2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 11 août 2017

Maroc : Demande d’enquête sur de mauvais traitements envers des manifestants


Au moins 66 personnes arrêtées en marge des manifestations massives qui secouent la région du Rif, dans le nord du Maroc, ont signalé avoir subi des actes de torture et des mauvais traitements en détention. Elles auraient notamment été rouées de coups, étouffées, dévêtues, menacées de viol et insultées par la police, parfois pour les contraindre à passer aux « aveux », a déclaré Amnesty International.
Amnesty International demande aux autorités marocaines de mener une enquête approfondie, indépendante et impartiale sur leurs allégations et d’exclure des procédures judiciaires tous les «  aveux  » obtenus sous la contrainte. En outre, un manifestant fait l’objet d’une enquête pour « fausse dénonciation », parce qu’il a affirmé avoir été torturé.
« Ces manifestants, descendus dans les rues pour réclamer la justice sociale et de meilleurs services, se retrouvent torturés et maltraités – passages à tabac, menaces de viol, insultes et autres violences. Il est essentiel que les autorités enquêtent de manière approfondie sur ces allégations et que les responsables présumés de ces actes répréhensibles soient traduits en justice », a déclaré Heba Morayef, directrice des recherches pour l’Afrique du Nord à Amnesty International.
Depuis mai 2017, la police a arrêté plus de 270 personnes, dont des militants pacifiques et des journalistes, dans le cadre du mouvement du Rif. Nombre de ces personnes ont été arrêtées de manière arbitraire. La vaste majorité d’entre elles ont été placées en détention, et beaucoup ont déjà été condamnées à des peines de prison pour des accusations liées aux manifestations. Pas moins de 50 détenus font l’objet d’investigations pour des chefs d’inculpation liés à la sûreté nationale et un pour terrorisme. Certains encourent la détention à perpétuité.
Le 7 août, les autorités ont annoncé la mort du manifestant Imad el Attabi. Il se trouvait dans le coma après avoir été grièvement blessé à la tête durant les manifestations à Al Hoceima, le 20 juillet. Une enquête a été ouverte sur les circonstances dans lesquelles il a été blessé.
Certains détenus présentaient des blessures visibles lorsqu’ils sont sortis de garde à vue pour comparaître devant les procureurs, selon cinq avocats qui étaient présents. Selon eux, au moins 28 des détenus qu’ils représentaient ont déclaré aux procureurs et aux juges qu’ils avaient été torturés et parfois contraints de signer des documents sans les lire.
Le 3 juillet, le manifestant Omar Bouhrass a déclaré au juge d’instruction de la cour d’appel de Casablanca qu’il avait été torturé. Selon son avocat, Omar Bouhrass a déclaré que des policiers l’ont frappé tout en lui ordonnant de dire « Vive le Roi », lui ont ôté ses vêtements, lui ont cassé deux dents et l’ont menacé et insulté à la suite de son arrestation, à Al Hoceima. La cour a ordonné un examen médical, mais son avocat n’a été informé d’aucune investigation officielle. Omar Bouhrass doit aujourd’hui répondre d’une nouvelle accusation, pour laquelle il risque une peine d’emprisonnement : les autorités judiciaires ont ouvert une enquête pour «  fausse dénonciation » contre la police.
« Nul ne doit risquer la prison pour avoir trouvé le courage de dire à un juge que la police l’a frappé et humilié en détention, a déclaré Heba Morayef. « En poursuivant ceux qui dénoncent de tels actes, au lieu de les protéger et d’enquêter dûment sur leurs allégations, les autorités marocaines risquent de réduire au silence des dizaines de victimes de torture.  »
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mardi 6 juin 2017

Procès Gdeim Izik ,séance du 5/6/2017: les prisonniers trainés ou portés de force au tribunal



Aujourd'hui 5 juin, 2017, les prisonniers politiques sahraouis Gdeim Izik ont été transférés de force depuis la prison Laaraijat au Tribunal.



La séance d'aujourd'hui devait commencer à 10 heures et demie du matin, mais n’a pas commencé avant 13h45 - trois heures après l'heure prévue-, cela découle du boycott que les prisonniers politiques sahraouis ont entrepris depuis les sessions de la phase du 16 mai contre la justice marocaine dépourvu de toutes garanties juridiques, auxquelles ils sont soumis.



Après avoir manifesté leur boycott et leur rejet d'un jugement inique, les prisonniers politiques sahraouis ont été victimes d'une intervention brutale perpétrée par les forces marocaines dans la prison, une vidéo en montre leur violence extrême. Cette intervention brutale accompagnée de torture physique et psychique, a causé de graves blessures parmi les prisonniers. Tel que rapporté dans une déclaration du Comité des parents et amis du groupe de prisonniers politiques sahraouis Gdeim Izik, les prisonniers politiques sahraouis ont subi des traitements humiliants et dégradants tels que les gifles sur le visage, des coups de pied, des insultes .... Plusieurs prisonniers ont été traînés sur le sol pour être transférés au Tribunal contre leur volonté.

Cela fait déjà quelques heures que le Président du tribunal a considéré la séance d'aujourd'hui comme finie. Il est prévu que la séance de demain commencera à 10h30.