2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est Mohammed VI. Afficher tous les articles
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mercredi 21 janvier 2026

Un « Conseil de paix » sans droit ni légitimité : le Maroc au service d’une paix factice

 

Victoria G. Corera, NO TE OLVIDES DEL SÁHARA OCCIDENTAL 20/1/2026

Original:  Un «Consejo de paz» sin derecho ni legitimidad: Marruecos y la instrumentalización de la diplomacia 

La diplomatie marocaine a annoncé avec emphase l’acceptation par Mohammed VI de l’invitation de Donald Trump à devenir « membre fondateur » d’un prétendu Conseil de paix. Derrière le vocabulaire consensuel et les références rituelles à la stabilité internationale, se dessine une opération politique sans fondement juridique, révélatrice d’un alignement stratégique assumé et d’un mépris persistant pour le droit international.



Le communiqué officiel présente cette initiative comme une organisation internationale vouée à la résolution des conflits. En réalité, il s’agit d’un mécanisme unilatéral, conçu hors de tout cadre multilatéral reconnu, sans mandat de l’ONU ni légitimité collective. Le principe même d’une participation sur invitation exclusive du président des États-Unis en dit long : ce « Conseil » n’est pas un espace de paix, mais un outil de pouvoir, pensé pour contourner les institutions internationales existantes lorsqu’elles deviennent contraignantes.

L’adhésion enthousiaste du Maroc à ce projet n’a rien d’anodin. Elle s’inscrit dans une logique d’alignement politique avec Washington, déjà illustrée par la normalisation avec Israël et l’adhésion aux Accords d’Abraham. Sous couvert de coopération et de pragmatisme, Rabat valide une approche où la paix se réduit à des arrangements sécuritaires et à une gestion technocratique des crises, au détriment des droits des peuples concernés.

La prétention à présenter Mohammed VI comme un « acteur de paix incontournable » relève de l’inversion du réel. Le communiqué ne dit mot sur une donnée centrale : le Maroc est une puissance occupante au Sahara occidental, territoire non autonome inscrit sur la liste de l’ONU depuis 1963. Dans les territoires occupés, la répression, les entraves aux libertés fondamentales et le pillage des ressources naturelles sont documentés de longue date. Aucun discours sur la paix ne peut être crédible tant que Rabat refuse le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

La référence finale à la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967 apparaît dès lors comme une formule creuse. Cette déclaration de principe, répétée sans effet concret, est en totale contradiction avec l’alignement marocain sur une stratégie américaine qui a systématiquement marginalisé la question palestinienne et vidé le droit international de sa substance. Là encore, le décalage entre les mots et les actes est flagrant.

Ce Conseil de paix n’est ni une avancée diplomatique ni une réponse crédible aux conflits actuels. Il constitue un instrument de communication et de repositionnement géopolitique, destiné à offrir une respectabilité internationale à des politiques qui violent ouvertement le droit. En y participant, le Maroc ne se place pas du côté de la paix, mais de la normalisation de l’injustice.

Tant que l’occupation du Sahara occidental perdurera, et tant que le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui sera nié, aucune posture pacifique ne pourra masquer la réalité. La paix ne se décrète pas dans des communiqués ; elle se construit sur le respect du droit international. Et c’est précisément ce que ce « Conseil » — et ceux qui s’en réclament — s’emploient à contourner.

mardi 20 janvier 2026

The King of Morocco Joins the Trumpesque Board of Peace


SOLIDMAR, January 20, 2026

 

A statement from the Moroccan Ministry of Foreign Affairs announced it on Monday, January 19: «His Majesty the King favorably responds to the invitation of President Donald J. Trump to become a Founding Member of the Board of Peace ». Thus, Mohammed VI joins Javier Milei and a few other rare heads of state willing to pay a one-billion-dollar entry fee to be part of the Trumpesque cupola.

Within the UN order, the Kingdom of Morocco is an integrated subordinate power: a strategic ally of the West, a stable postcolonial state, a cunning user of multilateralism, especially regarding the occupied Western Sahara. The weakening of the UN opens an opportunity for it: fewer binding norms, more direct negotiation (the Trump-style “deals”) with the center of power.

Western Sahara plays a central role: national cement, neutralization of social conflicts, a cross-cutting mobilizing myth. In the Trumpian order, Morocco adopts a passive revolution: no proclaimed rupture, silent adaptation, maximization of short-term gains. A rational calculation, but a risky one: abandoning a weak but lasting hegemony for a strong but contingent domination.

After the UN, a World Without Arbitration?

As with Al Capone after the Saint Valentine's Day Massacre (February 14, 1929), the destruction of collective arbitration (for the Mafia, the Commission of families, the “cupola”; for today's world, the UN) does not produce a stable order, but a period of fragmentation, where force replaces the rule. The Peace Council does not announce a new world order; it signals the end of an old one, without a universalizable successor. For integrated postcolonial states, the danger is clear: what is gained today through personal loyalty can be lost tomorrow, when the godfather disappears and collective arbitration no longer exists. Beware of blowback.

Le Roi du Maroc adhère au Conseil de Paix trumpesque

SOLIDMAR, 20 janvier 2026

 


Un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères l’a annoncé le lundi 19 janvier : « Sa Majesté le Roi répond favorablement à l’invitation du Président Donald J Trump pour devenir Membre Fondateur du Conseil de Paix ». Ainsi Mohammed VI rejoint Javier Milei et quelques rares autres chefs d’État disposés à payer un ticket d’entrée d’un milliard de dollars pour faire partie de la coupole trumpienne.

Dans l’ordre onusien, le royaume du Maroc est une puissance subalterne intégrée : allié stratégique de l’Occident, État postcolonial stable, utilisateur rusé du multilatéralisme, notamment sur la question du Sahara occidental qu’il occupe. L’affaiblissement de l’ONU lui ouvre une opportunité : moins de normes contraignantes, plus de négociation directe (les « deals à la Trump ») avec le centre de pouvoir.

Le Sahara occidental joue un rôle central : ciment national, neutralisation des conflits sociaux, mythe mobilisateur transversal. Dans l’ordre trumpien, le Maroc adopte une révolution passive : pas de rupture proclamée, adaptation silencieuse, maximisation des gains à court terme. Calcul rationnel, mais risqué : abandonner une hégémonie faible mais durable pour une domination forte mais contingente.

Après l’ONU, un monde sans arbitrage ?

Comme pour Al Capone après le massacre de la Saint-Valentin (14 février 1929), la destruction de l’arbitrage collectif (pour la Mafia, la Commission des familles, la « coupole » ; pour le monde d’aujourd’hui, l’ONU) ne produit pas un ordre stable, mais une période de fragmentation, où la force remplace la règle. Le Conseil de la paix n’annonce pas un nouvel ordre mondial ; il signale la fin d’un ancien, sans successeur universalisable. Pour les États postcoloniaux intégrés, le danger est clair : ce que l’on gagne aujourd’hui par loyauté personnelle peut être perdu demain, lorsque le parrain disparaît et que l’arbitrage collectif n’existe plus. Attention aux retours de bâton.

vendredi 2 janvier 2026

End of a Reign in Morocco, with Heir Moulay Hassan in Sight

 Mohammed VI may still have a long life ahead of him, but a sense of the end of an era has already taken hold in the kingdom. Barring unforeseen events, he will leave his son, Moulay Hassan, a stable country and an authoritarian regime boasting numerous diplomatic successes.

Ignacio Cembrero, El Confidencial, 31/12/2025

Translated by Ayman El Hakim


Ilustration: EC Diseño

Morocco is already experiencing a phase marking the end of a reign. It is not that King Mohammed VI, aged 62, is gravely ill or that his days are numbered after twenty-six long years on the throne. Yet dynastic succession has become a topic of conversation among Casablanca’s bourgeois circles, while subtle movements can be observed among officials seeking to position themselves more advantageously when a new king ascends the throne.

Although his portrait is everywhere, Mohammed VI has never been very present in the life of his country. Between his long holiday stays abroad, periods of convalescence and recurring ailments, the sovereign became known as “the missing king”, as described in 2023 by the British weekly The Economist.

He was not even present on Sunday the 21st at the inauguration in Rabat of the Africa Cup of Nations (AFCON), the biggest sporting event held in Morocco in years. He began his holidays in Abu Dhabi on 5 November, continued them in Paris and Cairo, and was still extending them last weekend, even though official propaganda portrays the tournament as “the spark of Morocco’s general rebirth”. He delegated the ceremonial kick-off to his son, Moulay Hassan.

The collective awareness of Mohammed VI’s frailty may have crystallised in late October 2024, when he travelled to Rabat airport to welcome French President Emmanuel Macron. He appeared extremely thin, leaning on a cane and walking with difficulty. The official explanation for the use of the cane failed to convince many observers.

When Mohammed VI eventually passes away, Morocco will undergo a transition without upheaval. The king has an undisputed heir: Moulay Hassan, 22, his only son. Little is known about him, as the royal palace has not even communicated about the progress of his studies at UM6P, a private university. In theory, he is less well trained than his father, having neither completed a doctorate nor undertaken internships in international organisations. Nor has he been entrusted with many representational duties.

He did, however, receive Chinese President Xi Jinping in November 2024 during a technical stopover in Casablanca. The king was once again on holiday at the time. That episode remained an exception. The following month, it was Moulay Rachid, Mohammed VI’s brother, who represented the monarch at the reopening of Notre-Dame Cathedral in Paris, attended by the world’s elite.

Some of the heir’s personal inclinations have nevertheless become known. He is very close to his mother, Princess Lalla Salma, 47, from whom Mohammed VI separated in March 2018. He lives with her and his sister, Lalla Khadija, 18, in the Dar Es Salam palace; he endured the painful divorce at her side; and he goes on holiday with her to Courchevel in the French Alps or to Mykonos in the Aegean Sea. When he accedes to the throne, this information-systems engineer will exert considerable influence over the new king.

When the time comes, Mohammed VI will leave his son—provided no unforeseen and undesirable events occur—a well-established kingdom. Despite deep social inequalities, Morocco is the most stable country in all of North Africa, more so than Algeria despite its gas and mineral wealth. This stability stems from the monarchy’s role in structuring the country both politically and religiously.

Mohammed VI’s escapades—his holidays stretching to nearly six months in some years, his close friendship with three German-Moroccan mixed martial arts (MMA) fighters with whom he lived in the palace, or his unsteady wanderings with a drink in hand during a Parisian night in August 2022—have even trended on social media.

They have prompted a flood of mocking or scandalised comments about his person, yet without eroding the monarchical institution. Not even the major Moroccan Islamist movement Justice and Charity (Al-Adl wal-Ihsan), illegal but relatively tolerated, took advantage of the situation to attack the Commander of the Faithful, the religious title also held by the king.

Over time, Mohammed VI has become more cautious. After having allowed the Azaitar brothers, the MMA fighters, for years to decide who among the royal family could visit him in his private quarters and at what time of day, he has now relegated them to the background. They no longer appear at his side nor flaunt their luxury gifts—Rolex watches or Ferrari and Bentley cars—on social media.

Since the summer of 2022, his main companion has been Yusef Kaddur, 41, a Spaniard from Melilla and also a martial-arts expert. Unlike the Azaitars, he is discreet and modest, but equally uneducated. When he still lived in Melilla, he wrote on Facebook riddled with spelling mistakes. He does, however, help lift the monarch’s spirits when he is feeling down. Kaddur enjoys the esteem of the royal family.

The respect—or fear—inspired by the king is such that protesters do not even dare mention him. The young activists of the GenZ212 movement, who took to the streets in September to demand better education and healthcare, criticised the government headed by billionaire Aziz Akhannouch. They never targeted the monarch, even though many of the decisions later implemented by the government are taken within the royal palace.

Today, youth mobilisations, jihadism, political Islam or a nearly non-existent left pose no threat in Morocco to the monarchy or to the courtiers—sometimes referred to as the “makhzen”—who gravitate around it. Hence the incomprehensible scale of repression exercised, for example, against those who responded to the GenZ212 call. In the autumn alone, 5,780 arrests were made; around 2,480 protesters have been or will be tried, and 1,473 are already behind bars, including some 300 minors.

These and many other episodes make it clear that Morocco is not on a path toward a parliamentary monarchy, contrary to what figures such as Omar Azziman once suggested when he was ambassador to Spain (2004–2010) before becoming a royal adviser.

When Mohammed VI ascended the throne, there were no Moroccan prisoners of conscience—only Sahrawis—because his father, Hassan II, had relaxed repression at the end of his reign. A quarter of a century later, many are behind bars, starting with the four leaders of the peaceful Rif uprising (2016–2017) and Mohamed Ziane, 82, Africa’s oldest political prisoner. This former human-rights minister under Hassan II dared to suggest in a video that, given the king’s frequent absences, abdication might be preferable. Ziane holds dual Moroccan and Spanish nationality, his mother being from Málaga.

Winds of freedom gradually stopped blowing in Morocco from 2003 onwards, following the jihadist attacks in Casablanca (33 dead). They briefly returned during the fleeting “Arab Spring” in early 2011, but another terrorist attack, this time in Marrakech (17 dead), put an end to the opening. Authorities tightened the screws again in 2020, after the pandemic, to silence the last dissenting voices, starting with the finest pens of independent journalism, who ended up in prison. They were pardoned in 2024, but are barred from practising their profession.

Only the massive peaceful demonstrations against the invasion of Gaza and Morocco’s close relations with Israel escaped repression. They were called by the Moroccan Front for Solidarity with Palestine and other associations discreetly supported by Justice and Charity Islamists.

Public indignation was such that the authorities did not dare ban them, yet they did not scale back cooperation with the Hebrew state, which has become a strategic partner. The truce in Gaza has brought relief to Moroccan authorities.

“Morocco has moved from the dictatorship of Hassan II to the enlightened autocracy of Mohammed VI,” Le Monde summarised in a six-part series published last summer on the Moroccan monarchy. The autocrat is not alone. He is supported by a very small circle of collaborators, among whom Fouad Ali El Himma, 63, sometimes dubbed the viceroy, stands out. A former schoolmate of Mohammed VI at the Royal College in Rabat, he often holds the reins of a country whose head of state periodically disappears.

He intervenes in all areas, but has a particular fondness for the massive domestic security apparatus, in which he worked from 1999 to 2007, headed by the kingdom’s top policeman, Abdellatif Hammouchi, architect of the use of the Pegasus spyware. He also plays a role in foreign policy, implemented by Nasser Bourita, Mohammed VI’s most influential foreign minister.

For the first time this century, cracks have appeared in the counter-intelligence and secret-police machinery, tasks overseen by the General Directorate for Territorial Surveillance (DGST), under Hammouchi and ultimately under El Himma’s supervision.

From a mysterious Telegram channel, a hacker group called Jabaroot revealed in August personal data relating to several senior DGST agents, including their real-estate holdings. Among them was the agency’s de facto number two, Mohamed Raji, nicknamed “Monsieur Wiretaps”, who has headed telephone surveillance for over thirty years and carried out assignments for the king himself.

The flight abroad of Mehdi Hijaoui, former number two of the General Directorate of Studies and Documentation (DGED), also reveals unease within the foreign-intelligence agency. With far fewer staff than the DGST, it nevertheless operates with a larger budget. Some signs also point to friction between domestic and foreign intelligence services, without this having undermined the country’s security.

The one area where everything has run smoothly is foreign policy, which is almost monothematic. More than one hundred countries now support Morocco’s three-page autonomy plan—currently being fleshed out—offered since 2007 for Western Sahara. Two major democracies, the United States and France, have gone even further by recognising Moroccan sovereignty over a territory the UN still considers non-self-governing and awaiting decolonisation.

The culmination of this wave of diplomatic successes came on 31 October, when the UN Security Council adopted, without a single vote against, Resolution 2797, establishing the Moroccan autonomy proposal as the basis for future negotiations. This endorsement is all the more significant as it was driven by the administration of President Donald Trump, backed by France. A third power, Israel, completes this triumvirate of support for Morocco.

“This accumulation of diplomatic victories is all the more striking given that they are achieved by a country whose head of state constitutionally wields almost all power, yet is frequently absent,” marvels a European official who served for many years in Rabat.

This backing from the UN’s highest body does not by any means put an end to the Sahara dispute, which erupted half a century ago when Spain handed over its colony to Morocco and Mauritania. It will, however, lead to the resumption of negotiations. As long as Algeria resists Western pressure and continues to support the Polisario Front, which it hosts in the southwest of its territory, the conflict will persist, albeit at low intensity.

Rabat may even decide in the medium term to bring this latent confrontation to the surface, at the risk of igniting the region. One of its objectives, viewed favourably by Washington, is to force MINURSO, the small UN mission that has long ceased to fulfil its role, out of Western Sahara. If that were to happen, Morocco would be tempted to exploit its military superiority to seize the eastern strip of the former colony—20 % of the territory (50,000 km²) that it does not control and through which the Polisario operates.

“With or without an agreement, and with US approval, Morocco will decide, when the time is right, to annex those areas east of the wall that belong to it,” predicted Abdelhamid Harifi, administrator of the unofficial forum Royal Armed Forces–Morocco. “It would then take only two or three weeks,” he stressed. How would Algeria react? Would it go to war to try to prevent it and save its protégé?

The Sahara is not the only arena of confrontation between Morocco and Algeria. Moroccan diplomacy is also exploiting Algerian setbacks in the Sahel to advance its own agenda. The most striking example is the offer, made by the king himself, to give Niger, Burkina Faso and Mali access to the sea via the port under construction in Dakhla (formerly Villa Cisneros) in Western Sahara.

The project, which ignores Mauritania, is somewhat far-fetched, like the 6,000-kilometre gas pipeline linking Nigeria to Morocco. They are unlikely to materialise, but in April Mohammed VI was already photographed in Rabat with the foreign ministers of those three countries, once protégés of Algiers. Morocco is now the one expanding its soft power in parts of the Sahel. It even successfully mediated in December 2024 to secure the release of four French spies imprisoned in Burkina Faso.

All these Moroccan achievements carry a more troubling reading for Spain. No sooner had the Security Council resolution been adopted than Moroccan diplomacy publicly laid out its claims vis-à-vis its Spanish neighbour, via Atalayar, the unofficial mouthpiece of the Moroccan lobby in Spain, and Media24, the digital daily closest to Foreign Minister Nasser Bourita. “They are emboldened,” more than one Spanish diplomat remarked at year’s end.

In its effort to extract concessions from Spain while offering little in return, “Morocco uses instruments that are not strictly military to consolidate strategic objectives, such as asserting its sovereignty over Western Sahara,” recalls Alejandro López Canorea in his newly published book La Guerra del Estrecho [The War of the Strait]. “All this amounts to a form of hybrid warfare that does not necessarily involve the outbreak of open conflict, but rather a deep-seated, sustained confrontation waged with non-conventional tools,” the author explains.

Irregular migration is Rabat’s preferred instrument, used with particular brazenness in May 2021, when it encouraged—according to Spanish intelligence reports—the entry into Ceuta of more than 10,000 Moroccans, a fifth of them minors, in less than 48 hours. Since President Pedro Sánchez sent his mysterious letter to Mohammed VI in March 2022, never officially disclosed, Moroccan security forces have nevertheless worked to curb migration flows to the Canary Islands and Andalusia, though not to Ceuta.

This effort was the only tangible quid pro quo in exchange for Sánchez aligning himself with Rabat’s autonomy solution to resolve the Sahara conflict. It is reversible, and Moroccan authorities could loosen controls again whenever they deem it useful to exert greater pressure on the Spanish government. The ambitious joint project of the 2030 World Cup, to be hosted together with Spain and Portugal, may, however, encourage them to postpone that moment.

Spanish military officers express another concern, often upon retirement. “Morocco now has a very strong ally: Israel and its technology,” recalled General Miguel Ángel Ballesteros, until two years ago director of Spain’s National Security Department. “Originally it is not aimed at us (…), but we must not forget that Morocco has very serious claims over Spanish territory,” he warned. “That alliance worries me,” he concluded.

When his time comes, the young king will have to decide whether to retain his father’s collaborators in diplomacy and security. The former have carried out their mission successfully. The latter monitored and curtailed his mother’s movements after the divorce, following royal orders but increasing her suffering. They are unlikely to remain in their posts.

Who will Moulay Hassan rely on to govern? His school and university friends lack the experience needed to advise him soundly. By contrast, Commissioner Fouad Boutlaoui, the current head of the heir’s security, is tipped for promotion. He harbours resentment toward Hammouchi, who manoeuvred to have his brother, also a police officer, imprisoned.

Perhaps the best part of the inheritance the father will pass on to the son is his fortune. Forbes last estimated it in 2015 at around €4.85 billion. From the outset of his reign, it grew exponentially, the magazine noted. It has likely increased further over the past decade, judging by the growing weight of Al Mada, the royal holding company, in Morocco’s economy and its expansion into 24 countries, mostly in Africa.

The worst part of Mohammed VI’s legacy to his son is poverty. The balance sheet of twenty years of the National Initiative for Human Development, launched in 2005 to alleviate it, is far from satisfactory. Poverty has declined slightly, according to studies by the High Commission for Planning, yet 44 % of Moroccans wish to emigrate in search of better opportunities abroad, according to the latest survey. The younger they are, the higher the proportion.

Behind spectacular infrastructure projects—such as Africa’s first high-speed rail line or Tanger-Med, the continent’s leading port which has overtaken Algeciras in the Strait—lies another, less gleaming Morocco. In his most recent Throne Speech, delivered last July, Mohammed VI himself acknowledged this duality. “There is no room, neither today nor tomorrow, for a Morocco moving at two speeds,” he stressed.

That should be Moulay Hassan’s great task: to achieve harmonised growth that brings his country’s standard of living closer to that of its southern European neighbours. Morocco’s per-capita income (€4,240 in 2025) is now seven times lower than Spain’s. Spain has around ten million more inhabitants than Morocco, yet its GDP is ten times larger. Morocco’s total wealth is equivalent to that of a single Spanish autonomous region: Valencia.

mercredi 13 septembre 2023

Séisme au Maroc : le silence gênant de Mohammed VI

Depuis Paris, où il séjournait, Mohammed VI a tardé à s’exprimer après le terrible tremblement de terre qui a frappé son pays, s’étonne la presse internationale.
Le roi Mohammed VI lors d’une séance de travail au Palais Royal au lendemain du séisme, à Rabat, le 9 septembre 2023.

Le roi Mohammed VI lors d’une séance de travail au Palais Royal au lendemain du séisme, à Rabat, le 9 septembre 2023. PHOTO MOROCCAN NEWS AGENCY / via REUTERS

Dix-neuf heures, c’est le temps qu’il aura fallu à Mohammed VI pour réagir après la pire catastrophe qui a frappé son pays, note Ignacio Cembrero dans les colonnes d’El Confidencial.

Depuis la France, où il séjournait, le monarque marocain s’est exprimé le 9 septembre au soir, à travers une déclaration officielle dans laquelle il décrétait trois jours de deuil et ordonnait le déploiement d’un programme d’urgence pour venir en aide aux victimes.

Un problème de gouvernance

Mais jusqu’à la publication, détaille l’hebdomadaire espagnol, le royal silence a contraint toutes les autres autorités marocaines à adopter la même attitude. Ni le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, pourtant originaire de la région touchée, ni le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, ne se sont exprimés ni ne se sont rendus dans les endroits les plus durement touchés par le tremblement de terre. À l’échelon local, même absence de réaction et attentisme des autorités.


Le seul membre de la famille royale à avoir dérogé à cette réserve du roi a été le prince Moulay Hicham, son cousin germain. Le “Prince rouge”, son surnom en raison de ses positions réformatrices sur la monarchie, a exprimé sa solidarité avec le peuple marocain depuis sa résidence de Boston.

L’autre exception notable que relève El Confidencial est celle des Forces armées royales (FAR), qui, sur leur compte X (ex-Twitter), ont indiqué sobrement aux Marocains : “Votre sécurité et votre protection sont notre priorité absolue.”

Cette communication illustre, selon l’analyse critique que fait le média espagnol, “le problème de gouvernance dont souffre le Maroc”. Alors que le roi concentre la quasi-totalité du pouvoir exécutif, selon la Constitution, ses absences répétées du pays peuvent peser sur le fonctionnement même des rouages étatiques.

De très longues absences

Le Financial Times relevait déjà mi-août que les voyages du monarque à l’étranger “avaient suscité des inquiétudes et bloqué la prise de décisions” dans son pays.

Son titre, constate le quotidien financier britannique, n’est en effet pas que protocolaire, puisque la Constitution lui confère “un pouvoir quasi absolu”, qui fait de lui “le décideur ultime dans les affaires économiques et politiques” du pays.

Or ses longues périodes d’absence – “parfois des mois”, note le Financial Times – en France et au Gabon ont été concomitantes, en 2022, de nombreux problèmes que son pays a connus, notamment une inflation élevée, la sécheresse et une croissance faible.

Avant le Financial Times, c’était The Economist qui s’étonnait en avril des très longues absences du monarque, dans un article qui a fait du bruit dans le pays, affirme le FT, qui y fait référence dans son enquête.

Selon le décompte donné par l’hebdomadaire britannique, pour la seule année 2022, le roi aurait été absent de son pays pendant deux cents jours.

“Pendant une grande partie de 2022, il a partagé son temps entre un manoir près de la tour Eiffel et un château aux hauts murs dans les collines de Betz, dans le nord-est [de la France].”

Certes, notait encore The Economist, le Maroc a échappé à la vague dite du “printemps arabe”, qui a secoué certains pays en 2011, notamment grâce à des réformes constitutionnelles décidées à-propos et à une institution monarchique encore solide. Mais le pays, avertissait aussitôt l’hebdomadaire, reste socialement fragile

 

mardi 22 août 2023

Maroc : la vie très discrète de l’énigmatique roi Mohammed VI


Le roi fête ce lundi 21 août ses 60 ans, dont vingt-quatre passés à la tête du pays. Mais depuis plusieurs années, le souverain vit presque reclus et se voit reprocher certaines de ses fréquentations.
 
par Léa Masseguin
publié le 21 août 2023 à 7h55

Depuis quatre ans, Mohammed VI renonce à célébrer son anniversaire en public. Le 21 août, le roi du Maroc fêtera donc le passage à sa soixantième année dans l’intimité, peut-être entouré de ses deux «familles». L’une est officielle, composée de son traditionnel entourage royal. L’autre, beaucoup plus officieuse, compte notamment les trois frères Azaitar, les sulfureux amis du roi au passé délictuel qui horrifient le palais.

Depuis 2018, ces champions des arts martiaux mixtes (MMA) – deux combattants et leur manager – sont devenus les intimes de Mohammed VI, qui leur consacre la plupart de son temps libre. Plus que de simples compagnons de fête et de voyage, ils s’immiscent désormais dans la vie politique marocaine, contrôlant certains de ses rendez-vous et déplacements, au grand dam de sa très restreinte garde rapprochée qui compose le makhzen (l’institution monarchique au sens large), à en croire plusieurs enquêtes consacrées aux Azaitar.

Cette amitié a été rendue publique il y a cinq ans, lorsque le monarque a reçu les trois stars du ring germano-marocaines au palais royal. Depuis, Abu Bakr, Ottman et Omar, qui portent les mêmes prénoms que les trois premiers califes sunnites, n’ont plus jamais quitté le roi. Ils partagent avec lui des vacances dans des lieux paradisiaques et jouissent de privilèges au même titre que ses plus proches collaborateurs, de l’accès à la flotte de voitures de luxe à la possibilité d’enterrer leur mère dans l’enceinte du palais royal à Tanger, selon un long article du quotidien britannique The Economist, qui a divulgué en avril l’ampleur de la relation et les inquiétudes qu’elle provoque chez les officiels. «Alors qu’il détient tous les pouvoirs, le souverain s’occupe très peu des affaires de l’Etat et est devenu difficilement accessible, ce qui accentue la crise de gouvernance dans le pays», explique Ignacio Cembrero, journaliste espagnol spécialiste du Maroc, devenu la bête noire de Rabat.

Car outre leurs prouesses dans les sports de combat, les frères Azaitar, qui ont grandi près de Cologne, dans l’ouest de l’Allemagne, ont aussi un lourd passé judiciaire. En 2004, Abu Bakr et Omar sont notamment passés par la case prison après avoir brutalement agressé et menacé de mort un homme d’affaires, selon le site d’information Bloody Elbow, qui couvre l’actualité des sports d’arts martiaux. Des violences à répétition qui leur ont valu à l’époque le surnom de «jumeaux brutaux» par les médias locaux, et qui menace désormais de ternir l’image de la monarchie marocaine.

Annonces et déplacements

La révélation de cette proximité, couplée aux critiques autour de ses multiples voyages à l’étranger, a récemment contraint Mohammed VI à revenir sur le devant de la scène médiatique. Après un long séjour de trois mois dans sa luxueuse résidence de la Pointe-Denis, au Gabon, le souverain alaouite est rentré au Maroc le 23 mars, à la veille du mois du ramadan. «Lors des premières années de son règne, Mohammed VI avait l’habitude d’inaugurer n’importe quel type de projet, y compris dans les villages les plus reculés. Une manière d’éviter les grands sommets internationaux, qu’il déteste, et de ne pas affronter sa timidité, remarque le journaliste marocain Omar Brouksy, auteur du livre Mohammed VI, derrière les masques (Editions Nouveau Monde, 2014). Face aux inquiétudes des Marocains et de son entourage, il se devait de réagir de manière conséquente.»

Alors qu’il avait passé près de deux cents jours hors du Maroc l’année passée, en grande partie en France, le souverain n’a plus quitté le royaume depuis cinq mois. Il multiplie depuis les annonces et déplacements à travers le pays, distribuant des sacs de nourriture aux personnes dans le besoin à Kénitra, inaugurant un hôpital universitaire à Tanger, ou décrétant un jour férié pour célébrer le nouvel an berbère.

Sa dernière apparition publique remonte à la traditionnelle cérémonie d’allégeance (bay’a, en arabe), le 31 juillet, lors de laquelle des centaines d’hommes vêtus de djellabas blanches – membres de gouvernement, chefs de tribu, hauts gradés de l’armée, élus locaux, etc. – se sont prosternés devant Mohammed VI, perché sur une voiture de luxe décapotable. Un rituel controversé, considéré comme humiliant et archaïque pour de nombreux Marocains, mais qui permet au roi de légitimer son pouvoir politique absolu, «comparable à ceux du président français et de son Premier ministre réunis», pointe Omar Brouksy dans son ouvrage. Car outre son statut de chef d’Etat, Mohammed VI est également le chef spirituel du Maroc en tant que «commandeur des croyants».

Ces dernières années, les sorties publiques du monarque sont devenues si rares qu’elles suscitent toujours l’emballement médiatique, au Maroc et au-delà des frontières. «La spectaculaire perte de poids du roi du Maroc», titrait par exemple le magazine people français Gala, lors de la présentation, le 15 mai, de la première voiture 100% marocaine. Sur les photos, le souverain apparaît «méconnaissable» dans son costume gris foncé à carreaux «trop grand pour lui». L’état de santé du roi, qui a subi deux opérations cardiaques dans le passé, alimente toutes les rumeurs et les spéculations dans le pays. Son visage parfois bouffi, ses prises de parole hésitantes et sa démarche plus ou moins saccadée sont constamment scrutés par la presse. De même que son homosexualité prétendue, qui défraye la chronique dans un pays où l’islam est religion d’Etat, et qui criminalise les relations sexuelles entre personnes de même sexe.

Très peu présent dans les médias

Dans le royaume chérifien, l’image du roi est omniprésente. Ses portraits ornent les lieux de pouvoir, les salles de classe, et même les billets de banque. Pourtant, vingt-quatre années après le début de son règne, le mystère qui entoure ce personnage énigmatique reste entier. A l’inverse de son père Hassan II, qui aimait être sous le feu des projecteurs, «M6» est un homme de l’ombre qui fuit les grands raouts diplomatiques et les conférences de presse.

Le dernier entretien accordé à un grand média international remonte à 2005 avec le quotidien espagnol El País, lors duquel le souverain était «nerveux», notamment lorsque les questions s’éloignaient du questionnaire envoyé au palais en amont, se souvient Ignacio Cembrero, l’un des deux journalistes présents à cette occasion. Il aura fallu onze années pour que le monarque accorde une étonnante interview… à la presse malgache. Un comportement qui lui vaut le titre de dirigeant «le plus réticent à la publicité» dans le monde arabe, selon The Economist.

Sa vie privée est tout aussi secrète. Son divorce avec Salma Bennani, une discrète informaticienne issue de la classe moyenne de Fès avec laquelle il s’était marié en 2002, n’a été annoncé que de manière officieuse par l’avocat français Eric Dupond-Moretti, lorsque celui-ci a fait mention de son «ex-épouse», en 2019. Les deux anciens conjoints sont les parents de deux enfants : la princesse Lalla Khadija, 16 ans, et le prince Moulay El Hassan, 20 ans. Désigné comme le successeur au trône marocain, ce dernier prend part de plus en plus régulièrement à des événements internationaux stratégiques. Il a notamment représenté son père lors des obsèques de l’ex-président français Jacques Chirac ou des funérailles d’Etat de l’ancienne reine britannique Elisabeth II.

Une «éducation stricte» et des «châtiments corporels»

Lorsqu’il monte sur le trône, en juillet 1999, à la suite du long règne despotique de son père Hassan II, Mohammed VI suscite l’optimisme de la plupart des Marocains. A 36 ans, il se présente comme le «roi des pauvres», proche de son peuple, qui promet de libéraliser et démocratiser son pays. Mais le nouveau patron du royaume a toujours vécu dans l’ombre de son père. Les rares biographies qui lui sont consacrées dépeignent un enfant «rieur» mais «timide», qui s’est rapidement renfermé sur lui-même en raison des relations difficiles avec son géniteur.

Au Collège royal, ses camarades de classe sont triés sur le volet par Hassan II, qui a préalablement chargé les services de renseignement de s’assurer de leur irréprochabilité. Lors de ses sorties, le jeune Mohammed VI apparaît comme un homme moderne et décontracté, qui porte des jeans, des lunettes de soleil et des sneakers dernier cri. Passionné de mode, le souverain a passé une partie de sa jeunesse à fréquenter les carrés VIP des discothèques branchées, dont l’Amnesia à Rabat. Son ami et camarade de classe Fouad Ali El Himma, qui possédait un appartement au-dessus de l’établissement, est désormais son principal conseiller.

Dans l’ouvrage le Roi prédateur (Editions Seuil, 2012), interdit au Maroc, les journalistes français Catherine Graciet et Eric Laurent, condamnés pour chantage sur le roi en mars dernier, décrivent une «éducation stricte», une «surveillance permanente», et même des «châtiments corporels» infligés sur le prince héritier. Sur la question de sa succession, Hassan II avait notamment déclaré, un an avant sa mort, que son choix n’était «toujours pas définitivement arrêté» : «Je ne voudrais pour rien au monde que ce pays soit victime d’une erreur de chromosome.» Quelques mois seulement après sa prise de pouvoir, Mohammed VI déboulonne l’inamovible ministre de l’Intérieur de son père, Driss Basri. Une manière d’acter la rupture et d’amorcer le changement.

Hors des sphères de pouvoir, le monarque mène une vie rythmée par le consumérisme et ses nombreux loisirs (jet-ski, équitation, voitures de course, rap). Il passe ses vacances dans des résidences cossues aux partout dans le monde, de Paris, à New York en passant par le Gabon et la station de ski huppée Courchevel. Lors de son 38e anniversaire, «M6» a invité la pop star allemande Lou Bega dans son jet privé et lui a fait jouer la chanson Just a Gigolo, révèle l’enquête de The Economist.

Un bilan politique mitigé

Près d’un quart de siècle plus tard, le bilan du règne de Mohammed VI est mitigé. Le souverain a mené une série de réformes politiques, sociales et économiques, dont celle du code marocain de la famille (Moudawana), qui permet aux femmes de divorcer, ou une révision de la constitution en 2011 à la suite des printemps arabes. Le royaume a également opté pour une libéralisation maîtrisée et la création de grands projets d’infrastructures bénéfiques pour l’économie du pays. Dans le même temps, les inégalités ne cessent de se creuser au sein de la population. En raison de la pandémie de Covid-19 et de l’inflation, le Maroc est retombé en 2022 au niveau de pauvreté et de vulnérabilité de 2014, selon le Haut-Commissariat au Plan. La liberté d’expression et les droits des femmes ne s’en sortent guère mieux.

Mais Mohammed VI détourne les yeux sur les maux qui gangrènent son pays, préférant voyager aux Seychelles avec ses nouveaux amis Azaitar à bord du yacht de l’émir du Qatar Tamim ben Hamad Al Thani, ou dans l’un de ses dizaines de palais et résidences royales au Maroc. Avec une fortune estimée à 5,7 milliards de dollars en 2015 par le magazine Forbes, Mohammed VI est l’un des hommes les plus riches de la planète, contrôlant des groupes financiers dans de nombreux domaines (finance, télécommunications, agroalimentaire, secteur minier, etc.). Le commandeur des croyants a longtemps été l’un des «premiers débiteurs de boissons alcoolisées grâce à la chaîne de grandes surfaces Marjane», pointe Omar Brouksy. Une énième «hypocrisie sociale» alors que la législation marocaine interdit à tout établissement de vendre de l’alcool aux citoyens musulmans.


dimanche 31 juillet 2022

Écoute moi système criminel ...

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Écoute moi système criminel, en terrorisant le peuple tu ne gagnera pas!
Celui-ci finira par se révolter contre toi et contre cette dynastie pourrie !
Aujourd'hui tu sais que ta fin est proche, tu ne dois pas paniquer car c'est toi le coupable ! Tu es aveuglé par ton arrogance comme ceux qui t'ont précédé, tu vas aussi les rejoindre dans l'histoire des poubelles !!! 
✊️

jeudi 24 juin 2021

AU MAROC, NOUS CRAIGNONS LA MORT DU PLURALISME, D’UN JOURNAL ET AUJOURD’HUI D’UN HOMME, SOULAIMANE RAISSOUNI !



Chèr(e)s ami(e)s,
 
Devant la cour d’appel de Casablanca au Maroc, le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) a lancé un appel d'urgence au Roi Mohammed_VI en faveur des journalistes Omar Radi et Soulaimane Raissouni qui sont dans un état de santé critique.

 
Les deux journalistes, connus pour leurs écrits critiques et poursuivis pour des affaires de mœurs, pour lesquelles ils risquent jusqu'à 10 ans de prison, sont détenus depuis plus d’un an. Pour protester contre l’absence d’équité de leurs procès, les deux hommes ont entamé une grève de la faim. Le rédacteur en chef d’Akhbar al-Yaoum, Souleiman Raissouni, qui a cessé de s’alimenter depuis 76 jours, a été conduit à l'hôpital ce week-end. Le journaliste rapporte avoir perdu 32 kilos. Il a également des difficultés d'élocution et sa jambe droite est quasiment paralysée.
 
Leurs procès qui devaient avoir lieu le 22 juin ont été reportés au 29 juin prochain et la demande de libération provisoire de Raissouni a été une nouvelle fois rejetée alors que la vie de ce journaliste ne tient qu'à un fil.

Seule l’institution royale est aujourd’hui en mesure d’éviter une catastrophe humaine et pour la liberté de la presse. Radi et Raissouni doivent bénéficier d’un procès équitable et les affaires de mœurs ne doivent plus être instrumentalisées contre les journalistes au Maroc.

Nous comptons sur votre générosité pour mener à bien cet important combat au Maroc et pour obtenir au plus vite la libération de ces deux journalistes en danger. 

 
JE FAIS UN DON A RSF
Luttons pour qu'ils ne restent pas un jour de plus en prison ! Merci beaucoup. 
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L'Equipe de Reporters sans frontières
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