Blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental, de Palestine et du monde, créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala
2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas
El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.
Mediapart. Vous avez travaillé durant cinq ans à la frontière franco-italienne. Qu’est-ce qui la caractérise ?
Anne-Claire Defossez : D’abord, il y a la
montagne. La traverser, c’est à la fois s’exposer à un danger et pouvoir
échapper aux forces de l’ordre. C’est en effet une frontière plus
difficile à contrôler. Et dans ce petit territoire, on a vu une action
de solidarité se développer sur les cinq dernières années, avec une
mobilisation citoyenne très forte.
Didier Fassin : Le col de Montgenèvre, qui est
l’un des plus bas de cette région des Alpes, est un point de passage
depuis au moins deux mille ans entre ce qui est aujourd’hui l’Italie et
la France, qui a été à d’autres époques le Piémont et le Dauphiné. On y a
vu passer aussi bien des armées, des pillards, des commerçants ou des
travailleurs qui émigraient temporairement dans les deux sens que des
personnes cherchant une protection.
Anne-Claire Defossez : Elle a connu des
alternances d’ouverture ou de fermeture, avec à chaque fois des
personnes désirables et d’autres indésirables. On retrouve donc une
forme de continuité, avec des profils qui ont évolué au gré des
conditions historiques et politiques. Dans les archives, on trouve des
courriers adressés par les autorités pour lesquels on pourrait faire un
copier-coller avec certaines déclarations d’aujourd’hui sur la double
dimension rhétorique de l’hospitalité et de la fermeté.
L’année 2015 marque un tournant différent pour le territoire briançonnais. Pourquoi ?
Didier Fassin : 2015 et 2016 marquent en Europe
une arrivée importante de personnes venant de Syrie, à cause de la
guerre civile, mais aussi d’Afghanistan. Or, à ce moment-là, à la
frontière franco-italienne, on voit arriver des Africains subsahariens,
en très petit nombre et pour des raisons différentes. Ils arrivent
souvent dans des conditions peu adaptées, passant par un col difficile,
le col de l’Échelle, avec des blessures ou des gelures nécessitant
parfois des hospitalisations et des amputations, ce qui provoque un choc
parmi les habitants. Mais 2015, c’est aussi Aylan Kurdi, retrouvé mort
sur une plage de Turquie, qui va donner naissance au mouvement local Pas
en notre nom, qui deviendra un an plus tard Tous Migrants, la plus
grande association locale de défense des droits des exilés à la
frontière.
Selon vous, il n’y a pas une route des Balkans mais « des routes des Balkans ». Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?
Anne-Claire Defossez : Les routes changent au
gré des contraintes rencontrées sur le chemin, des indications des
passeurs et des informations échangées. Les exilés doivent adapter en
permanence leur itinéraire quand ils se heurtent à de nouveaux
obstacles. Ils peuvent donc passer plus au sud, plus au nord, parfois
tenter une des voies et revenir en arrière pour en tenter une autre.
Didier Fassin : La frontière croate est
extrêmement violente. Les policiers y sont souvent d’une grande
brutalité, détruisent les biens et les vêtements des exilés, qu’ils
rouent de coups avant de les renvoyer du côté bosniaque. On a vu ces
deux dernières années une partie de la route se faire plus côté Hongrie,
un pays très difficile à pénétrer.
Les exilés font aussi en fonction de leur objectif final. Ils
passeront plutôt par le sud pour rejoindre la France ou l’Espagne, et
plus au nord pour rejoindre l’Allemagne. Enfermés dans des camps ou des
prisons, faisant des haltes pour travailler et réunir les sommes
nécessaires à la suite de leur périple, ils sont souvent plusieurs
années sur la route.
L’évolution des nationalités témoigne des désordres du monde.
Anne-Claire Defossez
Vous dites que les Maghrébins empruntent de plus en plus la route des Balkans pour éviter de prendre la mer. Mais les migrations depuis les côtes algériennes vers le sud de l’Espagne, ou de Dakhla (Sahara occidental) vers les Canaries, n’ont pas cessé, elles ont même augmenté. Avez-vous des chiffres à ce sujet ?
Anne-Claire Defossez : Il est difficile d’avoir des données
précises. Ceux que nous avons rencontrés à Briançon étaient
principalement des Marocains, venus par la route des Balkans via
Istanbul. Les Algériens et les Tunisiens étaient beaucoup moins
nombreux. Mais si nous avions enquêté au Pays basque, nous aurions vu
tous ceux qui arrivaient par l’Espagne.
En tout cas, vous constatez une évolution dans les nationalités, comme l’avait documenté Mediapart.
Anne-Claire Defossez : Cette évolution témoigne des désordres
du monde. Au départ, il s’agissait de jeunes hommes d’Afrique
subsaharienne, puis, pendant deux ans, ne sont arrivés que des Afghans
et des Iraniens, souvent en famille, puis des hommes maghrébins. En
2023, ce sont à nouveau des Africains, notamment des Soudanais, dont
certains s’étaient installés en Tunisie et en ont fui la politique
xénophobe actuelle. Il y a donc ces désordres du monde, mais aussi la
manière dont l’information circule et dont les dangers sont signalés.
En
stockant l’eau de manière artificielle, les méga-bassines assèchent les
sols, épuisent les nappes et brisent le cycle de l’eau. Malgré un
important dispositif policier déployé, plus de 5000 personnes se sont
réunis à Sainte-Soline pour bloquer les projets de méga-bassines en
cours dans le Marais Poitevin. Ils ont réussi à s’introduire sur un
chantier et déterrer un réseau de canalisations. Les citoyens dénoncent
l’accaparement de 720 000 m³ d’eau alors que la France subit une
sécheresse hors-norme depuis plusieurs mois.
La
Préfète des Deux-Sèvres avait interdit toute manifestation et le
gouvernement mobilisé plus de 1700 gendarmes et 7 hélicoptères, mais
rien n’a pu ébranler la détermination des activistes, citoyens, paysans
et même élus inquiets pour protester contre les méga-bassines suite à
l’appel de 150 associations et collectifs. L’objectif du weekend :
atteindre un cratère de 16 hectares, creusé il y a près d’un mois pour
devenir la plus grande méga-bassine de France. Un pari réussi, malgré la
pluie abondante de gaz lacrymogènes et les multiples barrages
policiers. Après avoir réussi à atteindre le cratère samedi, grâce à
trois cortèges empruntant des itinéraires différents, les participants
ont frappé fort dimanche en déterrant un réseau de tuyauterie afin de
gêner les futurs chantiers avec le mot d’ordre « No bassaran ! ». Si
elle voit le jour, la méga-bassine visée aura 6 réseaux pompant dans les
nappes phréatiques pour remplir ses 720 000 m³ d’eau.
Malgré
le caractère non-violent de la manifestation, le ministre de
l’Intérieur Gérald Darmanin a accusé leurs actions de relever « de
l’écoterrorisme », en précisant « qu’une quarantaine » de militants «
fichés S » avaient été identifiés sur place. Une démonstration de la
criminalisation de plus en plus importante des écologistes manifestant
sur le terrain par l’exécutif. Des propos honteux face à des militants
qui protègent l'eau et notre futur. Ces militants sont des gardiens du
vivant.
Ecologistes
et porteurs des méga-bassines partagent pourtant la même peur : la
raréfaction de plus en plus préoccupante de l’eau en France. Et ce n’est
pas près de s’arranger avec la montée en puissance de la crise
climatique. Après un hiver dramatiquement sec, un été caniculaire avec
plusieurs vagues de chaleur, c’est l’automne qui est en ce moment-même
anormalement chaud, bouleversant le cycle des écosystèmes et aggravant
la baisse des niveaux des nappes phréatiques.
De
nombreux hydrologues expliquent pourtant que les bassines sont une
solution court-termiste risquant surtout d’aggraver le problème au fil
des ans à cause de l’évaporation et l’eutrophisation de l’eau dans les
méga-bassines. En stockant l’eau de manière artificielle, les
méga-bassines assèchent les sols, épuisent les nappes et brisent le
cycle de l’eau.
Le
journaliste Soulaiman Raissouni a
été arrêté le 22 mai 2020 et placé en détention préventive à
la prison d'Oukacha à Casablancapendant le temps d’instruction relatif à une accusation de «
viol avec violence et séquestration
»alors
qu'aucune plainte en ce sens n’a été déposée. Malgré l’absence
de plainte, un procès s’est ouvert le 9 février et a déjà été
reporté trois fois (prochaine date le 15 avril).
Raissouni
a plusieurs fois demandé sa libération en vertu de l'article 23 de
la Constitution marocaine, stipulant la présomption d'innocence mais
cela lui a été refusé. Il présente pourtant toutes les garanties
requises pour comparaître devant la justice dans le cadre d'un
procès équitable.
Face
à cette injustice et aux humiliations subies, il a entamé, le 8
avril dernier, une grève de la faim et de la soif illimitées, en
vue d’obtenir sa libération, alors qu’il
souffre d’hypertension chronique, a déjà perdu 15 kg depuis son
incarcération et que la grève de la soif engendre des risques
graves sur ses reins.
Le
journaliste Omar Radi a été arrêté le 29 juillet 2020 et placé
en détention préventive à la prison d'Oukacha à Casablancapendant le temps d’instruction relatif à une accusation de viol.
Il a demandé sa libération à plusieurs reprises sans jamais
l’obtenir. Pourtant, il s’est toujours rendu à chacune des 12
convocations de la BNPJ où il a subi en cinq semaines environ 100
heures d’interrogatoire, ce qui est la preuve de sa volonté de ne
pas se soustraire à son devoir de citoyen. Lui aussi a entamé une
grève de la faim, à la date du 9 avril, alors qu’il
a déjà perdu 10 kg depuis sa mise en détention, qu’il souffre
d'asthme
et de
la maladie de Crohn dont une crise aiguë depuis deux semaines le met
en situation permanente de diarrhée et vomissements.
Cette
atteinte au droit à la présomption d’innocence et cette
discrimination au regard d’autres accusés poursuivis en liberté
est inacceptable. De plus, leur état de santé est incompatible avec
un emprisonnement. Dans ce contexte, nous vous exhortons à faire en
sorte de :
Libérer
immédiatement et sans conditions Soulaiman RAISSOUNI et Omar RADI
Assurer
les principaux intéressés et l’opinion internationale que
l’ensemble des procédures engagées à l’encontre de Soulaiman
Raissouni et d’Omar Radi soient conduites dans le respect du
droit à un procès équitable en leur laissant les moyens de se
défendre
Mettre
un terme à toute forme de harcèlement et humiliation à leur
encontre comme à l’égard de leur famille
Dans
cette même prison d'Oukacha, il y a un autre gréviste de la
faim, Chafik Omerani, ingénieur et youtubeur maroco-américain,
arrêté à son arrivée au Maroc, à l’aéroport de Rabat-Salé
le 6 février dernier, et condamné le 25 mars, en première
instance, à 3 mois d’emprisonnement et à une amende de 40 000
dirhams (environ 3750 euros) pour son « implication dans des
actes à caractère criminel en publiant des vidéos portant outrage
à des corps constitués et des fonctionnaires ». Considérant
que son arrestation et sa condamnation relèvent strictement d'une
violation de sa liberté d'opinion, il s'est déclaré en grève de
la faim dès le premier jour de son arrestation et il la continue
jusqu'à ce jour. Solidaires
avec Chafik Omerani, nous réclamons sa libération immédiate au nom
du droit à la liberté d'expression, ainsi que la libération de
l’ensemble
des journalistes et des défenseurs des droits humains arbitrairement
détenus au Maroc.
Dans
l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Madame la
Présidente, l’expression de ma haute considération.
Tous les jours, dans les ports de Tanger,
de jeunes Marocains essayent de grimper dans les camions qui embarquent
vers l’Europe. Des tentatives qui se répètent pendant des semaines,
souvent des mois. Au prix de graves souffrances physiques et morales.
Tanger (Maroc), envoyée spéciale.–
Certains ont encore une bouille d’enfant. Tous ont du scotch et un tube
de colle sur eux, comme pour aller à l’école. Mais sur ce tronçon de
route marocaine, « le scotch sert à fermer derrière toi quand t’as réussi à découper la bâche d’un camion et à te glisser dedans, expose Mohammed*, ado volubile. Sinon, le trou fait du bruit en roulant et t’es repéré ».
Ainsi caché, lui est déjà parvenu à pénétrer deux fois à l’intérieur
du complexe portuaire de Tanger Med, l’un des plus gros d’Afrique,
fleuron de l’économie marocaine bâti à une heure de bus de Tanger, où
s’entassent conteneurs et poids lourds derrière des kilomètres de
barrières sécurisées.
Mais une fois entré, « il y a encore les scanners à passer, les policiers, les chiens... », liste le garçon, systématiquement repéré et jeté dehors avant que la remorque n’ait atteint un navire. Alors « pour se donner du courage », il faut sniffer de la colle, ou n’importe quel solvant bon marché.
En longeant l’enceinte du port, on croise ainsi des dizaines
d’adolescents marocains venus de régions éloignées (Casablanca, Agadir,
etc.), tantôt surexcités, tantôt abattus, engoncés dans des doudounes
usées jusqu’à la corde, piètres armures censées les protéger des chutes
comme des lunes froides.
La nuit venue, blottis sur des talus qui surplombent les quais, ils
scrutent les villes espagnoles scintillant de l’autre côté du détroit de
Gibraltar, à quelques encablures – une heure de navigation à peine.
Résidents fantômes d’une zone franche où des moutons broutaient
encore au mitan des années 2000 et désormais dopée aux investissements
chinois, leur vie s’est figée ici il y a déjà des semaines, des mois le
plus souvent. Lire l'articlehttps://www.mediapart.fr/journal/international/130519/tanger-avec-ces-mineurs-qui...
Dans le cadre d’une grande mobilisation en soutien aux citoyens solidaires des personnes réfugiées et migrantes, nos associations vous convient à une maraude solidaire. Le 15 mars 2019 à partir de 18h au col de Montgenèvre
(Au départ de la marche près de l’Espace Prarial, Route Italie, 05100 Montgenèvre) En présence des représentant·e·s des associations nationales et de Tous Migrants disponibles pour répondre à des interviews
Alors que les politiques migratoires des États européens ne cessent de
se durcir et que les contrôles aux frontières sont de plus en plus
répressifs, les personnes migrantes sont amenées à prendre davantage de
risques en montagne comme celui de traverser la frontière par des
sentiers enneigés, de nuit, en altitude, par des températures négatives,
sans matériel adéquat. Dans le même temps, les citoyens solidaires qui
cherchent à leur venir en aide, les « maraudeurs » des vallées alpines,
sont de plus en plus inquiétés, inculpés et même condamnés en justice.
Malgré les alertes des associations lancées aux autorités, malgré les
blessures, les gelures et les morts (le dernier décès d’un jeune exilé
près de Briançon date du 6 février), la situation n’a cessé de
s’aggraver dans la région de Briançon(Hautes-Alpes).
Face à cette situation qui confine à la mise en danger délibérée, le
mouvement citoyen Tous Migrants soutenu par les associations Amnesty
International France, La Cimade, Médecins du monde, Médecins sans
frontières et le Secours Catholique organise une grande maraude
solidaire avec plusieurs acteurs locaux,
le vendredi 15 mars 2019
à
partir de 18h à la frontière franco-italienne,
à Montgenèvre.
L’objectif
est de mobiliser plusieurs centaines de participants.
Cette action inédite a pour but d’exprimer la solidarité envers les
personnes engagées dans des maraudes et qui portent assistance aux
personnes exilées qui franchissent la frontière dans des conditions
particulièrement dangereuses. En 2018, plusieurs dizaines de personnes
solidaires ont été entendues par la police et pour certaines,
poursuivies en justice et jugées.
Programme de la soirée
18h00 : Rassemblement, prises de paroles des associations, des maraudeurs et témoignages.
19h00 : Maraudes en groupe avec des responsables expérimentés.
20h00 : Dénonciation des violences policières.
20h30 : Témoignages d’exilés et de maraudeurs
21h15 : Marche animée dans Montgenèvre et descente solidaire aux flambeaux.
Pour venir en transport en commun à Montgenèvre depuis Paris, le
plus simple est de prendre le TGV direct jusqu’à Oulx (4h30), puis
navette immédiate qui dessert Montgenèvre (en 30 min) et Briançon.
Pensez à vous couvrir, les températures pourront être négatives à Montgenèvre (1 800 m d’altitude).
La maraude et la descente aux flambeaux pourront faire
l’objet de photos et vidéos.
Sans
étiquette politique ou religieuse, Tous Migrants est un mouvement
citoyen pacifiste de sensibilisation et de plaidoyer né en septembre
2015 autour du drame humanitaire des migrants en Europe, qui a pris le
statut d'association loi 1901 fin 2016. Fort de l’adhésion de plus de
600 citoyens à la cause qu’il défend, plus de 8300 abonnés Facebook et
2600 destinataires de sa Lettre d'information, Tous Migrants mène des
actions complémentaires dans le Briançonnais : veille et partage
de l’information via une newsletter périodique, un site web et une
page Facebook, conférences, cinés-débat, ateliers
d’écritures, manifestations artistiques ou culturelles de
soutien, campagnes de plaidoyer, actions en justice…
L’action de Tous Migrants repose sur trois principes directeurs :
- C’est en renforçant le lien social local, en
ouvrant des espaces de dialogue, d’échange, de convivialité et de
solidarité avec notre voisin d’ici (« l’autre d’ici ») que nous
accepterons naturellement notre voisin de là-bas (« l’autre de là-bas »,
étranger, exilé, migrant, réfugié,…);
- Chacun d’entre nous peut « faire sa part », à son échelle,
pour contribuer à la résolution de la crise humanitaire actuelle, y
compris en plaidant pour l’adoption de décisions politiques conformes
aux droits humains fondamentaux, tels que définis notamment par la
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la
Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Il en va de
notre humanité et de notre dignité. Il en va de notre humanité et notre
dignité;
- Les moyens que nous utilisons doivent être conformes aux fins que nous poursuivons. C’est pourquoi notamment le respect des principes de la non-violence doit orienter toutes nos actions.
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l’indignation aussi. Jusque dans leurs désaccords, nombre de réactions se
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