2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mardi 12 avril 2022

En Espagne, l'isolement du Premier ministre Pedro Sánchez

 Cécile Thibaud (Correspondante à Madrid)

 Le revirement de Madrid sur la question du Sahara occidental a provoqué l'indignation des alliés parlementaires du gouvernement. A cela s'ajoutent de fortes tensions sociales, alimentées par une inflation à près de 10 %.

Pedro Sánchez a essuyé un vote critique de l'Hémicycle, après s'être aligné sur les positions du Maroc sur le statut du Sahara occidental. (Susana Vera/REUTERS)

Par Cécile Thibaud

Publié le 11 avr. 2022

Pedro Sánchez a renoué les liens avec le Maroc mais il se retrouve seul à Madrid, sous le feu croisé des critiques de ses adversaires de droite et de ses alliés de gauche. La mise en scène, le 7 avril dernier, des retrouvailles entre le chef du gouvernement espagnol et le roi Mohammed VI , autour d'un repas de rupture de jeûne du Ramadan, a du mal à cacher l'isolement du Premier ministre.

Le leader socialiste a pris seul la décision de se rapprocher de Rabat, qui propose une autonomie du Sahara occidental au sein du Maroc, sans consulter ses alliés politiques ni même le Conseil des ministres. Il a opéré, seul, un arbitrage délicat entre le partenaire marocain sur les questions migratoires et le fournisseur de gaz algérien.

« Le malaise porte moins sur le fond que sur la forme », estime Fernando Vallespín, professeur de sciences politiques à l'université Autonoma de Madrid. « En termes de realpolitik, il est patent que la question sahraouie était dans l'impasse depuis des décennies et les pressions américaines ces dernières semaines ont accéléré le rapprochement, explique-t-il. Pedro Sánchez a opté pour le réaliser rapidement et sans consultation. Il avait fait le calcul que la situation de crise en Ukraine allait aider à absorber le choc. Mais il a obtenu l'effet inverse et mobilisé contre lui. »

Levée de boucliers de tout l'arc parlementaire

Ses déclarations selon lesquelles la proposition de Rabat sur le Sahara occidental était « la plus sérieuse, réaliste et crédible » a provoqué une vaste levée de boucliers dans tout l'arc parlementaire espagnol. Les efforts du Premier ministre pour présenter la nouvelle position de Madrid comme une simple continuité de la diplomatie du pays ont tourné court.

Il a essuyé un vote critique de l'Hémicycle, soutenu par son seul parti, le PSOE, pas non plus très à l'aise face à ce changement de cap non concerté. Aux protestations de la droite s'est ajoutée l'émotion des formations de gauche qui lui reprochent d'avoir trahi le peuple sahraoui, déjà abandonné à son sort au moment du retrait espagnol, à la fin du franquisme.

Ces tensions ne devraient pas remettre en cause les alliances parlementaires du gouvernement, selon Fernando Vallespín. « Mais elles augmentent la défiance de ses partenaires vis-à-vis d'un exécutif qui oublie trop qu'il gouverne en minorité dans une situation économique tendue », insiste le politologue.

Climat de défiance

Le gouvernement est également fragilisé par l'inflation de presque 10 % qui menace le pouvoir d'achat des familles et la compétitivité des entreprises. La colère sociale gronde, déjà attisée par quinze jours de grève des camionneurs qui ont provoqué plusieurs centaines de millions d'euros de pertes, dans la chaîne de l'industrie agroalimentaire notamment.

Pour l'instant, Pedro Sánchez a réussi à gagner du temps en arrachant à Bruxelles la reconnaissance de « l'exception ibérique » en matière énergétique, qui devrait permettre de plafonner les hausses de l'électricité et de réduire la facture des consommateurs. Reste à savoir quelle sera la formule validée par Bruxelles et surtout l'effet concret qu'elle aura sur l'économie des ménages.

En attendant, les partenaires parlementaires de la coalition de gouvernement s'agacent du manque de consultation et préviennent que leur fidélité peut aussi avoir des limites, surtout si la situation économique se dégrade. « Mieux vaut avancer ensemble et avec les idées claires », avertit le nationaliste basque Aitor Esteban, en conseillant au Premier ministre « d'arrêter d'agir en cow-boy solitaire ».


samedi 3 août 2019

TRIBUNE. « Mohammed VI et le très inquiétant recul des droits de l’Homme au Maroc »

Vu d'Espagne. Le roi du Maroc, Mohamed VI, suit les traces de la dictature de son père, Hassan II, notamment dans le Rif. Les déclarations des prisonniers politiques rifains ont démontré la fausseté d'un État gouverné par des criminels.

 Dès la première minute après leur arrestation, les prisonniers ont subi toutes sortes de tortures physiques, des coups avec des objets métalliques, des insultes et des humiliations. Certains ont été déshabillés de force sous la menace de les violer avec une bouteille en verre pour obtenir de faux témoignages contre leurs compagnons. On est arrivé à montrer à un prisonnier la photo de sa fille mineure lui annonçant qu'elle allait être violée avec son épouse s'il refusait de signer les fausses déclarations élaborées par des agents policiers.

Après avoir entendu les premiers cas de torture, le roi du Maroc a ordonné d'enquêter sur ces cas. Les Rifains du Hirak, comme les  défenseurs des droits de l'homme, nous avons compris que les ordres du roi d'enquêter sur la torture systématique n'étaient que de faux messages destinés à la consommation médiatique: du milieu familial des détenus et de leurs avocats nous avons entendu que la torture continue, tout comme se poursuit l'impunité des tortionnaires.

Nasser Zafzafi, le visage visible du Hirak, est incarcéré depuis plus de 2 ans dans le module d'isolement; une cellule minuscule, sans contact avec personne sauf avec son père, qui peut voir que deux heures par mercredi. 

mercredi 31 juillet 2019

«Il y a actuellement au Maroc 527 prisonniers politiques, 7 disparitions forcées, 30 dénonciations pour torture»





Aziz Rhali, président de l'AMDH/ Francisco Peregil. El Pais
Selon le président de la principale ONG des droits humains au Maroc dans une interview avec le journal El Pais, il y a actuellement au Maroc 527 prisonniers politiques, 7 disparitions forcées, 30 dénonciations pour torture et 83 600 prisonniers. 
Aziz Rhali est le président de la plus grande ONG du Maroc, l'Association marocaine des droits de l'homme. (AMDH). Conscient du fait que ces jours-ci, alors que l'on célèbre le 20ème anniversaire de l'arrivée au trône de Mohamed VI, de nombreux journalistes lui ont demandé de faire le bilan, Rhali a préparé une série de données. Il explique que la ligne qui pourrait être utilisée pour tracer l'avance dans ce domaine n'est pas une flèche vers le haut mais une sorte de montagnes russes irrégulières.