Le « racisme anti-Blancs » est une
construction idéologique destinée à relativiser le racisme systémique,
social et culturel, subi en France par les Noirs et les Arabes. Son
ascension dans le débat public témoigne de l’aveuglement français à la
question coloniale, à sa longue durée comme à sa persistante actualité.
L’extrême droite peut se réjouir : sa stratégie d’hégémonie
culturelle a encore marqué un point. Après avoir réussi à imposer
l’insécurité, l’immigration et l’islam comme obsessions médiatiques et
gouvernementales, détrônant les ambitions sociales et les aspirations
démocratiques, la voici qui parvient à relativiser et à banaliser le
racisme par la promotion d’un « racisme anti-Blancs ». Il aura suffi
d’une déclaration de Lilian Thuram, à propos des insultes racistes
visant les joueurs noirs dans les stades, pour que se diffuse, dans le
débat public, de France Inter à Mediapart, une docte réflexion sur les supposées dérives d’un antiracisme qui serait aveugle à ce nouveau « racisme anti-Blancs » dont Valeurs actuelles, évidemment, proclame l’existence avérée.
Aucun individu n’est à l’abri, en raison de sa culture, de son peuple ou de son origine, des préjugés discriminant, méprisant ou violentant d’autres cultures, d’autres peuples ou d’autres origines. Supposée égale pour tous, la loi sanctionne à juste titre ce racisme, qu’il se traduise par des propos, des comportements ou des violences. C’est ainsi qu’Éric Zemmour vient d’être définitivement condamné pour provocation à la haine raciale (à l’encontre des musulmans), après l’avoir déjà été en 2011 (à l’encontre des Noirs et des Arabes).
Aucun individu n’est à l’abri, en raison de sa culture, de son peuple ou de son origine, des préjugés discriminant, méprisant ou violentant d’autres cultures, d’autres peuples ou d’autres origines. Supposée égale pour tous, la loi sanctionne à juste titre ce racisme, qu’il se traduise par des propos, des comportements ou des violences. C’est ainsi qu’Éric Zemmour vient d’être définitivement condamné pour provocation à la haine raciale (à l’encontre des musulmans), après l’avoir déjà été en 2011 (à l’encontre des Noirs et des Arabes).




