2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 8 avril 2019

REPORTAGE. Les réfugiés du Sahara occidental, entre espoir et impatience


Peu à peu les habitations en terre ont remplacé les tentes dans les camps de réfugiés sahraouis.


Peu à peu les habitations en terre ont remplacé les tentes dans les camps de réfugiés sahraouis. |  
 
 
OUEST-FRANCE
Après 43 ans, les Sahraouis exilés dans des camps près de la ville de Tindouf, en Algérie, se prennent à espérer un retour dans les territoires « occupés » par le Maroc. Mais malgré la reprise des négociations entre le royaume et le Front Polisario, les 21 et 22 mars en Suisse, malgré l’optimisme affiché par les négociateurs, la jeune génération s’impatiente. Elle se dit prête à reprendre les armes en cas de nouvelle déception.
Circulant entre les blindés capturés aux forces marocaines, Addou El Hadj, ancien combattant et conservateur du Musée national de la résistance sahraouie à Rabouni, près de Tindouf (Algérie), oscille entre consternation et fierté.
Consternation devant les armes et les méthodes employées pour réduire son peuple au silence entre 1975 et 1991. Et fierté devant l’arsenal que celui-ci, « entré dans le conflit avec quelques chameaux », a saisi et retourné contre l’ennemi pendant les années de guerre.
Quarante-trois ans de conflit en quelques dates. | OUEST-FRANCE
Plus de 25 ans ont passé depuis le cessez-le-feu de 1991, la partition du Sahara occidental par un mur de 2 700 km à travers le désert et l’installation d’une mission des Nations unies censée organiser un référendum d’autodétermination. Mission qui a échoué, de l’aveu même de son représentant à l’est du mur, le Palestinien Youssef Jedian, « en raison des obstacles posés par l’une des parties ».

180 000 réfugiés au milieu du désert

Malgré tout, depuis quelques mois, les signes d’une décrispation apparaissent. « La Commission des droits de l’homme des Nations unies à Genève a condamné le Maroc pour faits de torture », rappelle Abba Salek El Hassan, le président de la Commission nationale des droits de l’homme sahraouie.
Brahim Ghali, secrétaire général du Front Polisario et président de la République arabe sahraouie démocratique. | OUEST-FRANCE
« Et on a vu notre président Brahim Ghali aux côtés d’Emmanuel Macron et du roi du Maroc au dernier sommet Union africaine - Union européenne à Abidjan », ajoute le ministre des affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Salem Salek.
En décembre, des négociations ont ainsi pu reprendre sous l’égide de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental. L’ancien président allemand Horst Kölher a organisé un deuxième round de discussions en Suisse, les 21 et 22 mars. Il espère bien réussir là où plusieurs de ses prédécesseurs ont échoué : trouver une issue à un différend qui maintient près de 180 000 réfugiés au milieu du désert depuis plus de 40 ans.

« Spoliation des ressources naturelles »

La pression est plus forte que jamais car après les options militaires et diplomatiques, le Front Polisario porte désormais sa lutte sur le terrain juridique et économique.