Omar Radi est libre
2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

26/11/2022Mon message à mon fils Omar pour le 122e jour de la troisième année d'arrestation arbitraire.Paix paix mon garçon
Vous devez regarder le deuxième match du Maroc avec la Belgique.Vous devez avoir ressenti comme tous les citoyens l'exaltation de la réussite et de la victoire malgré la prison injuste, la dépression, la corruption et le prix indécent.Nous aussi nous avons regardé l'interview et goûté à la douceur de la victoire, même si nous ne l'avons pas attendu, car nous avons l'habitude d'échouer dans toutCependant, malgré cette victoire, la joie des citoyens ne peut être accomplie. Cette joie s'évapore bientôt quand les marocains se réveillent à la réalité de leur vie et sont confrontés à l'inflation monstrueuse, au chômage et au durcissement des libertés.Cette victoire et cette célébration des citoyens du monde entier portent un message fort que le patriotisme est la nature de tous les marocains où qu'ils se trouvent.Le faux patriotisme est un titre de tromperie et de soumission à la nation, et ce que ces faussaires gagnent de l'argent public pour échanger la patrie.La vraie victoire c'est d'élever l'aspiration des jeunes à obtenir une bonne éducation gratuite, un emploi et surtout les libertés de faire ressortir l'amour dans leur cœur et leur capacité à servir et développer le pays.Nos jeunes qui ont fui le pays n'y ont pas échappé, mais de la politique de classe, de l'oppression, des violations des droits de l'homme, et du blocage de tous les horizons devant eux.La vraie victoire de la patrie c'est de voir nos enfants détenus injustement et agressivement parmi nous.Ne profitez pas de cette victoire politiquement et passez le reste des procédures de faim pour le peuple marocain et arrêtez tous ceux qui sont en colère de pauvreté, oppression et injustice.Félicitations à vous et à nous pour cette victoire qui nous l'espérons sera collective et inclusive.
Mon message à mon fils Omar le 105e jour de la troisième année d'arrestation arbitraire.
· ·Imaginez, les amis et les petites amies, la taille de la cible Omar et l'accusation primaire qui n'a pas été dégagée depuis plus d'un mois d'enquêtes :""""""""""""""""Rapport d'Omar Al-Radi daté du 26/06/2020.Tout d'abord, je voudrais exprimer mes remerciements et ma gratitude à tous ceux qui ont une fois de plus exprimé leur inquiétude après avoir été convoqués par l'équipe à la police judiciaire.L'assignation à comparaître a été reçue le jeudi 24 juin 2020, suivie d'un rapport du procureur général du roi à la cour d'appel de Casablanca, confirmant qu'il a reçu l'ordre d'ouvrir une enquête sur les "transferts d'argent des services de renseignement Gencies".Ce préavis du procureur intervient après une campagne de diffamation, de calomnie et de calomnie qui m'a été visée par des sites reconnus comme des institutions médiatiques, visant des accusations sans fondement, les sites m'ont accusé dans des articles répétés sur plus de quinze jours de "trahison" et "spionage" et "viol", sérieuses inquiétudes que ces sites n'ont pas fournies la moindre preuve de. De plus, je n'ai reçu aucune demande d'éclaircissement ou de déclaration de la part de ces sites Web qui ont porté ces graves accusations, tout comme l'éthique de la profession journaliste.Bien que je sois obligé de respecter la confidentialité de l'enquête en cours, je déclare au public ce qui suit :Les accusations portées contre moi par le procureur sont non seulement infondées mais ridicules.- J'ai attiré l'attention sur la rapidité avec laquelle le parquet a traité l'ordre d'enquête contre moi, après la campagne de diffamation immorale qui a été visée par une presse décrite par les professionnels des médias et le public comme une publicité ournalisme spécialisé dans l'intrusion dans la vie privée des citoyens et leurs données personnelles. L'opinion publique témoigne que le parquet n'a pas bougé tranquillement lorsque ces sites violaient les droits de l'enfant, les minorités et les données privées. Donc seul le procureur général a l'audace de suivre les votes critiques ?- Mon suivi par le procureur général du Roi à la cour d'appel de Casablanca, et je suis enquêté par la brigade nationale de police judiciaire, après la campagne de diffamation et d'injures qui m'a allongé auprès de mes proches, collègues et camarades, n'honore pas le parquet, le la loi, et le pays.Je vais alors affronter fermement cette tentative d'intimidation et d'intimation, et je vous assure que cela ne découragera pas ma détermination et mon énergie à me battre pour la vérité pour un Maroc meilleur.Omar Al-Radi
Amnesty International Belgique Francophone <mail@amnestyinternational.be>À moi
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Bonjour
Depuis un jugement tombé en mars dernier, Omar Radi, journaliste et fervent défenseur des droits humains, a été condamné à 6 ans de prison suite à un procès inéquitable. Amnesty International demande aux autorités marocaines d’acquitter Omar Radi des accusations fallacieuses pesant contre lui, et de lui assurer un nouveau procès équitable.
Les enquêtes d’Omar Radi portant sur des liens présumés entre des intérêts politiques et de grandes entreprises, ainsi que ses vives critiques concernant le bilan du Maroc en matière de droits humains lui ont valu d’être la cible de mesures de répression, les autorités cherchant à réduire au silence les voix dissidentes.
Un grand nombre de journalistes dans le monde, qui ont le courage de critiquer ouvertement la corruption et autres dérives politiques dans leur pays, se trouvent dans la même situation qu’Omar Radi.
Aujourd’hui, son enquête sur les expropriations foncières est reprise par l’association Forbidden Stories, mais lui reste emprisonné. Ceci ne peut plus durer.
Demandez aux autorités marocaines de garantir à Omar Radi un nouveau procès équitable en accord avec les standards internationaux, de libérer tous les individus détenus en raison de leurs opinions, et de cesser le harcèlement des dissident·es, des journalistes et des activistes au Maroc.
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Communiqué
Le comité France de soutien à Maâti Monjib, Soulaiman Raissouni, Omar Radi condamne avec fermeté le récent changement de situation imposé à Soulaiman Raissouni.
Ce brillant journaliste subit, depuis plus de deux ans, le harcèlement et l’acharnement du pouvoir marocain qui cherche à le faire taire. Arrêté et condamné à cinq ans de prison pour un motif fallacieux monté de toute pièce, il a subi moultes discriminations au sein même de la prison, étant à l’isolement total depuis deux années. Il a été empêché d’assister à certaines audiences de son procès, il a été humilié par des fouilles de sa cellule alors qu’il menait une grève de la faim depuis plusieurs semaines et que l’administration pénitentiaire niait officiellement cet état de fait tout comme la gravité de son état de santé.
Le 23 mai dernier, après une visite au parloir, sans en avoir été averti, il a été transféré à la prison d’Aïn Borja -autre prison de Casablanca-, après qu’on lui a confisqué tous ses livres ainsi que ses notes de travail utiles pour la rédaction en cours d’un roman. Il se trouve de nouveau à l’isolement total et, en réaction à cette confiscation, refuse la promenade quotidienne d’une heure.
Le comité France de soutien réprouve ces méthodes bafouant les droits élémentaires des personnes, comme un élément supplémentaire à la spirale de haine et de vengeance d’un régime qui ne supporte pas la pensée éclairée et critique et gouverne par la terreur.
Le comité France de soutien est inquiet pour la santé morale et physique du journaliste Soulaiman Raissouni et assure ce dernier et sa famille de tout son soutien indéfectible.
Enfin, le comité France de soutien appelle le gouvernement marocain à respecter sa propre Constitution ainsi que les textes internationaux réglementaires en matière de droits humains, et à libérer Soulaiman Raissouni car il est entendu pour le comité que la place de Soulaiman Raissouni n'est pas en prison mais en liberté.
Paris le 3 juin 2022
Comité France de soutien
C’est un bien triste anniversaire que l’on a fêté hier. Cela fait maintenant deux années que Soulaimane Raissouni est en prison. Une opportunité pour revenir sur les circonstances qui m’ont amené à le connaitre, le respecter et l’admirer.
“Je souhaiterais réaliser un entretien sur l’histoire du Journal Hebdomadaire” C’est par cette requête que j’ai connu Soulaimane Raissouni. Il était encore à Al Massae. J’ai commencé par refuser. Je ne le connaissais pas vraiment, mais son journal, oui. J’avais du mal avec cette presse qui usait de pugnacité avec tout le monde sauf avec ceux qui la méritaient le plus -le complexe de rentiers et de sécuritaires qui tient le pays. Je doutais de sa promesse de publier mes réponses fidèlement. Pour me convaincre de son intérêt, il offrait de se déplacer en Tunisie où je me trouvais pour une conférence.
Comme souvent dans ces circonstances, je recours à mon père. Son nez pour le makhzénisé ou, plus utile encore, le makzanizable, lui faisait rarement défaut. Je n’ai pas pu finir ma question qu’il me disait d’y aller les yeux fermés. Selon Si Khalid, Soulaimane était un “vrai”.
Mon admiration pour sa probité et son courage n’ont cessé de grandir depuis. J’en suis venu à le considérer comme le meilleur éditorialiste marocain de ces dernières années. Son travail de militant des droits de l’homme et son expérience de journaliste lui ont forgé la capacité d’analyse et l’intelligence nécessaire pour écrire comme les marocains ont besoin qu’on leur écrive. Avec une plume courageuse et respectueuse de leur intelligence. C’est, je crois, la raison de ses malheurs.
Contre vents et marées, il a cru qu’une presse indépendante était possible au Maroc. Quand on lance un nouveau média, comme il l’a fait à un moment, et qu’on a les engagements éditoriaux sans compromis comme les siens, c’est qu’on a la foi. Il a été jusqu’au bout de ses convictions. Certains diraient son engagement déraisonnable. Critiquer les puissants lorsque ceux-ci ne rechignent devant rien ou presque pour vous faire taire, n’est ce pas là le signe de l’inconscience ? Peut être. Mais rien n’a jamais changé sans cette inconscience là.
Soulaimane est-il innocent des crimes dont l’accuse l’Etat? J’en suis persuadé. Mais ma conviction n’a aucune importance. Ce qui en a, c’est le comportement du complexe Judiciaro-Policier à son égard. En l’occurrence, La vindicte de l’Etat n’est pas seulement évidente, elle est ostentatoire.
Les tenants de notre ordre policier et judiciaire veulent que vous le sachiez : Les principes élémentaires du droit ne vous protégent pas lorsque vous les fâchez. L’injustice décomplexée de L’État n’est pas seulement un moyen pour condamner les critiques du régime. Elle en est aussi une fin.
Le traitement inique des affaires Soulaimane Raissouni, Omar Radi, Nacer Zefzafi est un message en soi.
S’élever contre le sort fait à ces éclaireurs de la liberté signifie notre rejet de ce message. Notre refus que la Loi soit un outil de répression aux bénéfices des puissants plutôt qu’un instrument de Justice équitable.
Aboubakr Jamaï
6:44 (il y a 1 heure) | ||||||||||||||
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Solidarité Maroc
Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA)
solidmarxxi[at]gmail.com
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