2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 18 novembre 2017

Lettre ouverte à Edouard Philippe : « Rappelez au Maroc que les prisonniers politiques sahraouis doivent être traités dignement »



Le Collectif international d’avocats en soutien aux détenus de Gdeim Izik interpelle le premier ministre français, en visite à Rabat.

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Les premiers ministres marocain, Saadeddine Al-Othmani (dr.), et français, Edouard Philippe (g.), à Rabat, le 16 novembre 2017.
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Monsieur le Premier Ministre,

Les 15 et 16 novembre 2017 se tient, à Rabat, la 13e édition de la Haute Commission mixte à laquelle vous participerez aux côtés d’hommes d’affaires français.
Nous, membres du Collectif international d’avocats en soutien aux prisonniers politiques de Gdeim Izik, souhaitons attirer votre attention sur la situation des dix-neuf détenus.
Nous ne reviendrons pas sur les conditions du procès en appel à l’issue duquel ils ont été condamnés à de très lourdes peines (vingt ans de prison à la perpétuité), peines prononcées à l’issue d’un procès inéquitable marqué, notamment, par l’exclusion violente des deux avocates françaises de la défense.
Aujourd’hui, les informations qui nous parviennent sur les conditions de détention des prisonniers sont alarmantes.
L’état de santé de plusieurs d’entre eux est très préoccupant, notamment parce qu’ils ne reçoivent plus les traitements médicaux adaptés à leurs pathologies : maladies cardiaques, maladies rénales, hypertension, asthme sévère, ainsi que de multiples pathologies résultant des tortures subies (rectorragie, douleurs à la plante des pieds, hypersensibilité des yeux).
Les prisonniers sont aujourd’hui encore soumis à des traitements inhumains et dégradants de la part des geôliers marocains. Plusieurs d’entre eux sont dorénavant détenus avec des prisonniers violents et craignent pour leur vie – nous nous interrogeons d’ailleurs sur les raisons de cette soudaine détention avec des criminels extrêmement violents.
Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, vous n’ignorez pas que le royaume du Maroc a été condamné par le Comité contre la torture de l’ONU pour avoir torturé et condamné sur la base d’aveux obtenus sous la torture Naama Asfari, l’un des dix-neuf prisonniers.



jeudi 16 novembre 2017

Conditions de détention alarmantes des prisonniers sahraouis : Un collectif international d’avocats interpelle la France



Le représentant du Polisario en Russie dénonce l’obstination du Maroc

Un collectif international de 17 avocats a interpellé hier le Premier ministre français Edouard Philippe ainsi que ses ministres, à la veille de son déplacement au Maroc, sur les conditions de détention «alarmantes» des prisonniers politiques sahraouis. Dans un appel publié par L’Humanité, les avocats français, belges, espagnols, italien et allemands, ont indiqué, à l’occasion de la tenue mercredi et jeudi à Rabat de la 13e édition de la Haute commission mixte, que l’état de santé de plusieurs des prisonniers politiques sahraouis détenus aux Maroc est «très préoccupant», parce qu’ils ne reçoivent plus, selon eux, les traitements médicaux adaptés à leurs pathologies. 
Ils lui demandent à cet effet d’évoquer, au cours de sa visite, la situation des droits de l’Homme au Maroc, qui «ne saurait être décolérée de toute coopération diplomatique et économique», et de rappeler au royaume du Maroc «l’impérieuse nécessité d’accorder aux prisonniers politiques sahraouis, un traitement digne et respectueux des droits de l’Homme, de les préserver de toute forme de torture et de traitements inhumains, et de leur assurer un accès effectif aux traitements médicaux indispensables à leur survie». «Condamner des êtres humains à une vie d’emprisonnement est une sentence suffisamment lourde. Tout autre traitement inhumain et dégradant, et toute mise en danger de la vie des détenus, sont indignes des principes que notre pays entend défendre à travers le monde», ont-ils affirmé. Le collectif international des avocats a indiqué que les prisonniers «sont aujourd’hui encore soumis à de traitements inhumains et dégradants de la part des geôliers marocains», précisant que plusieurs d’entre eux sont détenus avec des prisonniers violents et craignent pour leurs vies. Les avocats ont rappelé que le Maroc a été condamné par le comité contre la torture de l’ONU pour avoir torturé et condamné sur la base d’aveux obtenus sous la torture Naâma Asfari, l’un des dix-neuf prisonniers.

Le représentant du Polisario en Russie dénonce l’obstination du Maroc
Le peuple sahraoui est «déterminé à poursuivre sa lutte pour son indépendance, si l'occupant marocain continue à faire fi des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui affirment le droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination», a indiqué mercredi à Moscou le représentant du Front Polisario en Russie. Dans une déclaration publiée à l'occasion du 42e anniversaire de la signature des accords tripartites de Madrid (14 novembre 1975) qu'il a qualifiés d' «odieux» pour avoir «consacré l'occupation illégale du Sahara occidental par le Maroc», M. Mohamed Fadhel Ali Salem a dénoncé «l'obstination des autorités marocaines à poursuivre leur politique d'oppression et de déni flagrant de la légalité internationale». «Si les Nations Unies ne peuvent contraindre le Maroc à respecter les principes du droit international, le peuple sahraoui reste, quant à lui, déterminé à poursuivre sa lutte pour l'indépendance», a indiqué M. Mohamed Fadhel qui a rappelé que le 6 septembre 1991, soit après 16 années de guerre, un traité de paix avait été signé entre le Polisario et le Maroc sous les auspices des Nations Unies qui ont institué une Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO).