2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 3 avril 2023

Avant les mégabassines, la bataille de Sivens, le film avant le livre


Avant les mégabassines, la bataille de Sivens, le film avant le livre
  
La Guillotine - Les éditions qui tranchent
editionlaguillotine@gmail.com
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Un film de Cédric Rutter, en accès libre, réalisé en 2023, 9 ans après la suspension des travaux d'un barrage qui a détruit plusieurs hectares de forêt et une zone humide remarquable. A un moment, où des mégabassines sont en construction, l'histoire va-t-elle se répéter ? Certains disent "La Bataille de l'eau a commencé''. Non, elle continue.
 
VISIONNER LE FILM

SYNOPSIS - Film sans voix off. Forêt de Sivens, dans le Tarn, c'est là où devait être créée en 2014 une retenue d'eau, un projet contesté dès qu'il est connu du public suite à la mise à jour de nombreux dysfonctionnements. Cependant, le Département, porteur du projet, ne veut en aucun cas écouter les arguments adverses. En janvier, quelques personnes décident de s'installer sur la zone. De premières violences sont commises par des personnes en faveur du barrage. Si bien que le groupe de départ se trouve renforcé dans sa détermination. Peu à peu, une ''zone à défendre'' s'établit. Mais contrairement à ce que voulurent faire croire les bénéficiaires du projet, quelques élus, la FNSEA et la presse locale, les opposants n'étaient pas que des « écolo radicaux venus d'ailleurs ». La population locale a été de plus en plus nombreuse à se manifester contre cette construction vue comme inutile et destructrice. En septembre, les travaux commencent sous protection policière. La zone est détruite en quelques jours. Dans la nuit du 25 au 26 octobre, un manifestant, Remi Fraisse, est tué par la gendarmerie.

Les chroniques de cette lutte sortiront en livre en septembre. Pour le commander déjà, vous pouvez nous contacter dès maintenant.

  Ce livre n’est pas qu’un reportage. L’auteur avec délicatesse, sans jamais se mettre en avant, nous emmène dans un monde qui nous amène à réfléchir sur notre responsabilité quant à cette violence. Il nous amène également à des parallèles inattendus..
François Delarbre

Ce livre est très bon, à la fois comme récit sincère et personnel d’une expérience de découverte et de rencontres et comme travail journalistique, avec des interviews intéressantes et dont la variété rend compte de bien des problématiques qui secouent ce pays et dont l’auteur a su saisir et rendre l’essentiel.
Pierre Semet

mercredi 6 février 2019

La lutte des paysans pauvres pour le droit naturel à l’eau du barrage Aoulouz


Le projet G1 (réseau d'irrigation par goutte-à-goutte) est un projet de la République fédérale d'Allemagne destiné aux terres irriguées de la municipalité d’Aoulouz, soutenu par un crédit de 400 million de dirhams de la BAD à l'État marocain.
Un projet qui n'est pas adapté à la situation des terres et des cultures des petit(e)s paysan et paysan(ne)s pauvres. L'irrigation par canaux hyper-modernes est la seule façon de développer la productivité des oliveraies et cultures bio. Les grands propriétaires féodaux de terres non-irriguées (bour) sont les seuls qui vont bénéficier de ce projet, contre les intérêts des petit(e)s et paysan(ne)s pauvres qui ne peuvent pas payer l'eau d'irrigation.
L'objectif des féodaux est d’exploiter l'eau dans un premier temps et d'arriver dans l'avenir à chasser les paysan(ne)s de leurs terres pour les transformer en ouvriers agricoles exploités dans les domaines des grands propriétaires. Il faut préciser que 60% des terres irriguées par les sources Tafarzazat, Timilte et Targa Ljdid sont des terres domaniales et habous (biens de main-morte inaliénables et administrés par l'État), ce qui  permet aux paysan(ne)s sans terre de les affermer.
Les paysan(ne)s pauvres d’Aoulouz souffrent des survivances du féodalisme qui continue d’exploiter les terres, l'eau et les hommes en l'absence quasi-totale de réaction des autorités, depuis la construction du barrage Aoulouz à la fin des années 80. De nombreuses sources au pied du barrage sont taries, seules subsistent les trois mentionnées plus haut, qui bénéficient de fuites du barrage.
La souffrance des petits paysans et paysan(ne)s pauvres a commencé après la construction du barrage, qui a provoqué l’assèchement de la Saguia (canal d'irrigation) de Taboumahaout, la plus proche de la Saguia de Tafarzazat.
Afin de sortir de ce pétrin, le Bureau régional du développement agricole a créé en 2001 une association d’usagers d'eau exclusivement destinée aux agriculteurs du secteur d’Aoulouz pour gérer la crise, dans un climat de terreur à l’encontre des paysans pauvres de la Saguia de Tafarzazat, qui ont refusé d'adhérer à cette association.
À ce moment-là, les Forces auxiliaires ont encerclé la mairie pour interdire toute expression de refus, réprimer toute dissidence et prévenir un soulèvement.