2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 17 avril 2020

​Réouverture des écoles : "Si on ouvre les vannes, les enfants pourraient être à l'origine de la deuxième vague"

Coronavirus
Dans son allocution du lundi 13 avril, le président de la République annonçait la réouverture prochaine des établissements scolaires à partir du 11 mai. Le docteur Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France, appelle les autorités à la prudence pour éviter de relancer l'épidémie.
L'école à la maison connaît-elle ses derniers jours ? Ce lundi 13 avril, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé la réouverture progressive des crèches, écoles, collèges et lycées à partir du 11 mai sous quelques conditions. "Le gouvernement aura à aménager des règles particulières, organiser différemment le temps et l'espace, bien protéger nos enseignants et nos enfants avec le matériel nécessaire", a-t-il précisé lors de son allocution télévisée. Dans la foulée, son ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, a précisé que ces réouvertures ne se feront pas du jour au lendemain et sans précautions ni "moyens sanitaires". "C'est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles alors que l'on sait que c'est un lieu de haute transmission, de haute contamination", a immédiatement réagi Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, syndicat enseignant du premier degré. Une décision imprudente ? Pour le docteur Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France, une réouverture précipitée des établissements pourrait relancer l'épidémie. Entretien.

Marianne : Rouvrir les écoles, est-ce bien raisonnable dans le contexte sanitaire actuel ?
Jean-Paul Hamon : On voit que l'on a une épidémie extrêmement active. Ce n'est pas parce que l'on a, actuellement, une centaine de lits de réanimation supplémentaires qui sont vides que l'on doit relâcher l'étau. Parce que là, franchement, avec cette décision, il y a quand même un risque de relancer l'épidémie. Pour autant, je veux croire à la prudence affichée par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation, en déclarant qu'il ne s'agira que d'un redémarrage progressif et ciblé par région. J'ose espérer qu'ils seront raisonnables là-dessus. Parce que si on ouvre toutes les vannes, c'est faire encourir un grand risque à la population. Que ce soit aux professeurs, aux parents, à leur entourage respectif, ou même aux enfants.

Sous quelles conditions les écoles pourraient rouvrir avant l'été, selon vous ?
Si l'on parvient à contenir l'épidémie et que, dans le même temps, on réussit à obtenir assez de masques pour le personnel et les enfants. 
On peut imaginer un scénario à la coréenne où les élèves et les membres du personnel suspects seront testés, tout comme l'entourage, tout en étant équipés de masques, pour que la vie du pays se poursuive... Mais un tel choix veut aussi dire que nous renonçons à la fameuse immunité collective, où 60% de la population doit être touchée pour neutraliser le virus, pour préférer acter le fait que le virus va s'installer dans la durée et qu'il faut donc vivre avec. Il faut trancher.