2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mercredi 11 septembre 2024

La lettre politique de Mediapart : Et à la fin, c’est la droite qui gagne




lundi 09 septembre 2024


La lettre politique de Mediapart est publiée chaque début de semaine. Retrouvez nos partis pris, notre sélection d’articles à ne pas manquer, des décryptages inédits, un suivi des débats parlementaires, et une plongée dans la vie des idées.


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L’édito
Et à la fin, c’est la droite qui gagne



Par Ilyes Ramdani

Qui aurait pu prédire ? Quand Emmanuel Macron a prononcé la dissolution de l’Assemblée nationale, le soir du 9 juin, la droite traditionnelle s’est demandé si elle y survivrait. Le 7 juillet, elle sauvait une quarantaine de sièges en réunissant 5,4 % des suffrages exprimés. Et la voilà, début septembre, à Matignon, en attendant d’occuper les ministères de l’intérieur, de la justice ou de l’économie. 
 
C’est le jeu du « qui perd gagne », édition politique. Dans les rangs du parti Les Républicains (LR), où l’on se demandait ce qu’on allait devenir après l’accord entre Éric Ciotti et le Rassemblement national (RN), on se prépare à l’effervescence grisante de l’exercice du pouvoir. Plus seulement avec le sceau infâme de la trahison, comme Gérald Darmanin, Damien Abad ou Rachida Dati ces dernières années, mais au grand jour, avec l’assentiment du parti.
 
Alors, LR se met en branle : une flopée de maires et de parlementaires se rêve au gouvernement, les collaborateurs peaufinent déjà leurs CV pour intégrer les cabinets, les hauts fonctionnaires proches du parti activent leurs réseaux… Privée de pouvoir depuis douze ans, la droite traditionnelle est de retour, elle dont la quasi-totalité des dirigeant·es n’a jamais été ministre (Annie Genevard, Bruno Retailleau, Olivier Marleix…).
 
Tant pis si cela nécessite de sacrifier quelques principes et de renier quelques promesses. « Une alliance avec les macronistes ? Jamais ! », jurait-on encore mi-juillet chez LR. Et avec l’extrême droite ? Encore moins ! Le gouvernement Barnier sera pourtant, bel et bien, un gouvernement soumis au bon vouloir de Marine Le Pen. L’énième clou sur le cercueil du « cordon sanitaire ».
 
L’aventure a pourtant l’arrière-goût de l’éphémère. Privée de majorité au Parlement, l’alliance entre le camp présidentiel et LR se noue sur des bases bancales, comme le montrent les réticences de l’ancienne majorité à y plonger. Prévu fin décembre, le vote du budget ressemble déjà à une épreuve insurmontable. Sur ce texte comme sur les autres, Marine Le Pen n’aura besoin que d’un mot à ses député·es pour que soit renversé le gouvernement Barnier.
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La lettre politique de Mediapart mediapart@info.mediapart.fr

9 sept. 2024 19:05 (il y a 21 heures)

 

Mediapart- L’édito : Et à la fin, c’est la droite qui gagne Par Ilyes Ramdani


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Et à la fin, c’est la droite qui gagne



Par Ilyes Ramdani

Qui aurait pu prédire ? Quand Emmanuel Macron a prononcé la dissolution de l’Assemblée nationale, le soir du 9 juin, la droite traditionnelle s’est demandé si elle y survivrait. Le 7 juillet, elle sauvait une quarantaine de sièges en réunissant 5,4 % des suffrages exprimés. Et la voilà, début septembre, à Matignon, en attendant d’occuper les ministères de l’intérieur, de la justice ou de l’économie. 
 
C’est le jeu du « qui perd gagne », édition politique. Dans les rangs du parti Les Républicains (LR), où l’on se demandait ce qu’on allait devenir après l’accord entre Éric Ciotti et le Rassemblement national (RN), on se prépare à l’effervescence grisante de l’exercice du pouvoir. Plus seulement avec le sceau infâme de la trahison, comme Gérald Darmanin, Damien Abad ou Rachida Dati ces dernières années, mais au grand jour, avec l’assentiment du parti.
 
Alors, LR se met en branle : une flopée de maires et de parlementaires se rêve au gouvernement, les collaborateurs peaufinent déjà leurs CV pour intégrer les cabinets, les hauts fonctionnaires proches du parti activent leurs réseaux… Privée de pouvoir depuis douze ans, la droite traditionnelle est de retour, elle dont la quasi-totalité des dirigeant·es n’a jamais été ministre (Annie Genevard, Bruno Retailleau, Olivier Marleix…).
 
Tant pis si cela nécessite de sacrifier quelques principes et de renier quelques promesses. « Une alliance avec les macronistes ? Jamais ! », jurait-on encore mi-juillet chez LR. Et avec l’extrême droite ? Encore moins ! Le gouvernement Barnier sera pourtant, bel et bien, un gouvernement soumis au bon vouloir de Marine Le Pen. L’énième clou sur le cercueil du « cordon sanitaire ».
 
L’aventure a pourtant l’arrière-goût de l’éphémère. Privée de majorité au Parlement, l’alliance entre le camp présidentiel et LR se noue sur des bases bancales, comme le montrent les réticences de l’ancienne majorité à y plonger. Prévu fin décembre, le vote du budget ressemble déjà à une épreuve insurmontable. Sur ce texte comme sur les autres, Marine Le Pen n’aura besoin que d’un mot à ses député·es pour que soit renversé le gouvernement Barnier. 
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samedi 22 juin 2024

In Extremis

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In Extremis

La newsletter Mediapart sur les extrêmes droites

 
L’extrême droite est désormais un bruit de fond quotidien. Ses idées se sont installées dans les moindres recoins de nos habitudes. Elles saturent l’espace politique et grignotent nos institutions. Elles courent les plateaux de télévision et infusent toutes les strates de la société. Elles gagnent du terrain en France, en Europe et dans le monde.
 
Pour comprendre les conséquences politiques, sociales ou culturelles de cette offensive, découvrir des personnages de l’ombre et des histoires méconnues, ou encore suivre les mobilisations antifascistes, retrouvez chaque mois nos enquêtes, nos reportages et nos analyses dans la newsletter gratuite In Extremis.

 

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samedi 28 octobre 2023

Mediapart : Situation à Gaza, témoignage

Jeudi 26 octobre sur Mediapart


À minuit et demi, un voisin situé à 20 mètres de la maison de mon beau-père a reçu un appel de l'armée israélienne lui demandant d'évacuer sa maison, car ils ont l'intention de la bombarder et de la détruire. Il a jusqu'à 16 heures pour partir. Tous les voisins autour de lui commencent à partir, emportant tout ce qu'ils peuvent en termes de besoins de base. Ma femme Abeer était en train de faire cuire du pain et j’étais en train de laver ma mère lorsque nous avons appris la nouvelle. Nous étions plongés dans la confusion : que faire ? Abeer m'a demandé de me dépêcher et de préparer ma mère. Elle continue à cuire le pain, tout en donnant l'ordre à ses sœurs de se préparer à partir. J’ai mis les « sacs d'évacuation » que nous avions préparés auparavant dans la voiture et je l'ai conduite à quelques rues de notre maison.

Tout le monde bouge hystériquement dans toutes les directions, effrayé, silencieux. J'ai mis ma mère dans son fauteuil roulant, et mon beau-frère a mis notre belle-mère dans le sien. Abeer a terminé la cuisson du pain, elle l’a emballé et nous sommes sortis de la maison. Le père d'Abeer nous a dit de le suivre jusqu'à la maison de son ami, à 80 mètres de là. C'est une grande maison avec une cour d'entrée, un petit jardin avec quelques arbres et plantes. L'ami et sa famille nous ont accueillis à bras ouverts. Les femmes et les filles se sont assises sur le côté gauche du jardin, les hommes sur le côté droit. Il est 14h22, le propriétaire offre du café aux hommes, et du café accompagné de biscuits aux femmes. 
« Attendre » un des pires mots pour moi ! Je déteste attendre ! Je dois trouver un endroit plus sûr. Retourner chez moi à Gaza City est impossible, ce serait un suicide total. Au sud, à Khan Younis ou à Rafah, je ne connais personne. De plus, les écoles qui accueillent les réfugiés sont déjà surchargées, nous ne trouverions pas de place du tout. Je me suis souvenu qu'il y a deux semaines (le 12 octobre, lorsque nous avons quitté la maison), un ami à Rafah m'avait appelé pour me proposer un appartement, qui était vide après la mort de son frère aîné. Mais c'était il y a 13 jours, et les choses ne seront plus les mêmes maintenant. Je suppose qu'il a reçu des membres de sa famille, et je ne voulais pas l'embarrasser, alors je lui ai envoyé un message au lieu d'un appel téléphonique. Comme je m'y attendais, sa maison est plus que remplie de parents déplacés, de tantes, d'oncles, de nièces…

J'ai appelé un autre ami, et encore un autre, aucun endroit, toutes les unités d'habitation, toutes les écoles sont submergées de personnes déplacées. Après que l'armée israélienne a détruit 50 % ou plus des habitations de la bande de Gaza au cours des deux dernières semaines, entassant 2,1 millions de personnes dans un espace d'un million, à quoi puis-je m'attendre ? 

Il est 16 heures, rien ne s'est passé. 16h30, rien ne s'est passé. Nous nous asseyons dans le jardin, je fume et je fume, ma capacité de réflexion est paralysée. La nuit va bientôt tomber et aucun mouvement n'est possible après la tombée de la nuit. La voix de ma mère se fait entendre. Elle raconte des histoires sur tout et rien. Elle est incapable de se rendre compte de la réalité de notre situation.

Le voisin ne nous indique pas qu’il serait possible de rester. Nous comprenons, nous voyons combien de personnes il accueille, tant de femmes sont venues nous saluer, tant d'hommes sont venus nous accueillir, tant d'enfants autour de nous… Ses fils avec leurs femmes et leurs enfants, ses filles avec leurs maris et leurs enfants. 

J'ai parlé avec mon beau-père et ma femme. Nous devons décider de ce qu'il faut faire maintenant, nous ne pouvons pas attendre la nuit car il sera trop tard pour agir. Il n'est pas certain qu'ils bombarderont ce soir. Le supermarché qui a été bombardé a reçu un avertissement similaire quatre jours avant. Nous décidons de rentrer chez nous, nous dormirons tous dans la pièce la plus à l'Est, loin des fenêtres, et demain nous chercherons une autre solution, si nous survivons à la nuit. 

La nuit, c'est le cauchemar ici, sous les attaques, les bombardements s'intensifient pendant la nuit.

De retour à la maison, nous avons ramené le lit de ma mère du deuxième étage, nous l'avons mis dans un coin de la pièce. Il fait maintenant nuit. Depuis hier soir, ma mère a commencé à voir des images et des personnes, des hallucinations. Elle dit aux gens de sortir, elle demande aux danseurs d'arrêter de danser, elle demande aux enfants d'arrêter de l'asperger d'eau, elle ne cesse de dire à une dame de s'éloigner d'elle. Cette dame approche son visage trop près de celui de ma mère, ce qui la terrifie et la fait crier. Si l'on regarde le visage de ma mère à ces moments-là, ses yeux sont grands ouverts, fixant le vide. Son visage est rempli de panique. J'essaie de la calmer, rien n'y fait, surtout si je lui dis qu'il n'y a personne ici. Elle crie : « comment se fait-il que tu ne les voies pas, pourquoi tu ne m'aides pas, pourquoi tu ne leur demandes pas de partir, est-ce que tu prends parti pour eux ? » Je ne peux que pleurer.

A 2 heures du matin, c'en était trop pour tout le monde, je l'ai portée jusqu'au deuxième étage. Peut-être que ses cris et ses hurlements n'atteindront pas les autres et qu'ils pourront dormir. Les hallucinations continuent. Il est 6h30, c'est l'aube, la lumière du jour n'est pas encore complète, et ma mère a toujours les yeux grands ouverts. Je suis en train de m'effondrer. J'oublie le risque que je lui fais courir, à elle et à moi, en étant au deuxième étage, qui est vulnérable et serait en grande partie endommagé si l'attaque annoncée contre la maison du voisin avait lieu maintenant.

7h45. Enfin, ma mère est plus calme et plus silencieuse, elle demande un petit déjeuner. Abeer vient la servir. Je m'endors au deuxième étage.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

 

mercredi 15 avril 2020

La réouverture annoncée des écoles inquiète les enseignants

Coronavirus
Dans son allocution du lundi 13 avril, le président de la République annonçait la réouverture prochaine des établissements scolaires à partir du 11 mai. Le docteur Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France, appelle les autorités à la prudence pour éviter de relancer l'épidémie.
L'école à la maison connaît-elle ses derniers jours ? Ce lundi 13 avril, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé la réouverture progressive des crèches, écoles, collèges et lycées à partir du 11 mai sous quelques conditions. "Le gouvernement aura à aménager des règles particulières, organiser différemment le temps et l'espace, bien protéger nos enseignants et nos enfants avec le matériel nécessaire", a-t-il précisé lors de son allocution télévisée. Dans la foulée, son ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, a précisé que ces réouvertures ne se feront pas du jour au lendemain et sans précautions ni "moyens sanitaires". "C'est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles alors que l'on sait que c'est un lieu de haute transmission, de haute contamination", a immédiatement réagi Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, syndicat enseignant du premier degré. Une décision imprudente ? Pour le docteur Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France, une réouverture précipitée des établissements pourrait relancer l'épidémie. Entretien.

Marianne : Rouvrir les écoles, est-ce bien raisonnable dans le contexte sanitaire actuel ?
Jean-Paul Hamon : On voit que l'on a une épidémie extrêmement active. Ce n'est pas parce que l'on a, actuellement, une centaine de lits de réanimation supplémentaires qui sont vides que l'on doit relâcher l'étau. Parce que là, franchement, avec cette décision, il y a quand même un risque de relancer l'épidémie. Pour autant, je veux croire à la prudence affichée par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation, en déclarant qu'il ne s'agira que d'un redémarrage progressif et ciblé par région. J'ose espérer qu'ils seront raisonnables là-dessus. Parce que si on ouvre toutes les vannes, c'est faire encourir un grand risque à la population. Que ce soit aux professeurs, aux parents, à leur entourage respectif, ou même aux enfants.

Sous quelles conditions les écoles pourraient rouvrir avant l'été, selon vous ?
Si l'on parvient à contenir l'épidémie et que, dans le même temps, on réussit à obtenir assez de masques pour le personnel et les enfants. 
On peut imaginer un scénario à la coréenne où les élèves et les membres du personnel suspects seront testés, tout comme l'entourage, tout en étant équipés de masques, pour que la vie du pays se poursuive... Mais un tel choix veut aussi dire que nous renonçons à la fameuse immunité collective, où 60% de la population doit être touchée pour neutraliser le virus, pour préférer acter le fait que le virus va s'installer dans la durée et qu'il faut donc vivre avec. Il faut trancher.