Devant l’afflux de mineurs marocains en errance dans les rues de la Goutte d’or (XVIIIe), la ville débloque un dispositif exceptionnel chiffré à près de 700 000 €.
Multiplication
des maraudes, dispositif de prise en charge nuit et jour, suivi
physique et psychiatrique, avec à la clé, une enveloppe de près de 700
000 €. Et une demande de renforcement policier et judiciaire. A
situation inédite, mesures exceptionnelles.
Devant l’ampleur qu’a pris, ces derniers mois, l’afflux des enfants migrants marocains, réfugiés dans le quartier populaire de la Goutte-d’Or (XVIIIe),
leur toxicomanie, leur violence, et l’échec des dispositifs déployés
depuis le printemps dernier, la ville a décidé de mettre en place un
plan d’ampleur, sous convention avec le Centre d’action sociale
protestant (CASP) qui travaillera en partenariat avec des associations
rompues à la prise en charge des jeunes en errance : Aux Captifs la
Libération et Trajectoires.
Lundi, lors du prochain Conseil de Paris, une subvention de 684 967 € sera soumise au vote de l’assemblée.
Depuis le mois de février 2016, le quartier voit affluer ces silhouettes juvéniles.
Les premiers arrivants avaient 9 ou 10 ans. La seconde vague, entre 14 et 17 ans. Certains sont à peine majeurs. Aujourd’hui, ils sont une soixantaine. Ces enfants des rues venus du Maroc via l’enclave espagnole de Melilla, à bord de camions, puis de bateaux de marchandises, ont souvent transité par l’Espagne avant d’échouer sur les trottoirs de la Goutte-d’Or.
Dans quel but ? Totalement livrés à eux-mêmes, ils sniffent de la colle, boivent, agressent les passants, volent et refusent les prises en charge proposées. Beaucoup se disent orphelins. « Ceux qui ont accepté d’être hébergés ont fugué rapidement, ou commis des actes violents », souligne Dominique Versini, adjointe de la maire de Paris Anne Hidalgo à la protection de l’enfance. « Ils sont dangereux pour eux-mêmes et les autres. En piètre état physique, en proie à différentes addictions… Je ne promets pas de résultats dans les huit jours, mais nous allons tenter un dispositif expérimental inédit face à ces profils qui sont connus en Afrique ou en Amérique latine, mais que nous découvrons seulement en France. C’est un véritable défi. »
Lundi, lors du prochain Conseil de Paris, une subvention de 684 967 € sera soumise au vote de l’assemblée.
Depuis le mois de février 2016, le quartier voit affluer ces silhouettes juvéniles.
Les premiers arrivants avaient 9 ou 10 ans. La seconde vague, entre 14 et 17 ans. Certains sont à peine majeurs. Aujourd’hui, ils sont une soixantaine. Ces enfants des rues venus du Maroc via l’enclave espagnole de Melilla, à bord de camions, puis de bateaux de marchandises, ont souvent transité par l’Espagne avant d’échouer sur les trottoirs de la Goutte-d’Or.
Dans quel but ? Totalement livrés à eux-mêmes, ils sniffent de la colle, boivent, agressent les passants, volent et refusent les prises en charge proposées. Beaucoup se disent orphelins. « Ceux qui ont accepté d’être hébergés ont fugué rapidement, ou commis des actes violents », souligne Dominique Versini, adjointe de la maire de Paris Anne Hidalgo à la protection de l’enfance. « Ils sont dangereux pour eux-mêmes et les autres. En piètre état physique, en proie à différentes addictions… Je ne promets pas de résultats dans les huit jours, mais nous allons tenter un dispositif expérimental inédit face à ces profils qui sont connus en Afrique ou en Amérique latine, mais que nous découvrons seulement en France. C’est un véritable défi. »




