2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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jeudi 10 janvier 2019

« Je ne suis pas maraudeuse » par Laetitia Cuvelier



 
où est la frontière ?

Je ne suis pas délinquante
J’habite trop loin, j’ai des enfants, j’ai mal au genou,
j’ai des excuses,
des mauvaises excuses.

Je connais ceux qui arrivent, je les aide quand je peux, pour les papiers, pour faire un bout de chemin, vivre le moment présent. Celui de la fraternité, qui nous rend vivants, si vivants.
Je les entends me raconter l’effroi, la peur, l’humiliation, les violences…
avec pudeur toujours.
On m’a un peu tapé.
J’entends leurs silences,
je sais qu’ils sont les rescapés d’un enfer qui n’en finit pas.

La nuit je suis dans mon lit, il y a mon amoureux à côté
Les enfants là-haut, trois petits chéris, leurs rêves de neige, de montagne
et de grands voyages.
c’est doux c’est chaud

Et je pense au froid, là-haut là-bas
ça me réveille parfois
Je les vois se noyer, je les vois courir, appeler
Je les vois avoir froid avoir peur
Je suis dans mon lit si loin,
Je me sens lâche.
Trop fatiguée, trop épuisée.
Oui ce monde me fatigue.

Je sais qu’ils recommenceront demain,
que s’ils n’y arrivent pas ce soir,
ils y arriveront un jour.
Ils n’ont pas de valise, ils n’ont rien que leurs espoirs
Et au creux du ventre ces nuits, ces jours, ces mois et parfois ces années d’humiliation.
Je me sens lâche, et j’ai honte.

Pour protéger notre pays, notre petit bout de terre,
on violente, on humilie, on rejette, on accuse,
on tue en Méditerranée ou dans les Alpes.

Qu’apprendrons mes petits enfants
dans leurs livres d’histoire ?
Qu’est-ce que nous leur dirons ?
Que nous avons laissé faire ?
Que ces hivers-là, je n’avais pas la force, le courage, que j’étais trop loin, qu’il fallait que je raconte une histoire qui finisse bien à mes enfants ?

Je leur dirai, qu’il y avait des voisins, des amis, des inconnus, des gens bien qui se levaient la nuit.
Qui offraient du thé, un sourire, un bonnet, des gants.
Qui donnaient à chacun la chance
d’être un humain sur terre,
ni plus, ni moins.

Merci aux maraudeurs, merci à toi Pierre, mon ami,
merci à toi Kevin que je ne connais pas.
Merci à vous tous.
J’espère un jour, oublier toutes mes excuses et venir avec vous.
Être DEBOUT.

La Grave le 9 janvier 2019

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samedi 13 octobre 2018

Liberté et relaxe pour les 7 de Briançon, tous au tribunal de Gap, pétition

Agir
Liberté et relaxe pour les 7 de Briançon

Ils risquent la prison pour avoir aidé des personnes migrantes en danger dans les Alpes. Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo vont être jugé·e·s le 8 novembre 2018 au tribunal de Gap (Hautes-Alpes).

Leur seul tort : avoir participé le 22 avril dernier, dans un contexte de militarisation croissante de la frontière franco-italienne, à une marche solidaire pour dénoncer les agissements du groupuscule Génération Identitaire qui menait une opération d'intimidation violente et d'incitation à la haine au col de l'Echelle (Briançon).
Pour cela, ils risquent jusqu'à 10 ans de prison et 750 000 euros d'amende. Il s'agit de peines normalement réservée à la criminalité organisée.
A travers eux, ce sont non seulement des associations régionales et nationales qui sont visées,  Tous migrants, La Cimade, L'Anafé et Chez Marcel..., mais plus largement toutes celles et tous ceux qui chaque jour, par simple humanisme ou parce qu'ils aspirent à un modèle de société plus juste et plus humain, apportent leur soutien à celles et ceux qui en ont besoin et ce quelle que soit leur origine.
Le procureur a donc choisi de poursuivre en justice des militant·e·s solidaires, ni délinquant·e·s, ni trafiquant·e·s, tout en garantissant l’impunité aux membres du groupe d’extrême droite Génération Identitaire qui n’ont fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire à ce jour. Et alors même que les forces de l'ordre se rendent quotidiennement coupables de violations des droits des personnes étrangères et de violences inacceptables sur les exilé·e·s.
En écho à la récente décision du Conseil constitutionnel qui a enfin reconnu la fraternité comme un principe constitutionnel, nous demandons :
- la relaxe pure et simple pour Bastien, Benoit, Eléonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo ;
- la fin de l'acharnement des forces de l'ordre et de toutes les poursuites judiciaires contre les personnes qui viennent en aide aux personnes migrantes ;
- l’arrêt immédiat des violences policières dont sont victimes les personnes exilées à la frontière et le respect de leurs droits.
Toutes et tous solidaires avec les 7 de Briançon. Toutes et tous contre le délit de solidarité. Toutes et tous délinquant·e·s solidaires en bande organisée.
Pétition à l’initiative du Comité de soutien aux 3+4 de Briançon, La Cimade, Collectif Délinquants Solidaires, Gisti, Anafé, Tous Migrants, Emmaüs, UJFP (Union juive française pour la paix), Fasti, Bagagérue, FAP (Fondation Abbé Pierre), Transport People and Care, Syndicat des Avocats de France, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Union syndicale Solidaires, SUD Education, Roya citoyenne et L'Auberge des Migrants.Plus d'informations du Comité de soutien aux 3+4 de Briançon.