2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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dimanche 31 décembre 2017

Pourquoi les réfugiés syriens sont otages de la crise du Sahara ?



 

Par Hicham Mansouri
Casablanca, le 24 novembre 2017. Des affrontements éclatent soudainement entre des habitants d’un quartier populaire et des subsahariens, en majorité en situation illégale. Insultes échangées, pierres lancées et pneus incendiés à quelques mètres seulement de la gare routière d’Ouled Ziane. Les subsahariens parlent de racisme,  les marocains se plaignent de nuisance et de squat d’un jardin public.

Des réfugiés syriens au Sahara

On est bien loin des images véhiculées par le film «Casablanca» (1942) où le night-club, géré par un américain en exil, sert de refuge à ceux en quête de papiers pour quitter le pays. Un Maroc où se mêlent exil politique, sacrifice et amour impossible.
Les subsahariens ne sont pas les seuls à vivre un exil difficile dans le royaume chérifien. Il y a aussi ces syriens qui ont fui la guerre et le régime de Bachar Al Assad. Ils sont moins nombreux, certes, mais leurs conditions de vie ne sont pas moins pénibles.
En avril dernier, une cinquantaine de réfugiés syriens sont restés bloqués plusieurs mois dans le désert, entre les frontières des deux pays, dans des conditions très difficiles. Plusieurs photos et vidéos postées sur YouTube montrent ces syriens, accompagnés de leurs enfants, faire face au froid, à des tempêtes de sables et à des serpents venimeux. Parmi eux,  une femme sur le point d’accoucher.

Une crise politique au Sahara occidental qui n’en finit pas

Malgré l’appel de l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), les deux pays ont essayé de se renvoyer la balle, chacun campant sur ses positions, avant que le Roi du Maroc ne décide de régler cette crise. Si la mesure a été saluée par les citoyens et les militants des deux pays ainsi que par la communauté internationale (à travers le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies), elle ne règle pas la question d’asile ni de mobilité dans la zone frontalière de l’Est du pays. En effet, le Maroc et le Front Polisario se disputent le  Sahara occidental, une zone considérée par l’ONU comme «non autonome». Le soutien algérien au Polisario complique les relations  maroco-algériennes de puis des décennies.
Pour Michèle Decaster, la Secrétaire Générale de l’Association française d’Amitié et de Solidarité avec les peuples d’Afrique, il ne s’agit pas d’un « conflit territorial» mais d’un « conflit de décolonisation » inscrit, selon elle,  à la 4ème commission de l’ONU dans le cadre de la résolution 1514 de l’Assemblée générale « sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux ». «Le cessez-le-feu qui dure depuis 27 ans n’est pas la paix. Les guerres sont néfastes pour tous les peuples: sahraoui, marocain, les réfugiés syriens et subsahariens»,  ajoute-elle. 

Une situation explosive et dramatique pour les exilés

Depuis août 1994, les frontières entre les deux pays sont officiellement fermées mais restent perméables aux trafiquants de drogues, aux immigrants clandestins et aux personnes à la recherche d’un refuge politique. Si la situation est politiquement «stable» entre les deux voisins, des crises ne cessent d’émerger de temps à autre à cause du conflit. Pour Michèle, le Maroc se «sert» de cette carte afin de brouiller les pistes dans le conflit qui l’oppose au peuple sahraoui. «Les premières victimes sont les habitants de part et d’autre de la frontière dont les échanges professionnels, familiaux et amicaux sont bloqués», déplore –t-elle.
Devant cette situation délicate de rivalités politiques, il est très fréquent de voir des familles entières, brandissant leurs passeports, faire la manche devant les mosquées et près des feux rouges, ce notamment à Rabat et à Casablanca.
D’autres décident de se joindre aux subsahariens et tentent de traverser la méditerranée ou de franchir les barbelés de Ceuta ou Melilla afin de rejoindre l’Europe. Une aventure encore plus risquée.

mardi 28 novembre 2017

Réfugiés syriens: vous avez dit pays frères?




Ils sont syriens et ont fui leur pays à cause de la guerre, le terrorisme ou le régime de Bachar Al Assad. Nombreux sont ceux qui transitent par des pays arabes, sans toutefois y rester. Arrivés en Europe, ils se sentent en sécurité mais gardent une amertume dans leur cœur : ne pas avoir été bien reçus, voire de ne pas avoir été du tout reçus par leurs « frères ».

Si une bonne partie de ces États dispose de moyens suffisants pour les accueillir et/ou manque de main d’œuvre qualifiée dans certains secteurs, la majorité, comme c'est le cas du Qatar, ne dispose pas d’un droit d’asile et n’a pas signé la Convention de Genève de 1951 qui a créé le « statut de réfugié ». Par conséquent, ils refusent systématiquement d’accueillir ces malheureux qui fuient la guerre. Pire encore, 6 pays arabes du Golfe Persique, dont l’Arabie Saoudite, interdisent la venue sur leur sol de tout immigré syrien en avortant, au moins symboliquement, tout espoir d’une future unité arabe.
Gamal Abdel Nasser, une des icônes du panarabisme, à Mansoura en 1960 © DR Gamal Abdel Nasser, une des icônes du panarabisme, à Mansoura en 1960 © DR
Amnesty International a déjà lancé une alerte et critiqué « l’absence totale de promesses d’accueil émanant du Golfe » qu’elle qualifie de « particulièrement honteuse». Pour Sherif Elsayed-Ali, responsable du programme Droits des réfugiés et des migrants d’Amnesty International, «les liens linguistiques et religieux devraient placer les États du Golfe Persique au premier rang des pays offrant l’asile aux réfugiés qui fuient la persécution et les crimes de guerre en Syrie.»
Malgré la langue, la culture et l’histoire commune, ces gens décident souvent de continuer leur voyage en Europe. Pour des raisons économiques diront certains, mais ce n’est pas toujours le cas.
En avril dernier, une cinquantaine de réfugiés syriens sont restés bloqués plusieurs mois au niveau des frontières entre l’Algérie et le Maroc. Plusieurs photos et vidéos postées sur YouTube montrent ces syriens accompagnés de leurs enfants, en plein désert, faire face au froid, à des tempêtes de sable et à des serpents venimeux.

lundi 5 juin 2017

EXCLUSIF : Les réfugiés syriens à la frontière Algérie-Maroc sont déjà presque tous partis







Un médecin humanitaire sur place affirme que les habitants ont aidé la plupart des réfugiés à passer au Maroc. Sur place, il ne reste que quinze réfugiés, les plus vulnérables, en majorité des enfants
Une réfugiée syrienne bloquée à la frontière marocaine avec son fils (Facebook)
ALGER – Pour les quinze derniers réfugiés syriens bloqués à la frontière entre l'Algérie et le Maroc, cette nuit de jeudi à vendredi fut une nuit d'horreur. « Après avoir longtemps marché pour se faufiler au Maroc, ils ont été interceptés par les militaires marocains qui les ont renvoyés dans le désert, les privant d'eau et de nourriture pour les punir », raconte le médecin franco-marocain Zouhair Lahna, qui se trouve sur place, à Middle East Eye. « Parmi eux, il y a huit enfants. Ce sont les plus vulnérables, ils sont très fatigués. »

Dans cette vidéo, un réfugié syrien raconte leur tentative ratée de passer au Maroc (Facebook)
Pour le médecin, l’annonce faite jeudi par l’Algérie d’accueillir « pour des raisons humanitaires » le groupe d’une quarantaine de réfugiés syriens arrive « un peu tard ». « Les habitants de Figuig ont fait passer la plupart des réfugiés syriens du côté marocain. Ils ne sont plus là où les autorités pensent qu’ils sont. »
« Il n’était plus possible de voir cette tragédie se dérouler devant nous », explique-t-il à Middle East Eye. « Comme personne ne faisait rien », les réfugiés ont été transférés par petits groupes jusqu’au Maroc. Le dernier groupe a essayé de passer cette nuit (de jeudi à vendredi), sans succès. 
Fin avril, MEE révélait que le Maroc et l’Algérie avaient bloqué l’aide humanitaire aux réfugiés coincés dans une zone tampon entre les deux pays.
Selon les habitants de Figuig, petite ville de quelque 15 000 habitants de la frontière, les autorités marocaines avaient interdit aux réfugiés tout contact avec la population. Côté algérien, il était également impossible pour les habitants d’accéder aux réfugiés.
« Il faut comprendre à quoi ressemble la zone », explique Zouhair Lahna. « Figuig est une oasis avec des montagnes et derrière, une vallée avec le désert. Cette vallée appartenait au Maroc mais avec le temps, elle est devenue une zone tampon, un no man’s land. C’est là que se trouvent les réfugiés. »
Dans cette vidéo, le docteur Zouhair Lahna explique la configuration de Figuig
Depuis six semaines, ces réfugiés qui n’ont pas accès à l’oasis, vivent donc dans un environnement très hostile. Les températures à l’ombre pendant la journée atteignent à cette période de l’année 45°C.
« La journée, ils restent dans des ‘’tentes’’ qui n’en sont pas vraiment [elles sont fabriquées avec des bouts de tissu et tiennent avec des pierres et des branches sèches de palmiers] et ils sortent la nuit. Mais la nuit, c’est dangereux car la zone est infestée de serpents et de scorpions », souligne le médecin.

Chaque jour, des rations alimentaires et 50 litres d’eau acheminés par les passeurs

S’ils ont pu tenir depuis six semaines dans des conditions humanitaires extrêmes, c’est en grande partie grâce à la solidarité des habitants qui, en bravant les autorités et « en prenant de très gros risques », comme le souligne Zouhair Lahna, donnaient chaque jour des rations alimentaires et 50 litres d’eau aux passeurs de la frontière pour qu’à leur tour, ils les acheminent jusqu’aux migrants.
Aujourd’hui, le médecin assure qu’ils sont « en bonne santé », même si les enfants ont des coups de soleil et du sable dans les yeux.
Les enfants du groupe de réfugiés, près d’une tente de fortune (Facebook) 

Lire l'article :

jeudi 25 mai 2017

"Situation catastrophique" pour des réfugiés syriens coincés entre le Maroc et l'Algérie, préviennent des ONG

Dernières Infos

AFP,24/5/2017

Des organisations de défense des droits de l'Homme marocaine et algérienne ont dénoncé la "situation catastrophique" d'une cinquantaine de réfugiés syriens coincés à la frontière des deux pays qui refusent de les accepter sur leur sol.
"Nous dénonçons la situation catastrophique dans laquelle vivent des familles syriennes entières dans la zone entre les deux frontières au niveau de Figuig (Maroc Ndlr), et Beni Ounif( Algérie Ndlr)", indiquent des ONGs dans un communiqué transmis mercredi à l'AFP.
Le texte est signé notamment par l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) et la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH).
"Ces cas humanitaires sont suffisamment graves pour que les autorités des deux pays" discutent et trouvent "une solution à ce problème concret sans que ces familles soient l'otage de politiques", plaident ces associations, qui annoncent leur intention d'envoyer vendredi des délégations de chaque côté de la frontière.

Ce groupe d'une cinquantaine de Syriens, dont des femmes et des enfants, est coincé depuis la fin avril. Le Maroc avait alors accusé son voisin de les avoir expulsés pour "semer le trouble" sur la frontière et "générer un flux migratoire incontrôlable". Alger avait "catégoriquement" démenti ces "accusations mensongères".
La frontière terrestre entre les deux pays est fermée depuis 1994. Les deux rivaux du Maghreb entretiennent des relations très difficiles, en particulier autour de la question du Sahara occidental.

lundi 15 mai 2017

Maroc - Algérie : la crise des réfugiés syriens

14 mai 2017 / Mis à jour à 17:24 - Paris
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Les relations entre les deux frères ennemis du Maghreb continuent de se dégrader. Le Maroc accuse l’Algérie d’avoir expulsé vers la frontière marocaine un groupe de 55 Syriens, dont des femmes et des enfants en situation de grande détresse.

"Cela fait presque quatre semaines que les réfugiés sont au beau milieu de nulle part. La situation est au point mort", confie au Magazine Tel Quel un membre de la commission d’aide aux réfugiés syriens à Figuig.
Une cinquantaine de réfugiés syriens, dont près de la moitié de femmes et enfants, sont bloqués depuis trois semaines à Figuig, près de la la frontière entre l’Algérie et le Maroc qui se renvoient la responsabilité d’un drame à venir.
Le Maroc refuse de régulariser ces réfugiés et estime que c’est à l’Algérie de prendre ses responsabilités puisque c’est ce dernier qui les a déplacé vers la frontière.
Joint par Tel Quel, un médecin, Zouhir Lahna, est "dépité par les conditions de vie de ce groupe de migrants syriens livré à lui-même. "Je n’ai pas pu me rendre jusqu’à leur campement, car c’était impossible du fait de la sensibilité du lieu. J’ai néanmoins réussi à entrer en contact avec eux pour leur donner quelques conseils d’hygiènes, grâce à la commission d’aide. Vous imaginez, ils n’ont pas de tentes pour s’abriter, ni assez de nourritures et d’eau. Ils sont vulnérables et sujets aux maladies", rapporte-t-il.
Les associations sur place, sans vouloir se préoccuper de ce conflit entre voisin déplorent d’abord une situation humanitaire "catastrophique" et "dangereuse".
Depuis vendredi, plusieurs associations algérienne, marocaine, tunisienne, syrienne et palestinienne se sont rassemblées pour parler d’une seule voix et exhorter l’Algérie et le Maroc à "assumer leurs responsabilités et offrir l’asile à ces réfugiés en détresse, au risque de se rendre coupables de non-assistance à personnes en danger".
Dans un communiqué, Human Rights Watch (HRW) a invité les deux pays à réagir : "Alors que les autorités algériennes et marocaines se querellent pour déterminer lequel des deux pays doit accueillir les Syriens, des hommes, des femmes et des enfants sont pris au piège dans une zone désertique près de la frontière, où ils dorment à la belle étoile et sont dans l’incapacité de demander l’asile ", a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice exécutive de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

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Les régimes arabes et majoritairement "musulmans" aiment utiliser le terme "peuples frères" pour qualifier leurs relations bilatérales.
En voici un exemple très concret de cette fraternité : Des Syriens avec leurs enfants bloqués entre l'Algérie & le Maroc et aucun des deux pays ne veut les recevoir.
Ceux qui parmi vous ont vécu dans de telles régions, savent combien la vie au désert est dure.

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