2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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jeudi 27 novembre 2025

Les preuves s’accumulent contre le ministre Berrada

 Jalil Nouri, actu-maroc, 27/11/2025

Une nouvelle tournure vient d’être prise dans les derniers développements de l’affaire de conflit d’intérêts visant le ministre de l’Éducation nationale, Saad Berrada, qui avait nié toute intervention ou lien avec l’attribution d’un marché public. Mais le chef du groupe parlementaire du PJD, Abdellah Bouanou, à l’origine de l’éclatement du scandale, est revenu à la charge, bien décidé à ne rien lâcher.

Preuves à l’appui, et contrairement aux déclarations du ministre, ce dernier figure toujours au registre du tribunal de commerce en tant que PDG et administrateur du laboratoire Pharmaprom, dans lequel il est devenu actionnaire. Cette situation intervient au moment même où l’entreprise a obtenu d’importants marchés publics, dont le dernier — à l’origine de la polémique — concerne l’achat de chlorure de potassium par le ministère de la Santé. Des révélations qui ont mis Saad Berrada et le gouvernement dans l’embarras. Certes, le ministre a fait remplacer son nom par celui de son frère, mais cela ne change rien au fond : la contradiction entre ses déclarations et sa position réelle ne fait qu’aggraver son cas, d’autant que le chiffre d’affaires de l’entreprise a récemment explosé.

Parallèlement, l’affaire relance le débat sur l’obligation pour les membres du gouvernement, y compris le chef de l’exécutif, de respecter les lois les obligeant à déclarer leurs biens en toute transparence lors de leur prise de fonction et à signaler de bonne foi tout transfert effectué à des proches ou à des tiers.

L’attribution de marchés publics par le ministre de la Santé à son collègue du même parti, le RNI, continue ainsi d’empoisonner les débats au Parlement. Au lieu de se concentrer sur les réformes et les projets de loi, c’est désormais l’affaire Berrada qui monopolise toutes les discussions.

dimanche 23 novembre 2025

Le ministre de la Santé dans la tourmente après le drame du tramway à Rabat
Polémique sur un possible conflit d'intérêts

 actu-maroc, 22/11/2025

Son dernier cauchemar vient de se matérialiser : la mort d’un bébé dans un tramway de Rabat, suite à un accouchement imprévu qui a viré au drame. Un choc terrible pour le ministre de la Santé, Amine Tahraoui, arrivé au gouvernement à l’occasion du dernier remaniement. Sa nomination, largement attribuée à sa proximité avec la femme du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, dont il fut cadre et collaborateur dans le secteur des cosmétiques, continue d’alimenter les interrogations.

Tahraoui

Depuis sa prise de fonctions, Tahraoui a passé plus de temps à éteindre des incendies, gérer des crises et négocier avec des syndicats exaspérés qu’à engager une véritable restructuration d’un système de santé déjà en déliquescence. Un secteur qui a cristallisé la colère de la Génération Z ces derniers mois, au point d’ébranler sérieusement la majorité et de mettre en péril la stabilité du gouvernement qu’il venait d’intégrer.

Après le scandale de l’hôpital d’Agadir marqué par des décès inexpliqués, souvent attribués à l’incompétence et au laisser-aller administratif , voilà désormais le jeune ministre rattrapé par une affaire autrement plus explosive : un possible conflit d’intérêts lié à l’attribution d’un marché public. Une affaire portée au grand jour par le PJD, soucieux de fragiliser la fin de mandat d’Akhannouch et d’alimenter sa propre base militante à l’approche des élections.

Berrada

Mais le dossier dépasse Tahraoui. Un autre ministre, Saad Berrada, en charge de l’Éducation nationale et lui aussi proche d’Akhannouch, serait indirectement bénéficiaire du marché controversé. Déjà sous le feu des critiques des syndicats pour sa gestion du secteur éducatif, le ministre voit à son tour son nom mêlé à ce scandale, ajoutant de la tension dans un exécutif déjà malmené.

Deux ministres, deux secteurs vitaux, et un même constat : les scandales éclipsent les réalisations. Il faut toutefois reconnaître à Tahraoui un début de nettoyage dans certains hôpitaux et une volonté affichée de s’attaquer prochainement aux abus des cliniques privées. Reste une question brûlante : sera-t-il encore en poste pour mener ces réformes, ou bien la tempête du marché du chlorure de potassium finira-t-elle par l’emporter ?

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jeudi 29 juin 2017

Une révolte révélatrice des impasses politiques : Au Maroc, le Rif défie le roi

par Aboubakr Jamai, Le Monde diplomatique, juillet 2017

La persistance de la contestation populaire dans le nord-est du Maroc et ses revendications de mieux-être social mettent en relief l’échec des programmes de développement économique et des projets d’infrastructure pilotés par la monarchie. Malgré la répression, l’ampleur des manifestations pose la question d’une nouvelle réforme constitutionnelle sur des bases plus ambitieuses qu’en 2011.

Manifestation à Al-Hoceïma, 2017. Photo Louis Witter / hanslucas.com
Suivre Depuis plusieurs mois, la région du Rif (nord-est du Maroc) connaît une importante contestation populaire. Le mouvement a démarré dans la ville d’Al-Hoceïma après la mort, le 28 octobre 2016, de Mouhcine Fikri, un marchand de poisson broyé dans une benne à ordures alors qu’il tentait de récupérer une grande quantité d’espadon que la police venait de lui confisquer pour cause de pêche illégale. Depuis, les manifestations se répètent en dépit d’une forte répression et de peines de prison ferme requises contre les principaux contestataires. L’opiniâtreté du mouvement et le niveau de mobilisation remettent en question la stratégie adoptée par la monarchie depuis le « printemps arabe » de 2011. En réponse aux revendications du Mouvement du 20 février (date de la manifestation au cours de laquelle cinq jeunes étaient morts à Al-Hoceïma), le roi Mohammed VI avait fait adopter une révision constitutionnelle pour accorder plus de pouvoir au premier ministre, poste auquel il nomma un islamiste du Parti de la justice et du développement (PJD) à l’issue des élections, le 25 novembre 2011. Mais aujourd’hui le chômage des jeunes et l’incapacité des institutions à canaliser les revendications de populations mieux informées et mieux organisées qu’il y a cinq ans débordent du Rif ; la contestation pourrait se propager au reste du pays.
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Maroc : La matraque à la place de l’argent

par Maroc Leaks,29/6/2017
Casablanca, sit-in de soutien au Hirak, 28 juin 2017

Le manque d’argent et les dettes exhorbitantes paralysent le gouvernement marocain pendant que les besoins de la population attendent dans le placard au risque d’être oubliés.

Avec la crise financière traversée par le Maroc depuis plusieurs années et que Rabat n’arrive à peine à dissimuler, la capacité d’initiative du gouvernement s’est avérée très étroite. Il n’y a pas d’argent, le tourisme en baisse et les dettes accumulées sont toujours là. La précarité aussi ne fait que monter dans une société de plus en plus consciente de ses droits légitimes. Le régime, pour sa part, focalise sur le Sahara Occidental qui accapare toute son attention et intérêt.

La crise du Rif a mis à l’épreuve le régime du Maroc. Le slogan du plus beau pays au monde est tombé à l’eau. De même, la vitrine largement exposée de l’exception  marocaine.

Surendetté, le Makhzen se trouve au bord de la faillite. Incapable de subvenir aux besoins de la population, le régime a choisi la fuite en avant matraque en main en vue de mater le Hirak du Rif. Coincé dans ses contradictions et sa soummission à la volonté du palais, le gouvernement du PJD se cache derrièle le silence. Il n’est même pas utile pour canaliser la rue tel qu’il l’a fait en 2011 dans le but de sauver le régime des foudres du Printemps Arabe.

Le peuple marocain s’est trouvé face à une réalité dure : Le fait de voter pour des partis politiques qui sont, en réalité une coquille vide. Ils ont voté pour le PJD sans que celui-ci ait un programme clair et transparent. C’est le résultat des votes achetés à 200 DHM.
Cependant, un fait important pourrait changer la donne. Cinq des présidents des communes d’Al Hoceima ont présenté leurs démissions. Il paraît que d’autres suivront. Une première dans les conflits sociaux marocains.