© epa.
analyse
Ce vendredi après-midi, à Bruxelles, un rassemblement fera écho à la
manifestation de Washington pour exiger la fermeture de Guantanamo, 17
ans après sa création. Alors que Donald Trump a finalement décidé de
garder la prison ouverte, rompant ainsi totalement avec la volonté de
son prédécesseur Obama de la fermer, quel avenir peuvent véritablement
espérer les détenus?
Guantanamo, kézako?
Il y a 17 ans, le 11 janvier 2002, une base militaire américaine située à Cuba fut transformée en centre de détention: la tristement célèbre et très controversée prison de Guantanamo. Au total, près de 779 hommes en provenance d'une quarantaine de pays différents y ont été enfermés. À l'époque, les détenus étaient présentés comme de dangereux terroristes suspectés d'appartenir à Al-Qaida ou aux Talibans. L'administration américaine venait tout juste d'entamer sa "guerre contre la terreur" ("Global War on Terror"), en réplique aux attentats du 11 septembre 2001, et affirmait que ces hommes étaient susceptibles de détenir des informations capitales pour la sécurité du pays.De nombreux captifs furent arrêtés, tandis que d'autres furent achetés à un prix de 5.000 dollars par tête ou encore kidnappés à l'arrivée des troupes américaines en Afghanistan. Vêtus de combinaisons orange, enchaînés, mis en cage et entourés de soldats, ces hommes devinrent la démonstration de force de l'Occident. Le fait de les enfermer en dehors du territoire des États-Unis envoya un signal fort au monde entier: ce lieu de détention échapperait à tout cadre juridique.
Le 2 février 2002. Un détenu afghan est transporté sur un brancard vers
le centre de détention de Guantanamo pour être interrogé par des
officiers.
© ap.



