Dans le cadre du confinement obligatoire imposé par les autorités marocaines face au nouveau coronavirus, Abdellah devrait passer ses journées avec sa femme et ses enfants dans « une chambre et une cuisine où le soleil n’entre pas ». Mais il préfère rester dans la rue.
« L’isolement sanitaire est nécessaire. Mais, c’est impossible de rester à la maison toute la journée! », assure ce marchand ambulant de 49 ans, père de trois enfants de 9 à 13 ans, privé d’activité depuis les restrictions instaurées le 20 mars dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire au Maroc.
Le confinement est largement respecté à travers le pays, mais dans quelques quartiers populaires, comme celui de Takadoum où réside Abdellah, l’un des plus denses de la capitale Rabat, beaucoup peinent à rester chez eux.
Ici, les maisons font deux à quatre étages, ont des fenêtres minuscules et bordent d’étroites ruelles.
Les habitants qui respectent les consignes de confinement se collent contre leurs fenêtres grillagées pour tuer le temps, tandis que les autres traînent dehors.





