2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 18 décembre 2021

RSF publie son terrible bilan annuel

Chèr(e)s ami(e)s,

En cette fin d'année, RSF publie son très attendu
bilan annuel des journalistes tués, détenus, otages ou disparus. En 2021, avec 488 journalistes emprisonnés arbitrairement dans le monde, dont 60 femmes, notre bilan fait le constat d’un triste record. Et si le nombre de tués est, quant à lui, au plus bas depuis 20 ans, les 46 victimes nous rappellent que presque chaque semaine, un journaliste perd la vie dans le monde pour avoir exercé son métier.

 
JE LIS LE BILAN
Jamais RSF n’avait recensé autant de femmes journalistes détenues avec une augmentation de 33% cette année. Nous pensons à la lauréate du prix RSF 2021 emprisonnée en Chine, Zhang Zhan, dont les jours sont en danger ou bien encore à Pham Doan Trang au Vietnam. Avec leurs consoeurs, elles passeront les fêtes derrières les barreaux, loin des leurs.

RSF revient également sur certains des cas les plus marquants de l’année 2021 : la peine la plus lourde de l’année pour Ali Aboluhom en Arabie Saoudite et Pham Chi Dung au Vietnam ; les procédures les plus longues pour Amadou Vamoulké au Cameroun et Ali Anouzla au Maroc ; les prisonniers les plus âgés, Jimmy Lai et Kayvan Samimi Behbahani à Hong Kong et en Iran.

Ces données confirment la nécessité de poursuivre nos actions pour leur venir en aide. Notre mission est difficile, mais nous savons que nous tiendrons car nous pouvons compter sur
votre engagement.

Merci,

--
REPORTERS SANS FRONTIÈRES (RSF)

Catherine Monnet
Rédactrice en chef
Service publications

 

mardi 13 février 2018

Le journaliste espagnol, Gervasio Sanchez : «J’ai honte du comportement de l’Espagne»

Le photographe et journaliste espagnol, Gervasio Sanchez, organisateur cette semaine à Saragosse d’une exposition «Visions sahraouies», reflétant les difficultés de la vie quotidienne des sahraouis et les souffrances qu’ils endurent à cause de leur exil forcé depuis plus de 42 ans, a indiqué qu’il avait «honte du comportement de l’état espagnol dans le conflit sahraoui qui a commencé par son abandon du territoire en 1975 et son occupation juste après par le Maroc».
 Gevasio Sanchez a accusé samedi dans une interview à l’agence espagnole EFE, tous les gouvernements qui se sont succédés depuis, pour diriger l’Espagne d’«inaction» et surtout, a-t-il dit, «le gouvernement du socialiste Felipe Gonzales marqué par l’hypocrisie et le cynisme». Felipe Gonzales a ajouté le photojournaliste s’est beaucoup approché des sahraouis en leur annonçant que tous les espagnols étaient en faveur de leur cause pour les trahir ensuite, a-t-il déploré. L’exposition du photo-journaliste espagnol qui durera jusqu’au premier mai prochain à Saragosse tente d’expliquer «le vécu de quatre générations de Sahraouis vivant dans les camps de réfugiés». Sur un total de 30 images, le photographe détaille certaines des conséquences de ce conflit qui a fait des centaines de disparus parmi la population sahraouie et des milliers de mutilés par des mines antipersonnel. Sanchez a déploré, par ailleurs, les rôles joués par des états comme l’Espagne et la France, lesquels pour leurs intérêts soutiennent le Maroc. «Si les pays les plus proches de la zone de conflit au Sahara occidental sont du côté marocain, il est difficile pour d’autres pays lointains comme l’Allemagne ou la Suède de contribuer la solution du conflit car ils ont d’autres problèmes», a ajouté le reporter qui a, en outre, déploré, l’utilisation du droit de véto à l’organisation des Nations unies par d’autres puissances à l’instar des Etats Unis dès qu’il s’agit d’empêcher la répression systématique et les violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés». 
Dans ce sens, Sanchez, rappelle avoir fait l’expérience directe de la répression du pouvoir des forces de sécurité marocaines qui l’ont obligé à quitter les zones sahraouies occupées où il allait d’abord concentrer son reportage. «Il m’a été très difficile de travailler librement et d’interviewer qui je voulais», a-t-il précisé. Dans son œuvre, le reporter espagnol a axé ses photographies sur les portraits de parents de personnes disparues, de personnes mutilées par les mines anti-personnel marocaines et également sur des portraits d’enfants ayant bénéficié du programme de vacances de la paix organisé annuellement par le mouvement espagnol de solidarité avec le peuple sahraoui.
Son exposition, a-t-il souligné, tente de donner plus de visibilité sur la cause sahraouie afin que celle-ci ne soit pas oubliée, espérant que la communauté internationale puisse veiller a l’application des résolutions onusiennes et du droit international pour permettre à ce peuple de bénéficier du droit à l’autodétermination qui lui permettra de décider librement de son avenir. (APS)