jeudi 30 novembre 2017

Report du meeting au samedi 9 décembre et mise à jour des signatures

Bonjour,
La grande salle de la Bourse du travail de Paris n’est pas disponible le 8 décembre pour organiser notre meeting comme on vous l’avait annoncé il y a quelques semaines.
Nous vous informons que, grâce à nos amis de l’Union syndicale Solidaires, ce meeting en solidarité avec le mouvement citoyen du Rif au Maroc aura finalement lieu le lendemain samedi 9 décembre de 14h à 17h à la même adresse :
Bourse du travail de Paris
Salle Ambroise Croizat
3, rue du Château d’eau  75010 Paris
Métro : République
Vous trouverez en pièces jointes :
-          L’appel au meeting avec une mise à jour des signatures (43 organisations au jour d’aujourd’hui). Celles qui n’ont pas signé et qui souhaitent le faire pour soutenir ce meeting peuvent nous adresser un courriel au comite.meeting@gmail.com
-          L’appel lancé par l’écrivain Abdellatif Laâbi qui sera présent au meeting pour parler de cette initiative. Ce texte est ouvert aux signatures individuelles. Les personnes désireuses de le signer peuvent adresser un courriel à laabi.appelrif@gmail.com en indiquant le nom, le  prénom, la  qualité et le pays. Cet appel a été publié sur les colonnes de Mediapart et le Monde 

Nous comptons sur votre présence pour soutenir cette initiative et cette dynamique que nous voulons poursuivre en faveur de la défense des droits de l’Homme au Maroc.

Cordialement,
Ayad Ahram
Pour le comité d’organisation

Violences faites aux femmes : «L’autre rive de la Méditerranée est devenue l’antichambre de la torture»




Par Edouard du Penhoat, 25/11/2017

En cette Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, RFI se penche sur des violences encore peu documentées : celles que subissent les femmes qui prennent les routes de l’exil en Afrique. À chaque étape de leur voyage, elles courent le risque des agressions sexuelles et des viols, et les traumatismes qui en résultent sont encore largement sous-évalués. Cécile Allegra est journaliste et documentariste, présidente de l’association Limbo qui vient en aide aux réfugiés victimes de tortures. Elle explique tous les dangers que courent les femmes qui s’engagent sur les routes migratoires.

RFI: En ce 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, on s’intéresse à une question spécifique - qui est peut-être un peu moins traitée quand on parle des migrants, des routes migratoires et de la migration -  c’est celle concernant les violences que les femmes peuvent subir lorsqu’elles empruntent ces routes. Si vous deviez définir les grands traits, quelles sont ces violences ?

Cécile Allegra: Elles sont de différentes natures. D’abord, avant de partir, elles savent pertinemment qu’elles encourent de très grands risques. Le premier d’entre eux est celui d’être violées et donc, d’avoir une grossesse non désirée en cours de route. Dû à cela, elles se font placer souvent des implants, dans des conditions qui sont très compliquées d’un point de vue sanitaire. Une partie de ces femmes ne peut cependant pas le faire tout simplement parce qu’elles n’anticipent pas la violence qu’elles vont subir sur la route. Il y a donc les femmes qui ont été averties et qui prennent les devants mais qui s’exposent à des complications sanitaires en plaçant des implants dont on ne connaît pas vraiment la durée et celles qui ne peuvent rien faire et qui partent à l’aventure, sans savoir ce qui les attend. Ça, c’est le début.

Ainsi, la première des violences que subissent ces femmes commence avant même le début de l’exil, avec ces opérations chirurgicales qui sont extrêmement risquées ?
Oui, et nous parlons là des femmes qui sont prévenues et qui osent faire cette démarche. Vous voyez donc tous les obstacles qui se dressent sur la route d’une femme qui, avant même son départ, anticipe la violence sexuelle qu’elle va subir, s’y résigne et essaie de faire quelque chose pour minimiser cet impact.

Pourquoi la poignée de main entre Mohammed VI et Ouyahia fait le buzz


poignée de main

Chefs d'Etat et de gouvernement présents au Sommet UA-UE. D.R.
Par Sadek Sahraoui – La photo de la poignée de main entre le roi Mohammed VI et le Premier ministre Ahmed Ouyahia, lors de l’ouverture mercredi à Abidjan du sommet UA-UE, a fait le tour de la Toile comme une traînée de poudre. Cette surmédiatisée poignée de main, qui a eu lieu sous le regard amusé du président français Emmanuel Macron, intervient seulement quelques jours après l’annonce du retour de l’ambassadeur marocain à Alger après plus d’un mois de rappel en consultation, en réaction aux déclarations de Abdelkader Messahel accusant le royaume de blanchir l’argent de la drogue en investissements en Afrique.
Aussi, la tentation a été grande au sein des médias marocains proches du Makhzen d’interpréter l’initiative d’Ahmed Ouyahia comme une manière de s’excuser auprès du souverain marocain. Or, en l’absence d’un communiqué officielle de la part de l’Etat algérien, cette poignée de main dont on parle un peu trop ne peut être interprétée que par un geste d’amabilité. Au plan du protocole, il était d’ailleurs tout à fait normal que ce soit Ahmed Ouyahia, Premier ministre, qui aille saluer le roi du Maroc.
Et puis, pourquoi n’y aurait-il pas de poignée de main ? Les relations bilatérales entre les deux «frères ennemis» ne sont après tout pas rompues.
On peut soupçonner certains de nos confrères marocains d’avoir voulu surmédiatiser la poignée de main entre Ouyahia et M6 simplement pour mieux occulter la présence remarquée d’une délégation du Front Polisario dans la capitale ivoirienne. Cette délégation sahraouie était bien évidemment venue participer au 5e sommet UA-UE duquel Rabat avait essayé, en vain, de l’exclure.
Une autre photo famille a fait aussi sensation. C’est bien sûr celle où l’on voit, posant ensemble, le roi Mohammed VI et Brahim Ghali, président de la RASD.
En ce sens, ce rendez-vous d’Abidjan fera date pour les Sahraouis. Pour les Marocains, il sera un souvenir qui aura le goût d’une amère défaite diplomatique. Dès lors, il est aisé de comprendre pourquoi les médias du Makhzen et d’ailleurs ont tous braqués leurs projecteurs sur Ouyahia et Mohammed VI.
S. S.

Le mouvement social marocain "Hirak" est victime de la violence du pouvoir : arrestations arbitraires, enlèvements, torture...

Pourtant porteur d'un projet social, économique, culturel et environnemental crédible, le mouvement social marocain "Hirak" est victime de la violence du pouvoir : arrestations arbitraires, enlèvements, torture...
150 personnalités dont plusieurs organisations partenaires du CCFD-Terre Solidaire lancent un appel pour dénoncer cette répression sanglante et exiger la libération des membres de ce mouvement en faveur de la justice sociale et la démocratie.
L'appel à lire et à partager massivement http://bit.ly/HirakduRif

À Gap une soirée Festisol consacrée à la situation au Sahara Occidental

Par Solidmar, 30/11/2017

L'association Solidarité Maroc 05 a organisé lundi soir un ciné-débat à partir du beau film "The Runner" réalisé par le cinéaste palestinien Saïd Farouki.
The Runner, le coureur, c'est Salah  Amaidan, venu exprès de Biarritz pour donner des informations sur son pays, le Sahara Occidental, occupé par le Maroc depuis plus de 42 ans.
 À la question:  "Quelle est la situation avec Mohammed VI, par rapport à son père Hassan II ?" Salah a répondu sans hésiter : "Pire". Le tableau qu'il a brossé de son pays,  dernière colonie d'Afrique, est noir, "mais il ne faut surtout  pas baisser les bras, il faut continuer à espérer, à croire que le référendum d'autodétermination se fera , que le peuple sahraoui pourra enfin choisir son avenir." Athlète de haut niveau, Salah milite avec ses jambes,  chaque podium est pour lui l'occasion de dire ce que taisent nos médias, de parler de la répression que subit son peuple, et de sa lutte pacifique pour gagner son indépendance.
A  une personne qui a demandé :"Mais que pouvons-nous faire ?" il a répondu : "Parler de notre pays, de notre situation." Le référendum était prévu depuis 1963 par l'ONU, mais le Maroc s'y oppose, soutenu par la  France qui oppose son véto à toutes  propositions de l'ONU. 

Pour avoir plus d'informations sur le conflit du Sahara Occidental on peut lire "Drôle d'occupation pour une grand-mère. Histoire de prisonniers politiques sahraouis, petite histoire du conflit". Un chapitre est consacré à Salah.
En vente (ou par commande) à "E'changeons le Monde", 17 rue Jean Eymard 05000 Gap, ou APSOlument@yahoo.fr

Salah Hamouri. Elsa Lefort, son épouse, en appelle à E. Macron pour sa libération

" Vous êtes resté muet depuis ce jour où le noir s’est abattu sur notre famille " dit Elsa Lefort dans son adresse au Président de la république. "Un français victime d’arbitraire d’État doit être défendu avec la même détermination et la même force partout dans le monde" exige-t-elle, demandant solennellement à E. Macron d'intervenir auprès de B. Netanyahu, le Premier ministre israélien, à l’occasion de sa venue à Paris début décembre, "Afin que mon mari sorte de prison et que nous puissions passer les fêtes de fin d’année en famille ».
 Réalisation : Abrahim Saravaki

Plongée dans les réseaux marocains qui infiltrent la France

Le dernier numéro de Marianne sur l'infiltration de la France par le Maroc est assez glaçant. On trouve des agents doubles un peu partout. Cela va au-delà de la diplomatie classique avec tout ce qu'elle peut avoir de médiocre à mêler intérêts privés et publics. Là, on est vraiment dans une relation malsaine. J'apprécie peu l'expression "souveraineté nationale" et je n'aime pas comment elle est utilisée notamment pour s'empêcher de critiquer les bilans de nos "amis" en matière de droits humains (l'Egypte par exemple). Mais là, si on pouvait retrouver un semblant de souveraineté, ce serait pas de refus.
Sur fond d'intérêts économiques et stratégiques, de droits de l'homme et de guerre contre le terrorisme, le Maroc n’a cessé d’étendre ses réseaux d’influence en…
marianne.net

mercredi 29 novembre 2017

Commémoration de la disparition du penseur Suisse-Marocain Ahmed Bennani

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solitary watch : Journées nationales des prisons

Rnt..
Dans le cadre des Journées nationales des prisons ( https://www.jnp-ndg.be/index.php/fr/ ), une rencontre avec deux femmes qui font un travail de terrain dans les prisons et dans les quartiers populaires aux Etats-Unis et en Italie. 
Une rencontre pour apprendre et débattre de la situation carcérale dans leurs pays. Un échange sur les solidarités qu’elles essaient de mettre en pratique face à la prison et aux violences urbaines. 
Cette soirée sera aussi l’occasion pour vous présenter le projet Génépi Belgique. (voir présentation plus bas) 


lifelines to solitaryMarlies Talay est la coordonnatrice de Lifelines to Solitary à l‘organisation Solitary Watch 
(http://solitarywatch.com/ ;http://solitarywatch.com/about-lifelines/ ), où elle supervise un programme national d’écriture de lettres en prison aux États-Unis, reliant les personnes détenues en isolement aux correspondants externes. Elle est également impliquée dans Photo Requests From Solitary, dans laquelle les détenu(e)s en isolement peuvent demander une photo du monde extérieur. 
Auparavant, Marlies a travaillé à Brooklyn, New York, dans le cadre d’une initiative communautaire de réduction de la violence appelée Save Our Streets Brooklyn https://www.facebook.com/sosbrooklyn/ ). Marlies est passionnée par la réforme pénitentiaire, l’antiracisme et l’activisme communautaire. Elle poursuit actuellement ses études en criminologie à la KU Leuven en Belgique.

 Giulia Torbidoni est une journaliste italienne, correspondante à Bruxelles pour AlaNews-Ansa.

Enfin une bonne nouvelle...à partager ! Briançon : menacés d’expulsion, sept Soudanais obtiennent gain de cause


Les Soudanais concernés par la procédure d’expulsion vers l’Italie avaient participé, en juin dernier, à la marche entre Briançon et Gap pour faire valoir leurs droites à l’asile.   Le préfet leur avait alors opposé les “Accords de Dublin”.  Photo Archives LDL/VIRGILE

Les Soudanais concernés par la procédure d’expulsion vers l’Italie avaient participé, en juin dernier, à la marche entre Briançon et Gap pour faire valoir leurs droites à l’asile. Le préfet leur avait alors opposé les “Accords de Dublin”. Photo Archives LDL/VIRGILE
Ils devaient retourner en Italie. Le préfet des Hautes-Alpes en avait décidé ainsi. Mais ils ne se sont jamais présentés à la porte d’embarquement de l’aéroport Marseille-Provence. Ils n’ont jamais décollé pour Milan comme c’était pourtant prévu.Considérés par l’État comme des migrants clandestins en fuite sur le territoire français, sept Soudanais accueillis l’été dernier au centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Briançon ont saisi le tribunal administratif de Marseille pour faire entendre leur demande d’asile et pour lever cette épée de Damoclès brandie au-dessus de leurs têtes. Et la justice leur a donné raison.
Dans les ordonnances des différents juges saisis (référés et suspension), le tribunal administratif estime qu’il existe “un doute sérieux quant à la légalité de la décision” prise par le préfet Philippe Court et ordonne “l’instruction de la demande d’asile” ainsi que “le versement de l’aide juridictionnelle provisoire” pour ces Soudanais en quête d’un statut de réfugiés.

“Le tribunal a rappelé le droit”

L’État avait quinze jours pour faire appel devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation. Il ne l’a pas fait.
« Les pratiques illégales du préfet mettent les demandeurs d’asile en situation de stress permanent, alors que ces derniers veulent le repos et la stabilité. Cet acharnement est incompréhensible, alors précisément, que le tribunal a rappelé le droit. Le refus d’enregistrer la demande d’asile des requérants, alors que la France est devenue responsable de leur demande porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit fondamental d’asile », indique Me Oloumi, l’avocat des Soudanais visés par l’instruction.
Quatre autres ressortissants soudanais accueillis à Briançon sont actuellement dans l’attente d’une décision administrative les concernant. L’un d’eux a d’ailleurs été assigné à résidence à Gap : une décision qui vient d’être annulée par tribunal administratif de Marseille.
Contactée, la préfecture des Hautes-Alpes n’a pas répondu à nos sollicitations. Mais, en juin dernier, après une grève de la faim et une longue marche entre Briançon et Gap, les Soudanais concernés avaient pu rencontrer le préfet Philippe Court. Celui-ci estimait alors, qu’au regard des Accords de Dublin, ces étrangers devaient retourner en Italie ou alors saisir les tribunaux. Prudent sur l’issue de ce conflit social et humain, il avait alors conclu son propos en signifiant qu’il respecterait la décision des juges.

mardi 28 novembre 2017

Amnesty International demande la libération "immédiate" de Zefzafi et El Mahdaoui






Crédit: DR
L'ONG de défenses des droits de l'Homme demande aux autorités marocaines la «libération immédiate et inconditionnelle» des prisonniers du Hirak et du journalistes Hamid El Mahdaoui.
Dans un communiqué publié ce mardi et relayé par l’agence espagnole Efe, Amnesty International demande aux autorités marocaines la «libération immédiate et inconditionnelle» des prisonniers du Hirak et du directeur du site Badil.info, Hamid El Mahdaoui. Ce dernier est incarcéré à Casablanca pour incitation à participer à une manifestation non autorisée, et pour «non-dénonciation de crimes», toujours en lien avec le Rif.
«La répression des manifestants rifains au cours des derniers mois a été implacable. Les autorités doivent libérer Zefzafi et les autres (activistes) qui ont été arrêtés pour avoir protesté de façon pacifique ou pour avoir couvert les manifestations», déclare la directrice de la recherche pour l'Afrique du Nord à Amnesty International, Heba Morayef. Et de qualifier ces détenus de «prisonniers de conscience».
L’ONG internationale déplore également la détention de Nasser Zefzafi «depuis 176 jours en cellule d’isolement et sans contact humain» à la prison d’Oukacha (Ain Sebaâ), ainsi que la détention en cellule individuelle d’El Mahdaoui pour une durée excédant le maximum des 15 jours.

Plusieurs activistes du Hirak purgent actuellement des peines allant de 6 mois à 20 ans de prison à Casablanca et Al Hoceima, tandis que le procès de Zefazi et 50 de ses compagnons se poursuit à la cour d’appel de Casablanca pour atteinte à la sécurité interne de l’Etat et à son intégrité territoriale. Des accusations qu’AI qualifie d’«incompatibles» avec les obligations du Maroc sur les droits de l'Homme, car elles «criminalisent l’exercice pacifique du droit à la liberté de réunion, d’association et d’expression».


Réfugiés syriens: vous avez dit pays frères?




Ils sont syriens et ont fui leur pays à cause de la guerre, le terrorisme ou le régime de Bachar Al Assad. Nombreux sont ceux qui transitent par des pays arabes, sans toutefois y rester. Arrivés en Europe, ils se sentent en sécurité mais gardent une amertume dans leur cœur : ne pas avoir été bien reçus, voire de ne pas avoir été du tout reçus par leurs « frères ».

Si une bonne partie de ces États dispose de moyens suffisants pour les accueillir et/ou manque de main d’œuvre qualifiée dans certains secteurs, la majorité, comme c'est le cas du Qatar, ne dispose pas d’un droit d’asile et n’a pas signé la Convention de Genève de 1951 qui a créé le « statut de réfugié ». Par conséquent, ils refusent systématiquement d’accueillir ces malheureux qui fuient la guerre. Pire encore, 6 pays arabes du Golfe Persique, dont l’Arabie Saoudite, interdisent la venue sur leur sol de tout immigré syrien en avortant, au moins symboliquement, tout espoir d’une future unité arabe.
Gamal Abdel Nasser, une des icônes du panarabisme, à Mansoura en 1960 © DR Gamal Abdel Nasser, une des icônes du panarabisme, à Mansoura en 1960 © DR
Amnesty International a déjà lancé une alerte et critiqué « l’absence totale de promesses d’accueil émanant du Golfe » qu’elle qualifie de « particulièrement honteuse». Pour Sherif Elsayed-Ali, responsable du programme Droits des réfugiés et des migrants d’Amnesty International, «les liens linguistiques et religieux devraient placer les États du Golfe Persique au premier rang des pays offrant l’asile aux réfugiés qui fuient la persécution et les crimes de guerre en Syrie
Malgré la langue, la culture et l’histoire commune, ces gens décident souvent de continuer leur voyage en Europe. Pour des raisons économiques diront certains, mais ce n’est pas toujours le cas.
En avril dernier, une cinquantaine de réfugiés syriens sont restés bloqués plusieurs mois au niveau des frontières entre l’Algérie et le Maroc. Plusieurs photos et vidéos postées sur YouTube montrent ces syriens accompagnés de leurs enfants, en plein désert, faire face au froid, à des tempêtes de sable et à des serpents venimeux.

Emmanuel Macron, Amina et l'hypocrisie du bourgeois

Claude Askolovitch

Lors d'un dialogue avec une femme marocaine sans-papiers, le président a montré qu'il est cet homme d’une délicatesse exquise avec les uns, mais d’une froideur glaçante avec d’autres.

Emmanuel Macron dialogue avec une Marocaine lui demandant l'asile en marge de l'inauguration de la campagne d'hiver des Restos du coeur, le 21 novembre 2017 | Capture
Emmanuel Macron dialogue avec une Marocaine lui demandant l'asile en marge de l'inauguration de la campagne d'hiver des Restos du coeur, le 21 novembre 2017 | Capture
La honte qui m’accompagne d’être du bon côté, est-elle simplement le ridicule des tendres bourgeoisies? Une femme a traversé notre regard cette semaine, elle parlait un français bancal et portait sur sa tête un fichu musulman, mon président de la République lui faisait la leçon. Elle venait du Maroc et demandait des papiers, il lui disait que c’était impossible, des caméras les regardaient. Il lui disait, Emmanuel Macron, qu’elle devait rentrer dans son pays et quelle incongruité d’entendre cet homme, que mes pareils et moi-même avons voulu président contre l’extrême-droite, utiliser les mots éternels des fachos, des racistes, des mégères et des méchants, quand ils croisent le crouille, le youpin, le nègre ou le niakoué. «Rentre dans ton pays» disaient les salauds, «il faut rentrer dans son pays» disait Emmanuel Macron à Amina, c’est son prénom, me semble-t-il. Il le disait poliment, lui, sans haine ni bave aux lèvres, et de bonnes intentions républicaines, et c’était encore pire.

Le témoin de la mort de Imad Al Itabi, Abdelhaq Fahsi vient d'être condamné à 12 ans de prison


Le témoin de la mort d'Imad Al Itabi, Abdelhaq Fahsi vient d'être condamné à 12 ans de prison ferme, pour avoir donné sa version des faits par téléphone aux avocats et à la famille du défunt. 
 Arrêté dans la localité de Ait Tayeb pour soi-disant témoigner dans l'affaire, il se voit accusé de lourds et graves délits jamais commis sinon qu' il est en possession de la vérité sur ce qui s'est passé, et sur la manière dont les choses se sont passées selon la déclaration de Maître Abdessadek.
Voilà un jugement -comme les autres d'ailleurs - de justice prononcée au nom de sa Majesté. Le juste peut toujours sommeiller pendant que les autres n'ont que leurs gorges pour vociférer leur colère.

Sortir de l'enfermement

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Bonjour, bonsoir,
Vous le savez peut-être déjà, vous y avez participé de près ou de loin. « Carceropolis », mon reportage en bande dessinée sur le projet de la plus grande prison de Belgique à Haren est paru cet automne dans la revue XXI.
http://www.revue21.fr/tous_les_numeros#n-40_carceropolis
Pour fêter cette parution, une expo au point culture de Bruxelles, des planches, des croquis du pourtour de Bruxelles et de la prison de Forest, un vernissage, le jeudi 30 novembre, et une rencontre, le mercredi 29 novembre.
J’espère vous y voir.,
Cordialement,
Renaud De Heyn

dimanche 26 novembre 2017

Une première au Maroc : des habitants lancent une pétition contre la construction d’une mosquée

25 novembre 2017 
© Copyright : DR
 
Jugeant le coût des travaux pour la construction d’une nouvelle mosquée trop élevé, des habitants d’un quartier d’Agadir viennent de lancer une pétition pour allouer cet argent à d’autres secteurs beaucoup plus urgents.
Dans une pétition qui vient d’être mise en ligne sur le site Avaaz, il est ainsi indiqué que le budget pour la nouvelle mosquée est de 35,8 millions de dirhams, de quoi sans doute financier beaucoup de projets sociaux.
« Ce quartier où habitent plus de 40 000 personnes dispose de maisons de jeunesse qui n’ont jamais pu ouvrir leurs portes faute de moyens financiers. Les deux dispensaires n’ouvrent qu’une heure ou deux par jour mais ne disposent ni de matériels ni de médicaments pour subvenir aux besoins de la population, les infrastructures sportives sont quasiment inexistantes. », déplorent les initiateurs de cette pétition.
Et de poursuivre qu’il n’y a pas de « théâtres, pas de bibliothèques, ni de centres d’hémodialyse ou d’école pour enfants aux différents handicaps... Il n’y a même pas de commissariat de police », dans leur quartier.

DES CENTAINES DE MIGRANTS MAROCAINS DANS L'ENFER DES PRISONS LIBYENNES

DES CENTAINES DE MIGRANTS MAROCAINS DANS L'ENFER DES PRISONS LIBYENNES

Mohammed VI a la tête ailleurs!

Par

Le roi du Maroc







Le souverain marocain tient des discours triomphalistes au moment où ses ressortissants, vendus par des réseaux mafieux, croupissent dans les geôles de l'ex-Jamahiriya.
Le Maroc est sous le choc! Il découvre brutalement que la tragédie vécue par les candidats à l'immigration clandestine qui s'est brisée sur les récifs des côtes libyennes n'a pas épargné ses enfants. 

Ils sont des centaines dont le rêve «européen» a pris fin pour céder la place à un cauchemar qu'ils étaient loin d'imaginer. Après s'être saignés aux quatre veines. Ils ont versé entre 3600 à 4500 euros à des intermédiaires marocains, avant d'être vendus. Victimes de réseaux de traite d'êtres humains. Ils croupissent désormais dans des conditions pitoyables dans les geôles de l'ex-Jamahiriya.
Les témoignages sont poignants. Tout droit sortis d'un autre monde. A donner des sueurs froides. L'enfer. «Une fois en Libye, on a été capturés par une mafia. Ils nous ont demandé le numéro de téléphone de notre famille et les ont menacés de nous tuer s'ils ne donnaient pas l'argent», révèle l'un d'entre eux, enfermé dans un centre en Libye, dans un document audio diffusé sur le site du magazine marocain Telquel. «Un gang nous a séquestrés et pris contact avec le chef d'un réseau d'immigration clandestine pour nous vendre. La transaction a eu lieu. Notre acheteur nous a obligés à payer le double du montant qu'il avait payé. L'armée a fini par donner l'assaut contre les maisons où nous habitions et nous avons fini dans un centre de rétention», témoigne un autre détenu. «Quand vous arrivez en Libye et que vous tombez entre les mains des réseaux d'immigration clandestine, vous mettez de côté votre dignité et vous devenez un esclave qui doit faire tout ce qu'on lui demande. Vous pourrez être tué sans que personne ne soit au courant», a ajouté un de ses compagnons d'infortune. Une tragédie humaine, l'esclavage, dont le scénario s'est déjà joué en terre africaine et qui touche de plein fouet nos frères marocains!

Que fait leur gouvernement pour les sortir de cet enfer? Que fait le roi pour les tirer d'affaire?
Mohammed VI a la tête ailleurs! Le souverain marocain tient des discours triomphalistes au moment où ses ressortissants, vendus par des réseaux mafieux, croupissent dans les geôles de l'ex-Jamahiriya. Beaucoup plus obnubilé par la question sahraouie, il a tenu un discours à l'occasion du 42e anniversaire de l'annexion du Sahara occidental où il a dénié au peuple sahraoui le droit à l'autodétermination.

Affrontements entre Marocains et migrants subsahariens à Casablanca



Affrontements entre Marocains et migrants subsahariens à Casablanca
 (Photo AIC press)
Grande mobilisation sécuritaire vendredi soir et la nuit suivante à Casablanca, dans le quartier Derb El Kebir et Ouled Ziane. La raison? des échauffourées et quelques affrontements entre groupes de Marocains résidant dans le quartier et des groupes de ressortissants subsahariens qui squattent un jardin public.

Sur la toile, les incidents soulèvent une émotion considérable, avec des abus de langage facilités par l’amplification des événements sur les réseaux sociaux et certains sites. Sans connaître avec certitude les faits ni les responsabilités, il y une généralisation propice au racisme. Les appels aux expulsions de subsahariens ne sont pas rares.

Selon les premiers éléments disponibles et plausibles, plusieurs dizaines, peut-être quelques centaines de migrants subsahariens, certains probablement en situation illégale, squattent depuis de nombreux mois, un jardin public situé à proximité du Bd Lacroix et de la gare Ouled Ziane à Casablanca (photos ci-dessous, prises samedi matin).


Vendredi en début de soirée, une jeune marocaine du quartier a été, selon des sources non recoupées, victime de harcèlement sur la voie publique, en passant devant ce jardin public. Elle rentre paniquée et revient avec un groupe de jeunes de son quartier, dans une sorte d’expédition punitive.
Les esprits s’échauffent, les échauffourées commencent, à coups de jets de pierres, pour finir par des mini-incendies de déchets sur la voie publique ou de bacs à ordures. Selon les images, ce fut surtout spectaculaire. Il y a eu quelques dégâts matériels mais pas de blessés.
On imagine toutefois la panique des habitants du quartier. Des renforts de police ont immédiatement bouclé les lieux et ramené le calme. Des interpellations ont été effectuées.
Dans la soirée de vendredi 24 novembre, les autorités de Casablanca ont diffusé le communiqué suivant:
“Des affrontements avec des jets de pierres se sont produits, vendredi soir à Casablanca, entre des jeunes marocains et des groupes de migrants subsahariens qui occupaient un jardin public près du boulevard La Croix, apprend-on auprès des autorités locales de la préfecture d'Al Fida-Mers Sultan.
Les forces publiques se sont empressées d'intervenir pour rétablir la sécurité et disperser les affrontements qui ont engendré l'incendie de déchets et de bennes à ordures, indique la même source, précisant qu'aucun blessé n'est à signaler“.
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