Proche-Orient : Macron vise juste mais tard
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2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas
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Les manuels scolaires français pour l’année 2024-2025 marquent un tournant significatif en intégrant désormais la carte complète du Maroc, s’étendant de Tanger à Lagouira. Cette décision, qui inclut les régions sahariennes dans les ouvrages éducatifs, a provoqué une vive réaction au sein de la communauté marocaine en France.
Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent divers manuels scolaires présentant désormais le Maroc dans ses frontières reconnues, y compris ses régions sahariennes. Cette inclusion souligne un changement significatif dans l’approche éducative française en matière de géographie politique.
Ce développement est en ligne avec les dernières évolutions des relations entre la France et le Maroc, Paris considérant désormais “le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine”. Le président français Emmanuel Macron a assuré dans un message adressé au Roi Mohammed VI le 30 juillet dernier, de “l’intangibilité de la position française sur cet enjeu de sécurité nationale pour le Royaume” et que son pays “entend agir en cohérence avec cette position à titre national et au niveau international”. Le président français a également affirmé dans ce message que “pour la France, l’autonomie sous souveraineté marocaine est le cadre dans lequel cette question doit être résolue”, ajoutant que ce plan “constitue désormais la seule base pour aboutir à une solution politique, juste, durable et négociée, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies”.
Cette nouvelle position de la France sur le Sahara marocain se font également remarquer au niveau des chaînes de télévision publiques françaises, qui montrent une carte complète du Maroc, comprenant ses provinces sahariennes.
Il est à noter aussi que beaucoup de centres de réflexions ont réagi à cette nouvelle position de la France la qualifiant de décisive, à l’Instar de l’Institut américain pour la paix (United States Institute for peace) qui a affirmé dans un papier d’analyse rédigé par Thomas Hill, son directeur des programmes Afrique du Nord, que “la décision de la France de mettre fin à sa neutralité sur la question du Sahara reflète et renforce un consensus international croissant en faveur des revendications de souveraineté du Maroc”. L’USIP souligne également que “dans un avenir pas si lointain, le conflit sur le territoire du Sahara occidental sera effectivement terminé, seule une poignée d’États continuant à plaider en faveur de l’indépendance sahraouie”, ajoutant que “compte tenu de l’avantage militaire qualitatif du Maroc sur le polisario, ce dernier n’a pas d’autre option qu’un règlement négocié. Le plan d’autonomie marocain deviendra le règlement de facto”.
Publié le
Benjamin Morel, politologue et universitaire, analyse la situation politique actuelle et les recours possibles pour l'opposition si Emmanuel Macron tardait à nommer un Premier ministre. Il met en lumière une faille dans notre droit : un gouvernement démissionnaire, dont les pouvoirs augmenteraient avec le temps, pourrait se maintenir pendant 5 ans sans que cela ne soit contraire à la Constitution.
Marianne : Quels sont les recours constitutionnels possibles pour l’opposition si Emmanuel Macron tardait trop à nommer un Premier ministre ?
Benjamin Morel : Il n’y a pas de recours véritablement possible. L’article 8 de la Constitution ne prévoit pas de délai pour nommer un Premier ministre. L’opposition dispose de deux instruments pour faire évoluer la situation. Un gouvernement démissionnaire ne peut pas être renversé, car la conséquence d’une motion de censure est d'obliger le gouvernement à démissionner, ce qui n’a pas de sens pour un gouvernement déjà démissionnaire. Cependant, les ministres en fonction ne sont plus ministres, ils font office de ministres et leur marge de manœuvre est limitée aux affaires courantes.
Macron refuse de nommer Lucie Castets parce qu'il refuse les mesures attendues par une majorité de la population. Il préfère défendre l'intérêt de ses amis les milliardaires. C'est inacceptable.
Depuis son élection Macron divise et sème le désordre. Il gouverne contre le salariat, contre la majorité de la population. Il gouverne contre les syndicats et les associations.
Le mépris jupitérien rejaillit dans tous ses actes, d'Alexandre Benalla à l’allongement de l’âge de départ en retraite, de la baisse de l’APL à la casse des droits des chômeurs…
C’est la raison de son rejet par une majorité de citoyennes et de citoyens. Avec sa politique il a permis au Rassemblement national (FN/RN) d’être aux portes du pouvoir.
Depuis le 8 Juillet, Macron et les siens bloquent la situation. Alors que la majorité relative à l’Assemblée est passée des macronistes au Nouveau Front populaire (NFP), cette fois-ci Macron considère qu’il ne peut pas nommer un premier ministre issu de cette majorité relative.
Les macronistes ont ainsi réussi à faire réélire Mme Braun Pivet à l'Assemblée avec quelques voix d’avance grâce à une coalition des voix de la droite macroniste avec celles de la droite LR.
S’appuyant sur ce vote, Macron prétend qu’une majorité existe. Il prépare la nomination d’un premier ministre de cette coalition. Il attend qu’un pacte législatif soit conclu et entend poursuivre sa politique de division de la gauche.
Construire un puissant mouvement pour imposer des mesures d’urgence
Dès 2022, avec le passage en force pour repousser l’âge de départ en retraite à 64 ans il a divisé le pays.
Un front syndical uni, exemplaire, 13 journées de grèves, des grèves nombreuses, des millions de manifestants ont secoué le pays, 93% des actifs sont contre. Il faut s’en inspirer pour construire un puissant mouvement social.
Le Nouveau Front populaire est arrivé en tête des élections législatives. Mais il reste minoritaire dans une Assemblée morcelée. Et Macron joue de cette réalité. Il faut donc un mouvement social pour arracher les mesures d’urgence, sociale et écologiste, qu’impose la situation.
Ce mouvement social peut contraindre à nommer un gouvernement pour l’augmentation des salaires, l'abrogation de la retraite à 64 ans, la restauration des services publics au plus tôt, l’urgence écologique.
Il convient de construire le rapport de forces nécessaire : comités de Front populaire, campagnes de masse, mouvement social.
Le programme du Nouveau Front populaire constitue le socle sur lequel s’appuyer.
Le NFP a sa première ministre. Lucie Castets peut s’appuyer sur la majorité relative à l’Assemblée, sur le mouvement syndical, sur la mobilisation de millions d'électrices et d'électeurs.
Emmanuel Macron préfère aggraver la crise de régime. Il ne fera qu’accentuer la colère. Elle persiste comme la braise sous les cendres.
Si Macron bloque, l'intersyndicale, des comités de base du Front populaire et la mobilisation sociale peuvent le faire reculer. Tous les partis qui soutiennent le Front populaire devraient ensemble soutenir la constitution de comités locaux du NFP ouverts largement à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans son programme.
Débattons-en partout ! Préparons la rentrée !
| 25 juil. 2024 17:54 | ||
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Solidarité Maroc
Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA)
solidmarxxi[at]gmail.com
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