2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mercredi 6 septembre 2017

Rapport de Human Rights Watch sur le Hirak du Rif

Maroc : Mohammed VI pointé du doigt

Mohammed VI, roi du Maroc. ©D. R.

Les détenus du Hirak “ont été emprisonnés sur la base d’aveux extorqués sous la menace”, accuse HRW, critiquant vivement les forces de sécurité et la justice marocaines et suggérant à Mohammed VI d’ordonner une enquête “sérieuse”.
Pour Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch (HRW), “l’éloge royale inconditionnelle des forces de sécurité, malgré les accusations qui pèsent contre elles, ne fera qu’ancrer la certitude qu’au Maroc, on peut abuser d’un détenu sans répondre de ses actes”. Et pourtant, le Code de procédure pénale marocain n’admet aucune déclaration préparée par la police qui ne peut être admise comme preuve si elle est obtenue sous la contrainte ou par la violence. Mais en réalité, les tribunaux ont condamné régulièrement des inculpés sur la base “d’aveux” contestés, sans ouvrir d’enquêtes sur les allégations de torture et autres mauvais traitements. Cette tendance ne pourra qu’être confortée par le soutien royal aux agissements de la police vis-à-vis des manifestants du Rif, a déclaré Human Rights Watch.  Sur sa lancée, elle a suggéré au roi Mohammed VI d’ordonner une enquête sérieuse et probante sur les accusations de torture portées par manifestants du Hirak du Rif contre la police marocaine. Pour rappel, le souverain alaouite avait pratiquement disculpé dans son discours télévisé à l’occasion de la Fête du Trône du 30 juillet dernier, les forces de l’ordre de toute responsabilité dans les troubles survenus à Al Hoceima, chef-lieu de la région du Rif, en affirmant qu’elles avaient fait preuve “de retenue et […] d’un grand respect  de la loi”. Pour HRW, Mohammed VI a fait fi des rapports de médecins légistes qui, après avoir examiné des détenus du Rif, ont constaté des lésions accréditant les accusations de violences policières. En effet, selon ses rapports, demandés par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), un organisme d’État indépendant, plusieurs détenus attestent que la police les aurait contraints à signer leurs procès-verbaux d’interrogatoire sans les lire. Plusieurs parmi eux purgent aujourd’hui des peines de prison, tandis que d’autres sont en détention préventive. Si elles ont toléré plusieurs manifestations du Hirak, les autorités marocaines ont interdit celle, majeure, du 20 juillet à Al Hoceima en dispersant ceux qui ont bravé l’interdiction à coups de gaz lacrymogènes, souligne le rapport de HRW. Après sept mois de manifestations sporadiques, les autorités ont commencé à la fin du mois de mai à arrêter les manifestants. Selon des sources bien informées, 216 sont aujourd’hui derrière les barreaux, dont 47 en attente de jugement à la prison d’Oukacha, et 169 déjà condamnés ou en attente de jugement de première instance ou d’appel à la prison régionale d’Al Hoceima. HRW souligne qu’à la veille de la Fête du Trône, le roi Mohammed VI a gracié 1 178 prisonniers, dont 42 membres du Hirak. Parmi ces derniers ne figurait aucun des 32 condamnés d’Al Hoceima, ni aucun de ceux examinés par les médecins légistes.
Merzak Tigrine

 Plus d'informations :

Maroc : Le roi ignore des preuves de violences policières | Human Rights Watch...

Maroc : Le roi ignore des preuves de violences policières. Des manifestants du Rif emprisonnés sur la base d'aveux extorqués sous la menace.

lundi 24 juillet 2017

Gdeim Izik et étudiants : Amnesty appelle les autorités judiciaires marocaines à garantir un procès équitable à tous les détenus sahraouis






LONDRES –

 Amnesty International a appelé les autorités judiciaires marocaines à garantir un procès équitable à tous les détenus politiques sahraouis et à éviter tout dépassement (torture ou mauvais traitement) au cours de l’instruction.
Dans sa réponse à la lettre adressée par le président de la République arabe sahraouie démocratique et secrétaire général du Front Polisario, Ibrahim Ghali, au sujet des étudiants sahraouis incarcérés, le Secrétaire général d’Amnesty International, Salil Shetty, a appelé les autorités judiciaires marocaines à « veiller lors du procès des Sahraouis à ce que nul ne soit déclaré coupable sur la base de preuves extorquées sous la torture ».
Dans un communiqué conjoint publié le 10 juillet, Amnesty International et Human Rights Watch avaient appelé le Maroc à veiller à ce qu’aucun Sahraoui incarcéré ne soit déclaré coupable sur la base de preuves extorquées sous la torture.
Après avoir pris connaissance du verdict prononcé à l’encontre des détenus politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, Amnesty International a dénoncé un procès mené en l’absence d’une instruction sérieuse.
Le président sahraoui avait écrit au secrétaire général d’Amnesty International, le 10 juillet, concernant les lourdes peines (3 à 10 ans de prison) prononcées par le Maroc à l’encontre d’un groupe d’étudiants sahraouis après une longue période d’incarcération sur fond de tergiversations et de reports et en l’absence des moindres conditions d’un procès équitable.
Les étudiants ont subi toutes formes de torture et d’intimidation dans les postes de police marocains, a-t-il affirmé, précisant que les autorités d’occupation marocaines avaient entamé début 2016 une vaste campagne d’arrestation parmi les étudiants sahraouis dans les villes marocaines d’Agadir et de Marrakech et dans la ville de Boujdour dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
Les étudiants sahraouis ont été arrêtés en raison de leurs convictions politiques, leur engagement en faveur de la défense des droits de l’homme au Sahara occidental et leur attachement aux principes et résolutions de l’Organisation des Nations Unies.
Le président sahraoui a précisé qu’il avait été procédé aux arrestations sur la base d’accusations montées de toutes pièces dans le but de criminaliser la résistance pacifique sahraouie et faire taire toutes les voix qui défendent le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à la liberté.
Le président sahraoui a attiré encore une fois l’attention d’Amnesty International sur la poursuite des pratiques terroristes de l’occupant marocain contre les civiles sahraouis à travers la répression des manifestations pacifiques et l’arrestation des civils sahraouis, victimes de peines iniques suite à des procès sous silence et en l’absence des moindres conditions légales requises.
Il est évident que l’Etat de l’occupant marocain entend continuer à faire fi des droit international et humanitaire et à ignorer les appels de plusieurs organisations des droits de l’homme à mettre fin aux pratiques arbitraires, aux interpellations, à la torture et au simulacre de procès outre l’embargo imposé aux territoires occupés du Sahara Occidental et les contraintes infligés aux civiles sahraouis en matière de règles fondamentales et de libertés, a-t-il ajouté.
L’ONU, l’UA et la communauté internationale sont appelés à assumer leur responsabilité dans la décolonisation au Sahara Occidental, dernière colonie en Afrique, a affirmé le président sahraoui, exhortant Amnesty International à intensifier ses efforts pour la libération du groupe des étudiants et du groupe de Gdeim Izik et interpeller le Maroc sur le sort de plus de 651 civils sahraouis disparus depuis l’invasion et l’occupation du Sahara Occidental le 31 octobre 1975, Il faut prendre des mesures urgentes pour faire cesser le pillage des ressources naturelles sahraouies et enlever le mur de séparation érigé par le Maroc et qui constitue un crime contre l’humanité, a-t-il conclu.
APS

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LONDRES – 
Amnesty International a appelé les autorités judiciaires marocaines à garantir un procès équitable à tous les détenus politiques sahraouis et à éviter tout dépassement (torture ou mauvais traitement) au cours de l’instruction.
Dans sa réponse à la lettre adressée par le président de la République arabe sahraouie démocratique et secrétaire général du Front Polisario, Ibrahim Ghali, au sujet des étudiants sahraouis incarcérés, le Secrétaire général d’Amnesty International, Salil Shetty, a appelé les autorités judiciaires marocaines à « veiller lors du procès des Sahraouis à ce que nul ne soit déclaré coupable sur la base de preuves extorquées sous la torture ».
Dans un communiqué conjoint publié le 10 juillet, Amnesty International et Human Rights Watch avaient appelé le Maroc à veiller à ce qu’aucun Sahraoui incarcéré ne soit déclaré coupable sur la base de preuves extorquées sous la torture.
Après avoir pris connaissance du verdict prononcé à l’encontre des détenus politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, Amnesty International a dénoncé un procès mené en l’absence d’une instruction sérieuse.

Le président sahraoui avait écrit au secrétaire général d’Amnesty International, le 10 juillet, concernant les lourdes peines (3 à 10 ans de prison) prononcées par le Maroc à l’encontre d’un groupe d’étudiants sahraouis après une longue période d’incarcération sur fond de tergiversations et de reports et en l’absence des moindres conditions d’un procès équitable.
 Les étudiants ont subi toutes formes de torture et d’intimidation dans les postes de police marocains, a-t-il affirmé, précisant que les autorités d’occupation marocaines avaient entamé début 2016 une vaste campagne d’arrestation parmi les étudiants sahraouis dans les villes marocaines d’Agadir et de Marrakech et dans la ville de Boujdour dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
Les étudiants sahraouis ont été arrêtés en raison de leurs convictions politiques, leur engagement en faveur de la défense des droits de l’homme au Sahara occidental et leur attachement aux principes et résolutions de l’Organisation des Nations Unies.
Le président sahraoui a précisé qu’il avait été procédé aux arrestations sur la base d’accusations montées de toutes pièces dans le but de criminaliser la résistance pacifique sahraouie et faire taire toutes les voix qui défendent le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à la liberté.

Lire l'article :

Le président sahraoui a attiré encore une fois l’attention d’Amnesty International sur la poursuite des pratiques terroristes de l’occupant marocain contre les civils sahraouis à travers la répression des manifestations pacifiques et l’arrestation des civils sahraouis, victimes de peines iniques suite à des procès sous silence et en l’absence des moindres conditions légales requises.
Il est évident que l’Etat de l’occupant marocain entend continuer à faire fi des droit international et humanitaire et à ignorer les appels de plusieurs organisations des droits de l’homme à mettre fin aux pratiques arbitraires, aux interpellations, à la torture et au simulacre de procès outre l’embargo imposé aux territoires occupés du Sahara Occidental et les contraintes infligés aux civiles sahraouis en matière de règles fondamentales et de libertés, a-t-il ajouté.
L’ONU, l’UA et la communauté internationale sont appelés à assumer leur responsabilité dans la décolonisation au Sahara Occidental, dernière colonie en Afrique, a affirmé le président sahraoui, exhortant Amnesty International à intensifier ses efforts pour la libération du groupe des étudiants et du groupe de Gdeim Izik et interpeller le Maroc sur le sort de plus de 651 civils sahraouis disparus depuis l’invasion et l’occupation du Sahara Occidental le 31 octobre 1975, Il faut prendre des mesures urgentes pour faire cesser le pillage des ressources naturelles sahraouies et enlever le mur de séparation érigé par le Maroc et qui constitue un crime contre l’humanité, a-t-il conclu.
APS

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