2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 5 février 2018

Nizar Trabelsi et Guantanamo : la justice belge reconnaîtra-t-elle son erreur ?


par Luk Vervaet 4 février 2018


Nizar Trabelsi lorsqu'il était 
encore  en prison en Belgique
En janvier 2017, le président américain Donald Trump déclarait à la chaine de télévision ABC: « Est-ce que la torture marche ? Donne-t-elle des résultats ? J’ai posé la question à des personnes au plus haut niveau des services de renseignement et la réponse est « oui, absolument ». »

Le mardi 30 janvier 2018, seize ans après l’ouverture du camp de Guantanamo, Trump annonçait dans son premier discours sur l’État de l’Union qu’il maintiendrait ouvertes les installations carcérales à Guantanamo : « Pour y enfermer les terroristes où que nous les chassions, où que nous les trouvions ».

Ainsi la boucle est fermée. Banni en 2009, le waterboarding et d’autres formes de torture pourront être réintroduits comme techniques d’interrogation. Le camp de Guantanamo et d’autres sites secrets de la CIA où ils ont été pratiqués, resteront ouverts. Nous voilà de retour dans les années Bush, parmi les plus sombres de l’histoire moderne.

Nizar Trabelsi et Guantanamo

Mais quel est le lien entre l’affaire de Nizar Trabelsi, extradé par la Belgique le 3 octobre 2013 à la demande des Etats-Unis, et Guantanamo ?[1]

C’était début 2009. Devant la chambre de mises en accusation de la Cour d’appel de Bruxelles, se débattait la demande d’extradition de Nizar Trabelsi introduite par les autorités américaines en 2008. La défense de Trabelsi, sous la direction de maître Marc Nève, plaidait que la demande américaine ne pouvait pas être acceptée. Qu’il fallait la rejeter à tout prix. À cause des conditions inhumaines de détention aux États-Unis. À cause des méthodes d’interrogatoire qui y ont cours. À cause des méthodes de recherche utilisées dans ce type de dossiers.

Nizar Trabelsi dans l'avion de la CIA
 le 3 octobre 2013
Or, pour contrer les arguments de la défense, l’argumentation centrale du Procureur fédéral disait qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter sur le respect des droits des détenus aux États-Unis. Pour le démontrer, le Procureur fédéral avait repris, dans son réquisitoire écrit, de larges extraits des promesses électorales d’Obama, élu début novembre 2008. Ces extraits, reproduits tels quels, provenaient, références à l’appui, du site internet de RTL. Obama, non seulement y annonçait la fermeture de Guantanamo mais y faisait aussi valoir que s’annonçait, après tant de dérives, une ère nouvelle, respectueuse des droits fondamentaux.