2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mardi 31 décembre 2024

L’alliance militaire entre Israël et le Maroc se renforce malgré la guerre à Gaza


Israël a conclu un accord avec le Maroc pour la livraison de deux satellites espions. Ce contrat traduit l’intensification de la coopération militaire entre les deux pays, en dépit de la guerre dans la bande de Gaza.

Pascal Brunel (à Tel Aviv) et Sophie Amsili, Les Échos  , 11/7/2024

Lancement d’un satellite de reconnaissance Ofek 16 - de la même famille que les Ofek 13 vendus au Maroc - depuis la base de Palmachim dans le centre d’Israël en 2020. (Israel Ministry of Defense Spokesperson’s Office via AP/SIPA)

Israël commence à recueillir les dividendes de la paix en pleine guerre dans la bande de Gaza. Israel Aerospace Industries (IAI), le plus important groupe d’armement israélien, vient de conclure un accord pour la livraison d’ici à cinq ans de deux satellites « d’observation » de type Ofek 13 (Horizon en hébreu) au Maroc. Avec un montant d’un milliard de dollars, il s’agit du plus gros contrat entre les deux pays depuis les accords d’Abraham conclus fin 2020, qui ont permis une normalisation des relations entre l’Etat hébreu entre les Émirats, Bahreïn et le Maroc.

Les satellites israéliens vont remplacer ceux produits par Airbus actuellement en activité. Ce marché échappe ainsi au consortium européen. La censure militaire israélienne n’a pas permis de confirmer officiellement la transaction pour tenter, sans doute, d’éviter des protestations d’une partie de l’opinion publique marocaine très remontée contre Israël depuis le déclenchement de la guerre contre le Hamas, à la suite des massacres commis par ce dernier le 7 octobre.

Mais l’existence de ce contrat ne fait aucun doute. Les médias israéliens ont contourné l’obstacle en citant des sources étrangères et en révélant qu’Amir Peretz, le patron d’IAI s’est rendu discrètement ces derniers jours au Maroc. Autre indice : le groupe a informé la Bourse de Tel Aviv de la conclusion d’un accord d’un milliard de dollars, en omettant seulement de préciser le nom de l’acquéreur.

Troisième fournisseur de matériel militaire

Cet accord ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans un processus de rapprochement entre les deux pays. Selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), Israël est devenu ces dernières années le troisième fournisseur de matériel militaire du Maroc avec 11 % de parts sur ce marché. En 2022, IAI avait déjà fourni plusieurs systèmes de défense aérienne de types Barak pour un montant de 540 millions de dollars. La grande majorité du matériel a déjà été livrée à l’armée marocaine. L’Etat hébreu aurait également vendu des drones de type Heron.

Cette lune de miel s’est également traduite concrètement le mois dernier. Une barge de débarquement que l’armée israélienne avait commandée aux Etats-Unis pour des transports de troupes et de matériel militaire a été autorisée à faire escale à Tanger pour s’approvisionner en carburant et nourriture. A l’inverse, l’Espagne très critique envers la guerre menée dans la bande de Gaza, avait, quelques jours plus tôt, interdit à un bateau battant pavillon danois et transportant 27 tonnes d’explosif en provenance d’Inde destiné à Israël de faire escale dans un de ses ports.

Manifestations

L’escale à Tanger avait donné lieu à une nouvelle manifestation de milliers de Marocains en soutien à Gaza, comme il y en a eu régulièrement dans les rues des grandes villes marocaines depuis le 7 octobre. Les manifestants, emmenés par des partis de gauche et des mouvements islamistes, appellent à un gel de la coopération avec Israël, voire un retour arrière dans la normalisation des relations entre les deux pays. Un sondage réalisé par le centre de recherche Arab Barometer début juin montrait également que seuls 13 % des Marocains soutiennent la normalisation des relations entre Israël et les pays arabes, contre 31 % en 2022.

« Avec l’enlisement du conflit, les Marocains ne peuvent plus ignorer les images qui viennent de Gaza, l’opinion décroche », explique Antoine Basbous, associé de Forward Global et directeur de l’Observatoire des pays arabes. « Certains chefs politiques disent qu’il faut arrêter le rapprochement avec Israël, comme l’ancien Premier ministre Abdelilah Benkirane, membre du PJD qui gouvernait le Maroc lorsque le royaume a signé les accords d’Abraham. »

Mais pour Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam), ces manifestations sont loin d’atteindre leur but : « Elles ont été autorisées car elles constituent une soupape pour laisser la population s’exprimer sans que cela gêne le pouvoir marocain. Ce dernier a fait de la question de la normalisation avec Israël une question existentielle en la liant à la sécurité du royaume : dans le contexte notamment de l’influence grandissante de la Russie dans la région, il affirme qu’Israël serait le seul pays à pouvoir lui apporter un parapluie sécuritaire. »

Revanche

Histoire de consolider cette relation privilégiée avec le Maroc, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a fait un geste essentiel l’an dernier en reconnaissant officiellement la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental au grand dam du Front Polisario, qui exige l’indépendance de cette région avec le soutien de l’Algérie.

La vente des deux satellites israéliens a, par ailleurs, un arrière-goût de revanche vis-à-vis des groupes d’armement français, estime le quotidien économique israélien « Globes », qui rappelle que la France a annulé la participation des entreprises israéliennes au dernier Salon de l’armement Eurosatory.

« On peut supposer que cette sanction prise officiellement à propos de la guerre à Gaza a également obéi à des considérations politiques et commerciales contre la concurrence des entreprises israéliennes qui ont l’avantage d’avoir fait leurs preuves sur le terrain », a ajouté le journal. Il faisait ainsi notamment allusion à un contrat record de 3,5 milliards de dollars conclu par IAI l’an dernier avec l’Allemagne pour la fourniture de systèmes de défense anti-missiles israéliens de type Arrow 3, auquel la France s’était opposée en proposant une coopération européenne pour développer ce genre d’équipement.


mercredi 18 décembre 2024

L’Inde investit massivement dans l’industrie de défense au Maroc

 actu-maroc, 17/12/2024

samedi 14 décembre 2024

Italie-Maroc : un partenariat militaire de plus en plus étroit
Manœuvres militaires ITA-MOR 24

Antonio Mazzeo, Blog, 4/12/2024
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala 

Le partenariat entre les forces armées italiennes et celles du Royaume du Maroc se consolide. Du 13 au 21 novembre, les manœuvres communes italo-marocaines ITA-MOR 24 se sont déroulées dans les eaux du golfe de Tarente.

Les activités d’entraînement entre les unités de la marine italienne et marocaine ont lieu tous les deux ans. L’édition 2024, menée par l’Italie, a été planifiée et coordonnée par le commandement de la deuxième division navale (COMDINAV DUE), dont le quartier général se trouve à la station Mar Grande de Tarente, et a vu la participation du patrouilleur polyvalent offshore « Francesco Morosini », d’une équipe de la brigade maritime « San Marco » de Brindisi et d’un hélicoptère multirôle SH-90 du 4e groupe d’hélicoptères de la marine à Grottaglie.

Pour ITA-MOR 24, la marine marocaine a déployé la frégate multi-missions ‘Tarik Ben Ziyad’ (classe Sigma, fabriquée aux Pays-Bas), une équipe de sécurité et un hélicoptère multirôle AS 565M Panther, fabriqué par le consortium franco-allemand Eurocopter.

L’exercice a été divisé en deux phases, l’une dans le port de Tarente (briefings et réunions entre les équipages et les équipes spécialisées, etc.), et l’autre en mer (du 18 au 21 novembre), avec la réalisation d’activités de surveillance et contrôle du trafic marchand, la lutte contre les activités illicites, l’embarquement d’hélicoptères, les réactions aux attaques asymétriques par des embarcations rapides et des hélicoptères, la défense aérienne et la défense passive.

« ITA-MOR 24 fait partie des activités de collaboration que la marine mène avec les marines des pays riverains de l’Afrique du Nord dans le but d’accroître et de consolider les capacités de coopération et d’interopérabilité entre eux », explique l’état-major général de la marine italienne. « Les exercices de la série ITA-MOR s’inscrivent dans une dimension plus large de partnership, dans un contexte de sécurité partagée et en réponse aux nouveaux défis qui affectent l’échiquier stratégique de la Méditerranée ».

Les activités de formation dans le golfe de Tarente ont été planifiées dans le cadre du Plan de coopération Italie-Maroc pour 2024, signé le 27 mai à Rabat par le capitaine Corrado Campana (attaché militaire à l’ambassade d’Italie locale) - par délégation de l’état-major de la défense - et le colonel Hassan Dakech, chef de la Division des Relations Extérieures  de l’état-major marocain.

« Le plan de coopération harmonise et optimise les activités bilatérales qui, cette année encore, prévoient des activités opérationnelles, de formation et d’entraînement », expliquent les hauts responsables des forces armées italiennes. « La coopération avec le pays nord-africain revêt une importance particulière dans le quadrant stratégique nord-africain, dans la considération plus large des objectifs stratégiques de défense dans le cadre de sécurité de la Méditerranée élargie ».

Du 18 au 31 mai 2024, un contingent militaire italien avait participé au Maroc au maxi-exercice multinational « African Lion », organisé par le commandement américain Southern European Task Force - Africa (SETAF-AF) basé à Vicenza, en Italie, sous le mandat de l’US AFRICOM (le commandement américain pour le continent africain dont le siège est à Stuttgart, en Allemagne), avec l’objectif stratégique de « renforcer la capacité d’interagir et d’inter-opérer avec les partenaires africains et européens afin de relever conjointement et avec succès les défis communs en matière de sécurité ».

Outre le Maroc, l’édition 2024 d’« African Lion » s’était déroulée au Ghana, au Sénégal et en Tunisie, et avait rassemblé plus de 7 100 militaires de plus de vingt pays, y compris des contingents de l’OTAN. Pour l’Italie, il y avait une représentation du commandement permanent de la force interarmées au niveau de la brigade, qui est extrêmement flexible et a une disponibilité opérationnelle élevée (Italian Joint Force Headquarters - ITA JFHQ). Relevant directement de l’état-major de la force interarmées (COVI), l’ITA JFHQ a pour tâche de planifier et de diriger des opérations « de moindre envergure » à l’étranger.

Plus précisément, le commandement italien a été déployé sur les aérodromes d’Agadir et de Tan Tan, avec le soutien de certaines unités de l’armée de terre (en particulier la brigade « Granatieri di Sardegna » et le 11e  régiment de transmission à Rome) et de l’armée de l’air (32e  escadre à Amendola-Foggia, 37e  escadre à Trapani Birgi, 46e  brigade aérienne à Pise-San Giusto).

« La contribution de l’ITA JFHQ à African Lion a consisté à simuler le commandement responsable de l’évacuation des civils d’une zone de crise où les hostilités sont en cours, entre-temps affectée par un tremblement de terre qui a conduit à l’adoption d’un cessez-le-feu par les parties pour permettre l’exécution d’activités de soutien aux populations impliquées », rapporte l’état-major de la défense. « La participation du JFHQ représente une opportunité importante pour la Défense de consolider son leadership déjà établi dans le contexte de sécurité euro-méditerranéen et euro-atlantique, puisqu’il agit également en tant qu’interlocuteur accrédité dans le domaine des NEO (opérations d’évacuation des non-combattants), en insistant à juste titre sur l’importance de la sauvegarde des non-combattants ; d’accroître la participation aux activités internationales qui renforcent, en particulier, la fonction de commandement et de contrôle (C2) ; de promouvoir la notoriété de l’ITA JFHQ sur la scène internationale en tant qu’excellence en matière de défense ».

Les forces armées italiennes avaient également participé à l’édition 2023 de l’African Lion, qui s’était tenue à Agadir (en juin) au Commandement général de la zone Sud du Royaume du Maroc. Pour l’occasion, le haut commandement de préparation opérationnelle ITA JFHQ a opéré aux côtés des officiers de l’US Africom, de  la 4e brigade légère du Royaume-Uni et le corps de déploiement rapide de l’OTAN de Solbiate Olona (Varese).

Du 20 au 24 novembre 2023, une délégation de l’armée de l’air marocaine a été accueillie en Italie pour participer à un séminaire international sur « le renseignement, la surveillance, la reconnaissance et les systèmes aériens pilotés à distance », sur l’utilisation des drones pour les missions de renseignement, à l’aéroport d’Amendola, dans les Pouilles.

L’événement a été organisé et accueilli par le Centre d’excellence pour les aéronefs téléguidés de l’armée de l’air italienne, dans le cadre de l’« Initiative de défense 5+5 », un forum de coopération axé sur les perspectives de défense et de sécurité entre plusieurs pays de la Méditerranée occidentale : cinq pays de la rive nord (France, Italie, Malte, Portugal et Espagne) et cinq pays de la rive sud (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie).

À Amendola, outre les militaires italiens et marocains, étaient présents des militaires algériens, libyens, maltais, espagnols et tunisiens. « Au cours des activités, divers sujets et aspects propres au secteur ont été examinés, notamment l’utilisation d’aéronefs téléguidés de la catégorie mini/micro et stratégique, leur intégration et leur gestion dans l’espace aérien, ainsi que les capacités de l’armée de l’air en matière de gestion des données acquises par les capteurs des drones », rapporte l’état-major de la défense. « Les participants ont ainsi eu l’occasion d’échanger des connaissances et des expériences et d’améliorer la compréhension mutuelle et l’interopérabilité dans le domaine des capacités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance offertes par les systèmes pilotés à distance.

En particulier, les opérateurs du 28e  groupe de la 32e  escadre d’Amendola ont illustré aux délégations en visite les modes de déploiement et les caractéristiques de l’avion MQ-9 « Reaper » (initialement connu sous le nom de « Predator B »), dont l’armée de l’air italienne est équipée.

Fabriqués par le groupe industriel américain General Atomics, les MQ-9 « Reaper » se déplacent à une vitesse de 482 km/heure à une altitude de plus de 7 500 mètres et ont une autonomie de vol pouvant atteindre 28 heures. Les « Reaper » de l’armée de l’air italienne sont utilisés pour des opérations de surveillance et de renseignement, mais il est plus que probable qu’ils soient également préparés comme drones tueurs, pour des attaques au sol avec des bombes GBU-12 « Paveway » et/ou JDAM et des missiles antichars AGM-114 « Hellfire ».

Au cours de l’atelier international sur l’utilisation des drones de guerre, le 41e  régiment IMINT « Cordenons » de l’armée italienne (stationné à Sora, Frosinone) a montré aux délégations étrangères « une partie du potentiel » du Raven-B/DDL, un petit aéronef piloté à distance et lancé à la main, destiné à la surveillance vidéo et à la reconnaissance.

Pesant à peine 2 kg, le Raven-B/DDL a une portée de 10 km et une durée de vol d’une heure. Le mini-drone est fabriqué par la société californienne AeroVironment et est également utilisé par l’armée de l’air américaine et l’armée britannique.



mercredi 25 octobre 2017

Que fait l’armée française au Sahel ?