse-a-al-hoceima-meurt-apres-trois-semaines-dans-le-coma_5170115_3212.html

vendredi 4 août 2017

Ghazi Khellada, paysan d'Azilal est décédé hier en prison

Retweeted Omar Radi (@OmarRADI):
Emprisonné pour avoir résisté à son expropriation, Ghazi Khellada, paysan d'Azilal décède hier, après 3 mois de grève de la faim. #Hogra

lundi 31 juillet 2017

Omar est mort alors qu'il n'avait que 16 ans.

Zakia Syouda

Hommage à Omar.
Omar est mort alors qu'il n'avait que 16 ans.
Omar est mort dans les forteresses dorées de l'Europe.
Poussé par le désespoir et par le rêve d'une vie meilleure, tu as quitté les tiens pour une aventure qui t'a coûté la vie à l'âge où tu aurais dû goûter à l'insouciance.
Les pays de cette forteresse ont failli à leur devoir. Ils ne t'ont pas protégé alors que tu n'avais que 16 ans.
Loin des tiens, dans un pays que tu ne connaissais pas, tu as rendu ton dernier souffle dans des conditions effroyables.
Juste quelques compagnons de voyage pour raconter qui tu étais et d'où tu venais.
D'ailleurs c'est à eux que revenait la lourde tâche d'annoncer ton malheureux départ à ta famille.
Ce jour-là, nous avons fait une promesse aux tiens, nous avons promis que tu aurais droit à des obsèques dans la dignité et dans le respect de tes croyances.
Animés par une foi peu commune, ils nous ont demandés de t'enterrer loin d'eux dans le seul souci de respecter les prescriptions islamique.
Hier, à la prière, ils étaient des centaines à prier pour ton âme. Parmi eux, Tes compagnons d'exil, tes compagnons de galère.
Ils nous ont suivis jusqu'au cimetière par leur propre moyen. Chargés de leur lourd sac à dos, ils nous ont suivi pour que tu puisses être entouré par ta communauté de foi avant d'être déposé dans la terre.
À côté d'eux, assis à même le sol, ton ami Ayoub se tient la tête entre les mains. Il est dépité. Ayoub est trop jeune pour t'enterrer. Il aurait besoin des bras réconfortant de sa maman pour le consoler mais elle n'est pas là.
D'ailleurs la tienne non plus n'est pas là.
Elle nous parle au téléphone, elle pleure à chaudes larmes, elle peine à croire que c'est toi qu'on enterre.
À la force de leurs bras, ils t'ont recouvert de terre, ils t'ont arrosé d'eau et se sont rassemblés autour de toi pour prier le Miséricordieux de t'offrir une meilleure place auprès de Lui, dans un paradis qui ne connaît ni passeport, ni frontière.
Omar, toi qui n'était qu'un anonyme il y a quelques jours. Nous sommes désormais liés par une histoire commune. Une histoire humaine qui commence dans le malheur mais qui se termine par une merveilleuse leçon d'humanité. Parce que toi, à travers ta courte vie ponctuée de malheur, tu nous as touché, tu nous as ému, tu nous as changé.
À toi Omar et à tous tes compagnons d'exils.